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Le grand cinéaste italien Paolo Sorrentino a consacré à sa ville de Naples son dernier film È stata la mano di Dio, qui se distingue en premier lieu par son habituelle virtuosité esthétique, pleine d’élégance et de maîtrise. L’influence de Fellini y est toujours perceptible, mais plus discrète que dans La grande bellezza (qui avait reçu l’oscar du meilleur film étranger) et cette nouvelle oeuvre peut sembler à la fois plus singulière et plus personnelle. Sa vision vivante et trépidante de la ville de Naples, pleine d’empathie et d’ironie, avec une pointe de nostalgie aussi puisque l’histoire se déroule dans les années 1980, transmet un mélange d’enjouement et de tristesse. Les dialogues y sont souvent savoureux et le récit bien construit (à une incohérence près, quant Diego Maradona est censé jouer simultanément le championnat italien et la coupe du monde avec l’Argentine!)
Mais contrairement à ce que pourrait laisser entendre la formule du titre, employée de manière proverbiale et sarcastique, le personnage de Diego Maradona est secondaire dans cette histoire centrée sur un jeune homme sensible un peu simplet, Fabio, qui va d’ailleurs se détourner du football pour se tourner vers l’art dramatique. L’acteur Filippo Scotti apparaît très convaincant dans son rôle, comme l’ensemble de la troupe, notamment l’acteur fétiche de Sorrentino, Toni Servillo, exceptionnel dans le rôle de son père âgé (Saverio Schisa) dont le décès (conjoint à celui de sa mère) va constituer le point tournant de ce film. Il se présente comme une oeuvre riche et subtile (comme c’est souvent le cas du grand cinéma italien, dans sa recherche de l’ingenio) mi-comique mi-dramatique, traversée par de nombreux thèmes et de nombreuses références, mais dénuée de toute lourdeur et c’est une réussite. (Cf mon blog seriesflixavis.fr/)
Mais contrairement à ce que pourrait laisser entendre la formule du titre, employée de manière proverbiale et sarcastique, le personnage de Diego Maradona est secondaire dans cette histoire centrée sur un jeune homme sensible un peu simplet, Fabio, qui va d’ailleurs se détourner du football pour se tourner vers l’art dramatique. L’acteur Filippo Scotti apparaît très convaincant dans son rôle, comme l’ensemble de la troupe, notamment l’acteur fétiche de Sorrentino, Toni Servillo, exceptionnel dans le rôle de son père âgé (Saverio Schisa) dont le décès (conjoint à celui de sa mère) va constituer le point tournant de ce film. Il se présente comme une oeuvre riche et subtile (comme c’est souvent le cas du grand cinéma italien, dans sa recherche de l’ingenio) mi-comique mi-dramatique, traversée par de nombreux thèmes et de nombreuses références, mais dénuée de toute lourdeur et c’est une réussite. (Cf mon blog seriesflixavis.fr/)
Sorrentino raconte son adolescence sous l'ombre de Maradona avec une première partie de comédie familiale assez peu drôle malgré le talent de Servillo puis une deuxième partie plus touchante avec la naissance d'une vocation artistique après un drame familial terrible.
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