Là où chantent les écrevisses
Note moyenne
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567 critiques spectateurs

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178 critiques
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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 août 2022
À peine deux ans après « Mon premier combat » pour Netflix, Olivia Newman investit le roman éponyme de Delia Owens, irrigué d’un charme fou pour son héroïne vaillante et de son procès ambigu. Malheureusement, avec tout le mélodrame qui se dégage de la structure narrative, il reste peu de place pour la tension, que l’on pose en ouverture et que l’on rattrapera in extremis dans le dénouement. La prestation de la comédienne vedette ne trahit pourtant pas les ambitions d’adaptation du roman, qui cherchent avant tout à faire un état des lieux des hommes et des femmes dans la nature d’un côté et dans la société de l’autre. L’intrigue ne perd pas non plus une miette pour rebattre des enjeux actuels, au nom des femmes harcelées et victimes de violence, mais la maladresse du discours lui enlève toute crédibilité dans sa démarche, empruntée au téléfilm.

La nature puise toute sa force dans sa diversité et surtout dans un dernier aspect indomptable, qui finira par entraîner la jeune Kya Clark (Daisy Edgar-Jones) vers une vie d’ermite. Celle-là même qui est tout à fait désignée coupable par les habitants du coin, citadins et loin de cette vie sans enclos. C’est pourtant ainsi que nous découvrons cette jeune femme, fraîchement interpellée dans une affaire d’homicide, d’un certain amant, mystérieusement tombé de son perchoir de vingt mètres de haut. Si on semble se tourner vers une histoire de procès et d’investigation, la lourdeur de la voix-off nous rappellera ô combien le détour sera à la fois épuisant et laborieux. Les flashbacks s’étirent au même titre qu’un récit d’amour qui ne parvient jamais à maintenir la flamme. Kya évolue ainsi entre le crochet de deux hommes, l’un beaucoup trop gentil et l’autre tout de même un peu moins poli.

Si ce genre de fil blanc peut desservir la plupart des rebondissements, il peut également saboter toute tentative de rendre l’appât émotionnel pertinent. La seconde romance est toutefois moins embarrassante que la première, mettant en évidence quelques sujets de l’époques, des années 50 à 60, où la ruralité se faisait intentionnellement exclure par ceux qui portaient des costumes, qui allaient à l’école, qui conduisaient des voitures ou qui portaient simplement des chaussures. Les fragments les plus intéressants de la jeunesse de Kya résident dans son élan d’émancipation, où elle s’adapte en suivant, seule, dans sa maison au fond des marais. Son folklore est donc né de préjugés, que l’on tente de combattre via ses talents artistiques, afin d’immortaliser l’environnement dans lequel elle a grandi et où elle s’épanouit. La jeune fille agoraphobe et solitaire n’est pourtant pas celle qui manque le plus de caractère dans ce voyage, où l’on remontera peu à peu vers une vérité, pas si bien cachée.

Fort heureusement, le décor est nourri par les paysages naturels de la Floride et de la Nouvelle-Orléans, chose que l’on appréciera d'observer au même titre qu’une héroïne qui culpabilise toute sa vie, les pieds dans la boue, pour ne pas avoir su garder auprès d’elle des hommes qui ne cherchent qu’à la fuir. Hélas, l’expérience sera aussi anecdotique que « Là où chantent les écrevisses » (Where the Crawdads Sing), qui évacue rapidement ses thématiques sauvages, pour mieux se concentrer sur la détresse d’une femme de la nature, qui ne s’apprivoise pas aussi facilement. Le film ne sait pas donc sur quel pied danser et finit par noyer ses bonnes intentions dans les mêmes marécages boueux, qui laissent son audience sans piste pertinente, si ce n’est pour insister sur les faces cachées d’une romance dont on connaît d’avance l’issu.
M_wombat
M_wombat

33 abonnés 141 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 août 2022
Une belle idée de scénario mais peu exploitée avec des sujets survolés et des personnages un peu lisses et superficiels. Malgré tout on se laisse entrainer par Daisy Edgard-Jones dans ses marais.
Lillois57
Lillois57

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2022
Très bon film. La photographie des scènes et l'intrigue bien maintenue jusqu'à la fin font que ce film m a séduit. Les jeunes acteurs illuminent ce film et nous vont vivre une belle histoire d'amour qui finira...
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 septembre 2025
Derrière ce titre de cache un roman, véritable best seller... chez les jeunes. Je ne l'ai pas lu mais s'il est du même acabit que le film, c'est du Teen roman qui se prend pour du Steinbeck.. Le film aurait pu être fiévreux et âpre, mais il est tout le contraire, à savoir d'une mièvrerie sirupeuse, maladroit et long à mourir. Romance et film de tribunal, le film rate chacun des genres. Ce n'est jamais crédible, c'est vaguement féministe, gavé de lieux communs et tartiné d'incohérences (ou raccourcis scénaristiques), ce qui enlève toute tension, tant dans les histoires d'amour que dans la partie procès. Sans compter l'actrice principale si mauvaise, que j'ai passé mon temps à sourire.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 août 2022
Le debut est très bien et laissait présager un reel suspens , les images du marais sont très belles mais après ce bon debut , le film s'essouffle très vite avec une partie sentimentale trop présente et le procès qui manque de tension , plus quelques longueurs. Frustrant.
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈

170 abonnés 1 143 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2022
La première heure, je me suis vraiment demandé ce que je faisais dans la salle devant ce film. L'ambiance très romanesque prenait trop de place par rapport au meurtre qui était au cœur de l'histoire. Puis une deuxième heure où on en apprend un peu plus sur les personnages, on sent la tension monter au fil des instants. Nous retrouvons Daisy Edgar-Jones qui comme toujours dégage un charisme incroyable. Plus que doué, j'apprécie de plus en plus cette actrice. Le casting secondaire masculin est plus que correct également. Maintenant, que dire de cette fin… Je sais pas trop, j'ai bien aimé, pas aimé ? Ce qui est sûr, c'est que je n'ai pas forcément eu l'effet de surprise. Quelques petites facilités scénaristiques mais j'ai quand même apprécié ce dénouement. Les dernières minutes sont très jolies. Olivia Newman, réalisatrice de ce film a su réaliser et mettre en place une bonne mise en scène avec de très beaux plans sur la nature et les marées. Très bonne maîtrise du son également. Décors qui rendent l'enquête originale.
Kevin dioles
Kevin dioles

78 abonnés 779 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2023
LA OU CHANTENT LES ECREVISSES (2022): Une première partie qui nous happera sans difficulté par la description d'un joli portrait, celui de la petite Kya. Une féminité d'une grande simplicité qui s'épanouira au contacte de la beauté de la nature. Son allure d'enfant sauvage fera d'elle une fillette bien différente des autres. C'est par l'intermédiaire d'une intrigue judiciaire qu'on apprendra à la connaitre, mais aussi à l'aimer. Oui, j'ai adoré l'image de ce couple enlacé au centre de ce tourbillon de feuilles agitées, oui j'ai aimé cette grande passion pour la nature, oui j'ai aimé tous ces horizons verdoyants, oui je me suis épris pour cette intelligence d'une grande pureté construite par les bienfaits de Mère Nature. Les images sont sublimes (à tel point que j'ai fait plusieurs arrêts sur image), l'actrice Daisy Edgar, à elle seule incarnera la romance de cette histoire, l'enquête… Hum! Hum! On connaitra le dénouement , mais… Surprise surprise. Les personnages secondaires, tous excellents (adorable ce couple de commerçants), sans oublier cette faune et flore qui seront magnifiquement représentées. Un film d'une grande simplicité, mais surtout d'une grande beauté.
Mean Well
Mean Well

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2022
On peut ne pas apprécier ce film pour X raisons, comme par exemple le fait de ne pas être sensible à la poésie, à la photographie, aux thèmes abordés, etc. mais je ne parviens pas à comprendre l'accueil très mitigé des "critiques". Ce film risque donc fort se s'ajouter à la (longue) liste des succès cinématographiques fraîchement accueillis (Le Grand Bleu, Forrest Gump...).
DESFLIMS
DESFLIMS

53 abonnés 158 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2022
Résumé à la con : Une redneck casanière démarre dans la vie avec une liste longue comme le bras de boulets à la cheville. Un jour, alors qu’elle rencontre un jeune gars civilisé, sa vie va basculer.

L’avis pas très cool : Si vous voulez voir de la romance entre une nana qui porte le même prénom qu’un constructeur automobile sud-coréen et un gars qui se nomme comme un musée d’art Moderne Londonien, vous êtes au bon endroit. Mais alors que tout ça sonne déjà comme un beau voyage, vous allez plutôt rester coincé dans un Marais qui tient plus du conte de fées que de la réalité. La nature est joliment montrée et certains paysages de Caroline du nord sont sublimes. En revanche, on ne croit pas à l’aspect procès du film et on manque cruellement d’empathie pour ces personnages, le tout au coeur d’un rythme pas toujours très heureux.


L’avis moins cool : Quand on imagine une nana à la sauce Rémi sans famille qui vit au fin fond du trou duc du monde, on imagine Victor l’enfant sauvage, pas une nana de chez élite. La probabilité pour qu’une redneck ait les dents aussi blanches en 1962 ? C’est l’Amérique mais quand même, aucune. Dans la vraie vie, cette meuf n’aurait pas de dents déjà. Qu’on se le dise. L'ensemble est désespérément lisse. Certaines scènes font beaucoup trop plateau et transigent avec un décor naturel magnifique. Si vous n’avez pas peur de perdre vos plumes dans le grand bain du 100% pathos ou que vous êtes des adorateurs de la guimauve, ça passe. En revanche la vraie question qu’on se pose c’est: où sont donc les crustacés qui braillent ?


Si tu veux voir plus de films d’une autre époque avec des gens qui s’aiment :
- ORGUEIL ET PRÉJUGÉS, 2006 - Joe Wright
- LE PATIENT ANGLAIS, 1997 - Anthony Minghella


Pour plus de billets d’humour, c’est sur l’insta @Desflims
haring.k
haring.k

21 abonnés 66 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 avril 2023
J'ajoute une demi étoile pour la fin. Mais le reste, quel ennui et d"invraisemblances, vous allez pas souvent trouvé des filles du marais au teint diaphane sortie tout droit d'un magazine. J'aurais nommé ce film "Disney Marais" tant c'est guimauve.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 août 2022
Un film tout mignon qui n'est absolument pas yn thriller. On s'attache très vite à la vie amoureuse de la fille abandonnée depuis son enfance. Tout est très léger, les flashbacks ainsi que les scènes de procès. Quasi aucun suspense mais le film se suit agréablement bien, notamment grâce à l'interprétation de l'héroïne.
J'allocine
J'allocine

10 abonnés 13 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 août 2022
Je suis très déçue par ce film. Il n'y a pas de suspens et l'histoire n'est pas crédible. La jeune fille abandonnée par toute sa famille et vivant seule dans les bois est montrée pendant tout le film tirée aux 4 épingles, coiffée et pomponée, et pas du tout traumatisée par son enfance violente. Difficile d'y croire. Au final, beaucoup d'incohérences dans le scénario et la mise en scène et on s'ennuie.
Stef Paw
Stef Paw

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2022
Un très beau film! À voir absolument! Une belle intrigues, des émotions et une chute qui arrive aux derniers instants. Vraiment génial!
Jean-Jacques Altman
Jean-Jacques Altman

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 septembre 2022
Là où chantent les écrevisses
Un titre bucolique pour évoquer les marais de Caroline du nord où une fillette abandonnée par mère, père et fratrie va donc grandir seule. Un festival de poncifs et de banalités difficile à égaler. Pour l'image, on voit un héron s'envoler, des tortues d'eau plonger, des oies migratrices passer et même un alligator nager, j'espère qu'il n'y en a pas en réalité, le tout même pas digne d'un reportage animalier à la télé. Pour le fond, le père est violent, la mère neurasthénique, les habitants du village le moins éloigné égoïstes. L'héroïne est bien sûr écolo. Elle va connaître deux amours, un gentil et un méchant, archi caricaturaux. Comme il y a un meurtre, il va y avoir un procès ce qui permet de revoir un archétype du cinéma américain avec le juge, les avocats, les témoins à la barre, les jurés pris à partie, les rebondissements comme mille fois vus et ici très banals. Un festival de platitude: on sort en se demandant si on vient de voir un film.
Sandy06
Sandy06

8 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mai 2024
Une histoire qui aurait pu être intéressante mais les invraisemblances du scénario nous agacent vite. Comment une enfant si jeune peut-elle survivre, seule, dans les marais pendant toutes ces années, sans conséquence ? Pas très crédible. Reste les paysages magnifiques : un bel hommage à la nature. Et surtout j'ai noté qu'il n'y avait pas de Bande-Son, pas de musique insupportable pour "illustrer" les images. On entend tous les sons de la nature, du début à la fin : ça fait un bien fou :Le chant des oiseaux, le bruissement du vent dans les branches des arbres majestueux, le clapotis de l'eau sur le rivage. Rien que pour ça : je dis BRAVO !
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