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Bob Dy
1 critique
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5,0
Publiée le 11 janvier 2023
Première gifle de l'année signé Jimmy Laporal-Treso qui signe un film coup de poing sur les rixes entre bandes de jeunes et bandes fascistes. De belles idées de mises en scène, un scénario sans faute et des acteurs convaincants. Chapeau l'équipe !
Une belle surprise, et une énorme claque. Le réalisateur nous plonge avec beaucoup de réalisme dans l'ambiance si particulière des guerres de gang sur Paris dans les années 80. C'est militant, évidemment, mais juste dans les propos, le texte, le jeu. Le montage est intense, vif, haletant. A voir, d'urgence !
Un saut fracassant dans les années 80 ! Un angle nouveau pour appréhender l'Histoire d'une partie de la Jeunesse française, on ne sort pas indemne de ce film. Un excellent premier long métrage de Jimmy Laporal-Trésor avec en plus la découverte de nombreux jeunes talents !
Les Rascals nous fait suivre le quotidien d'une bande de jeunes de cité issus de l'immigration, qui vont se confronter à une bande de skinheads dans les années 1980. On assiste ici à un prologue des évènements de 1984 où l'on cherche à nous montrer que c'est une succession de drames dans les deux camps qui déclenche l'escalade de la violence. Le film tient en haleine.
Pour son premier film, Jimmy Laporal Trésor signe un très grand film, ambitieux. Scénario, rythme, mise en scène soignée, références cinématographiques, prise de position politique , comédiens au diapason, Les Rascals , c'est la claque de la rentrée 2023 !
J’en suis sortie retournée à l'avant première ! Super réal, supers images, plans, B.O, super acteurs, c’est poignant, plus fort meme, mais je ne trouve pas le mot adapté qui serait encore plus fort que percutant… « uppercutant » peut-être… must see!
La lecture de certains commentaires m'a poussé à faire cette critique. Certains n'ont vu le film qu'à travers le reflet de leurs angoisses et pas réellement le film en soi.
"Les Rascals" propose une plongée dans l'univers du phénomène de bandes connu de la région parisienne au début des années 1980, à travers celle du titre composé de membres de la cité multi ethnique des Ulysses.
A partir d'un évènement violent en deux temps, on va suivre le destin croisé dont vont être témoin et victime, Jonathan Feltre fils d'immigrés antillais pauvres dont l'environnement familial est déjà marqué par la criminalité et Angelina Woerth, mosellane débarquée à Paris pour étudier le droit à ASSAS dont le grand frère était un punk/skin de la première heure.
L'interrogation sur la capacité et la légitimité d'un individu à se faire justice soi-même va être un fil conducteur de leur parcours respectifs. Le film se démarque d'autres films de bande pour son ancrage dans le contexte français et historique : dans le milieu des années 1980 est opéré un basculement entre des bandes à l'identité essentiellement culturelle (rockeur, teddy, reggae, B-Boy, G-Funk) vers une identité politique ( à l'extrême droite, JND, GUD, UNI, Boulogne Boys Serge Ayoub etc... et à l'inverse les Black Dragon).
Le réalisateur s'est largement documenté sur ces questions et ceux qui douteraient de la représentation faite de cette époque et de cette thématique ont à leur disposition nombre d'archives vidéos (INA, documentaires).
La réalisation du film est bonne pour les moyens mis à disposition, la photographie est réussie et on sent que le film souhaite être un film de cinéma avant d'être un film militant. Le découpage et le montage reposent sur une dynamique plus émotionnelle que coup de poing même si dans le contenu, le film n'hésite pas à montrer la violence subie par les personnages.
La justice et la violence, sa spirale étant les points centraux, le film nuance la sympathie que le public peut avoir pour les Rascals. Ils sont belliqueux, harcèlent les filles qu'ils croisent dans la rue, traînent dans les rues et ce malgré les alertes de leur environnement familial. Il y a aussi une certaine tendresse pour la culture urbaine de cette époque et aux langages qui la compose : clins d'oeil au louchebem et surtout au créole antillais, employé par la famille du personnage principal.
Le récit est donc original, viscéral, anti fasciste pour une part mais ne repose pas essentiellement sur ce sujet, davantage promoteur du multi culturalisme et met en garde contre les conséquences sociales de la loi du Talion. Tour de force pour un premier long métrage, j'ai hâte de voir les prochaines réalisations de Jimmy Laporal-Trésor. J'ai eu la chance de pouvoir échanger avec lui, c'est quelqu'un de pleinement conscient des enjeux portés par son film et très réfléchi. Le film permet de renouveler le champ couvert par le cinéma français et cela doit être encouragé.
Je l'ai vu en avant première avec en plus la chance d'avoir pu échanger avec le réalisateur. C'est un vrai film coup de poing, témoin d'une époque où les gangs de tous bords, toutes les religions et toutes les races s'affrontaient. L'ambiance est lourde mais très bien retranscrie. Les nuit Parisiennes des quartiers des années 80 sont bien là. Énorme coup de coeur pour la BO. Personnellement, je le prend comme un film d'époque qui raconte une histoire dans un certain contexte, aujourd'hui révolu (peut être des problèmes similaires mais sous une autre forme et d'autres acteurs). C'est un état des lieux de ce qui existait et qui a parfois été oublié ou déformé. Le film est dur, les images sont fortes, et les sujets/scènes nous sont présentés de manières frontales. On se prend d'affection pour cette bande de copains qui vivent leur adolescence comme ils peuvent et qui petit à petit vont perdre leur innocence d'une manière ou d'une autre.
Film découvert au festival de Deauville et revu à Paris hier… encore mieux la deuxième fois. Acteurs incroyables, réalisateur excellent. Qu’une chose à dire : foncez dès sa sortie.