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Nathalène I.
1 critique
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0,5
Publiée le 15 juin 2022
Vu la critique du Monde, je me suis précipitée...mais quelle déconvenue ! Les trouvailles surréalistes de Dupieux tournent à vide. À part deux instants de drôlerie, on s'ennuie fermé et on trouve le temps long. Et pourtant le film est court !
Dupieux tourne plus vite que son ombre et la qualité, pour qui aime l'humour absurde, est toujours au rendez-vous. Avec incroyable mais vrai, le cinéaste réalise peut-être même son meilleur film depuis Réalité. La mise en scène vintage confère au film, qui se déroule à notre époque, une vraie étrangeté dédoublée encore par l'évocation d'une technologie particulièrement risible. Extrêmement drôle, incroyable mais vrai traite avant tout de la peur de vieillir à travers des personnages enfermés dans leurs névroses. Alors que les effets comique sont à leur paroxysme, le film prend une dimension tragique assez stupefiante Dupieux livre une tragédie existentiel et dans une dernière scène troublante rend hommage à Bunuel. Les acteurs excellents participent à cette réussite. Magimel est hilarant, Drucker, Chabat et Démoustier formidables. Un très bon cru.
Le pire film jamais vu !! L'histoire est nulle, en fait il n'y en a pas. Quelle déception, on se faisait un plaisir d'aller se marrer. En sortant tous les commentaires allaient dans sens. Mais qu'est ce qu'on est venu faire dans cette galère. Au moins on était au frais pendant 1h14 mn... Et l'image est désastreuse, on a l'impression que la lentille de la caméra était pleine de gras.
"Incroyable mais vrai" : "Alain" (Chabat) et "Marie" (Léa Drucker) se payent une belle maison d'architecte (avec "cerise sur le gâteau", sous forme de trappe dans la cave...). "Incroyable mais vrai" : "Gérard" (Benoît Magimel) , le patron et nouveau voisin d'Alain, s'est payé (au Japon) un pénis bionique (pour l'agrément prétendu de sa "régulière" du moment, "Jeanne", alias Anaïs Demoustier - mais Gérard est un "homme à femmes"...). On fait coexister ces deux histoires, avec épisodes cocasses et "morale" commune : la quête du jeunisme est aux risques et périls de qui en est fan... Le dernier opus filmique en date (au moment où j'écris ces lignes) de Quentin Dupieux applique donc les recettes habituelles du trublionesque QD. Mais l'affaire tourne plutôt ici à la dupieu(x)serie (manque de fraîcheur, esprit de système) : dommage !
Quentin Dupieux, cinéaste spécialiste de l’absurde et de concepts cinématographiques toujours plus barrés et loufoques, nous propose ici son nouveau long-métrage au titre drôlement énigmatique, avec dans les rôles titres Alain Chabat et Léa Drucker ! En dépit d’une volonté sincère et saluable d’offrir une nouvelle fois au spectateur un film original, surprenant et assumant ses partis pris comiques et artistiques, l’œuvre soufre de trop nombreux problèmes pour être pleinement convaincante selon moi… Certes, l’ensemble reste fidèle au style et à l’univers de Dupieux, mais la drôlerie est cependant inégale et le manque d’inventivité cinématographique empêche clairement au film d’avoir un rythme prenant. La mise en scène est plate au possible, la satire sociale est trop caricaturale et l’humour s'essouffle aussi rapidement que la bizarrerie de son concept… Néanmoins, les acteurs sont remarquables !
S'il ne risque pas de susciter l'unanimité, le cinéma de Dupieux, mieux compris que par le passé car sans doute moins radical, va encore élargir sa base d'aficionados avec Incroyable mais vrai, amusante farce et à trappe et cependant à la profondeur limitée. Le film surfe sur deux histoires concomitantes et genrées de manière un peu lourde : à la femme le thème du rajeunissement, à l'homme celui de la virilité. Et au milieu coule un personnage "normal" incarné par un Alain Chabat, égal à lui-même, c'est à dire impeccable. Passés quelques moments de burlesque épatant, principalement au début du film, les deux sujets abordés finissent conjointement par se mordre la queue (et c'est douloureux), sans que Dupieux ne cherche véritablement à exploiter leur potentiel, préférant à un moment donné livrer un montage en accéléré qui témoigne plus d'un asséchement (paresse ?) de son imagination que d'une véritable idée de développement. Par ailleurs, de nombreux éléments sont laissés en jachère, on ne sait trop pourquoi (le chat, l'épave automobile, le client harceleur ...). Cela dit, c'est une partie intégrante des films de Quentin Dupieux, cet aspect incomplet et bâclé, pardonnable car au service d'intrigues absurdes qui peuvent déboucher sur n'importe quoi. Sur un plan plus positif, force est de constater la grande capacité du réalisateur à intégrer de nouveaux interprètes à son univers, Léa Drucker et Benoît Magimel semblant ici parfaitement à l'aise et d'une justesse immédiate (c'est un peu plus difficile pour Anaïs Demoustier, qui a hérité d'un rôle peu valorisant).
Une cavité magique, une virilité 2.0, le plaisir Dupieux. Les éléments narratifs posés au début du film, qui procèdent comme toujours chez le cinéaste d’un dérèglement savamment calculé du quotidien, propre à tutoyer rapidement le surréalisme ou l’absurde, sont excellents. Le montage titille malicieusement la curiosité. Les révélations ouvrent la voie à des développements jubilatoires. Et la jubilation est au rendez-vous durant la première moitié du film, grâce à un scénario et une mise en scène très bien huilés, des dialogues savoureux et un casting formidable, Benoît Magimel en tête, grandiose en beauf taille patron. La bizarrerie est désopilante sur un versant de l’histoire, troublante et de plus en plus sombre sur l’autre versant (dans un registre obsessionnel, fou, qui rappelle un peu Le Daim). Une bizarrerie qui, étonnamment, se fond assez vite dans un moule plus classique de petit conte fantastique, social et moral. Les axes thématiques (le désir féminin de rajeunissement, la quête masculine de puissance…) et la conclusion (« il est dangereux de vouloir modifier l’ordre naturel ») pourraient presque paraître convenus. Mais soit. Le talent singulier du réalisateur est toujours présent, même en terrain plus balisé. Ce qui est plus regrettable, en revanche, c’est qu’arrivé à mi-chemin, le film semble manquer un peu d’idées et de chair pour tenir toutes ses promesses. La seconde moitié, bien que cohérente, est rapidement expédiée. Et l’on pouvait espérer un dénouement plus marquant. C’est donc un peu court dans l’ensemble (plus une ébauche de film qu’un film vraiment abouti), mais cet ensemble est constamment amusant, jusque dans ses détails : esthétique eighties vintage, gratuite, mais rigolote ; BO bien kitsch (Jon Santos Plays Bach)…
Après Rubber, Réalité, Au poste !, Le Daim et Mandibules, l’extra-terrestre du 7ème Art, Quentin Dupieux, revient avec ces 74 minutes de comédie plus mélancolique et un peu moins déjantée que ses précédents opus. Mais tout de même… Alain et Marie emménagent dans un pavillon. Une trappe située dans la cave va bouleverser leur existence. Le scénario reste quoi qu’il arrive avec Dupieux complètement en dehors des clous. On reconnaît sa patte dès la 1ère image, dès les 1ers dialogues. On sait où on est. Reste que ce film est plus sage que les précédents – toutes proportions gardées – et, à ce titre, m’a un peu déçu. C'est sans conteste son film le plus linéaire, qui ne passe pas par des entorses narratives, du genre briser le mur de l’absurde complet. De plus, il se livre à une double réflexion, à la fois sur le culte du jeunisme et les artifices utilisés pour conserver sa virilité chez l’homme. Il est très difficile de parler plus avant de l’intrigue – des intrigues devrais-je dire – sans rien divulgâcher – comme on dit au Québec – des mystères dans les quels baignent les deux couples. Un mot de la bande-son, entièrement extraite d’un vinyl d’arrangements électroniques de partitions de Bach par un certain Jon Santo et qui date de 1976. Ne cherchez pas ce disque, vous ne le trouverez pas, à moins de l’emprunter à notre cinéaste. Malgré le contexte étrange qu’on retrouve dans tous ses films, on a l’impression que Dupieux s’assagit avec cette fable existentielle et absurde. Il y a du Ionesco chez Quentin Dupieux. Pour amateurs du genre… et j’en fais partie. Côté casting, on est gâté. Avec nos deux couples, Alain Chabat/Léa Drucker et Anaïs Demoustier/Benoit Magimel, on se régale à chaque instant. Ils jouent à merveille ces duos à la dérive, frappés d’une tristesse indéfinissable, mais surtout éternellement insatisfaits de leur vie. Les dialogues sont improbables, l’image délavée et plutôt laide – parfaitement assumée -, la musique volontairement envahissante, en particulier dans la dernière partie, le tout teinté d’un surréalisme de bon aloi et pourtant tellement vrai. Conte philosophique et burlesque qui fait beaucoup rire.
Le film débute d'emblée par un mystère, et se joue déjà de la chronologie, le récit oscillant entre flash forward et flash-backs ce qui s'avère particulièrement judicieux et cohérent au vu de l'histoire. Mais alors qu'on se focalise avant tout sur la trappe dont on attend fébrilement le secret le cinéaste nous surprend par un autre twist drôle et savoureux qui donne une autre perception de la thématique qui se dessine donc, la peur de vieillir. Comme toujours on reconnaît le style du réalisateur-scénariste, un histoire surréaliste et étrange dans des décors minimalistes mais avec des sujets bien ancrés dans notre quotidien et notre actualité. On salue également le casting : outre Chabat en lunaire très terre à terre, Léa Drucker épatante en jouvencelle, Anaïs Demoustier toujours aussi étonnante même si cette fois elle est un peu sous-exploitée, et enfin Benoît Magimel tout en auto-dérision satirique assez hilarant. Le plus gros bémol est la durée, moins de 1h15 c'est court, d'autant plus quand certains passages sont un étirés pour combler un peu. Un très bon moment décalé et drôle. Site : Selenie
Maitre de l'Absurde, Quentin Dupieux signe avec Incroyable Mais Vrai une formidable partition pour ses quatre acteurs. Derrière une simple histoire dont le mystère n'a au fond pas vraiment d'importance, il arrive à réaliser la meilleure comédie que nous pourrons voir cette année au cinéma. Si vous n'avez encore jamais vu l'un de ses films, Incroyable Mais Vrai pourra être une véritable porte d'entrée à son univers si particulier. Vous ne regretterez certainement pas de vous être laissé tenter. [Critique complète sur le site FreakinGeek.com]
Incroyable mais vrai qu'un film soit aussi nul !! Hé bien si Quand j'ai lu le pitch j'ai eu envie de le regarder (à la télé, je suis pas folle de payer une place de ciné pour un film français 藍) car l'histoire me semblait originale. Mais bon, passé la révélation de l'intrigue principale dans la maison… plus rien, une successions de plans plus inutiles les uns que les autres… des acteurs qui se demandent ce qu'ils dont là… une musique horrible style année 70 omniprésente qui casse les oreilles. Bref j'ai détesté et même si l'histoire avait du potentielle, elle a été abîmée par une mise en scène plus que douteuse.
Comment faire un film avec ps grand chose Une idée , que l'on répète Des plans séquence sans parole sur des musique qui croirai sortie des années 80 dans les vieux film érotique .
Un conte philosophique à la Dupieux qui nous parle des dangers de la recherche du rajeunissement et de l'amélioration des performances sexuelles. Malgré le talent des interprètes, c'est comme toujours chez Dupieux : inégal.
Toujours des thématiques, frôlant l’absurde et le surréalisme dans le cinéma de Dupieux . Ici cette maison, toute juste acquise par un jeune couple, possède une trappe magique. Ce principe se veut une fable sur la société contemporaine, le désir de toujours rester jeune, d’avoir une virilité au top niveau, de paraître, de briller en société. On comprend bien, mais le rythme du film est un peu mou , traîne parfois , la qualité d’image est assez pauvre ,un peu floue , un peu grisé, est-ce volontaire . Les acteurs font le job mais sans trop y croire, difficile de complètement accrocher avec cette réalisation un peu distanciée.