Mike Flanagan sort de son registre de prédilection pour notre plus grand bonheur avec cette histoire originale au sous texte affirmé. Le montage en surprendra plus d’un et l’on pourrait se dire qu’il n’était pas forcément utile de mélanger la timeline mais rien que le sentiment d’être complètement largué sur la première en valait la peine. La réalisation est parfaite, la mise en scène assez exquise et les émotions virevoltent lorsque l’on comprend le fin mot de l’histoire dès la seconde partie. Flanagan n’en oublie pas pour autant son style de base avec quelques scènes plutôt angoissantes au passage. C’est bien foutu, très bien joué par l’ensemble du casting et l’idée générale est très séduisante. En deux mots, profitez (du spectacle) et vivez !
Une vraie belle surprise : un film profondément original, à la structure audacieuse, qui assume son étrangeté avec une grande maîtrise. La mise en scène est soignée, élégante, et parvient à rendre limpide un récit pourtant fragmenté. Certaines scènes sont tout simplement extraordinaires — la danse dans la rue, à la fois inattendue et euphorisante, ou encore la fin du monde, traitée avec une poésie mélancolique rare. Le film ose des moments suspendus qui marquent durablement. La dernière partie déçoit peut-être un chouïa, un peu plus explicative et moins vibrante que le reste, mais franchement, dans l’ensemble, cela reste une œuvre singulière, touchante et super bien réalisée.
Au début on ne capte pas tout, mais la fable sur le caractère précieux de toute vie et l'apocalypse que constitue pour chacun sa fin est joliment contée. Peut-être un peu trop de sirop par moment, mais l'interprétation est élégante (le "so british & dancing" Tom Hiddleston en tête) Un feel good movie original
D’une beauté et d’une poésie inouïes, de l’intelligence de l’écriture du grand Stephen King et la subtilité de la réalisation de Mike Flanaghan en passant par un casting aux petits oignons ( acteurs et actrices récurrent chez le sieur Flanaghan) Life of Chuck est un grand film, rare, original.
Merci Chuck Pour moi qui ai de grosses réticences à propos du cinéma US, hormis l’indé’ qui sort régulièrement de belles pépites, ce film main stream tout droit sorti des grands studios n’avait rien pour me plaire. Quel tour de force dans une époque où Hollywood peine à nous émouvoir et surexploite ses franchises, ce « Life of Chuck » fait figure d’OVNI tant il renoue avec les grandes heures du cinéma US. N’y allons pas par quatre chemins, ce film est le lien entre « La vie est belle » de Franck Capra et les productions Spielberg des 80’s peuplées de fantastique, d’humour et de tendresse. Pas de pitch pour ce film découpé en trois actes très distincts aussi bien par son casting que par son esthétique, son ton et son format de l’image ; tant il est préférable de le voir sans rien en savoir et se laisser porter par une histoire construite comme une énigme en forme de puzzle. Disons simplement que c’est l’histoire mystérieuse et fascinante d'un homme ordinaire qui porte en lui bien plus que sa propre vie : un univers entier. Et que donc une mort est une véritable apocalypse, même si l'homme est ordinaire. C'est donc un film touchant avec une bonne dose de tristesse et de mélancolie insondable. On peut juste regretter un léger déséquilibre narratif entre les trois parties ; le seconde abandonnant une part de magie qui fait le charme du film. Ca fait plaisir de voir une forme cinématographique renaitre parfois de ses cendres ; un cinéma que j’ai tant aimé dans ma jeunesse.
Drame fantastique écrit et réalisé par Mike Flanagan, Life Of Chuck est un beau film, manquant hélas d'être une magnifique œuvre. L'histoire nous fait suivre l'existence de Chuck, un homme ordinaire, dont la vie est extraordinaire. Derrière ce synopsis laconique se cache un scénario beaucoup plus complexe, adapté du roman court de Stephen King, mais en dire plus serait en dire trop. On assiste donc pendant environ une heure et quarante-cinq minutes à une intrigue déroutante car présentée par la fin. En effet, le récit débute par l'acte trois qui nous plonge dans une atmosphère mystérieuse, devenant de plus en plus apocalyptique au fil des minutes. Le récit est intriguant et les réponses vont nous être apportées dans le deuxième et le premier acte. Mais ces deux derniers sont moins prenants malgré les révélations. La faute à des séquences de danse beaucoup trop longues. Le métrage, avec ce montage inversé, apporte donc son climax dès le début et fatalement ça retombe par la suite. Pour autant, les thématiques traitées sont si passionnantes qu'on reste impliqués. En effet, le film parle de l'immensité de l'univers et de la petitesse de l'humain face à ce qui l'entoure. Il dit également que chaque vie est précieuse car miraculeuse et qu'elles se valent toutes, qu'on soit un inconnu ou une vedette. De ce que notre éducation nous fait devenir. De nos choix et de leurs conséquences. Du sens de notre existence. Ces sujets sont passionnants car ils questionnent et sondent l'âme et la conscience humaine. Tout ce qui est enfoui au plus profond de notre être. La mort est également centrale avec la chute d'un univers personnel mental qui s'éteint lorsqu'on meurt. Tout comme ce monde écrit en mathématiques, qui parvient à nous faire aimer cette matière en l'expliquant ainsi. Les réflexions sont profondes et intéressantes, touchant en plein cœur. Malheureusement, ce n'est pas constant tout du long. Ces discussions vertigineuses sont plus rares que les scènes de danse, qui prennent définitivement trop de place. D'autant plus que sur une existence de trente-neuf ans, il est étrange que son souvenir le définissant le plus et l'ayant fait devenir quelqu'un l'espace d'un instant soit quelque chose d'aussi banal. On se dit qu'il a du vivre plein d'autres instants plus marquants. On aurait souhaité visionner plus de moments de son parcours. En l'état, ça se focalise trop sur ce moment trop quelconque. La voix off narrant cette existence a tendance pour sa part à desservir la narration plus qu'elle ne la sert à cause de son timbre et de son ton qui dénotent du fond en plus d'être trop envahissante. Le ton est d'ailleurs ni suffisamment dramatique, ni drôle. Il est trop neutre. L'ensemble est porté par des personnages appréciables, mais malheureusement pas aussi attachants et touchants qu'escomptés, à commencer par le rôle titre. Chuck n'est hélas pas assez développé pour qu'on ressente de l'empathie pour lui. Un rôle incarné par un Tom Hiddleston convaincant mais pas transcendant. Le reste de la distribution comprend également entre autres Chiwetel Ejiofor, Karen Gillan, Mia Sara, Carl Lumbly, Mark Hamill ou encore David Dastmalchian. Tous ces individus entretiennent de jolies relations. Celles-ci devraient émouvoir aux larmes. Mais il manque cette petite touche d'authenticité, de sincérité et de naturel pour qu'elles bouleversent totalement. Des échanges soutenus par des dialogues captivants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est simplement correcte. Sa mise en scène est plate, manque de créativité et ne parvient pas à mettre en avant les émotions de ses protagonistes. Elle fait assez artificielle et ne colle donc pas avec son propos terre à terre. La photographie est pour sa part ravissante, mais justement trop superficielle. Même les décors font trop cinéma pour qu'on s'imprègne entièrement. Quelques plans sont tout de même mémorables. Ce visuel trop propre, manquant d'aspérités, est accompagné par une bande originale aux compositions agréables, mais pas marquantes. Elles confèrent une sacrée atmosphère dans le troisième acte et sont évidemment importantes lors des séquences de danse. Mais le reste du temps, leurs notes n'impactent pas les images. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Life Of Chuck qui, en conclusion, est un long-métrage méritant d'être visionné tant il fait cogiter les pensées.
J’ai adoré ce film, l’univers de Stephan King est si bien retranscrit à l’écran et le message est si beau et philosophique qu’il ne laisse pas indifférent. Un des meilleurs films que j’ai vu ces derniers temps.
Une belle surprise pour ce film Ce n’est pas ma tasse de thé à priori ce type de film mais je suis rentrer totalement dans l’histoire ! J’ai trouvé la scène de danse parfaitement réalisée avec une pointe de gênance très agréable et un scénario de qualité. Le jeu des acteurs est top En synthèse, ne te pose pas de question et viens danser 睊 Et merci Mike
Le traitement du film laisse songeur . Si vous aimez la métaphysique portée à l'exagération sur la première demie heure alors laissez vous tenter. La deuxième partie du film est plus intéressante mais plombée par du sentimentalisme à l'extrême.
Vous allez découvrir la vie de Chuck en trois partie. Dans le début, on est à la recherche de ce fameux « Chuck ». On croit que ce n''est qu'une farce puis le film s'emballe et devient un véritable enchantement et une véritable surprise.
Le héros que peut voir dans The night manager est émouvant et surprenant. Le scénario écrit par Stephen King nous fait réfléchir sur notre vie et le but que l'on lui donne. Est-ce qu'elle serait différente si on savait de quoi notre avenir serait fait et tout les biens matériels que l'on est tellement « accro » ne serait qu'illusoire.
Life of Chuck est un film très déconcertant du fait de son découpage, et de son premier chapitre… dont je ne comprends toujours pas le sens et le rapport avec le reste du film ? Cependant, j’ai vraiment apprécié l' expérience : le film est plein de tendresse et le personnage de Chuck arrive à trouver de la profondeur tout au long du film, on est vraiment pris d’empathie pour lui. Je recommande !
Un bien beau film dont la construction, atypique, le rend encore plus attrayant. Les acteurs sont formidables, la narration extra. C’est à voir et à revoir!
Que c’était profond… beaucoup de choses sont très travaillées dans Life of Chuck, c’est recherché et très bien pensé ! J’ai passé un bon moment, entre tristesse et nostalgie de quelque chose que l’on a pas connu…
Tres belle nouvelle de Stephen King où l’on y retrouve tout son univers. L’adaptation a quelques longueurs et manque un peu de liant entre scènes et personnages