Sacré ovni Lamb. Une proposition minimaliste, contemplative et parfois déroutante qui reprend les thématiques de parentalité, de difformité et du vieux mythe de la créature des montagnes avec énormément de personnalité. Unique en son genre.
L'ambiance sobre est déjà présente dès le départ et fait un pincement au cœur, on sent vraiment que cette ambiance à été travaillé pendant des années. L'histoire est déjà incroyablement originale mais avec les thématiques sur le deuil en plus. "Lamb" est une magnifique histoire, presque un conte de fée. Il n'y a pas beaucoup de mots, ils sont utilisés subtilement appuyant même parfois un peu trop fort ses dialogues donnant amenant de manière bourrine ce qu'il veut apporter. Maria et Ingvar sont des personnages très bon mais avec un peu de clichés, ce qui fait plutôt mal. Noomi Rapace a réussi à me faire très mal au cœur, son jeu est l'un des plus beaux que j'ai vu, chaque traits de son visage réussissant à choqué le spectateur. Hilmir Snær Guðnason, lui, m'a quasiment autant entrainé. "Lamb" est extrêmement touchant est aussi très flippant, par exemples dans la manière que Maria a de se comporter avec Ada. Mais l'ambiance est aussi ultra dérangeante et m'a fait des frissons. Certes l'apparence de l'Agneau est étonnante mais c'est une prouesse pour Jóhansson qui réussi à étonner le spectateur, mais en fait plus le film avance plus l'apparence d'Ada paraît logique au spectateur . Les effets spéciaux sont vraiment bons, il n'y a pas à dire, ils sont singuliers ! Les musiques savent très bien où s'arrêter et où commencer, elle m'ont aidé avec mes émotions me donnant envie de pleurer. Jóhansson arrive à rendre les plans banals extraordinaire. Chaque plan est important et prit joliment. Et il faut avouer que les émotions de Maria combiné aux plans de l'Islande (et tout les autres plans) donne une incroyable tristesse au spectateur qui sort de nul part et qui pourtant fonctionne à merveille. En fait, Jóhansson a bizarrement réussi à me rendre mélancolique d'émotions que je n'ai jamais connu. Il a réussi à me rendre triste pour Maria et Ingvar. Il a réussi à me toucher au plus profond de moi-même. Il a réussi à me faire larmoyer. Il y a même quelque chose de mignon, de tendre, de si beau, mirifique car oui "Lamb" est l'un des plus beaux films que j'ai connu. La fin est très belle mais inévitable. La fin, qui est encore plus fantastique que le reste du métrage m'a fait pleurer. Un magnifique film, qui parle du deuil et tout ce qui l'accompagne. Preuve que la beauté et le bonheur ne peuvent parfois être que des mirages que nous créons pour notre survie. "Lamb" est pour moi, à ce joue, le deuxième meilleur film que la terre nous ait donné.
Rarement vu un tel navet ! Histoire nulle. Scénario nul. Paroles nulles. On s'ennuie du début à la fin tellement certaines scènes sont affligeantes en longueur où rien ne se passe. Je déconseille fortement.
Film avec concept intéressant et un bon développement scénaristique. spoiler: C'est dommage pour la fin que je trouve un peu abrupte. Les acteurs jouent bien. C'est bien de voir ce film une fois. La présentation de l'espace est bien maîtrisé (ambiance, jeu de caméra...). Le premier chapitre est un peu lent.
Les moutons, plus nombreux que les habitants, font partie du décor habituel des films islandais se déroulant en milieu rural. De même qu'en Nouvelle-Zélande (vous vous souvenez de Black Sheep ?), les ovins nourrissent naturellement l'imaginaire des cinéastes, surtout si, comme Valdimar Jóhannsson, le réalisateur de Lamb, ils ont passé leur enfance dans une ferme. Avec 3 personnages, un chien, un chat et un troupeau de moutons, le film se présente comme une épure, au milieu de nulle part, c'est à dire dans un endroit isolé d'Islande où la splendeur des paysages est aussi source d'inquiétude. Le silence (de l'agneau) règne dans Lamb, qui n'a besoin que de peu de dialogues pour installer une atmosphère sourde d'angoisse, comme si quelque chose d'inhabituel, voire de monstrueux se passait (et c'est le cas mais révéler quoi que ce soit de l'histoire serait criminel). Le film est un conte ou une parabole, comme l'on voudra, aux résonances bibliques, qui traite de manière dérangeante de la maternité, du deuil et de l'animalité chez les humains, à moins que ce ne soit de l'humanité chez les animaux. Toujours est-il que défier les lois de la nature est une tentation à laquelle il ne vaut mieux pas céder, au risque d'y perdre plus que son âme. Malgré un petit fléchissement dans sa dernière partie, Lamb fascine par son outrage tranquille à la normalité et perturbe constamment notre entendement par rapport à ce qui est montré sur l'écran. A sa manière, Lamb suscite le même délicieux malaise que Border (2018), avec la magnétique présence de Noomi Rapace, en plus.
Lamb est un film onirique marqué par l'interprétation magistrale de Noomi Rapace. A conseiller à ceux qui veulent se faire envoûter par les légendes du Nord.
Présenté en compétition à Cannes dans la section Un Certain Regard, ce « Lamb » est un petit bijou de maîtrise et de réussite qu’on n’attendait pas. Une sorte de fable fantastique convoquant le rapport entre l’homme et l’animal mais surtout la notion de maternité et de paternité avec un sujet tordu et improbable comme on en voit peu de nos jours. Et Dieu sait que cela fait du bien de voir un cinéma des antipodes comme celui-ci! Et la réussite est encore plus remarquable quand on sait que cette coproduction entre la Suède, la Pologne et l’Islande est un premier film. Un vrai tour de force pour le réalisateur Valdimar Johansson qui coche toutes les cases gagnantes su niveau de la maîtrise formelle comme narrative mais qui évite également tous les écueils qu’un tel sujet laissait présager, notamment celui de sombrer dans le ridicule ou l’abstrait hermétique.
Les premières images de « Lamb » donnent le la. Pas de dialogues pendant un petit quart d’heure mais des séquences intrigantes et mystérieuses qui nous plongent dans une petite ferme islandaise rurale isolée. Le décor est planté avec soin et il y plane une menace indéfinie qui fait froid dans le dos alors qu’on ne voit rien. C’est ce qui s’appelle savoir créer une atmosphère et happer son auditoire. Entre les plans sur les ovins, ceux sur la campagne environnante déserte ou ceux sur la ferme délabrée, on se demande où ce film va nous emmener et on ira de surprise en surprise. Et ce, dès le départ: le couple de fermiers, qui a perdu une petite fille, va adopter un nouveau-né hybride entre l’agneau et la petite fille, une créature étrangement sortie de l’une de leur brebis. Et sur un tempo lent et contemplatif, très conforme à l’idée de ce que l’on se fait du cinéma scandinave et complètement adapté à la tonalité de cette œuvre unique, le scénario va nous laisser contempler cette étrangeté. Le couple va élever cette créature thérianthropique de manière normale jusqu’à ce que la nature animale les rattrape. Le cinéma rural est à la mode, notamment en France dans lequel on y appose du drame (« Au nom de la terre »), du thriller (« Petit paysan ») ou encore du social comme dans « Médecin de campagne ». Ici on se rapproche plus du méconnu « Isolation », film britannique qui laissait s’inviter l’horreur dans une petite ferme avec ses vaches mutantes. Et nous rappelle à quel point le mouton et ses cousins peuvent être des animaux source de frissons. En effet, ils sont souvent assimilés au satanisme comme dans « The Witch » mais pas que, comme le prouve le film néo-zélandais « Black Sheep » et ses moutons tueurs.
« Lamb » tente de rendre normale une situation pour le moins improbable en s’éloignant des canons du cinéma fantastique. Avant de nous y plonger totalement lors d’un final surprenant, mystique et magnifique, confirmant le statut de fable de cette œuvre qui sort des sentiers battus avec maestria. Les effets spéciaux et maquillages discrets qui donnent vie à Ada, cette hybride humain et animal, sont bluffants et on croirait qu’elle existe réellement. Sans faire peur, le film entretient le malaise avec brio et son rythme lent nous absorbe complètement. Les sublimes et singuliers décors naturels de l’Islande profonde ajoutent encore à la particularité de cette œuvre étrange mais à la fois belle et terrifiante. La morale semble être que la nature reprend toujours ses droits mais il y a bien plus de symbolisme et une seconde vision ne serait pas de trop. Le couple formé par Noomi Rapace et Hilmir Snaer Guonason est impeccable et participe à la réussite d’une œuvre commune à nulle autre et qu’on gardera longtemps dans un coin de sa tête. A la fois sublime et perturbant.
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