S'il ne risque pas de susciter l'unanimité, le cinéma de Dupieux, mieux compris que par le passé car sans doute moins radical, va encore élargir sa base d'aficionados avec Incroyable mais vrai, amusante farce et à trappe et cependant à la profondeur limitée. Le film surfe sur deux histoires concomitantes et genrées de manière un peu lourde : à la femme le thème du rajeunissement, à l'homme celui de la virilité. Et au milieu coule un personnage "normal" incarné par un Alain Chabat, égal à lui-même, c'est à dire impeccable. Passés quelques moments de burlesque épatant, principalement au début du film, les deux sujets abordés finissent conjointement par se mordre la queue (et c'est douloureux), sans que Dupieux ne cherche véritablement à exploiter leur potentiel, préférant à un moment donné livrer un montage en accéléré qui témoigne plus d'un asséchement (paresse ?) de son imagination que d'une véritable idée de développement. Par ailleurs, de nombreux éléments sont laissés en jachère, on ne sait trop pourquoi (le chat, l'épave automobile, le client harceleur ...). Cela dit, c'est une partie intégrante des films de Quentin Dupieux, cet aspect incomplet et bâclé, pardonnable car au service d'intrigues absurdes qui peuvent déboucher sur n'importe quoi. Sur un plan plus positif, force est de constater la grande capacité du réalisateur à intégrer de nouveaux interprètes à son univers, Léa Drucker et Benoît Magimel semblant ici parfaitement à l'aise et d'une justesse immédiate (c'est un peu plus difficile pour Anaïs Demoustier, qui a hérité d'un rôle peu valorisant).
Inachevé. L'idée est bonne. L'idée philosophique que voulait transmettre le réalisateur est bien trouvée. Les acteurs sont sympas mais il manque ce petit "plus" pour un faire un bon film.
En effet, on a une belle partie de remplissage qui crée une forte impression de longueur pour un film qui est pourtant court sur le papier.
Très court (1h15), « Incroyable mais vrai » est curieusement construit et surdialogué. Dans les 20 première minutes, le montage tord le cou à la notion de temps, les scènes sont montées en décalé, on voit la scène 2 avant la 1 puis la scène 4 et la scène 3… C’est un peu déroutant mais c’est une façon comme une autre de nous faire toucher du doigt la problématique du film, hier c’est demain et demain s’est déjà produit ! Mais au bout d’un moment, comme si le cerveau du spectateur avait intégré l’idée, la narration redevient normale pendant une grande partie du long-métrage, avant de connaitre une autre accélération fulgurante dans les 15 dernières minutes. Sans aucun dialogue, avec juste de la musique, on voit défiler l’avenir (funeste ou non) des 4 personnages à grande vitesse pour se terminer par une scène surréaliste comme il convient. Omniprésence de la musique, montage audacieux, décors, accessoires et costume clairement démodés (exemple , le jeu vidéo du début, on dirait un jeu des années 80) film très ramassé (si certains films sont des marathons, celui-ci est un 110 mètres haies, avec le risque de se casser la figure à intervalles réguliers !) et surtout dialogue déliés au maximum. Il faut 10 phrases aux personnages avant de réellement dire quelque chose. C’est drôle au début, et puis c’est vite exaspérant car c’est comme tout : tout est dans le dosage. Mais avec Quentin Dupieux, on est parfois dans la surenchère permanente, alors pour le dosage on repassera. C’est comme la façon qu’il a eu de dessiner ses personnages. Le seul à avoir un rôle équilibré de type normal c’est Alain Chabat (impérial, comme d’habitude). Les autres sont dessinés à très gros traits : Jeanne (Léa Drucker) est obsédée par cette trappe spoiler: qui la fait rajeunir de 3 jours à chaque descente et rêve de redevenir jeune, au point d’en perdre la raison et le sens commun, et de mettre en péril son mariage . Gérard (Benoit Magimel, désopilant) est une sorte de beauf 2.0 bedonnant et vulgaire, obsédé par sa nouveauté technologique (dont je ne dirais rien) au point de caler sa minable vie dessus. Le gag sur sa personne est drôle mais là encore, surexploité au point d’en devenir un peu lourd. Quant à sa jeune compagne Jeanne, une sorte de minette permanentée, elle a le rôle le moins écrit et disparait plus ou moins du film pour les 20 dernières minutes, c’est aussi celle des 4 qui avait le moins de choses à dire et à montrer. Les 4 comédiens sont parfaits mais je fais une mention spéciale à Benoit Magimel, étonnant de beaufitude. Le scénario, pour peu qu’on accepte le postulat surréaliste du départ, est une sorte de conte moral sur la non acceptation de ce qu’on est, le désir irrépressible et malsain de désirer ce qu’on ne peut avoir, ou dans le cas présent, ce qu’on ne peut plus avoir. Si on reste sur la problématique de Marie (mais celle de Gérard n’en est pas très éloignée), spoiler: elle veut redevenir jeune parce qu’elle a peur de vieillir, et donc de mourir. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un thème traité, re-traité et re-re-traité par le cinéma sous tous les angles avant celui de « Incroyable mais vrai ». On est plus ou moins dans une version 2.0 et postmoderne du « Portrait de Dorian Gray » avec la petit morale de fin qui convient sur le fond et la forme, la futilité des apparences, la dualité entre la beauté physique et le beauté morale . « Incroyable mais vrai », c’est un film aussi inventif sur la forme qu’il est fragile et éculé sur le fond. C’est sur que c’est un cinéma qui ne plaira pas à tout le monde parce que 1h15 dans ce monde étrange pourrait presque mettre mal à l’aise. C’est un film à réserver à ceux qui n’ont pas eu peur du « Daim » ou de « Au poste !», que pour ma part j’ai préféré à cette fable un peu fragile sur ses bases.
J'attendais davantage de ce film qui, une fois les secrets éventés, tourne un peu en rond. Les acteurs sont bons et semblent avoir pris beaucoup de plaisir à jouer, on rit un peu mais pas aux éclats. Un bon moment globalement
Les thèmes du vieillissement et de la performance traités par l'absurde, pourquoi pas. Mais ici un court métrage aurait suffit à canaliser ce film et l'aurait éviter de se perdre dans la répétition et l'étiolement qui lassent, lassent, lassent... Sans aucun terrain de jeu pour les acteurs, qui au moins n'auront pas peiné à apprendre leur peu de texte.
Hilarant, mais hilarant ! Quasi seule dans la salle, je devais me pincer le nez pour ne pas rire trop bruyamment. Très envie de le revoir assez vite. Comme d'habitude, Dupieux bâtit tout son film sur une seule idée drôle et absurde (comble du luxe : ici, il y en a deux). Et comme souvent il ne sais pas finir ses films, donc les dix dernières minutes sont ratées. Mais le reste est tellement génial ! Et Chabat, parfait comme d'habitude. Ne lisez rien sur l'histoire du film, Dupieux s'amuse à nous tenir en haleine pendant un moment et c'est mieux comme ça. Mais ne ratez pas cette perle.
Film complètement farfelu, visuellement moche et à la musique insupportable. La morale ne vole pas haut (lutter contre le vieillissement par des moyens artificiels, c’est pas bien). Mais c’est imprévisible, bien joué et parfois marrant. Et puis c’est tellement court qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer.
Magistraux Chabat et Magimel qui portent un film tantôt intéressant tantôt trop simpliste. L'humour à la Dupieux est toujours aussi efficace mais garde certaines limites.
J ai cru au film drôle.. J ai cru à un film dejante.. J ai cru à un film d auteur... Je reste dans l incompréhension de ce film... On espère pendant 20 minutes.. Et apres on desespere d un rebondissement... Un film à la musique et l intrigue d un navet... Image flou sur beaucoup de plan, une valse d image pour combler le temps qui passe... Et qui n apporte rien... On devine la fin au bout de 30 minutes de film... Le reste n est que lente agonie à être torture à combler chaque minute du film...
5 dans la salle... 2 ce sont enfuis... Sûrement une morale dans cette histoire sur la peur de vieillir peut être et encore... Si quelqu un en voit une plus profonde je veux bien comprendre le sens caché... Une lente agonie qui pourra peut être satisfaire certains philosophes sur la vie..
Bref à fuir... Sûrement un des pires films pour ses acteurs... Et un des pires films que j ai vu...
Une super dystopie porté par un jeu d'acteur solide. Mention spéciale à Benoît Magimel un des plus grands acteurs français. Film qui nous interroge sur l'eugénisme post moderne et l'époque dans laquelle on vit. Il devient urgent de se rattacher à la spiritualité
Destiné pour un public de fans dont je suppose faire parti...Q.Dupieux fidèle à son genre (comédie fantastique barrée et lunaire)...toujours l'impression de voyager dans un autre monde. Cette fois-ci une satire ou fable sociale sur le transhumanisme et le jeunisme, et ces travers absurdes (hilarant)... et comme toujours une perfection, dans les dialogues , la mise en scène (tous les acteurs s'amusent et nous éclatent aussi), dans le soin de la photo et de la réalisation des effets spéciaux...Un Jean de la fontaine du 7eme art, libre et moderne, qui n'a pas peur de ni mettre moins qu'il n'en faut en 1h14 seulement. Cela a suffit pour me surprendre et être transporté dans cette incroyable histoire soutenu tout le long par l'envoutante et merveilleuse musique de Bach composé par Jon Santo tel une Wendy Carlos...Incroyable mais vrai. Ps: Attention réservé seulement à son public.
J'ai aimé le film, mais par contre, sincèrement, Mr Dupieux, faut arrêter avec le Depth of field totalement blurré et tous les filtres qui font mal aux yeux et à la tete. Sinon j'ai adoré, et je ne sais pas quoi dire de plus. Voila.
Le pire film jamais vu !! L'histoire est nulle, en fait il n'y en a pas. Quelle déception, on se faisait un plaisir d'aller se marrer. En sortant tous les commentaires allaient dans sens. Mais qu'est ce qu'on est venu faire dans cette galère. Au moins on était au frais pendant 1h14 mn... Et l'image est désastreuse, on a l'impression que la lentille de la caméra était pleine de gras.