Voilà un film dont je voulais en savoir le moins possible avant d'aller le voir, mais dont la bande-annonce, à laquelle je n'avais pourtant rien compris, associée aux noms de Stephen King et Mike Flanagan, m'avait vraiment donné envie. Et il n'y a rien d'étonnant à ce que la bande-annonce ne raconte rien, car raconter ne serait-ce qu'un tout petit peu de ce qu'est l'histoire du film serait le gâcher.
Découpé en trois parties présentées à rebours, "Life of Chuck" laisse dans un premier temps un peu pantois, tant on ne comprends rien de ce qu'on découvre à l'écran, à l'aube d'une fin du monde. Mais c'est en découvrant justement la vie de Chuck qui donne son titre au film que l'on va saisir ce que tout ça représente, la métaphore qui se cache derrière cette histoire.
C'est du coup la troisième partie qui donne vraiment tout son intérêt au film, même si les deux première sont tout à fait envoutantes. La scène de danse illustrée sur l'affiche est vraiment excellente, et donnerait à quiconque envie d'aller s'inscrire à un cours à la sortie de la salle. Étonnamment, alors que Tom Hiddleston est mis en avant sur l'affiche, il n'a pas tant de présence que ça à l'écran. Et parmi le casting ahurissant réunit ici (Chiwetel Ejiofor, Karen Gillian, Matthew Lillard, Mia Sara, Carl Lumbly, Heather Langenkamp et j'en passe), celui qui m'a le plus subjugué est Mark Hamill dans le rôle de ce papy alcoolique, vraiment touchant.
Si ce récit de Stephen King est davantage dans l'esprit de "La ligne verte" que de ses célèbres récits d'horreur, plus on avance dans le film et plus la référence qui vient à l'esprit est "Forrest Gump" de Robert Zemeckis. Il y a un peu de Gump dans "La vie de Chuck", car on y retrouve la même naïveté, tout en étant très différent.
Mais si la conclusion donne tout son sens au film, elle m'a tout de même un peu laissé sur ma faim, me laissant comme un goût de trop peu. J'aurais aimé en découvrir plus encore de la vie de Chuck, ne pas le laisser si vite. Mais c'est sans doute un choix volontaire pour laisser au spectateur la liberté d'imaginer les multitudes que sont Chuck.