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Hollywood-Biographer
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2,5
Publiée le 14 février 2021
Filmé en secret pendant la pandémie de covid-19, dans une maison isolée en Californie et avec seulement quelques membres du personnel, le nouveau film de Sam LEVINSON pour Netflix apparaît comme une véritable curiosité. Grâce à "Malcom & Marie", il prouve qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un gros budget et de beaucoup de changements de décors pour raconter une histoire magnétique et électrisante. La première heure du film se révèle satisfaisante. ZENDAYA et John David WASHINGTON donnent probablement les meilleures performances de leur jeune carrière. Malheureusement, passé une heure, le film s'enlise clairement dans un schéma répétitif : dispute/réconciliation. De plus, les protagonistes se livrent parfois à de longs monologues interminables, qui ne se revêtent aucune espèce d'importance pour l'intrigue ou le spectateur. Le final nous laisse même un peu sur notre faim. C'est dommage, car "Malcom & Marie" a de bons arguments à faire valoir, notamment sa photographie, mais la mise en scène redondante finit par rendre ce huis-clos légèrement ennuyant.
Dans toute oeuvre, il y a une part de son auteur. Le processus de création peut être long, pénible, cruel et intime. Chaque choix artistique (thèmes, cadres, esthétiques, modèles, casting, couleurs, formes, mouvements, contrastes, musiques, ...), chaque décision prises lors de la réalisation donne cette identité, cette sensibilité propre au produit fini qui, ensuite, est lui proposé aux yeux et aux oreilles de tous pour être finalement soumis aux critiques, critiques qui sont elles-mêmes liées fatalement à la réceptivité du spectateur. La fibre artistique est donc étroitement guidée par la force des sentiments. Et c'est bien de ce dont il est question dans Malcolm & Marie, dans ce couple qui se déchire si intensément et s'aime avec tant de passion. Leur relation est comme une oeuvre d'art, un Amour tragique né dans la souffrance et le doute mais cependant si puissant et vital à exprimer. L'actrice expérimentée Zendaya (déjà plus de 10 ans de carrière) face à John David Washington ("fils de" et nouvelle coqueluche d'Hollywood), l'ex-junkie bien cabossée par la vie et encore fragile Marie face au talentueux mais colérique jeune réalisateur Malcolm aujourd'hui enfin respecté par ses pairs, on en vient à se demander qui inspire le plus l'autre (Malcolm est-il un imposteur ? Qui est le plus dépendant de qui ? Qui mérite finalement le plus la reconnaissance de son talent ?), qui pousse à son extrême le réalisme de certaines scènes (qu'est-ce qui fait un bon film ? Les bonnes critiques ? Le film aurait-il pu être encore plus réussi dans les mains d'un autre, interprété par une autre actrice ?). Le duo d'acteurs se teste, se tyrannise, se touche, s'injure, se désire habilement sous la direction du réalisateur Sam Levinson qui assume jusqu'au bout des choix risqués, d'abord artistiques (noir et blanc, profondeur de champ, mises en abyme fréquentes avec des cadres dans des cadres comme des fenêtres qui obligent à regarder plus loin, travellings extérieur limpides, jeux de miroirs qui fragmentent l'image ...) puis scénaristiques (longs monologues, tirades interminables, silences pesants, scènes de dialogues percutantes et brutales, ...). Malcolm & Marie, c'est un film qui ne pourrait parler que de la dispute éprouvante d'un couple qui a lieu dans le cadre strictement privé, mais c'est surtout aussi une oeuvre d'art singulière parce qu'elle ose nous placer en observateurs discrets, muets et invisibles, parfois de l'extérieur, d'autres fois au plus près des personnages ... et cela a le mérite de déstabiliser, de questionner sur ce qu'est un bon film dramatique.
Certains adoreront d'autres pas du tout. Moi j'ai adoré. C'est pour moi le reflet de l'amour sous bien des facettes et dans son plus simple appareil : la communication verbale, corporelle. C'est profond, c'est puissant, percutant, drôle, effrayant, déroutant, ça aurait pu être plus encore mais ça aurait pu être risqué ... c'était un pari risqué de base : deux acteurs, un seul lieu, un film en noir et blanc. Ils ont misé sur Malcolm et Marie, John David et Zendaya et personnellement je dis "Bravo !" Les acteurs sont juste WHAOUUU et la preuve, ils nous ont tenu quasiment 2h ...
Que ce soit la manière dont c'est filmer, le choix des plans, des musique, tout est incroyable mais surtout: le jeudes acteurs... J'ai enfin l'impression d'avoir vu ce qu'était le cinéma en grand, et que le fait de savoir jouer n'était pas réserver qu'au théâtre... Époustouflant. Merci
Assez surpris par ce film original Netflix ! Malcolm And Marie a énormément de qualités qui en fait un film très audacieux que je vous recommande fortement. Pour commencer, les acteurs signent ici une prestation vraiment dantesques. Les couleurs noires et blanches du film permettent de donner une véritable identité à Malcom and Marie, d'autant plus que c'est du très beau noir et blanc, un peu comme dans The Lighthouse ou Mank. Ne soyez donc pas rebuté par le noir et blanc du film, car ça ne rend vraiment pas le film ennuyant ou fade visuellement, bien au contraire. Ensuite, et c'est la plus grosse qualité du film, c'est son originalité : la contrainte de tourner un film avec seulement deux acteurs dans une maison durant 1h45 est totalement réussi ! Les répliques s'enchaînent et sont toutes plus savoureuses les unes que les autres. C'est vraiment un film "coup de poing" dans le sens où même s'il n'y a pas d'action à proprement parler, le film est une longue joute verbale dans laquelle on ne s'ennuie jamais. Le fait que le film se passe en temps réel (l'intrigue se déroule en 1h45 comme la durée du film, il n'y a pas d'ellipse temporelle entre les différents plans) donne aussi beaucoup de dynamisme à l'œuvre et ça donne un rythme parfait. Cependant, le concept de Malcolm and Marie constitue à la fois sa plus grande force et sa plus grande faiblesse : je trouve que voir Malcolm et Marie se disputer pendant 1h45 devient vite long, et même si je ne me suis à aucun moment ennuyé, j'avais vraiment l'impression d'avoir fait le tour du film au bout d'une heure. Quand les deux personnages trouvent encore des raisons de se disputer après déjà une heure de dispute, ça m'a paru assez exagéré, à tel point qu'on se demande pourquoi le couple ne s'est pas séparé dans le passé s'il y a une telle rancœur entre les deux personnages. Bref, un film vraiment original que je recommande, même si le concept du film finit par s'essouffler et un peu tourner en rond.
Très bonne surprise en ce début d’année. Ces deux acteurs ont livrés une très belle performance au niveau des dialogues, des jeux de regards... Personnellement je n’ai pas vu le temps passé. Je recommande ce film qui fait réfléchir...
Troisième long-métrage de Sam Levinson, "Malcolm & Marie" s'inscrit dans un terrain risqué de par son sujet. Assez éculé, ce dernier propose en effet une sorte de "Scènes de la vie conjugale" à la sauce contemporaine. Cet héritage pesant n'enlève rien au fait qu'il s'agisse d'un réussite globale. "Malcolm & Marie" est donc un beau film, tourné dans un noir et blanc parfois somptueux et une mise en scène des plus inspirés. Ce qui fait en outre la particularité de ce huis clos est qu'il demeure ancré dans son temps. Hormis la question du couple qui domine le film, Levinson aborde également, mais de mnière intelligemment feutrée, le sexisme ou encore le racisme et la question des réalisateurs afro-américains. John David Washington et Zendaya forment deux interprètes remarquables, malgré quelques injustesses pour cette dernière. Sam Levinson est un cinéaste à suivre.
Suite à l'avant-première réussie de son nouveau film, un réalisateur et sa muse rentrent tard dans leur villa hollywoodienne et dissèquent leur vie, leur relation. De l'apparente engueulade classique d'un couple fatigué, "Malcolm & Marie" change très vite de ton et aborde des questions beaucoup plus profondes. Sam Levinson, le créateur de la série emblématique "Euphoria", est aux commandes de cette oeuvre fabriquée en pleine crise sanitaire, preuve en est que l'on peut faire des films qui sortent de l'ordinaire, sans se référer à la pandémie... L'histoire adopte le parti pris de se dérouler à huis clos et sans ellipse. Les plans en noir et blanc contribuent à une esthétique minimaliste et théâtrale, et permettent de placer l'intensité des personnages au coeur de ce chaos conjugal. C'est un spectacle intime, plein de ruptures et de violences psychologiques où chaque geste et regard comptent, à l'instar d'un château de cartes fragile, qui risque de s'effondrer à tout moment. Le duo d'acteurs, John David Washington et Zendaya, incarne ce couple toxique, l'un empêtré dans ses contradictions et l'autre hantée par un passé douloureux, avec une justesse et une sensibilité qui dominent chaque scène. J'ai aimé le contraste entre ces deux pôles : lui est travailleur, impulsif et égocentrique alors qu'elle est taciturne, contradictoire et fragile. La caméra, elle aussi, alterne entre mouvements improvisés et immobilité, et traverse cette atmosphère tantôt dysfonctionnelle et étouffante, tantôt tendre et passionnée. Mais derrière ce récit simpliste, les joutes verbales écorchent et réveillent d'anciennes cicatrices, et rappellent combien un mot peut avoir une emprise sur un être. Mais Levinson capture ici l'essence d'une mécanique de couple particulière qui ne sait fonctionner qu'en se faisant mal, en transformant un petit rien en un grand chaos. Le réalisateur en profite également pour hurler sa rage envers le monde de la critique et le fonctionnement de l'industrie cinématographique. Difficile de ne pas se sentir concerné ou emporté dans ce tourbillon d'ego et d'émotions. Néanmoins, "Malcolm & Marie" s'étale un peu trop en bavardage et souffre de quelques redites inutiles. Histoire d'amour électrique et contrariée, à la fois beau et violent, long et percutant, "Malcolm & Marie" n'en reste pas moins une oeuvre radicale, harassante, marquante...
Un film que ceux qui aiment de l'action trouverait ennuyante. Le rythme sans cesse changeant de ce film a sa place car elle nous donne le temps de respirer avant de passer à une autre argumentation. Le visuel du film est excellent. Je l'ai regardé avec le sourire. Les différentes thématiques sont percutants. Les acteurs, n'en parlons même pas. Ils ont eu du plaisir à tourner avec tout l'écran qui leur est accordé.
" Malcolm & Marie" diffusé sur Netflix est un drame romantique sans intérêt selon moi. En effet le film tourné en grand secret pendant le premier confinement est ennuyant, je suis complément passé à coté de cette " histoire amour" entre un couple qui se déchire le temps d'un soir, je n'ai jamais cru en leur amour, heureusement que Zendaya est là pour remonter le niveau quant à John David Washington je l'ai trouvé assez antipathique. Bref très vite oublié à la fin de la projection.
Un véritable match de boxe qui déborde d'énergie. La performance des deux acteurs est surprenante et captivante. Ce huit clos s'avère puissant et ne nous ennuie pas une seconde. Plusieurs nominations aux Oscars dans un futur proche ne m'étonnerai pas !
Impressionnant Malcolm & Marie. Match de boxe sentimental, c'est un regard radical sur l'érosion d'un couple, sur la manipulation émotionnelle, et demeure une critique pertinente du microcosme hypocrite Hollywoodien. Reste 2 comédiens (parfois) dépassés par leurs personnages.
Que peut on bien faire avec une maison deux acteurs et un sujet : une dispute. Tout simplement ce film, ce huit clos qui montre Zendaya et David Washington au plus haut de leur performances, entre les scènes de dispute, de pleurs et d'amours, ce binôme est juste magistral ! Le seul B-mole serait le temps du film qui est assez long mais ca ne m'as pas empêchez d'être épaté et de découvrir un nouveau film qui n'est pas le genre de film que tout le monde regarde habituellement mais celui la, si vous le pouvez, foncez !