Mensonges, manipulations. Qui ment? Qui croire? Le scénario est très prenant avec comme thème la famille est un poison. Le film aurait peut-être gagné à être un peu plus rythmé.La distribution est au top. Excellente bande-son. Bref, une réussite
Ce film est une honte. L'ultra féminisme y est poussé jusqu'à son paroxysme. Casting quasi-exclusivement féminin (seulement trois hommes prennent part aux dialogues du film). Le seul acteur principal du film (le père de famille) concentre tous les stéréotypes (mâle de plus de 50 ans, violent, radin, antisémite, incestueux, etc.). Le message féministe de ce film : tous les hommes sont mauvais même votre père. De plus en plus de films (américains surtout) diffusent de manière sournoise cette idéologie dangereuse.
Ce film, qu'on pourrait classer dans une catégorie « humour grinçant et thriller », est finalement une proposition plutôt mitigée qui me laisse perplexe.
En premier lieu, au niveau du scénario, il est bon, du début à la fin, malgré qu'il soit assez mou dans le déroulement, malheureusement (on s'ennuie une bonne partie du film hélas, il aurait pu être réduit). On se laisse entraîner doucement par une histoire sur laquelle on se pose quelques questions, mais pour laquelle on s'ennuie et on s'endort un peu, avec quelques sursauts, quelques réveils, mais les moments « comique grinçant » du film sont assurément bien meilleurs que les moments de suspense, de tension. La fin du film, l'élément qui termine plus précisément, est très décevant pour une écriture qui n'est pas mauvaise : la fin aurait pu être mieux imaginée, mieux travaillée, c'est dommage.
Ensuite concernant la mise en scène et l'image sont très bonnes, chaque personnage est bien écrit, bien mis à l'écran. Les plans sont bons, les propositions sont bien effectuées et l'immersion dans l'univers qui nous est raconté est très facile.
Une fois n'est pas coutume je ne vais pas détailler les prestations des acteurs, qui sont tous à la hauteur de leur personnage dans le film, de leurs émotions, de leurs évolutions. L'histoire se joue autour de sept personnages principaux qui ont tous leur importance dans l'intrigue.
Avant de finir cette critique je veux faire un point sur un ressenti qui n'est peut-être pas partagé, suis-je possiblement une personne trop étrange, spoiler: mais pour moi ce film est indirectement misogyne. D'une part de par sa mise en scène et dans le choix des acteurs et actrices mis à l'écran : un choix étonnant qui laisse une porte ouverte à cette polémique. D'autre part les personnages féminins, qui nous sont présentés à l'écran, ont tous sans exception des mauvais côtés. Ces femmes sont toutes manipulatrices, orgueilleuses, et leurs mauvais côtés sont beaucoup plus présents que leurs bons côtés : un tel choix d'écriture sur ces personnages, combiné au titre du film, laisse planer un doute sur la misogynie que porte ce film, et c'est bien dommage .
Je mets une note de 0.5/5 à ce film : il aurait mérité un 2.5/5, un film avec des qualités et des défauts qui se compensent je trouve, mais le message véhiculé en définitive, quand on a vu le film et qu'on l'a analysé, le dessert trop hélas !
Sébastien Marnier nous témoigne son amour pour les âmes déchus et torturés. Il y donne une passionnante origin-story à ce que serait l'origine du mal. Celle qui noircit l'âme humaine, nous rend si mauvais et vulnérable à la fois. Passionnant film, après l'excellent 'L'heure de la sortie', grâce à son excellente distribution ( Weber en tête, terrifiant ), et son scénario d'une grande noirceur où il manipule les perceptions, travaille les codes du genre et de la narration. Il réussi à raconter un malicieux conte macabre qui rappelle de loin au Parasite de Bong Joon-ho.
Ce film commence par intéresser (une nana qui emballe des sardines veut retrouver son père). Puis on prend parti (pour le bien contre le mal bien sûr). Puis on se lasse (de voir des exagérations partout, voire un jeu d'acteurs un peu lourd). Puis on s'énerve de l'ajout soudain d'autres sujets qui semblent inutiles (question de sexe)... Mais finalement, on était dans un film d'horreur sans le savoir. On était manipulé ! Un bon film d'horreur comme on les aime : pas gore, pas sci-fi, juste humain. Et français ! C'est vrai que le genre humain est une source inépuisable de mauvaiseté. On est bien trompé quand on croit à la pertinence de certaines répliques en rapport avec ce qu'on croyait être venu voir, genre "la famille c'est comme un poison qu'on a dans le sang". On n'y était pas ! On était manipulé ! A.G.
Jeu de dupes jubilatoire! Toute l'affaire se dévoile astucieusement pas à pas. La BO est très intéressante et ajoute une belle dimension à ce film. Dominique Blanc est syllogomane, ce qui attise les ressentiments du patriarche Weber. Et puis Laure arrive et n'est pas la bienvenue. Pourquoi? Les filles ont un prénom épicène (Stéphane et Georges) : d'un revers de main le père déclare avoir voulu des garçons. Ambiance! Et Laure a une relation homosexuelle avec une prisonnière. Pourquoi l'évoquer? La gouvernante est ultra désagréable. Pourquoi? Le patriarche fait des mystères du rôle qu'il veut donner à sa fille. Quel suspense! L'audience au tribunal fera pschitt pour les intérêts du père. Et puis tout s'accélère et l'ambiance progresse dans la violence entre chaque protagoniste... La prisonnière s'évade miraculeusement et s’immisce importunément. La scène finale termine en apothéose !
Vraiment super . Enfin un bon film je suis sorti de la salle super content Tout est réussi : scénario suspens les acteurs le rythme la montée en puissance de l'intrigue et la chute extraordinaire
Bref foncez le voir super thriller qui est bien ficelé on s'ennuie pas une seule seconde
Quelque moment drôle en plus donc vraiment je vous encourage à y aller les yeux fermés. Mérite un grand succès.
Je salue encore une fois le talent de Laure Calamy qui me déçoit jamais ....
Ai vu « L’origine du mal » de Sébastien Marnier. Le scénario réjouissant, volontairement invraisemblable qui n’hésite pas avec les outrances dans les rebondissements et la caractérisation exagérée des personnages fait souvent penser à la patte de Chabrol. Le long métrage qui mêle secrets de famille, manipulations, mensonges tire à vue sur la famille bourgeoise idéale. Et c’est souvent un régal. Ce régal est du principalement à l’interprétation magistrale de Dominique Blanc en femme complètement addict aux achats compulsifs. Elle est irrésistible et livre une des meilleures interprétations du cinéma français de cette année. Laure Calamy n’est pas en reste en personnage à multiples facettes. La réalisation est soignée et la photographie très belle. Mais il manque de second degré, de grincement, d’humour, d’âpreté, de suspens pour faire de ce film qui dépeint une multitude d’affreux jojo, une pépite. Parfois le rythme flanche, et le montage laisse deviner un peu trop vite certains rebondissements scénaristiques qui sont nombreux. Une surprise plaisante et jouissive.
Malgré quelques grosses ficelles scénaristiques, ce thriller intimiste signé Sébastien Marnier remplit honorablement son contrat : nous tenir en haleine pendant deux heures au rythme des tribulations d’une famille méchamment dysfonctionnelle. Porté par de très bons acteurs et actrices (Laure Calamy, Doria Tillier, Dominique Blanc, Jacques Weber, Suzanne Clément, Céleste Brunnquell), élégamment mis en scène, L’origine du mal fait intelligemment le pari de dévier du thriller pur – pourtant les rebondissements sont nombreux ! – pour se concentrer dans une dernière partie sur des thématiques qui imprègnent notre société contemporaine. Une musique de générique final géniale, interprétée par le duo Fishbach-Pierre Lapointe.
Film vraiment antipathique avec de très bons acteurs, Dominique Blanc en tête, formidable. Jacques Weber est assez indignement traité, déambulant en slip kangourou, fourbe, homophobe, antisémite, phallocrate. Le film coche toutes les cases de la bienpensance en présentant une caricature de vilain méchant riche. On s'ennuie, longs plans sur les visages, suspense inexistant. On est très loin des thrillers anglais aux personnages riches et complexes...
Un très bon thriller dans une famille où le patriarche a de mauvaises relations avec sa femme et ses enfants. Suspicions et mensonges au programme. Un régal.
Un premier acte absolument horrible et ennuyant, il ne se passe rien a part la présentation de la famille et des clichés de riches, qui sont d'autant plus joués par de bons acteurs mais qui dans ce film jouent extrêmement mals a part Laure Calamy, entre Dominique Blanc qui en fait trop, surtout au début du long métrage et le personnage de Jaques Weber sonne énormément faux. Le scénario n'est pas génial et très cliché. La maison est quand même très belle mais la photographie et la BO resteront oubliables. L'intrigue qui tourne autour de l'amante de Laure Calamy et de son père est géniale et est peut être la meilleure partie du film. 2h, c'est un peu long, surtout avec un début nul.