Impressionnant Malcolm & Marie. Match de boxe sentimental, c'est un regard radical sur l'érosion d'un couple, sur la manipulation émotionnelle, et demeure une critique pertinente du microcosme hypocrite Hollywoodien. Reste 2 comédiens (parfois) dépassés par leurs personnages.
Que peut on bien faire avec une maison deux acteurs et un sujet : une dispute. Tout simplement ce film, ce huit clos qui montre Zendaya et David Washington au plus haut de leur performances, entre les scènes de dispute, de pleurs et d'amours, ce binôme est juste magistral ! Le seul B-mole serait le temps du film qui est assez long mais ca ne m'as pas empêchez d'être épaté et de découvrir un nouveau film qui n'est pas le genre de film que tout le monde regarde habituellement mais celui la, si vous le pouvez, foncez !
Un film époustouflant non pas par sa technique ou ses effets spéciaux mais par la justesse de son écriture et l'immense talent de ses acteurs !!! Zendaya et John David Washington sont au sommet de leur art dans ce huis clos signant leurs meilleures performances ! Le noir et blanc est splendide et la réalisation simple mais contemplative est efficace. Un chef-d'oeuvre à ne pas manquer !
« Malcolm & Marie » c'est simple mais c'est tellement beau ! En noir et blanc - ce nouveau long métrage du créateur de la sublime série « Euphoria » montre une nouvelle fois que l'on peu faire un film avec seulement deux acteurs et une maison. Zendaya prouve encore ici qu'elle est l'une des actrices d'Hollywood les plus prometteuses de sa génération pour le futur, époustouflante ! Là où John David Washington ne m'avait absolument pas marqué dans « Tenet », il nous dévoile dans ce film son jeu d'acteur d'un presque parfait, chapeau ! En espérant une nomination aux Oscars 2021 pour ces deux là. Évidemment, ce film ne plaira pas à tout le monde, surtout sur la plateforme sur lequel il est proposé. Encore dommage, avec ce COVID-19, on loupe au cinéma un film qui aurait pu trouver son public !
Un duo talentueux, un noir & blanc élégant, une réalisation raffinée, une musique cool, beaucoup d'atouts pour que la magie du cinéma s'opère, et elle s'opère mais que dans une certaine mesure à cause de la monotonie du scénario et des dialogues surécrits.
Laissant quelques personnes sur le carreau j'ai été happé par cette proposition jusqu'au-boutiste de Sam Levinson ! Le choix de filmer ça caméra à l'épaule est le bon, les acteurs sont impressionnants (même si des fois en surjeu), le noir et blanc ainsi que le grain peut refroidir mais créé une ambiance particulière. C'est un grand oui pour le créateur d'Euphoria qui évacue toutes ses frustrations et ses propres questions dans ce métrage.
Il y a une beauté éternelle dans ce film, une beauté permanente. C'est un exercice virtuose fragile et donc précieux. Les acteurs sont prodigieux, touss les deux, et dans chaque articulation de ce couple qui se déchire, se rabiboche s'éloigne et se retrouve toute l'universalité du monde. Il y a une écriture précise et pourtant l'impression que tout est improvisé. C'est du grand cinéma qui questionne l'art, les genres, les races, sans grande leçon morale et qui étudie le couple, tous les couples, avec une émotion qui nous laisse désarmés.
Difficile de critiquer un film pareil. D'ailleurs est-ce vraiment un film et non pas une pièce de théâtre ? S'il n'y avait pas l'excellente caméra qui filme ce huis-clos, s'il n'y avait pas deux excellents acteurs, s'il n'y avait pas une bonne histoire, cela aurait été juste un film ou ça jacasse. Le noir et blanc n'est même pas justifié. Le scenario aurait pu tenir sur une feuille A4. Malgré la présence de Zendaya et JDW, on s'ennuie un peu.
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1,5
Publiée le 8 février 2021
Ce film était exactement ce à quoi je m'attendais quand j'ai vu l'affiche C'est un film incroyablement prétentieux. Je pense que c'est un concept intéressant un film composé de deux personnes seulement et montrant leur relation au cours d'une seule nuit. Après l'avoir regardé je pense qu'il pourrait mieux fonctionner comme un court métrage car il semblait n'avoir rien d'autre à dire et ne ressortait que les mêmes arguments encore et encore. spoiler: Le personnage masculin est un réalisateur qui pense être le meilleur réalisateur de tous les temps je ne pouvais pas m'empêcher de penser qu'il n'était qu'un porte-parole du réalisateur. Ses paroles ressemblaient à celles des réalisateurs. C'était comme de la prétention d'école de cinéma qui parlait constamment de certains réalisateurs et de certains mouvements et ne les comprenait pas comme Citizen Kane. Tout le tournage sur pellicule et en noir et blanc n'a été fait que pour être artistique. Peut-être que cela a ajouté quelque chose d'un peu différent mais j'ai trouvé que cela donnait un aspect terrible à cette magnifique maison parce que le film était si bruyant. Le jeu des acteurs était bon. Zendaya était assez bon mais le rôle principal masculin était un peu trop fort pour moi. Le scénario était un autre problème car il était tellement sur-écrit. Ce n'était pas comme si les gens parlaient c'était comme lire les mots d'une page. L'intrigue était exaspérante car elle se répétait tellement...
That thing is what's called a masterpiece, like honnestly, the acting ? Zendaya and John David honnestly just ate it up, they were brilliant, it is mind blowing and frustrating how good they actually are, go watch it, go watch it again and again, cry with it, laugh with, love with it.
Un véritable calvaire ce film, d'un ennui sidéral. La performance des acteurs ? Bof... Le scénario ? Bof aussi. On n'apprend rien. On a déjà vu ça des centaines de fois. Un film oubliable.
Après l'avant-première de son film, Malcom rentre à minuit passé dans la superbe villa que la production a louée pour lui à Malibu avec sa petite amie Marie. La soirée s'est bien passée. L'avant-première a été un triomphe. Malcolm jubile. Mais Marie lui en veut pour l'avoir oubliée dans son discours de remerciement. Une violente dispute éclate entre les deux amoureux.
"Malcolm & Marie" partait à mes yeux avec un lourd handicap. Huis clos théâtral mettant en scène deux personnages qui se disputent le temps d'une nuit, il avait toutes les caractéristiques de ces films statiques, bavards et artificiels dont j'ai déjà eu si souvent l'occasion de dire tout le mal que j'en pensais par exemple dans mes critiques de "Fences" ou du "Blues de Ma Rainey" - sans parler du "Bonheur des uns" ni du "Dindon".
Preuve qu'il faut savoir aller au-delà de ses a priori - et preuve aussi que, faute de sorties au cinéma, on en est réduit ces temps ci à regarder toutes les nouveautés sur Netflix - j'ai regardé "Malcolm & Marie" et ne le regrette pas. Au contraire. J'y avais été incité par l'identité de son réalisateur, Sam Levinson, dont j'avais adoré le précédent film, le trop méconnu et punk "Assassination Nation" qui faisait partie de mon Top 10 en 2018.
En revanche, je ne connaissais pas Zindaya et dois reconnaître que l'héroïne de "Spider-Man: Homecoming" a du talent. C'est elle qui crève l'écran, dans un rôle en or qui lui permet de déployer toute la palette de son jeu. Vamp en robe de soirée au décolleté époustouflant, femme-enfant en débardeur blanc et petite culotte, forte et fragile à la fois, elle dit ses quatre vérités à John David Washington (le héros jamesbondien de "Tenet") qui, lui, convainc moins. Son rôle est plus ingrat, son orgueil plus ridicule, son ingratitude plus antipathique.
Pendant près de deux heures filmées dans un noir et blanc soyeux, jusqu'à un ultime plan d'une sublime beauté, rien ne nous fera échapper à ce face-à-face étouffant. Sans doute pourrait-on lui reprocher un rythme un peu répétitif : 1. une engueulade 2. une réconciliation 3. un morceau de jazz. Mais ce serait lui faire un méchant procès car on, ne s'ennuie pas une seconde en compagnie de Malcolm et Marie.
En donnant à un réalisateur noir le rôle principal, "Malcolm & Marie" nous parle de cinéma, de la façon dont il se construit, de la part des expériences personnelles dans l'écriture d'une fiction, de l'assignation à laquelle un réalisateur afro-américain est souvent condamnée. Mais l'essentiel de son propos n'est pas là. "Malcom & Marie" est avant tout un film sur le couple, comment il se construit, sur quel pacte, tacite ou explicite, il dure, la part de concessions qu'il suppose, le dialogue et l'écoute auxquels il oblige et surtout peut-être le bonheur qu'il apporte.
Certains diront scène de ménage, d’autres iront plus loin et c’est dans cette optique que le dernier film de Sam Levinson aime explorer. N’ayant pas forcément rencontré un succès tranchant avec ses deux premiers long-métrages (Another Happy Day et Assassination Nation), ce dernier nous offre peut-être un prolongement rafraîchissant de sa série « Euphoria », en ramenant l’actrice vedette à l’affiche, rien que ça. Mais il ne faudra pas non plus s’attarder sur ces contours, car ce qui préoccupe dans ce sujet c’est bien le fond, dissimulé dans un cadre noir et blanc, tourné à la pellicule. Cette texture appelle ainsi les émotions d’un couple, qui se livre à des joutes oratoires de qualité et de créativité. Un huis-clos tout à fait passionnant, dans l’esprit d’un film de procès où les oppositions seront à la fois vaines, percutantes, blessantes ou encore superficielles. Quand on finit par vider son sac, on peut parfois manquer de souplesse, mais ce à quoi le film nous engage est d’une implication vicieuse et non retenue.
Cette radicalité s’inscrit ainsi dans les échanges d’un couple, à l’épilogue d’un succès que chaque parti développera pour sa défense et pour cette relation, qui semble à la fois si frêle et pourtant si fusionnelle. Si John David Washington adopte un Malcolm prétentieux en apparence, c’est bien sûr pour mettre un bon coup de botte là où ça fait mal. Le réalisateur tient un sujet à travers ce qu’il caractérise en ce protagoniste nommé et dont l’appétit entraînera le remords de sa situation. La difficulté d’un couple à communiquer fait vraisemblablement partie de toute une démarche, afin de mieux évoquer l’harmonie, en exposant son opposé. Et malgré tout, un magnétisme s’invite à la soirée, qui dure et qui voit deux âmes endurer les sentiments cachés de l’autre. La location de luxe devient ainsi le théâtre d’une mésaventure mélancolique, où la caméra reste à bonne distance et à disposition d’une introspection inattendue mais bienvenue. Le cinéma d’aujourd’hui est insoluble à la critique et on nous le fait remarquer avec toute l’ambiguïté d’un amour toxique. De même, on nous interroge sur le regard du cinéaste sur son œuvre, ses influences et ses inspirations.
En revenant justement sur des discussions de fond, quant à la légitimée de portée une réalisation à une dimension tantôt sociale, politique ou autobiographique, les propos se tordent pour notre plaisir de reconnaître une certaine absurdité et hypocrisie du métier. Mais d’aussi lourds monologues qui accompagnent cette observation nous ramènent toujours dans cette cellule psychologique, où il règne un climat des plus hostile. Si l’homme et la femme sont prêts à exploser et à imploser, il ne manque qu’un détonateur pour y mettre un terme. Toutefois, le film ne souhaite pas prendre position et jongle dans un esprit de dominance, comme s’il n’y aurait jamais de conclusion aux débats. Le potentiel se trouve pourtant juste devant nos yeux, en la personne de Marie, ou plutôt de Zendaya, qui témoigne à nouveau d’un naturel bouleversant, tout en gardant une combativité qu’elle ne relâche pas un seul instant. Contrairement à son collègue, toujours en dessous de sa prestation, elle prend soin de marquer son territoire, sur le plan fictif et professionnel. Si l’on raconte qu’il y a toujours une muse derrière chaque bonne histoire, l’une d’elle n’aura pas manqué de réagir avec justesse et émotion.
Levinson a certes le défaut d’un peu trop surligner son discours et à en multiplier les thématiques à ne plus y retenir grand-chose au bout du tunnel, le cinéaste aura cependant trouvé suffisamment de patience et d’ingéniosité pour transfigurer « Malcolm & Marie ». De même, ce que l’on assimile frontalement au théâtre filmé peut parfois se diluer dans ses non-dits, teintés d’un décor sonore allègrement jazzy, mais aussi gourmand qu’un mac and cheese. Ainsi, le cinéma met en valeur le mouvement, comme sa représentation des plus bouillante. C’est un milieu tout aussi incompréhensible que malfaisant, mais l’art lui-même mérite sans doute un meilleur ambassadeur pour défendre ses vertus les plus bénéfiques et pour condamner les plus biscornues.