The Kissing Booth 3 boucle la trilogie comme on ferme un journal intime trop longtemps ouvert : avec un mélange de nostalgie, d’agacement et de résignation. L’ambition n’a jamais été de révolutionner la comédie romantique pour ados, mais même à son propre niveau, ce dernier volet peine à se renouveler.
On retrouve Elle, Noah, Lee, les cabanes, les listes, les décisions impossibles… mais le cœur n’y est plus vraiment. Le film mise tout sur la plage, le fun d’été, les “dernières fois” avant la fac, les moments suspendus entre amis. C’est lumineux, esthétique, parfaitement formaté. Mais c’est aussi très mécanique. Les enjeux dramatiques se répètent, les conflits sont tirés en longueur, et tout semble parfois écrit sur pilote automatique.
L’émotion est là par moments — notamment autour de la famille ou de l’amitié entre Elle et Lee — mais étouffée par des scènes “checklist”, censées rappeler les épisodes précédents plus qu’explorer autre chose. Et si Joey King reste investie, elle ne peut pas porter tout un film sur ses épaules face à des personnages masculins toujours aussi peu nuancés.
Visuellement, le film reste au standard Netflix : joli, coloré, propre. Mais l’effet “vidéo de vacances sponsorisée” prend un peu trop de place, au détriment du rythme. Les dialogues enchaînent les clichés, les retournements sont attendus, et même les moments censés marquer manquent de sincérité.
The Kissing Booth 3 n’est pas désagréable à regarder, mais il arrive trop tard et trop à court d’idées. Une conclusion qui joue la sécurité, sans éclat, ni vraie réinvention.