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Fiers R.
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3,5
Publiée le 11 avril 2024
Disons-le d’emblée, « Normale » n’est pas un grand film inoubliable pour les spectateurs, pas plus qu’il sera marquant pour le septième art. D’ailleurs, le début est plutôt anodin et ne nous cueille pas vraiment pas sa photographie terne et son histoire apparemment classique d’un duo père-fille. Mais, plus les minutes passent, plus le charme opère. Le troisième film d’Olivier Babinet après le remarqué et loufoque « Poissonsexe » et si l’on omet son documentaire « Swagger » est un petit bijou de douceur et de tendresse. Le genre de film qui parvient à rendre léger un sujet pourtant très grave. En effet, ici le père de l’héroïne est atteint de sclérose en plaques et parvient difficilement à s’occuper de sa progéniture qui doit tout gérer depuis que sa mère est partie. La venue d’une assistance sociale va les obliger à être malins pour qu’elle ne soit pas placée en foyer. Sur ce canevas dramatique, le scénario de Babinet va faire montre de beaucoup de douceur et de fraîcheur rendant la situation toujours cocasse et amusante laissant la gravité de côté. « Normale » sait faire rire quand c’est tragique et c’est une qualité en plus d’être tout sauf évident. En témoigne, la scène (très drôle) où, aveugle, Poelvoorde fait semblant de voir. Une séquence qui cristallise bien le fil ténu entre rires et émotion, où le cinéaste sait arrêter ses effets comiques pile au bon moment pour en pas verser dans la gaudriole.
On rit donc de bon cœur devant ce tout petit film plein de bonnes ondes. Mais on est ému aussi par ce que traversent ses deux beaux personnages. Benoît Poelvoorde confirme ses grands talents d’acteur qui peut (et sait) tout jouer. Et « Normale » de cristalliser toute la beauté de son art entre drame et humour. À ses côtés, la jeune Justine Lacroix est incroyable de justesse tout comme Joseph Rozé en ado perturbé par ce qu’il renvoit. Tout sonne juste alors que Babinet se permet des envolées oniriques et/ou poétiques de toute beauté dans sa mise en scène qu’on croyait terne et impersonnelle au début du long-métrage. Il sait rendre des scènes anodines magnifiques comme ce spectacle organisé par le jeune homme qui aboutira à une envolée (dans tous les sens du terme) magnifique à l’écran. Le cadre et le contexte sont également bien sentis et lorsque le générique de fin arrive, on se dit qu’on s’est fait avoir par une œuvre en apparence anecdotique mais qui finalement s’avère remplie de belles et bonnes choses. Et aboutit, au final, à un très joli film rare et précieux.
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Entre drame familial et coming of age fantaisiste, le film évite le piège du misérabilisme sans éluder la misère grâce à un scénario fantasque glauco-rigolo. C'est souvent bancal, parfois maladroit, pas toujours d'un grand intérêt, mais toujours tendre vis-à-vis de ses personnages! On est loin du feel good movie ou du film social à la Ken Loach, on navigue plutôt dans une espèce de "Tideland" (Terry Gilliam 2006) de banlieue, sans le sou et plus ancré dans le réel mais avec une envie folle d'y échapper chaque fois que le sordide reprend le dessus. Ainsi le film tricote une hybridation ambivalente qui n'aboutit qu'à un film gentillet et sympathique, forcément frustrant eu égard aux ambitions affichées.
Le film est l’adaptation de la pièce de théâtre « Monster in the hall » (« Le monstre du couloir ») (2014) de l’Écossais David CREIG. Le film est raté alors que son début promettait, avec l’écriture d’un journal intime par Lucie (Justine Lacroix), en classe de 3e, adolescente fantasque qui invente des histoires mais qui est rattrapée par la réalité de son quotidien assez misérabiliste [spoiler: soins à son père veuf (Benoit POELVOORDE, 58 ans), fumeur de haschich, atteint de sclérose en plaques entrainant une névrite optique rétro-bulbaire à l’origine de perte de la vision, d’où le risque d’être placée en foyer d’accueil et clichés du collège de banlieue ]. Le film n’est, ni réaliste, ni poétique et la musique, « Dolce vita » (1985) du chanteur italien Fabio Rosciolo dit Ryan Paris, fait passer la vacuité des scènes, parfois également grotesques.
L'imagination de Lucie est débordante, sans doute pour oublier sa vie difficile d'adolescente. Sa mère est décédée, son père malade et sur le calendrier de la cuisine elle note plus les rendez-vous médicaux que les fêtes ou les anniversaires. Généralement les parents s'occupent des enfants ici c'est le contraire. Comédie dramatique "feel good" malgré tout portée par une jeune actrice formidable et un Poelvorde jamais aussi touchant que quand il est habillé de son costume de clown triste.
L'interprétation de Benoît Poelvoorde et Justine Lacroix est touchante, la musique de Jean-Benoît Dunckel élégante et quelques scènes drôles comme la réaction de la prof après un récit glauque inventé par Lucie mais le scénario est assez prévisible dans son évolution.
J'ai vraiment bien aimé ce film d'Olivier Babinet, j'ai trouvé le duo Justine Lacroix/Benoit Poelvoorde vraiment bien, une petite touche d'humour qui vient de temps en temps donner le sourire a ce drame, cette maladie qu'est la SEP (Sclérose en plaque). J'ai mis 7 sur 10.
C’est une comédie parfois glauque mais aussi étrange et pleine d’humanité qui raconte l’histoire de Lucie qui en fait n’est pas tout à fait normale. L’interprétation de Lucie est bien maitrisée avec son père joué par POELVOORDE en pleine forme artistique bien sûr car pour le reste c’est autre chose. Le scénario adapté d’une pièce de théâtre « Le monstre du couloir » de David GREIG est intéressant à découvrir. Le réalisateur nous livre un film plutôt attachant qui oscille entre réalité sociale et fantasmagorie.
Lucie est une jeune fille pas comme les autres. Son père, malade, ne parvient plus à s’occuper d’elle. Elle gère donc tout et tente de cacher à l’assistante sociale cette situation. L’histoire est touchante et le réalisateur parvient à intégrer des touches de légèreté.
En 2106, Olivier Babinet s’était fait connaître avec l’excellent Swagger. Cette fois, pour cette comédie dramatique, il s’est inspiré de la pièce Le Monstre du couloir de David Greig. J’avais hâte de voir ces 87 minutes, car j’avais découvert Babinet en 2016 avec son excellent 1er film Swagger. Et je n’ai pas été déçu. Lucie a 15 ans et une imagination débordante. Elle vit seule avec William, son père, qui, sous ses abords d’adolescent attardé, lutte contre la sclérose en plaques. Entre le collège, un petit boulot et la charge du quotidien, Lucie gère tant bien que mal, et s’échappe dans l’écriture d’un roman autobiographique fantasque, qui navigue entre rêve et réalité… L’annonce de la visite d’une assistante sociale va bousculer cet équilibre précaire. Lucie et son père vont devoir redoubler d’inventivité pour donner l’illusion d’une vie normale. Un sujet aussi délicat qu’original, du cinéma qui fait penser aux Frères Dardenne touchés par la grâce de Miyasaki. Un mélange étonnant pour un film quine l’est pas moins. Entre teen-movie, fantastique et chronique sociale, ce film est inclassable. La relation père / fille est bouleversante de tendresse, mais ce qui surprend le plus, ici, ce sont les échappées oniriques et fantastiques qui tiennent à distance le misérabilisme pesant. Ainsi le récit échappe-t-il aux cases de la sociologie pure et au drame vécu par ce « couple » pas comme les autres. Tout comme Lucie et son père s’évadent grâce aux films de zombie, aux romans ou aux jeux vidéo, le film prend la tangente en brouillant les genres. Babinet retrouve donc son sujet de prédilection, l’adolescence. D’ailleurs la pièce dont est inspirée ce film, a été créée à la suite d’un atelier théâtre mené dans une banlieue d’Écosse, auprès d’une classe de « jeunes aidants », c’est-à-dire des adolescents qui s’occupent d’un parent isolé, malade, toxicomane ou alcoolique. Présenté comme ça, on se dit qu’on va assister à un pensum, ce qui serait une erreur grossière, car cette comédie dramatique est tout autre chose, car il y a là de la légèreté, de la tendresse et de la drôlerie. Voilà un moment de cinéma atypique On le sait maintenant, Benoît Poelvoorde est un immense acteur, capable de tout jouer avec une finesse, une subtilité incroyable. Ici, encore il afit preuve d’une présence étonnante et d’une force de conviction peu communes. Justine Lacroix, révélée, en 2108, dans C'est ça l'amour, est un diamant brut parmi les jeunes acteurs et actrices français qu’on découvre actuellement de film en film. Vraiment une actrice à suivre. Citons encore Joseph Rozé et Steve Tientcheu à l’affiche de ce très beau film où l’émotion toujours présente est éclairée de multiples touches de beauté irréelle et de vraies idées visuelles. Vraiment un film à découvrir s’il en est encore temps.
Bonne interprétation de Benoît Poelvoorde et mention spéciale à Justine Lacroix. La musique de Jean-Benoît Dunckel (ex AIR) colle bien au film. Scénario un peu faible qui tourne en rond, mais vu que le film est court, ça passe malgré tout.
Une nouvelle réussite du cinéma belge très créatif. La forme comme le fond sont intéressants et les personnages sont attachants. Une nouvelle jeune pépite en la personne de Justine Lacroix. Un bon petit film qui se laisse regarder sans ennui.
Le film Normale est un film belge avec un humour noir, un grinçant. On y suit sa vie plate mais compliquée d'une ado qui doit être l'adulte dans sa maison depuis Le mort de sa mère et le diagnostic de sclérose en plaque de son père. Au lycée, pusieurs scènes m'ont rappelé des souvenirs de cette période. Elle se confie à son journal avec lequel elle se parle à la 3e personne. Une visite prévue des services sociaux déclenche une mésaventure qui aurait pu tourner au drame.
C'est un film magnifique, dont on ne ressort pas indemne. Aucun pathos dans cette histoire pourtant triste d'une ado prise entre ses rèves d'enfants et la dure réalité de sa vie familiale. Les acteurs sont hors du commun, et notamment Poelvoorde dont c'est l'un des plus beaux role. Olivier Babinet confirme avec ce nouveau film qu'il est l'un des plus grands cinéastes de sa génération. un bijou à voir absolument !
Un authentique chef-d’œuvre. Olivier Babinet a trouvé le ton juste pour parler avec une tendresse lucide de la complexité des émotions. Les acteurs, bouleversants portent une histoire d’autant plus profonde qu’elle est simple. Un film qui donne à penser autant qu’il émeut. À voir absolument !
Merveilleux film, touchant et drole . Enfin un réalisateur avec un vrai univers! Poelvoorde est saisissant, la jeune Justine Lacroix très prometteuse. Le film est porté par la musique deJean-Benoît Dunckel ( du groupe AIR) Peut-on mélanger poésie, humour, mélodrame, réalité sociale, maladie, musique et fantastique ? La preuve sur grand écran. Allez voir !