Lamb
Note moyenne
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82 critiques spectateurs

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Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2022
"Lamb" est une curiosité cinématographique assez particulière reposant en grande partie sur son ambiance. Le cinéaste islandais joue ici la carte du contemplatif (épuration de dialogue et rythme lent), en évacuant toute (ou presque) spectacularisation. Au début, on se laisse prendre et hypnotisé par cette étrange atmosphère mais le scénario devient rapidement redondant, avec trop peu de temps forts et d'intensité émotionnelle. On attend que ça décolle... en vain. On se retrouve face à un long métrage globalement vide et froid. Le concept est bon mais encore fallait il pouvoir le développer.


Pas d'ennui de mon côté mais une relative indifférence. Dommage, la réalisation est bonne tout comme le casting.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 225 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2022
María et Ingvar forme un couple d’éleveur de moutons au sein d’une ferme isolée au fin fond de l’Islande. Ils vivent en harmonie avec leurs moutons et c’est leur petit traintrain quotidien qui va être chamboulé du jour au lendemain lorsqu’ils vont se mettre à élever un de leurs agneaux comme s’il s’agissait de leur enfant…

Pour son premier long-métrage, Valdimar Jóhannsson dérange et ne laisse pas indifférent. Le film en lui-même risque fort d’en dérouter plus d’un, les dialogues se font rares (l’actrice principale est quasi mutique) a tel point qu’il faut attendre 5 bonnes minutes avant d’entendre les tous premiers dialogues du film.

Lamb (2021) est un drame fantastique qui détone et nous réserve bien des surprises (quelle regrettable erreur de la part du distributeur français qui spoil l’élément principal à travers son affiche. Le distributeur a sorti 2 affiches, la première ne dévoile rien (l’agneau dormant dans son lit), c’est la seconde avec Noomi Rapace qui dévoile tout). Typiquement le genre de cinéma clivant à ne pas mettre en toutes les mains tant ce dernier risque de ne pas faire l’unanimité.

Si l’idée principale s’avère fort sympathique, il faut aussi reconnaître que l’ensemble est bien trop contemplatif, lancinant et sage pour pleinement nous tenir en haleine sans risquer de nous assoupir. Certes l’ambiance malaisante alterne avec quelques touches d’humour censées faire redescendre la tension, mais le film prend trop souvent ses aises, notamment avec l’apparition de Pétur le rocker, qui n’apporte finalement pas grand-chose à l’intrigue principale, si ce n’est l’alourdir.

Si le film est loin d’être parfait en tout point, reconnaissons-lui tout de même l’excellente distribution (Noomi Rapace & Hilmir Snær Guðnason), une mise en scène qui se veut minimaliste mais maîtrisée, ainsi que d’excellents effets. Entre le folklore et le conte horrifique, le réalisateur aurait gagné à pousser le curseur du vice encore plus loin au détriment d’un film dit grand public, quitte à verser complètement dans le film de genre. Le voyage est dépaysant et vaut le détour, clairement après ce film, vous ne verrez plus les ovidés de la même manière.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2022
Surprenant, déstabilisant, ensorcelant ... et séduite ... fable fantastique et symbolique ou  alors folie, fantasme d'une mère ? d'un père ?  d'un couple  qui ne peut supporter un deuil intolérable, culpabilisant ... Le temps arrêté dans la nature Islandaise, paysages à couper le souffle. Des silences significatifs et juste un regard échangé où tout est dit et bien au-delà. La présence musicale enrichit ce récit. Quel Suspence ! On accepte l'improbable tant il y a du bonheur. Admettre que l'irrationnel  est possible. Consentir à ne pas tout comprendre et donc accueillir l'inimaginable comme un cadeau.
Se perdre dans ce conte  étrange c'est accéder à un voyage fantastique.
On s'interroge à la fin,  mais après tout est il nécessaire de comprendre ou juste rester dans ce rêve, ce flou qui fait justement la richesse du film.
Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 janvier 2022
Attention cet avis comporte ce genre de spoilers : spoiler: garanti sans jumpscare.

Il est des films qui ne payent pas de mine au visionnage et qui pourtant laissent un souvenir impérissable dans une mémoire de cinéphile. Lamb est évidemment de ceux-là. Si tu viens pour les monstres contorsionnistes, fantômes hystérique ou les coup de stress à heure fixe, tu vas être surpris et peut-être un peu assoupi. Le film est nordique, épithète pratique, quasi d’excuse, pour annoncer son caractère austère, taiseux, économe dans ses moyens.
Alors oui, on aura soupiré devant un premier chapitre particulièrement peu amène (lumière blanche, scènes de la vie pastorale, boulot-boulot-boulot, plan sur-cadrés, rythme lent, teints blafards des 2 personnages qui refusent de (en) parler. On aura ricané devant certains plans anthromorphiques de moutons qui semblent en savoir plus longs que les autres. Mais on aura été séduit par la capacité du film à transformer le familier en étrangeté et réciproquement, avec cette fameuse économie de moyens, sans esbroufe esthétique, ni discours verbalisé.
Car austère, taiseux, économe dans ses moyens, tout est justifié. Commencé bas, le film monte crescendo (en pente très douce) : la mise en scène, les couleurs, le propos. La forme souligne le fond et les états d’âme des personnages. Jusqu’au final, saisissant. Et là, on comprend tout. On comprend surtout que Lamb agit comme un conte fantastique. Son histoire simple se prête à différentes lectures. En vrac sur : la normalité, la tolérance, le rapport animaux/humains, la place des humains dans tout ça. S’il n’apporte pas de réponse, le film pose beaucoup de questions, et des cheloues. Pas si innocent que ça, l’agneau !
Allez, chef d’œuvre, non pas pour le plaisir devant le film mais pour sa capacité à nous poursuivre longtemps après.
Moralité : bêlera bien qui bêlera le dernier.
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2022
Au delà de l'aspect fantastique et mythologique, ce film traite de la vie en couple et du désir d'enfant. Ce couple de jeunes fermiers islandais vit en totale autharcie et on comprend qu'ils ont perdu un enfant. Un jour, une de leur brebis donne naissance à une créature mi-homme mi-animal et leur réaction est tout à fait inattendue. Là est tout l'intérêt du film. C'est pourquoi je n'en dirais pas plus.
Les paysages islandais sont un décor parfait pour ce genre d'histoire. Les acteurs sont beaux et jouent très bien. Le scénario peut paraître monotone et mais pour moi, est en harmonie avec le cadre et l'histoire.
Personnellement, ce qui m'a le plus gênée, c'est l'aspect bibelot de la créature et du coup l'intérêt qu'elle suscite devient ...improbable.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2022
Maria et Ingvar vivent seuls dans une ferme isolée au milieu d'une austère vallée islandaise. Y naît un être mi-humain mi animal, au corps d'enfant mais à la tête d'agneau auquel le couple va immédiatement s'attacher comme si c'était son propre enfant. L'arrivée inattendue de Pétur, le frère d'Ingvar, va-t-elle perturber ce fragile équilibre ?

"Lamb" est un film inclassable. Le jury de Cannes ne s'y est d'ailleurs pas trompé qui lui a attribué un curieux "prix de l'originalité" dans la section Un certain regard en juillet dernier. C'est un film construit sur une idée étonnante : la naissance d'un être monstrueux dans cette ferme islandaise du bout du monde est vécue par ses deux témoins, Maria et Ingvar, comme un événement "normal". Cette réaction soulève une question : pourquoi ce couple a-t-il cette réaction-là ? En amont, cette naissance extraordinaire en soulevait déjà une autre : comment peut-on l'expliquer ?

On pense à l'incroyable film suédois "Border", dont je m'étonne qu'il ne soit pas (encore) devenu culte. Comme "Border", "Lamb" évoque les frontières de l'humanité et de l'animalité. Qu'est-ce qu'un homme ? qu'est-ce qu'un animal ? En quoi sont-ils proches ? différents ? L'un comme l'autre méritent-ils le même respect ? le même amour ?

"Lamb" prend son temps - presque deux heures - pour répondre à ces questions. Il le fait dans les splendides paysages du nord de l'Islande qui avaient déjà servi de décors à un autre film islandais au titre similaire, "Béliers", qui, s'il avait pour protagonistes deux frères ennemis, éleveurs de moutons, empruntait à un tout autre registre, celui de la comédie sociale. "Lamb" peine un peu à tenir la durée et se voit obligé de convoquer une tierce personne, ce frère ancien rockeur, béquille un peu trop visible à un scénario qui aurait pu/dû tenir sur ses deux jambes.

"Lamb" souffre d'un autre défaut. Il est coincé entre deux registres. Il est trop zarbi pour être vu sans malaise (le film est pourtant tous publics même si ce visa est assorti d'un avertissement passe-partout : "des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs") ; mais il ne l'est pas assez pour basculer dans le film de genre. Un peu comme le faux plat dans le cyclisme ou l'opérette dans l'art lyrique, Lamb pâtit de ce positionnement ambigu.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2022
Premier long-métrage en tant que réalisateur de Valdimar Jóhannsson, Lamb est typiquement ce que l’on appelle un OFNI (Objet Filmique Non-Identifié) ! En effet, le film possède les caractéristiques d’un film dramatique d’auteur nordique (lenteur de l’action, jeu sur le silence, utilisation de la nature…) mais mélange celles-ci avec un élément très particulier (que l’on se privera de révéler même s’il apparaît assez tôt dans le récit et s’il peut se repérer l’espace d’un plan dans la bande-annonce) qui peut transformer le tout en récit fantastique. Nous sommes donc devant une œuvre qui peut tout autant décontenancer que fasciner un spectateur avide d’originalité. Porté par un trio d’acteurs excellents parmi lesquels on connaît déjà Noomi Rapace qui fait son retour dans le cinéma nordique, le film de Valdimar Jóhannsson possède de multiples interprétations passionnantes tournant autour de la parentalité et réussit à être prenant malgré son rythme très lent et son dépouillement grâce à son ambiance réaliste (un comble quand on connaît l’élément principal de son récit) et son originalité. Lamb est donc une œuvre passionnante qui risque malgré tout de ne plaire qu’à un public de niche à cause de sa folie et de son style très particulier.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 janvier 2022
La dernière fois que l'on a vu des moutons en Islande, c’était dans l’adorable film Béliers de Grímur Hákonarson dans lequel deux frères qui se faisaient la gueule depuis 40 ans devaient soudainement gérer La tremblante du mouton qui venaient de frapper leurs troupeaux.

Six ans plus tard nous voilà replongés dans les immenses paysage islandais, dans ce climat austère où la solitude et l’isolement règnent en maitre absolu.

Difficile de parler du film sans risquer de spoiler un peu. On pourra, dire malgré tout, qu’il s’agit d’un couple (Noomi Rapace et Hilmir Snær Guðnason) qui vit dans une ferme isolée, élevant leur troupeau de moutons sans joie et sans bavardage inutile jusqu’au jour où un événement extraordinaire vient bouleverser leur vie et redonner du cœur à ce couple.

Malgré un scénario minimaliste, le film captive au-delà de nos espérances, intriguant au fil des minutes un peu plus et laissant entrevoir un final surprenant.
Une vraie curiosité et une bonne surprise que ce petit film islandais qui fonctionne parfaitement avec trois acteurs incarnant parfaitement ce sentiment de malaise, de sidération et d’étrangeté qui règne tout le long du film.
_Highnxss_
_Highnxss_

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 janvier 2022
Un film vraiment ennuyeux... L'intrigue met du temps à se mettre en place. Il n'y a pas vraiment d'énigme. Il se termine sur une fin assez étrange. Je suis sorti de la salle avec l'impression d'avoir perdu mon temps.
Dahrar
Dahrar

33 abonnés 155 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 janvier 2022
C'est beau et bien joué, mais le film ne décolle jamais. On ne voit pas où on veut nous emmener avec cette histoire. Finalement, c'est à se demander si on ne nous emmène nulle part.
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈

170 abonnés 1 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2022
On sent dès le début que quelque chose cloche dans cette vallée islandaise. Les plans sympathiques des montagnes enneigées rendent le film davantage atypique qu’il ne l’est déjà. Pour le coup c’était sympa, orignal comme scénario. Une ambiance pesante est installée tout au long. Un film qui n’est pas vraiment consacré sur les paroles mais plus sur le côté atmosphérique. Quelques scènes longées, même trop longées. J’ai préféré la deuxième partie. L’histoire est quand même assez spéciale, j’ai bien aimé le concept. Une fin qui aurait pu plaire si elle avait été davantage développée, c’était assez implicite et j’aime pas trop ça ! J’ai eu la chance de découvrir le film en regardant la version originale, c’était une bonne expérience.
SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

159 abonnés 114 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2022
Film à déconseiller aux parents candidats à l'adoption :)) La fin est surprenante et tellement réussie qu'elle parvient à effacer les longs et ennuyeux méandres qui y conduisent...! Le personnage central, ADA, un agneau en pull torsadé, est également incroyable : je rêve depuis le film d'un doudou à son effigie:))
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2022
Dans un coin perdu d'Islande de jeunes parents qui ont vécu l'horreur de l'indicible acceptent le surnaturel d'une naissance dans leur bergerie pour ne pas sombrer complètement. Film très étrange avec une mise en scène baignant dans une tension sourde sous-jacente, tourné dans un paysage désolé et pur où les animaux (chien, chat et moutons tous étonnants dans leurs rôles) s'expriment plus que les hommes. Un premier film original très réussi, mêlant l'horror-folk, le drame et le spécisme, pour un réalisateur islandais à suivre.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2022
Que le premier long métrage de Valdimar Jóhannsson, « Lamb » ait reçu le prix de l’originalité lors du dernier Festival de Cannes dans la section « Un certain regard », n’est pas surprenant, qu’il ait reçu le prix des meilleurs effets visuels au dernier European Film Awards pourquoi pas …. Qu’il ait été sacré meilleur film et Noomi Rapace meilleure actrice au SITGES, festival du cinéma fantastique de Catalogne là aussi pourquoi pas…qu’il représente l’Islande pour l'Oscar 2022 du meilleur film international, c’est sans doute trop d’honneur….
S’il est vrai que le film, traité à la manière d’un conte populaire islandais, flirtant avec le surnaturel, nous plonge d’emblée dans une atmosphère étrange et mystérieuse qui se développe tout au long du film…nous sommes loin d’un film d’épouvante, il est certes étrange, dérangeant, mais aussi parfois grotesque frisant avec un côté grand-guignolesque et l’avertissement préalable que des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs, m’a semblé superfétatoire…
C’est avant tout le coté léché, le travail sur la photo, les cadrages que je retiens…ces longues minutes du début, cette atmosphère cotonneuse, mélange de neige et de brume, cette troupe de petits chevaux islandais qui sortent de la brume, ce troupeau de moutons islandais aux cornes retournées qui se dessine petit à petit, ce bélier aux cornes immenses qui semble nous fixer, et ce plan qui s’élargit pour découvrir au milieu de ces espaces immenses, ces vastes étendues sauvages et humides au pied d’une montagne enneigée, une ferme, un chien, un chat et un couple d’éleveurs, Maria et Ingvar…hommes et bêtes réunis dans une même ruralité, installés dans un quotidien routinier…
spoiler:
Et puis l’histoire, en cette soirée du 24 décembre, alors qu’une présence menaçante semble souffler sur la lande islandaise, dans la bergerie de María et Ingvar, moutons et brebis s’agitent sans explications. Une brebis isolée, échappée de son enclos, s’avance dans l’allée centrale et tombe inanimée sur le béton. Quelque temps plus tard, l’animal donne naissance à un étrange nouveau-né que ce couple de fermiers, visiblement endeuillé par la perte d’un enfant, s’empresse de ramener chez eux et d’élever comme si c’était le leur et qui devient Ada, une créature thérianthrope, mi-agneau, mi-humain. Pour le couple, cette naissance est le signe d’une seconde chance, à moins qu’il n’en soit autrement spoiler:
.
Et j’avoue que cette histoire ne m’a guère passionné, malgré le jeu très juste de Noomi Rapace et Hilmir Snaer Guônason, subjugué par la beauté de ce paysage islandais…un pays où hommes et animaux vivent en parfaite harmonie…J’avais ressenti les mêmes impressions devant « Béliers » de Grimur Hakonason ou « Des chevaux et des hommes » de Benedikt Erlingsson …et avais conclu « Dieu que l’Islande est belle !!! »
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2022
Film très original et au scénario imparable. Un thriller comme on aimerait en voir plus souvent au cinéma.
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