Rabia
Note moyenne
3,6
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112 critiques spectateurs

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norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2024
Un film puissant sur les ravages et les violences de l'intégrisme religieux, amplifié par le décor étouffant d'un quasi-huis clos. Lubna Azabal est une fois de plus époustouflante dans un rôle aux antipodes des personnages humains qu'elle a incarnés.
Bernard BRIGNOU
Bernard BRIGNOU

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4,0
Publiée le 8 décembre 2024
Bonjour ,j'ai vu un film "vérité" sur l'histoire contemporaine de ces pays du Moyen Orient . Une fiction qui nous rappelle à la réalité vu dans nos médias occidentales
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2024
Deux amies, à peine sorties de l’adolescence, Jessica (Megan Northam découverte dans Pendant ce temps sur terre et Fario) et Laïla (Natacha Krief), décident de quitter la France et un quotidien qui les étouffe pour rejoindre en Syrie l’Etat islamique. Elles se retrouvent bientôt à Raqqa, dans une madafa, gouvernée d’une main de fer par Madame (Lubna Abazal).

"Rabia" raconte une situation qui appartient désormais à l’Histoire et qui a déjà été abondamment filmée : le califat proclamé en 2014 par Daech au nord de la Syrie. Le cinéma a déjà souvent décrit ces jeunes gens, endoctrinés via Internet, qui décident de rejoindre Daech au grand dam de leurs parents : "Les Cowboys", "Le ciel attendra", "Mon cher enfant", "Exfiltrés", "L’Adieu à la nuit", "Les Filles d’Olfa"… Le plus souvent, ces films se déroulent en France et adoptent le point de vue des parents qui cherchent à comprendre les motifs du départ de leurs enfants ; mais parfois il les suivent en Syrie comme le belge Rebel ou la mini-série Kalifat diffusée sur Netflix pendant le Covid.

"Rabia" documente un aspect précis de cette page d’histoire. Il nous plonge à l’intérieur d’une madafa, une maison où les femmes sont enfermées dans l’attente de leur mariage avec un djihadiste. La réalisatrice, allemande, a raconté que ces lieux, dont elle avait appris l’existence grâce au témoignage de survivantes rentrées de Syrie, lui rappelait les Lebensborn nazis, ces pouponnières où grandissaient de fiers rejetons de la race aryenne. Sans avoir besoin de cette funeste référence, le lieu donne froid dans le dos, où s’exerce une violence déshumanisante contre des jeunes femmes, venues du monde entier, dont le passeport et le téléphone portable leur ont été confisqués et dont le seul avenir sera d’accepter le mari qui leur sera donné et de lui faire des enfants, avant qu’il ne tombe au combat en martyr.

Aussi intéressant que soit le sujet, "Rabia" ne convainc pas tout à fait. La faute à une mise en scène qui ne parvient pas à faire oublier son artificialité de carton pâte. L’intérieur de la madafa a été reconstituée dans les locaux désaffectés de France Tabac en Dordogne et cela se sent. Lubna Azabal est certes impeccable et implacable dans son rôle de garde-chiourme sadique. Mais son personnage, comme le reste de l’histoire est trop caricatural, trop artificiel.
Le scénario oublie une dimension passionnante : l’avenir de ses femmes, ballotées entre la Syrie qu’elles cherchent à fuir et leur pays d’origine qui leur reproche leur participation à l’entreprise criminelle dont elles furent les complices avant d’en devenir les victimes. Il oublie aussi d’évoquer leurs enfants, parfois nés de viols sordides ou de vrais histoires d’amour et auxquels, en tout état de cause, on ne saurait reprocher les crimes de leurs pères.
Anais Kintgen
Anais Kintgen

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2024
Un film incroyable, qui nous tient en haleine du début à la fin, et qui traite d’un sujet particulièrement difficile avec intelligence et véracité. Le huit clos nous permet de nous placer dans la peau des filles qui partent faire le djihâd, et de vivre leurs rêves, leurs frustrations et leurs douleurs. Basé sur des faits réels, le film offre une analyse genrée de la participation des femmes radicalisées au djihâd en Syrie, et de la violence orchestrée par des femmes contre d’autres femmes pour les soumettre à l’idéologie islamiste. Les trois actrices principales représentent chacune un pan de cette mécanique meurtrière : la cheffe-guru embrigadeuse, la jeune femme radicalisée qui pense suivre son destin et qui offre une fin tragique au film, et son amie qui refuse de se soumettre et qui finira par adopter les mêmes schémas de violence masculine qui l’ont brisée elle-même. Somme toute, ce film est unique, très bien réalisé et porté par des actrices puissantes, qui nous font voyager dans une réalité dure, ou se mêlent douceur, naïveté, rage, désespoir et force. À voir absolument, si l’on veut comprendre l’autre face de l’embrigadement et de la radicalisation de jeunes européens dans le djihâd en Syrie: celui des femmes.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2024
Film pris avec beaucoup de détachement car je ne parviens à comprendre les raisons qui poussent ces femmes à partir ... et ce n'est pas ce film qui apporte des réponses. Dommage. Film très dur, l'interprétation du personnage principal est très bonne, coté victime puis coté bourreau.
Mewtex
Mewtex

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2024
C'est un bon film qui fait passer un message très fort... Mais je n'ai pas trouvé le film excellent non plus. C'est très spécial donc allez le voir pour vous faire votre propre avis.
Et attention ça peut heurter certaines personnes car des scènes sont assez violentes
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 507 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2024
Une très belle (et très triste) fresque féministe antiréactionnaire très dans l'ère du temps.

Les actrices sont toutes excellentes, le ton dramatique habilement maîtrisé...

Une réussite !
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2025
Madafa 66

Elle est allemande et c’est son 1er film en tant que réalisatrice. Elle s’appelle Mareike Engelhardt. Poussée par les promesses d’une nouvelle vie, Jessica, une Française de 19 ans, part pour la Syrie rejoindre Daech. Arrivée à Raqqa, elle intègre une maison de futures épouses de combattants et se retrouve vite prisonnière de Madame, la charismatique directrice qui tient les lieux d’une main de fer. Inspiré de faits réels. 94 minutes d’un huis clos étouffant, oppressant et d’une rare intensité. Une jeune réalisatrice qui ose s’attaquer au djihadisme au féminin est forcément à suivre de près. Ce que nous feront.
Ce sont deux expertes françaises du djihadisme féminin, qui ont fait rencontré à notre cinéaste plusieurs filles ayant vécu dans les madafas d’Oum Adam. Elle a toutefois édulcoré certains témoignages, jugés trop "durs" pour son film. Ce que la réalisatrice a voulu surtout montrer, c’est l’ambiguïté de ces femmes et surtout combien elles pouvaient être aussi coupables que les hommes en partance pour le Djihad. Souvenons-nous que Mareike Engelhardt est allemande et que ce dispositif effroyable rappelle les Lebensborn, ces pouponnières nazies de sinistre mémoire, qui servaient à la survie de la race aryenne. Elle a su créé un contraste entre le confort des étages supérieurs qui abritent les appartements de « Madame » et les sous-sols angoissants, remplis d’esclaves yézidies. Sachez, qu’à part les ultimes plans tournés dans le désert jordanien, tout a été reconstitué avec soin dans les studios aménagés à Bergerac. Le film dur, frontal, d’un réalisme brutal est un véritable coup de poing.
La jeune Megan Northam incarne parfaitement l'enfermement de son personnage dans un schéma de fonctionnement mortifère. Depuis 2010 et Incendies de Denis Villeneuve, Lubna Azabal n’en finit pas de nous épater comme dans Le bleu du caftan, Pour la France ou Amal – un esprit libre une fois encore, elle est impériale dans le rôle de « Madame ». A leurs côtés, citons encore Natacha Krief et Klara Woëdermann. Une fiction proche du documentaire édifiante sur le fanatisme et l’endoctrinement, mais qui sait mettre de la complexité là ou le simplisme pourrait être comme une évidence. Eprouvant mais utile.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2024
L'histoire personnelle de la cinéaste allemande, explique sans doute l'intérêt qu'elle a éprouvé à s'intéresser à l'endoctrinement et au fanatisme

Si la réalisation est uniquement illustrative, on ici affaire à un film qui a quelque chose à montrer et à dire.

Sa limite, c'est qu'il se contente de montrer sans expliquer. Il aurait sans doute fallu remonter à l'enfance des protagonistes pour en savoir un peu plus sur la construction de leur personnalité déséquilibrée.

La leçon de " Rabia" ( nom de la protagoniste principale qui signifie" rage" en espagnol ) c'est que l'instruction et la connaissance ne sont pas des moyens totalement étanches pour se protéger du mal.

Il montre aussi la volonté de destruction qui animent certains ou certaines et rendent la vigilance indispensable pour s'en prémunir et s'en protéger.
Danielle G
Danielle G

14 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2024
bien que ça soit triste de voir ses jeunes filles de croire au miroir aux alouettes en allant sur en syrie ce film ne traite pas de la véritable réalité des calvaires que ces jeunes femmes vivent et supportent.
Celine
Celine

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2024
Magnifique film tant dans la réalisation, que dans le choix du sujet, qui nous tient en haleine de bout en bout. Avec Lubna Azabal,déjà remarquée dans "Amal, un esprit libre",qui donne une interprétation incroyable et glaçante de Madame.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2024
Jessica et Laïla sont deux jeunes femmes travaillant dans un institut pour personnes âgées et peu à l'aise dans leur vie. Très proches, elles décident de répondre positivement à l'invitation d'un djihadiste localisé dans les territoires conquis par l'État islamique. Laïla sera la première épouse, Jessica la deuxième. À leur arrivée, elles rencontrent Madame, l'entremetteuse. En salle le 20 novembre.

spoiler: "Rabia" ne perd pas de temps dans sa narration et jette immédiatement un énorme pavé dans la mare : pas de chichis, pas de détours, le spectateur plonge dans un sujet terrifiant dès les premières minutes. J'ai trouvé intéressante la descente aux enfers vécue par les jeunes femmes. Au début tout est rose, l'horizon ne s'assombrit que progressivement jusqu'à atteindre des horreurs. Malgré tout, lubna azabal parvient à instiller des émotions contradictoires à son auditoire. Elle est à la fois terrifiante, exaltée mais aussi rayonnante et dangereuse. Je regrette juste qu'on ne voit que le même décor en permanence meme si son effondrement est un symbole fort.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2024
Jessica, une aide-soignante parisienne de 19 ans, que l’on voit changer les vieux d’une EHPAD , qui ne voulait pas devenir l'"esclave" d'une société qui ne la voyait pas, fraichement convertie à l’islam s’envole pour la Syrie avec sa meilleur copine Laila ..leur objectif : devenir les première et seconde épouses d’un beau djihadiste, AKhram que Leila a rencontré sur le Net.…A l’arrivée à Raqqa les deux filles se voit confisquer passeport, téléphone , et même leur identité puisque Jessica se voit rebaptisée « Oum Rabia » et se retrouve enfermée dans une mafada, sorte de maison close où elles sont retenues en attente d’être mariée de force…sur laquelle règne « Madame » (Lubna Azabal , saisissante de froideur et d’autorité) dans la posture experte en conditionnement psychologique et théologique et en sévices physiques..
C’est le premier métrage d’une allemande Mareike Engelhardt, passée par la FEMIS, elle-même petite fille de SS, et pour laquelle les « mafadas » lui rappellent les « Lebensborn » ces pouponnières nazies qui servaient à la survie de la "race aryenne". Au-delà du parallèle historique, elle démonte le mécanisme de l’adhésion et le déclic du réveil…Elle dévoile un système de soumission des femmes par les femmes, dont le seul horizon est d’être le repos du guerrier…Le reconstitution est impressionnante, on sent que Mareike Engelhardt s’est documentée auprès de femmes revenues de Raqqa, elle aurait toutefois édulcoré certains témoignages, jugés trop "durs" pour son film…« Rabia » est autant un film coup de poing qu’un puissant portrait de femmes, qu’elles soient victimes ou martyrs. Deux destins croisés incarnés avec une incroyable force par Meghan Northam, sans fausse note, et Lubna Azabal, qui incarne une "Madame" à glacer le sang. Le personnage de Madame est un double fictionnel de la Marocaine Fatiha Mejjati, alias Oum Adam, surnommée "la veuve noire", aujourd'hui une criminelle en fuite. Un film puissant, dérangeant, mais autrement nécessaire, pour mieux nous rappeler le destin ou la situation de nombreuses femmes (près de 42 000) qui sont parties rejoindre le Califat, et des enfants qui sont nés là-bas (environ 25 000) au moment où les combats reprennent...
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2024
Voir une réalité des départs pour rejoindre la Syrie , des déterminations douteuses à la surprise de voir ce qui les attends sur place !
Surprise , c’est loin d’être le pur bonheur promis avant de partir ! Très bien interprété…
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2024
Le film de l’allemande Mareike Engelhardt met l’accent sur la situation des milliers de femmes venues de plus de cent pays rejoindre l’Etat islamique pour y épouser des combattants et leur donner le plus d’enfants possibles (un cartel final nous informe que 25 000 enfants sont nés dans ces conditions). C’est à travers la figure de Jessica, aide-soignante invisible et sans avenir, que la réalisatrice ausculte la trajectoire implacable vers une promesse illusoire et destructrice. Le parti pris du huis clos, celui d’une maison de futures épouses embrigadées et formatées par une directrice brillante, charismatique et manipulatrice, génère une tension et un malaise qui vont crescendo, grâce notamment à l’interprétation des deux actrices Megan Northam (découverte dans Fifi) et Lubna Azabal (à l’opposé de sa prestation dans Amal - Un esprit libre sorti en avril de cette année).
L’ensemble est sans doute un peu didactique et appliqué. Mais il a aussi le grand mérite de nous faire pénétrer dans un lieu inédit qui pourrait être aussi bien celui de l’éclosion d’une nouvelle génération de terroristes, femmes et enfants en priorité. La démonstration précise et documentée est implacable.
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