Un avis personnel et inutile. Franchement j’ai été partagé.
Adorant les films catastrophes, les dystopies, les uchronies et les choses qui explosent, le fait de lire « fin du monde » dans le synopsis me procurait une petite pointe de curiosité quant au sujet du film, de plus, le film étant tiré d’un livre, je valide la théorie que dans la majorité des cas, les adaptations sont plutôt positives.
Un casting de pointe : Cameron Diaz, Ethan Hawkins, Kevin Bacon, Mahershala Ali et Myha’la Herrold (meme si je ne la connais qu’avec Black Mirror), bref, que du lourd…
Le générique m’a toutefois laissé entrevoir deux noms plutôt connotés et novateurs dans le milieu : le couple Obama. C’est là ma vision débutante positive du film s’est vue plus interrogative.
On continue avec les premières minutes du film avec une Cameron Diaz sous « vitamines » et un Ethan Hawke plutôt passif puis… générique… voilà l’intro du film sans trop de contexte puis la scène de la famille avec la voiture qui introduit les enfants. On en reparlera après, mais il n’y a pas grand chose à en dire… enfin si, mais vraiment rien d’intéressant.
On arrive à la grande maison, que loue le couple pour les vacances, qui constitue le fil conducteur du film. D’un coup, plus de réseau.
Bon c’est un film catastrophe me direz vous. Oui, mais il faut bien un axe autour duquel un film catastrophe tourne (on y reviendra).
Viennent les invités surprises, les propriétaires en les personnes de Mahershala Ali et de Myha’la Herrold invasifs et la fille combo invasive et relou
avec en bruit de fond une musique « angoissante » (booooouh !) balançant une pique par réplique. Sympathique !!
On entre, on s’incruste, Cameron Diaz prend beaucoup de trop de vitamines et on voit les personnages s’installer petit à petit et surtout, leur personnalité. Quelle personnalités me direz vous ? Et bien Ethan Hawke, professeur d’université en média est un benêt gentillet pas du tout adapté pour ce genre de situation, Cameron Diaz une hystérique véhémente et un peu trop dictatrice envers tout le monde. La fille du proprio est une ado rebelle en pleine crise d’ado alors que visiblement elle est « adulte » et le proprio, lui… est un sain. Chacun représente donc son stéréotype, mais qui sera poussé à son paroxysme à travers le film. Je précise que la fille de Diaz est l’antithèse même du concept de la joie de vivre et tout ça pour
FRIENDS(mon dieu, Friends)
et que le fils lui fait tout pour être détestable et incarner l’ado tout aussi benêt que son père en plus d’être libidineux limite flippant. Quant à la fille du proprio, elle jouera la carte de la discrimination presque jusqu’au bout nous faisant passer les combats woke déjà trop présents sur les grosses productions comme gentilles.
Passons outre les personnages, pour parler de la cohérence.
Le personnage du saint (le proprio) va nous révéler petit à petit qu’il savait ce qui allait se passer…
Vous vous souvenez quand j’ai dit que le film catastrophe doit tourner autour d’un axe ? Bon et bien là, l’axe c’est lui.
Sauf que… à chaque événement, Monsieur en dit un peu plus… question : il aurait pas pu tout dire dès le début ? On se farcit ses explications alambiquées et en même temps pleines de sens pour découvrir nous même (ou plutôt imaginer) l’explication finale. Un film à la M. Night Shyamalan, on ne comprend qu’à la fin ce qui se passe, c’est un plot twist, Le Village par exemple. Là c’est un plot twist par demi heure de film… aucun intérêt. Quant aux moyens utilisés pour le plot twist final, aucun réalisme.
Des avions qui se mette à s’écraser 10 ans après la coupure satellite alors que les tankers s’écrasent sur la plage bien plus tôt (c’est pas l’inverse normalement ?), une seule personne sur 6 infectée par les radiations, les animaux qui… oui d’ailleurs, ils font quoi les animaux ? Ils jouent à cache cache ? Car si c’est ça je vous invite à vous balader en forêt de Senlis, c’est l’apocalypse tout les jours là bas.
Bref, c’est un peu fouillis.
On notera néanmoins un travail sur le visuel des gros objets, le côté un peu seul au monde et de l’équipe,
le petit moment voiture autonome
à la limite marrant pour appuyer la désorientation totale de l’ambiance générale.
On notera également la volonté du film de faire passer un message clair : il n’y a pas de société secrète qui dirige le monde…
il n’y a que des militaires qui font des coups d’Etat…
vous vous souvenez de la production Obama ? Quand un acteur passe à la politique, ça me dérange pas, mais quand un ex président et sa femme passent à la production, ça me laisse un goût d’orientation politique salé dans la bouche.
Enfin, la scène d’outre qui nous renvoie à Friends et conclut ce film le fait dire que quand on l’axe finit par se détourner du type qui nous balance un sceud toutes les 30 minutes à la gamine exécrable et déprimante dont la seule obsession est de regarder Monica taper sa crise de nerf au Central Perk, ça me fait dire que ce genre de film se concentre pas sur les bons sujets.
En conclusion, c’est pas le film qui est mauvais, il rattrape plutôt bien le livre qui LUI est mauvais.