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Arthus27
127 abonnés
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2,0
Publiée le 10 février 2023
Un film avec une très belle direction artistique, et une plastique très soigné. Malheureusement, l'ensemble sonne creux, notamment à cause d'une histoire mal écrite et de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres.
Réalisé par Jimmy Laporal-Tresor, Les Rascals est un très bon drame français, à mi-chemin entre histoire de bandes, film d’action et de société. Les personnages sont attachants, l’histoire est captivante et la mise en scène soignée avec une belle reconstitution des années 80.
Mon avis complet , sans spoilers : https://mediashowbydk.com/2023/01/18/critique-film-les-rascals/
Premier long-métrage de Jimmy Laporal-Trésor, Les Rascals pourrait sembler être un film de banlieue de plus. Ce serait une erreur pour deux raisons. La première serait le sujet en lui-même car le scénario traite des affrontements entre les jeunes immigrés et les skinheads (type de personnages rarement présents dans le cinéma français si on oublie Un Français de Diastème) dans les années 80. Il traite d’ailleurs ces personnages sans manichéisme en montrant les défauts de ses principaux protagonistes et en montrant certaines nuances chez ses antagonistesspoiler: (on peut comprendre le désir de vengeance de Frédérique suite à l’agression de son frère et ce dernier, visiblement repenti depuis la séquence d'ouverture, semble ne pas vouloir se venger de cette même agression car il donne l’impression de comprendre les raisons de celle-ci et d’estimer l’avoir méritée) . La seconde raison est tout simplement la mise en scène. En effet, Jimmy Laporal-Trésor possède une totale maîtrise du langage cinématographique et cela se voit par ses choix de cadrage, d’éclairage et de montage. En plus de cette réussite formelle, le réalisateur fait preuve également d’un vrai talent de directeur d’acteurs car tous les comédiens sont d’une justesse totale (chose assez rare dans le cinéma hexagonal pour le souligner). En résumé, Les Rascals est un grand moment de cinéma social français mais aussi une très belle réussite de cinéma tout court.
De Jimmy Laporal-Tresor (2023). Ah les années 80 pleine d'espoirs et de désillusions . Le film traite autant de la société des années 80 , des premières années ''Mitterrand'' avec son lot d'espérances de justices sociales, d'émancipations et d'évolutions des mentalités . Mais les préjugés sont tenaces . La bande de copains est très sympathique et retranscrit bien l'esprit de bandes de ces années là. Comme celles des groupes fascistes et autre (mouvements skin ...) . Le film de ce point de vue est plus tôt réussi jusque dans le sentiment qui prévaut à la fin du film . Entre nostalgie et désillusions . Avec Jonathan Feltre, Angelina Woreth, Missoum Slimani
Les Rascals raconte l’histoire d’une bande d’amis qui dans les années 80 subit la violence de l’extrême droite. Un film fort qui montre la face sombre de la société et la montée de la haine. C’est prenant, bouleversant.
Sans doute avais-je la tête ailleurs en 1984 alors que j'étudiais entre Paris et banlieue. En tous cas je n'ai jamais vu qui que ce soit se balader en blouson Teddy mauve, avec le nom de son gang dans le dos. Les seuls qui portaient des Teddys à cette époque étaient des nostalgiques des années 50 avec un tropisme américain et pas mal d'immaturité. Du coup difficile pour moi de m'attacher à ces personnages. Je les ai d'emblée vus comme des clowns, et le jeu caricatural de Missoum Slimani n'arrange rien à l'affaire. En revanche, des têtes de con rasés avec des croix gammées sur l'occiput, j'en ai vu un paquet à l'époque, et eux sont malheureusement très crédibles. Du coup, bon, le film est 50% ridicule, 50% réussi. La fin, et Angelina Woreth, justifient de ne pas m'être levé de mon strapontin.
Film coup de poing et ce n'est pas un jeu de mot ! J'ai failli être refroidie par quelques critiques mais je me remercie de ne pas les avoir suivies :D Un film bien écrit et bien produit, quoique un chwiya trop à l'américaine mais il a le mérite de poser une loupe sur une période assez sombre (1984 & la montée des skinheads) d'une manière très subtile en servant une belle histoire de bande, d'amitié et d'années de jeunesse dont nous avons tous la nostalgie. Chapeau aussi au casting qui met en lumière des graines d'acteurs de génie qu'ils faut suivre de très prés et à qui je souhaite une carrière à la hauteur de leur talent ! Bravo à Jimmy LAPORAL-TRESOR qui a eu raison de défendre ce projet (ce bijou <3) ! Merci !
Un film dans la lignée de American History X où la haine (sans les égalés) avec un côté un peu trop édulcoré (le bien et le mal) donc moins subtile dans son approche mais largement supérieur à la moyenne des films qui traitent des banlieues. Les acteurs sont très bons, les costumes sont superbes et la mise en scène est efficace. Un très bon film à l'histoire intéressante que ce soit du côté des Skins ou des Rascals.
Un teen-movie rageur sur la jeunesse de banlieue confrontée à la montée des mouvements skin head au milieu des années 80. La reconstitution "eighties" est soignée, parfois même presque figée et le scénario peut-être trop simpliste dans son ambition à explorer autant les volets sociétaux et politiques du sujet.... Mais malgré ces travers, Jimmy Laporal Trésor nous interpelle sans fard sur la banalisation de la violence, les démons d'une société française en proie à ses démons xénophobes, et la faillite de l'intégration sociale incapable de déjouer les pièges du communautarisme..... Haletant et percutant sans être pleinement convaincant, « les rascals » mérite vraiment d'être vu.
Authentique, bien construit. On se laisse transporter dans cette banlieue au côté des Rascals. Si vous voulez voir de la baston à coup de chaîne et de batte de base-ball, ça se passe ici. Petit clin d'œil à Assas
J'ai trouvé ce film bien, il était intéressant. Les personnages étaient assez touchant pour certains et j'ai vite accroché avec eux. Certains moments étaient vraiment triste. J'ai été contente de le voir !
Contrairement à ce que pense beaucoup de personnes qui ont mis une note négative, ce film n'est pas un documentaire et ne retrace pas le plus fidèlement possible les années 80 à Paris. Cependant il est très bien, un bon jeu et une bonne intrigue. Ce film m'a fait ressentir beaucoup d'émotions notamment de la colère et de la tristesse mais c'est pourtant très positif, je me suis laissé emporter par la narration, ce qui m'arrive rarement avec les films français que je ne regarde pas souvent par manque d'intérêt. Chapeau bas au réalisateur.
"Les Rascals" est un drame social assez convaincant. En effet même si l'ensemble est imparfait et que certains jeux de rôle sont caricaturaux, le réalisateur aborde une thématique intéressante la poussée du racisme en France dans les années 1980 à travers l'affrontement d'une bande de jeunes de cité parisienne et des militants néonazis dans des séquences qui impressionnent par moments et un final tragique démontrant le mécanisme de la violence dans notre société.
Début des années 80, l’insouciance pour les uns, la haine des étrangers pour les autres. Les Rascals sont une bande de jeunes de la banlieue parisienne. Quand l’un d’eux reconnait un skin qui l’avait agressé quelques années auparavant, il décide de se faire justice lui-même. Un coup de sang qui va les entraîner dans une spirale de violence…
Pour son premier long-métrage, Jimmy Laporal-Tresor s’inspire de faits réels, remettons-nous dans le contexte de l’époque, milieu des années 80, le FN (Front National, ex-Rassemblement National) gagnait du terrain aux élections à l’échelle nationale. Au même moment, les skinheads se faisaient de plus en plus présents dans les rues Paris et se retrouvaient face aux Black Dragons, un gang (influencé par les afro-américains du Black Panther Party) qui s’étaient donné pour mission de nettoyer les rues de la capitale de la vermine néo-nazis. Un thème que connait bien le réalisateur pour l’avoir précédemment abordé dans son court-métrage Soldat noir (2021).
C’est ainsi que Les Rascals (2023) nous replonge dans le Paris des années 80 en suivant une bande de jeunes de banlieue cosmopolite (composée de blancs, noirs & arabes) pris dans un engrenage de violence. Cheveux gominés, cigarette calée sur le coin de l’oreille, parlant l’argot et ayant pour principales occupations de draguer les filles et se battre dès que l’occasion leur en est donnée (plutôt que d’aller pointer à l’ANPE ou de répondre aux obligations du service militaire). L’immersion y est saisissante, du code vestimentaire en passant par les dialogues, la reconstitution est plus que parfaite avec ces jeunes issues de l’immigration, bien que né en France, ils n’en restent pas moins ostracisés par une certaine frange de la population face à des groupuscules, la montée du FN et de l’antisémitisme.
On retiendra aussi (et surtout), la superbe distribution où se côtoient d’excellents acteurs venus de divers horizons (Missoum Slimani, Marvin Dubart, Victor Meutelet, Jonathan Feltre ou encore Angelina Woreth). Si le film peut se voir comme une capsule temporelle des années 80, il n’en reste pas moins d’actualité avec la montée des extrêmes ces dernières années. Un film de bandes dans le même registre que bien d’autres films du même genre, tels que Les Guerriers de la nuit (1979), Les Seigneurs (1979) ou encore The Outsiders (1983).