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    J'ai aimé vivre là
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    8 critiques spectateurs

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    Cinemadourg
    Cinemadourg

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    3,0
    Publiée le 18 octobre 2021
    J'avoue forcément avoir été très attiré par ce documentaire centré sur la ville nouvelle de Cergy-Pontoise (que je connais depuis les années 1980), notamment à l'occasion des 50 ans de l'agglomération célébrés en 2019.
    Le réalisateur Régis Sauder balade sa caméra dans le quotidien des habitants de cette préfecture du Val d'Oise, les images sont parfois également agrémentées par des extraits de livres lus par l'écrivaine Annie Ernaux, femme de lettres entretenant depuis très longtemps des liens particulièrement étroits avec cette zone géographique.
    Si vous connaissez le secteur de Cergy, vous allez passer un moment sympathique (comme moi) à (re)découvrir les environs et les gens qui y vivent.
    Dans le cas contraire, ce documentaire reste cependant de bonne facture et permet de mettre en lumière l'aspect totalement cosmopolite des villes émergentes en général qui, contrairement aux "vieilles" communes ayant déjà un long passé, tentent de se créer une identité à travers l'énergie de leurs folles croissances.
    Un film au regard moderne, constructif, bienveillant et parfois même teinté de quelques notes de poésie.
    Site CINEMADOURG.free.fr
    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    3,0
    Publiée le 4 octobre 2021
    Le réalisateur nous entraîne à la rencontre des cergyssoises et cergyssois, celles & ceux qui font l’âme de Cergy, la ville-nouvelle qui a vu le jour il y a 50ans dans le Val d’Oise. Ce qui n’était alors qu’un simple village bordé de champs jusqu’à la fin des années 60, s’est vu doté de trois nouveaux quartiers (Port-Cergy existait déjà). Au fil des décennies, entre les années 70 et 90, Cergy-Préfecture, Cergy-Saint-Christophe et enfin, Cergy-Le-Haut sont venus se greffés à ce qui n’était au départ qu’un simple petit village. Les champs ayant laissé place à des grands ensembles urbains, fait de bétons, de colonnades et autres architectures alternant brutalisme et contemporaine. Devenant ainsi une ville dans la ville avec entre-autre la préfecture du Val d’Oise et une cité universitaire, passant de 3000 habitants à près de 55 000 à la fin des années 90.

    En collaboration avec l’écrivaine Annie Ernaux (originaire de Cergy), le réalisateur Régis Sauder dresse le récit de celles et ceux qui y résident ou n’y sont que de passage, entrecoupés par les lectures des romans d’Annie Ernaux, principalement "Journal du dehors" & "La vie extérieure".

    J'ai aimé vivre là (2021) est un voyage dépaysant, située à seulement 30km de Paris (40min en RER), la ville alterne les paysages tous plus bucoliques et déroutants. De Port-Cergy sur les bords de l’Oise à l’urbanisme futuriste de Cergy-Préfecture, en passant par l’Axe Majeur de Cergy-Saint-Christophe qui, du haut de son promontoire, offre une vue panoramique laissant entrevoir au loin, La Défense et La Tour Eiffel. Ce voyage mérite le détour, et ce, même si vous pensez tout connaître de cette ville (étant moi-même originaire du Val d’Oise). Cergy n’est pas seulement une ville-nouvelle, c’est aussi et surtout un symbole fort, celui de la réussite du multiculturalisme. Véritable melting-pot (brassant aussi bien des jeunes, des vieux, des immigrés, des parisiens, des sans-papiers ou encore des étudiants), qui fêtait au moment du tournage ses 50ans d’Histoire, celle d’une ville qui n’aura cessé d’évoluer et de se réinventer (qui se souvient encore du parc d’attraction Mirapolis et la gigantesque statue de Gargantua qui surplombait l’A15 et qui a fait faillite 4ans après son ouverture ?).

    Comme le disait si bien le slogan des 50ans de Cergy ("tous pionniers du futur"), ce qui n’était qu’une utopie au début des années 70 (celle de transformer le terminus du RER A en faisant vivre en harmonie diverses communautés grâce à un maillage fort d’associations et de structures enseignantes) aura été couronné de succès et a le mérite d’offrir une tout autre image de la banlieue parisienne.

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    velocio
    velocio

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    3,0
    Publiée le 29 septembre 2021
    Pour un documentariste, il y a plusieurs façons de faire le portrait d’une ville, de nous raconter son passé et son présent. Pour le portrait de Cergy, Régis Sauder a choisi le rêve éveillé, la poésie, l’utopie devenue réalité. On lui dit merci !
    Yves G.
    Yves G.

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    2,0
    Publiée le 2 décembre 2021
    Dans la critique que j’avais faite à sa sortie en 2017 de "Retour à Forbach", le premier documentaire de régis Sauder, j’avais cité Annie Ernaux et "La Honte". J’ignorais que le documentariste et la romancière allaient se rencontrer et sympathiser et que la seconde allait souffler au premier l’idée de tourner un documentaire à Cergy, la ville où elle s’est installée depuis une cinquantaine d’années.

    J’ai une relation particulière avec Cergy. J’y ai étudié pendant trois ans. J’y ai vécu pendant deux ans (en vérité pendant cinq trimestres d’année scolaire) entre 1989 et 1991. J’ai pris des centaines de fois le RER A jusqu’à la gare de Cergy-préfecture et en connaissais chacun des arrêts, chacun des paysages.

    J’ai donc retrouvé avec beaucoup de nostalgie des lieux qui m’étaient familiers : la gare RER, la pyramide inversée de la préfecture, le 5-Cinémas désaffecté depuis 2005 (et qui était déjà en piteux état à l’époque où je le fréquentais : j’y ai vu "In Bed with Madonna", "Madame Bovary" et le diptyque "La Révolution française"), le parc qui entoure l’ESSEC….

    Régis Sauder hésitait entre deux partis : mettre en images les textes d’Annie Ernaux sur Cergy et en filmer les habitants. Il n’a pas vraiment tranché et a choisi les deux. On entend en voix off des extraits de "Journal du dehors" (1992), "La Vie extérieure" (2000) et "Les Années" (2008). On voit surtout quelques Cergynois, notamment Anouk et Léa, deux adolescentes qui m’ont rappelé le documentaire de Sébastien Lifshitz.

    J’ai aimé vivre là nous présente une ville ensoleillée, piétonnière, paisible, campagnarde, peuplée d’habitants heureux d’y vivre et tristes d’en partir. Tant de bienveillance a dû enthousiasmer les édiles locaux qui, pendant une dizaine d’années au moins, feront de ce documentaire la meilleure des publicités pour leur ville. Mais elle devient vite émolliente. Un contrepoint aurait été utile qui, à côte des atouts de Cergy, en aurait aussi pointé les handicaps. Le documentaire aurait perdu en bienveillance, mais gagné en objectivité.
    Dois-Je Le voir ?
    Dois-Je Le voir ?

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2021
    Dans la ville nouvelle beaucoup de gens arrivent d’ailleurs, se mélangent, trouvent une place. Leurs histoires se croisent et s’incarnent ici à Cergy, où Annie Ernaux a écrit l’essentiel de son œuvre nourrie de l’observation des autres et de son histoire intime.

    C’est une réalisation de Régis Sauder, un spécialiste du style documentaire. Il a aussi scénarisé J’ai aimé vivre là.

    Belle surprise que ce très bon documentaire axé sur les villes nouvelles.



    C’est en effet un bel hommage qui est fait à ces villes sorties de terre dans les années 60. En France, elles sont au nombre de neuf : Villeneuve-d’Ascq, Évry, Cergy-Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines, L’Isle-d’Abeau, Le Vaudreuil, Marne-la-Vallée, Étang de Berre et Sénart. J’ai aimé vivre là va se pencher sure Cergy-Pontoise. Le documentaire présente vraiment de belles images. Les plans larges urbains mettent bien en avant cette ville. Que ce soit les parcs ou les bâtiments, cela prend une certaine poésie.

    À travers un récit, on va donc avoir la vision des habitants sur la ville qui soi les a vues grandir, soi s’épanouir. J’ai beaucoup aimé ce partage qui nous aient proposés. On va suivre à la fois des lycées, mais aussi des mères de famille ou des personnages plus âgées. Cela montre la richesse qui existe dans une ville nouvelle.



    C’est beau de voir la façon dont chacun est fier d’être un Cergyssois. Ils vont y rattacher des valeurs fortes. Finalement, on a l’impression que cette ville est une seule famille. Tout le monde apporte sa pierre à l’édifice. La narration en arrière-fond est très prenante. J’ai été touché par ce témoignage en forme de fil conducteur.

    Si je devais mettre un petit point négatif, je dirais qu’il manque les quartiers plus populaires dans ce documentaire. Le taux de HLM dans cette ville du Val-d'Oise est de 37%, pourtant les problèmes de précarité ressortent peu alors que je pense cela fait partie du paysage. On va voir en effet des images de ces quartiers populaires mais il n’y aura pas ou en tout cas peu, d’intervenant racontant les difficultés du quotidien. Après je peux comprendre toutefois que ce n’était pas dans l’axe narratif voulu.
    Annick D.
    Annick D.

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    5,0
    Publiée le 19 novembre 2021
    Un film très beau, des vues exceptionnelles, le côté humain est important. J'ai adoré. Je connais cette ville et une belle émotion se dégage. Réalisation excellente. Vivement recommandé
    MHF
    MHF

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    4,0
    Publiée le 19 avril 2021
    J'ai eu la chance de le voir au Festival du Documentaire. Ce dialogue entre le réalisateur et l'écrivaine donne un film sensible sur un quartier mal connu, sorte d'utopie réalisée. Belle réflexion sur l'appartenance à un territoire et bien plus.
    Eric D.
    Eric D.

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    5,0
    Publiée le 22 septembre 2021
    le film se présente comme un relais d'expérience très incisif sur la maîtrise d'"usage" - l'appropriation ou réappropriation - des habitants pour faire exister et évoluer des lieux qui sont préconçus dans nombre d'opérations d'urbanisme et d'architecture.

    La poésie impliquée d'Annie Ernaux touche au cœur cette reconnaissance, cette dignité de l'"être habitant-habité
    Les meilleurs films de tous les temps
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