Toxique et ennuyeux Un film àla "française", avec un soupçon de britannique, mais juste un soupçon. C'est vilain, sans joie, et sans intérêt pour moi. Je comprend que ça plaise, mais objectivement, personne rêve de diner avec un fan de ce film.
Une nouvelle histoire de "coucou", pour Sébastien Marnier, scénariste (romancier à la base) et réalisateur, dans ce 3e "long". Si "Irréprochable", son coup d'essai en la matière, avait l'attrait de l'inédit dans l'argument, permettant de passer sur les invraisemblances et surcharges diverses, ce "L'Origine du Mal", qui se perd très vite dans une redondance similaire, ne peut que susciter le rejet ! "Stéphane" est en effet un coucou non seulement de type amoral, mais du genre un peu trop frontal - trop de noirceur tue la "bonne" noirceur (romanesque), trop de violence n'a rien d'intéressant (cinématographiquement parlant). Évoquer Chabrol, comme souvent lu, est une aberration ! Entre les deux films, un encore plus détestable : "L'Heure de la sortie", d'ailleurs. Les performances des actrices (Jacques Weber, "écrasé" par ces dames, réussissant pour sa part à être plutôt mauvais) mériteraient quand même une étoile globale de consolation (Suzanne Clément au top... bien que trop âgée pour le rôle), mais décidément, ne peux m'y résoudre !
Ce film pourrait être vu comme la réponse française, la réplique française au film américain britannique A couteaux tirés, seulement en France que les personnages auraient cette forme d'interaction sociale, seulement en France sous le couvert de civilité que des jeu de mots peuvent arrivés à dire ses méchancetés. L'intrigue est bonne, bien tenue, sans être trop compliquée, chaque personnage est à la fois vilain et humain , et passe d'être détestable à être attachant. Aucune longueur.
Je suis déçu. Je m'attendais à un polar et j'ai découvert un film que je n'ai pas du tout compris. A force de vouloir être original, on se perd un peu dans les émotions. Que doit-on ressentir ? De la compassion ? De la rage ? Du mépris ? Si le réalisateur a voulu mettre tout ça en place, pour sûr il a réussi son coup. Mais j'en ressors avec un sentiment mitigé. A noter que les acteurs sont magnifiques et que la musique est très intéressante aussi. Merci d'avoir lu !
Les personnages ne donnent pas envie d'aimer, Doria Tillier est mal employée, Laure Calamy commence à s'enfermer dans son rôle de folle prête à tout, le retournement de situation ne met pas grand-chose en péril tant on se sent loin et Jacques Weber - qui surnage certes un peu - ne suffit pas.
Malgré quelques grosses ficelles scénaristiques, ce thriller intimiste signé Sébastien Marnier remplit honorablement son contrat : nous tenir en haleine pendant deux heures au rythme des tribulations d’une famille méchamment dysfonctionnelle. Porté par de très bons acteurs et actrices (Laure Calamy, Doria Tillier, Dominique Blanc, Jacques Weber, Suzanne Clément, Céleste Brunnquell), élégamment mis en scène, L’origine du mal fait intelligemment le pari de dévier du thriller pur – pourtant les rebondissements sont nombreux ! – pour se concentrer dans une dernière partie sur des thématiques qui imprègnent notre société contemporaine. Une musique de générique final géniale, interprétée par le duo Fishbach-Pierre Lapointe.
Voila un film étonnant, mélange d'humour noir et de tension dans cette famille peu acceuillante quand Stéphane (Laure Calamy) vient retrouver ses racines, et notamment son père (Jacques Weber). Je n'ai que trop peu adhéré à cette intrigue familiale où l'on sent d'emblée que l'atmosphère est hostile. La multiplication des rebondissements ajoute encore un peu de flou dans ce thriller où la mayonnaise a du mal à prendre. Au final, on ne passe pas un mauvais moment grâce à des acteurs talentueux maisspoiler: il ressort de ce film un sentiment de confusion devant cette imposture.
Quel ratage. On est bien sûr appâtés par la superbe affiche, par une promesse de thriller à la De Palma ou de Chabrol. Hélas la réalisation est plate malgré quelques tentatives de se la jouer moderne ( le fameux Split screen à la De Palma)et rien n’est exploité : ni le décor, ni le casting. Entre ces bons comédiens, l’alchimie ne prend jamais, chacun fait son numéro en solo et l’on en vient à imaginer ( et regretter) le film que Chabrol en aurait fait avec Stéphane Audran, Michel Bouquet et Bernadette Lafont o Maus revenons à ce qui est la véritable origine du mal dans ce film : son scénario très paresseux, très faiblard, et ses personnages mal écrits, dont on ne comprend ni le parcours ni les intentions. Au final, beaucoup d’ennui, il est très difficile de tenir jusqu’au bout.
L’origine du mal de Sébastien Marnier se caractérise par sa distribution. Tous les principaux personnages sont féminins à l’exception de celui incarné par Jacques Weber. Un seul protagoniste masculin qui, sans être le personnage central incarné par Laure Calamy, est la cible d’un entourage exclusivement féminin (jusqu’aux personnels de justice) et majoritairement venimeux. Le cinéaste a donc fait profusion de rôles féminins lors de l’écriture du scénario. Il a pris le risque aussi de rendre peu sympathique ses personnages auxquels il applique des caractérisations et des évolutions psychologiques très inégales. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/albi/oeillades-2022/#OM
S’inscrivant dans la lignée des romans noirs d’Agatha Christie, Sébastien Marnier évoque le suspense cinéphile des Chabrol, Hitchcock ou De Palma sans toutefois atteindre la quintessence de ses nombreuses références. Pour autant, cet honnête thriller brillamment réalisé autour d’une sordide histoire de famille est une très belle surprise. La distribution est de grande tenue, Laure Calamy, Dominique Blanc et Jacques Weber caracolent en tête.
Certains rebondissements m'ont fait rire (et je n'étais pas la seule) par leur incrédibilité. Dommage, j'aurais préféré être emporté par le scénario et osciller comme dans tout bon polar vers différentes pistes ou vérités. Là finalement on a assez brutalement un morceau de vérité à chaque fois. Bref malgré les prouesses des acteurs totalement impliqués comme J Weber, D Blanc, L Calamy, je suis restée assez en dehors de ce film. Il me reste juste une question dans le spoiler qui suit : spoiler: Si quelqu'un pouvait m'expliquer pourquoi l'avocate n'intervient pas à l'hôpital ?