Les Filles d’Olfa
Note moyenne
4,1
1540 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

126 critiques spectateurs

5
30 critiques
4
59 critiques
3
25 critiques
2
7 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
mlgmoise
mlgmoise

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2023
Film saisissant et puissant, qui ne ressemble à aucun autre documentaire et qui comporte une mise en scène et réalisation incroyable.
pst113
pst113

39 abonnés 102 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 juillet 2023
Impossible sans avoir rien lu de comprendre s'il s'agit d'un documentaire d'une fiction ou d'un mélange des deux ou ?
Totalement perdue je ne savais plus si j'assistais à une reconstitution ou non et si c'était le cas sa violence me mettait très mal à l'aise (et sinon aussi d'ailleurs..)
CLAUDIEBOISCOLOMBES
CLAUDIEBOISCOLOMBES

22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2023
Exceptionnel, j'ai ri, j'ai été très émue. Et quelle originalité ce docu fiction, et les règlements de compte en famille sont forts - pour une fois la mère n'est pas sacralisée -.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juillet 2023
J'avoue que j'attendais plus de ce film. Même si le tout fonctionne bien, j'ai toujours beaucoup de mal avec les docufictions. L'entremêlement entre réalité et fiction demeure intéressant mais le film reste très verbeux, ce qui le dessert clairement. Bien que la première partie soit pertinente car variée, la seconde perd ce caractère en se concentrant quasi exclusivement sur les dérives religieuses des deux aînées. En découle une certaine platitude qui commence à tirer au bout de 1h50...
HAMROUNI M
HAMROUNI M

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2023
A voir absolument ! Entre processus de radicalisation et violences familiales, la réalisatrice de ce documentaire a trouvé l'équilibre entre protagonistes du drame et acteurs pour révéler le drame profond qu'a vécu cette famille...
Isabelle D.
Isabelle D.

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juillet 2023
Un documentaire coup de poing. Dense , Dru. Sans jugement. Une mère ambivalente oscillant entre amour et violence . C’est d’ailleurs à la suite d’un accès terrible de coups sur sa fille que celle ci décidera de porter le voile noir , entraînant toute la famille à se voiler. Après avoir été «  gothique ». Voile protection, voile rébellion , voile coquetterie, voile jeu, voile religion’, voile mort …. cette fille partira pour la Syrie entraînant une soeur avec elle . Drame absolu . Succédant à d’autres . La transmission. La mère : douée d’un instinct vital extraordinaire! Malgré son ambivalence . Instinct partagé par ses filles plus jeunes restées avec elles . Les aînées ayant cédé a l’instinct de mort par laquelle nous les découvrons fascinées. Jeux étranges. La révolution tunisienne où l’on apprend que la mère, finalement , regrette le régime Ben Ali , sous lequel elle n’avait rien à manger … pauvreté extrême . Les hommes réduits au rôle de géniteur , absents , ou présents par des crimes. Et malgré tout cela une joie et beauté de vivre, une beauté. Beauté des femmes .Pourtant tout ce qui touche au corps est rejeté par la mère. Incroyable . Tant de choses dans ce film. Transmission universelle de mère à filles . Rôle du père . Le mot « pute » revenant sans cesse . La maman et la P. La violence . La politique . Le travail . Le courage . La puberté. Tant de choses dans ce film ! A voir !
Catherine C
Catherine C

7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2023
Très intéressant de suivre de cette manière une famille et de tenter de comprendre pourquoi elle se crashe.
Comme beaucoup de films , il est un peu trop long et assez fatigant car filmé en gros plans continuellement .
Bref pas de quoi être optimiste !
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2023
Annoncé comme un documentaire. En réalité, davantage un récit qui témoigne mais ne documente pas tellement, en ce sens qu’il n’explique pas trop les tenants et aboutissants de ce qui au final sera aussi un drame. Une sorte de thérapie familiale pour essayer de comprendre ce qui au premier abord est incompréhensible : une mère aimante, sans doute culturellement un peu rigide sur le plan de l’éducation de ses filles mais pas du tout religieusement fondamentaliste (la République Tunisienne de l’époque se revendiquant haut et fort laïque, très méfiante justement si ce n’est hostile envers les comportements trop inspirés de la religion). Quatre fille charmantes, d’apparence pratiquement occidentalisées, jusqu’à ce que deux d’entre-elles se trouvent attirées par « le loup » (lire les adeptes de l’Etat Islamique tissant sa toile). Tout ça quand un régime politique qui finira honni de la population s’ouvre à une certaine Révolution prometteuse mais qui n’a pas tenu ses promesses. Sur Wikipédia, il serait exigé davantage de sources pour étayer le propos. J’ai eu un peu de mal à saisir au début le sens de ce propos et de sa démonstration mais peu à peu je crois y être à peu-près arrivé. La religion comme une névrose pour l’une des filles.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2023
Film difficile, mais important, sur la vie des femmes dans certaines sociétés. C'est un vrai reportage, avec beaucoup d'émotion et de vérité . C'est à voir...
Petitgraindesable
Petitgraindesable

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2023
C'est un film nécessaire, tant pour son thème, traité avec une lucidité et une honnêteté impressionnantes, que pour son dispositif de documentaire du documentaire. Du grand art.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juillet 2023
Olfa, une mère tunisienne, a quatre filles. Les deux aînées, Ghofrane et Rahma, « ont été dévorées par le loup » annonce-t-elle mystérieusement. Les deux cadettes, Eya et Tayssir, belles comme le jour, vivent encore avec elles.
Pour raconter le fait divers qui, en 2016, en Tunisie, a conféré à Olfa une bien triste célébrité, Kaouther Ben Hamia adopte un parti pris original, à mi-chemin entre la réalité et la fiction. Sur le plateau du tournage où elle demande à Olfa et à ses deux cadettes de témoigner, elle convoque trois autres actrices : la star Hend Sabri ("Noura rêve") suppléera Olfa dans les scènes les plus difficiles et deux jeunes comédiennes interprèteront les rôles de Ghofrane et de Rahma.

J’ai découvert Kaouther Ben Hania en 2014 avec "Le Challat de Tunis", un étonnant « documenteur » prenant pour point de départ un mythique motocycliste qui terrorisait Tunis en balafrant de sa lame (« challat ») les fesses des femmes qu’il jugeait impudiques. Son deuxième film, "La Belle et la Meute", m’avait autant enthousiasmé que le premier. Il s’inspirait lui aussi de faits réels pour raconter une fiction traumatisante : le chemin de croix d’une jeune femme victime d’un viol qui devait, pendant toute une nuit filmée quasiment en temps réel, devant les autorités chargées de la protéger, se défendre de l’accusation de l’avoir provoqué. Avec son troisième, elle devient santo subito l’une de mes réalisatrices préférées.

Car "Les Filles d’Olfa" raconte un sujet poignant dans une forme jamais vue.

Du sujet, il ne faudrait pas trop en dire. Je reproche au Monde et à Télérama de dévoiler dans leurs critiques les motifs de la disparition de Ghofrane et de Rahma. Je vous recommande de n’en rien savoir pour le découvrir seulement à la fin du film.

Tout ce qu’on peut en dire est que, comme dans "Le Challat de Tunis" et "La Belle et la Meute", Kaouther Ben Hania prend à bras-le-corps des questions qui déchirent la Tunisie. Un pays qui, depuis la chute de Ben Ali en 2011, n’en finit pas de se débattre dans une succession de crises politiques (la démocratie encore fragile peine à s’affirmer face aux deux écueils de la montée de l’islamisme politique et du retour à une laïcité autoritaire), sociales (la pauvreté demeure lancinante et la jeunesse est privée de perspectives) et géopolitiques (la Libye s’est effondrée à ses portes) que le jeune cinéma tunisien documente avec une incroyable acuité : "Ashkal" de Youssef Chebbi, "Sous les figues" de Erige Sehiri, "Harka" de Lofty Nathan…

Kaouther Ben Hania nous montre que les femmes tunisiennes sont à la fois les actrices et les victimes de cette douloureuse évolution. Elle peint dans "Les Filles d’Olfa" un gynécée de cinq femmes dont la chaleureuse complicité ne doit pas nous abuser. On découvre bien vite qu’Olfa, sous ses dehors si avenants, n’est pas la victime impuissante du martyre de ses filles mais bien, en partie au moins, la responsable. On apprend progressivement – mais la formule est trop synthétique et trop caricaturalement clinique pour synthétiser une situation qu’il faut prendre le temps d’assimiler – qu’elle a exercé sur ses filles la violence qu’elle a elle-même subie, qu’elle reporte sur elles les traumatismes qu’elle a vécus, qu’à force de vouloir leur éviter de commettre les erreurs qui ont gâché sa vie, elle va leur en faire commettre de bien pires…

L’idée de génie est d’avoir fait jouer par un seul et unique acteur tous les personnages masculins qui auront croisé le chemin d’Olfa : le père de ses filles, un homme violent et alcoolique, l’amoureux qu’elle a après son divorce, dont elle ne prendra pas conscience qu’il profitera de sa crédulité pour abuser ses filles, le policier vers lequel Olfa se tourne quand elle n’a plus d’autres solutions… L’excellent Majd Mastoura renvoie d’ailleurs moins l’image d’une masculinité toxique que celle d’un patriarcat obtus.

Ces sujets, à eux seuls sont déjà passionnants. Mais c’est la façon dont les traite Kaouther Ben Hamia qui selon moi donne aux "Filles d’Olfa" un intérêt rarement vu. Kaouther Ben Hamia aurait pu tourner un documentaire classique, en intercalant parmi les témoignages d’Olfa et de ses deux cadettes, face caméra, des images d’archives et des photos tirées des albums de famille. On ne compte plus le nombre de documentaires qui utilisent ce procédé paresseux. À l’inverse, elle aurait pu prendre le parti de tout fictionnaliser en recrutant des actrices pour chacun des cinq rôles et en leur demandant de rejouer les épisodes de leurs vies. On sent d’ailleurs qu’elle a hésité entre ces deux options. Mais elle en choisit une troisième, intermédiaire et bigrement culottée, dont j’ai exposé l’économie au début de ce texte. Et elle décide non pas d’en montrer le résultat, mais une version là encore intermédiaire, qui tient autant du « making-off » que du film : on voit les scènes que les actrices professionnelles tournent avec les trois « vrais » personnages mais on voit aussi, on voit surtout, ces femmes préparer ces scènes en s’interrogeant sur les motivations et les ressorts profonds des personnages qu’elles jouent ou qu’elles sont.

Je ne sais pas dans quelle mesure cet artifice a été pensé. Pour le dire autrement, je ne sais pas si la réalisatrice avait tourné les scènes de « making-off » en sachant par avance qu’elles feraient partie du film. J’ai tendance à penser que oui. Pour autant, je ne lui reproche aucun machiavélisme. Je trouve au contraire le résultat stupéfiant qui nous montre une sorte de procédé cathartique où la mère et ses deux cadettes, en rejouant les passages les plus traumatisants de leurs vies, en se confrontant aux doubles de Ghofrane et de Rahma, exorcisent leur passé devant nos yeux ébahis.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2023
Si le cinéma constitue souvent le moyen de se soustraire de la réalité, d’autres l’empoignent sans retenue. La démarche de la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania jongle sur cette fine frontière, où elle met en œuvre une narration atypique dans un travail de reconstitution remarquable. Deux mois après avoir secoué le festival de Cannes, ce récit engagé n’a pas à rougir du reste de la compétition, bien que l’étiquette documentaire qu’on lui associe tempère sa visibilité. Que dire d’une telle œuvre, qui se veut à la fois être le témoignage d’une tragédie familiale et celui d’une réflexion sur celles et ceux qui ne sont plus physiquement présents ? Fantasme ou réalité, amour ou violence, ces ingrédients font partie d’un programme qui parvient à dépasser le propos politique d’Olfa Hamrouni et de ses filles.

Après deux fictions tout à fait passionnantes (La Belle et la Meute, L'Homme qui a vendu sa peau), il est possible d’entrevoir les motivations d’une telle narration chimérique. Tout l’intérêt de celle-ci est d’en extirper son essence émotionnelle, non pas comme un argument de sensibilisation qui heurterait quiconque serait attentif à la souffrance de cette famille, mais bien comme le catalyseur d’un objet typiquement cinématographique. Olfa n’a plus que deux filles sur quatre sous sa tutelle, Eya et Tayssir Chikahoui. Leurs ainées sont tombées sous le joug de la radicalisation islamique et se sont enrôlées dans les rangs de Daech. Nour Karoui et Ichraq Matar campent alors respectivement les rôles de Rahma et Ghofrane, afin que l’on se souvienne de ce qu’elles apportaient autrefois à la cellule familiale, unie contre le patriarcat.

La joie de vivre, la joie de partager des chants et instants conviviaux, Olfa a perdu tout ce luxe malgré une foi inébranlable en l’indépendance féminine. Il suffit de repasser l’épisode d’une nuit de noces pour se rendre compte de tout ce qui cloche finalement chez cette mère, qui porte en elle la culpabilité de voir ses filles s’éloigner d’elle au fur et à mesure qu’elles grandissent. Cette charge émotionnelle est évidemment partagée avec Hend Sabri, une actrice qui a déjà fait ses preuves à l’écran (Asmaa, Noura rêve). Un jeu de miroirs se met rapidement en place, où l’unité de temps prend le pas sur les différents interprètes qui se succèdent, d’un visage à l’autre. De même, Majd Mastoura incarne les différents hommes qui ont côtoyé cette famille, un peu à la manière qu’Alex Garland a façonné et questionné la masculinité de ses Men l’an passé.

Trouver le point de fusion est essentiel dans cette manœuvre qui nécessite forcément beaucoup de mélancolie et de recul dans la même scène. Le portrait de famille trouve sa pertinence dans ses allers-retours entre les prises de paroles frontales et la théâtralité des reconstitutions. On ressent comme l’envie d’exorciser la présence de ces fameux « loups », qui sont venus arracher de jeunes femmes dont on oublie partiellement la destination. Ce film nous invite réellement à prendre part à une cérémonie visant à panser les plaies et à questionner les limites de la sororité, d’une mère à sa fille ou inversement. Avec tout cela en tête, difficile de ne pas tomber dans le piège du fantasme, où Olfa pourrait se permettre de réécrire son histoire sous les feux des projecteurs, éclipsant ainsi sa violence à l’égard de ses enfants, mais ce qui compte finalement, c’est d’inviter les souvenirs et les fantômes à se manifester.

La cinéaste opte pour la passerelle de sa reconstitution de manière ludique et de telle sorte que son audience fasse les propres connexions. Dans un souci de minimalisme, cette dernière a rarement décollé d’une chambre d’hôtel, à la fois comme le théâtre et les coulisses de son œuvre. Cette reconstitution révèle cependant ses limites lorsque le dispositif de substitution devient fonctionnel et freine certains élans émotionnels. La répétition du procédé y est sans doute pour quelque chose, mais le fait est que l’intention a le mérite de nous tenir en haleine face à autant de confessions. Raison de plus pour renforcer la voix féminine et la reconnaître à sa juste valeur. Ainsi, sans pleinement épouser l’angle du documenteur comme Kaouther Ben Hania a pu le faire en évoquant Le Challat de Tunis, et sans laisser le temps à ses sujets de s’ouvrir au monde comme dans l’optimiste Zaineb n’aime pas la neige, Les Filles d’Olfa brise en permanence le quatrième mur pour enfin cicatriser les empreintes du passé, du présent et du futur dans un reflet sublime et bouleversant.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2023
Ai vu le chef d'oeuvre "Les filles d'Olfa" de Kaouther Ben Hania. La metteur en scène réalise là un immense film tant par sa forme originale que par son fond tragique et captivant où les deux sont intrinsèquement liés et se nourrissent l'un l'autre tout au long de 110 minutes passionnantes. Olfa est une mère de famille qui vit seule avec ses 4 filles. Les deux ainées se sont spoiler: engagées auprès de Daech.
La réalisatrice décide de raconter ce qui a amené progressivement les deux jeunes filles à cette décision extrémiste, pour cela elle fait appel à Olfa et à ses deux filles cadettes pour la partie documentaire et à End Sabri, actrice très connue en Tunisie, (double d'Olfa dans les scènes les plus douloureuses) et à Nour Karoaoui et Ichraq Matar pour jouer les deux filles dont l'absence hante le film. Les deux dernières filles d'Olfa interprèteront leur propre rôle quelque soit leur âge, idée lumineuse qui amène beaucoup de poésie. Un seul homme Madj Mastoura incarnera tous les rôles masculins (autre idée géniale). Un décor presque unique, l'intérieur d'une maison. Kaouther Ben Hania mélange les formes avec maestria, du documentaire à la fiction, de la confession intimiste à la répétition d'une scène cinématographique en passant par la psychothérapie de groupe, l'improvisation, l'image d'archive et le rush. Un suspens de plus en plus palpable s'installe au fur et à mesure où nous comprenons les motivations des jeunes filles et le rôle déterminant d'Olfa. spoiler: Olfa qui reproduit ce qu'elle a subit
, Olfa qui donne des conseils aux actrices professionnelles qui ont du mal à la comprendre. Olfa qui voyant certaines scènes rejouées sous ses yeux comprend l'importance de ses actes et de ses choix. Olfa devant qui la parole se libère, submergée par les vérités. Outre le propos principal du film, Kaouther Ben Hamid après les échecs (à mon sens) de Spielberg, Chazelle et Tarantino à rendre hommage au cinéma dans leur dernier long métrage, atteint ici le summum de ce que peut être l'essence du cinéma... la trancendance de la réalité simplement par un cadre, un éclairage, un silence, un regard, un montage, tout simplement ! Réunir avec modestie dans le même plan le documentaire et la fiction, l'amateur et le professionnel, le passé et le présent, l'absence et l'incarnation. Cinématographiquement c'est du grand art. Olfa vampirise tout sur son passage ses filles, ses partenaires, le projet et la caméra. Où comment une femme qui joue son propre rôle sous l'oeil d'une caméra se révèle, se métamorphose en une actrice et comment l'actrice professionnelle devant une Olfa digne d'être un personnage des Atrides ne peut que s'effacer. Un film très ambitieux, unique dans son dispositif. Essentiel. spoiler:
Xavier Piroelle
Xavier Piroelle

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2023
Dans l'intimité d'une famille de filles, étrange parallèle entre le docu et la fiction...
Très bonne interprétation et une musique magnifique
J. Fitzgerald
J. Fitzgerald

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2023
La mise en scène artificielle m'a empêché de rentrer dans le film pourtant intéressant mais lent et difficile à appréhender.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse