Kathryn Bigelow ne faillit pas à sa réputation, elle filme des cloisons, des recoins, cherche à creuser les consciences de ceux embarquées dans les combats qu'ils livrent avec et contre eux mêmes.
K-19 n'est pas son long-métrage le plus inspiré dans le domaine, il s'y manifeste néanmoins deux ou trois séquences vraiment sous haute pression. spoiler: Si la première heure déçois, la seconde, plus technique est elle dans l'étalage de savoir faire en matière d'images de sa réalisatrice. L'entrée dans le " Cœur ", les conditions et le sacrifice qui les incombent secoue chaudement. Dommage que le film tartine question composition musicale et dialogues, car sans ça, K-19 aurait vraiment eu un coffre maximisé.
Le jeu des acteurs n'est pas, on va le reconnaitre, très subtil. C'est bourrin. Un petit cahier des charges, services à minima et hop l'affaire est pliée.
K-19 n'a pas l'ampleur et la portée d'un Das Boot ( vu il y'a peine quelques mois ) mais situe toutefois son entreprise à retranscrire le même regard sur ces hommes embarqués dans cette joute. Un peu de pathos et de gros sabots n'entache en rien l'envie de suivre ce qui s'y trame.
Kathryn Bigelow s'insère dans une case réservé, elle y démontre son attrait pour la Guerre, pour ces conflits qui semble être une cause personnelle. Sa démarche est trop appuyé, mais sa mise en scène, elle, n'est pas entaché.
Kathryn Bigelow (Point Break - 1991 & Démineurs - 2009) adapte ici un tragique fait divers russe, dans lequel des sous-mariniers furent irradiés en 1961 au moment de remettre en marche le sous-marin nucléaire K-19. Le film revient sur ce tragique évènement qui couta la vie à une vingtaine d'hommes (sur le long terme). Toute la complexité de K-19 : Le Piège des profondeurs (2002), tout comme n'importe quel film de sous-marin, c'est de parvenir à tenir en haleine le spectateur, alors que l'intégralité de l'histoire se déroule à l'intérieur d'un sous-marin., ce qui est loin d'être facile. Dans ce registre, on se souvient bien évidemment du célèbre Das Boot (1982) et ses 280 minutes ! Ici, Kathryn Bigelow se contentera d'une intrigue étalée sur 140 minutes, ce qui est amplement suffisant, aidée par un scénario et une mise en scène d'une grande efficacité, où la tension se fait ressentir petit à petit et prenant de l'ampleur au fur et à mesure. Une tension palpable, un huit clos palpitant et psychologique, porté par un casting de choix, avec Harrison Ford (qui est également producteur exécutif du film), Liam Neeson & Peter Sarsgaard. L'autre point fort du film, c'est la Guerre Froide vue du côté des russes (pour une fois que ce ne sont pas les américains qui sont mis en avant, dans le même genre, mais en beaucoup moins réussit, on pourra aussi citer A la poursuite d'Octobre rouge (1990).
Un bon suspens pour ce face à face Liam Nesson/ Harrison Ford, quelle tension! Katheryn Bigelow a encore fait un bon boulot même si on va lui reprocher d'avoir fait un USS Alabama 2 parce que ça y ressemble à bien des moments. Il était forcé d'avoir des similitudes ,mais c'est si flagrant qu'on finirai par confondre les deux! D'autant plus que ce sont deux grands acteurs dans alors il est impossible de ne pas faire la comparaison ou d'y penser . Je suis content d'avoir découvert cette histoire, basée sur des faits réels ce qui donnent une dimension bien plus dramatique et bien plus intense. interprétée par deux grands acteurs parfaitement dans leur rôle. Leur confrontation est palpitante, on se demande qui va craquer, e patriotisme ou la raison, le bon sens quitte à désobéir, ce qui dans le contexte du film est l'élément indispensable pour en saisir toute la gravité. Un poil de longueur avant l'heure de film mais qui n'entrave pas la bonne impression de ce film à voir, pour sa culture...
C'est confiné dans un sous-marin étroit au danger mortel que Kathryn Bigelow met à l'épreuve l'intégrité physique et le sens du devoir de ses marins Soviétiques, pris au piège entre la détermination aveugle de son amiral et leur propre instinct de survie, les deux entrent en conflits dans les situations les plus dramatiques et aux conséquences les plus tragiques. Le sous-marin gagne dès l'introduction une aura de monstre à dompter dévorant impitoyablement ses résidents, ne pouvant tenir que grâce à leurs camaraderie et la vision du monde qu'ils défendent. Lorsque le spectre de la mort gagne de plus en plus les coursives, les personnages sont poussés dans leurs retranchements jusqu'à ce que seul le devoir ou la survie comptent, représentés par ses deux charismatiques commandants en conflit constant. On pourra reprocher à la fin d'être partiale et peu en accord avec la mentalité de la mère patrie, mais elle un aboutissement juste de cette aventure en enfer.
Inattendu vraiment...bon à part le fait que les comédiens soient américains qui jouent des russes le film est plutôt bon . Un suspense bien mené et la mise en scène étouffante à souhait. Une réussite.
Ce film rassemble 2 de mes phobies : les sous marins et le nucléaire. Un film qui met en avant la fierté mal placée des Hommes mais aussi la bravoure dont certains ont su faire preuve en ces temps troublés. Toujours étonnant de voir des acteurs américains interpréter une autre nationalité (russe qui plus est). Tout le monde est convaincant et l'histoire est très prenante. A chaque fois que je le vois, j'ai mal pour eux...
Voilà une histoire vraiment très intéressante, car retraçant un pan de la guerre froide qui nous montre jusqu'où peut être exacerber la haine de l'ennemie, et à cause de cela, envoyer un sous-marin finit à la va-vite, juste pour impressionner l'autre. Harrison Ford & Liam Neeson sont très bons, et le scénario est vraiment excellent. A voir absolument.
Dommage que des clichés et quelques erreurs ternissent ce grand film. Oui, je n'ai pas peur de le dire, c'est un grand film, autant par son intensité et son interprétation que par le sujet qui y est traité, car c'est probablement un tournant de l'histoire qui aurait pu changer la face du monde.
Un film américain sur une problématique russe. A travers ce miroir déformant, il est question d'un sous-marin russe nucléaire et d'une avarie lors de sa première sortie. La course aux missiles dépasse l'entendement et les russes vont affronter leur mission dans un esprit patriotique, entre hommes. Basé sur une histoire vraie semble-t-il, voici un moment de l'histoire de la guerre froide vingt-huit ans avant la chute du mur.
Sur le plan historique le film est très intéressant et bien écrit. On décroche pas, cela passe par des personnages travaillé et un suspens bien dosé. Ici ce qui compte c'est pas l'action mais le scénario, du coup le film y gagne en maturité, en sérieux et l'ensemble est très immersif.
Basé sur une histoire vraie, ce K19 bénéficie de tout le savoir faire de Kathryn Bigelow pour instaurer de la tension dans ce huis clos déconseillé aux claustrophobes. Parfaitement réalisé le défaut du film à mon gout est d avoir une vision américaine sur ces hommes qui se sont sacrifiés pour éviter un drame mondial. Quand j entend le capitaine du sous marin dire à ses hommes "que dieu vous bénisse" j ai du mal à imaginer un haut gradé soviétique dire ça. En revanche les rôles sont bien tenus et j ai trouvé intéressant le fait de raconter les petites histoires dans la grande. Ca n est pas un film extraordinaire mais la qualité de sa réalisation en fait plutôt un bon film.