Le Consentement
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Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 octobre 2023
Il y avait tout pour faire un film fort mais le consentement sera malheureusement assez vite oublié. Entre un début beaucoup trop rapide pour mettre en scène convenablement les mécanismes insidieux de la domination qui se joue ici, le consentement suit un programme assez classique de film à thèse. Souffrant d'effets de mises en scène pompeux alors que la sobriété aurait été préférable, le film multiplie les scènes de sexe filmé avec une esthétique de porno soft et une lumière ouate hamiltonienne qui surprend pour un film censé dénoncer mes agissements d'un prédateur sexuel. Après tout pourquoi pas dénoncer en utilisant en quelques sorte les arguments des bourreaux mais le film le fait maladroitement. Tout est poseur, les personnages masculins apparaissent tous comme des prédateurs , et les sujets sous jacents, pourtant passionnants autour de la morale et de la littérature, sont traités superficiellement. Kim Higelin et Jean-Paul Rouve ne sont pas, non plus, très convaincants, et certaines de leurs interactions sonnent étonnament faux. Dommage car certains passages distillent un certain trouble et Laeticia Casta dans le rôle de la mère de Vanessa livre une belle prestation. Il aurait fallu plus de retenue pour affronter pleinement le sujet. Le film a le mérite d'exister mais il manque clairement son but. Peut-être qu'un tel sujet aurait mérité un cinéaste de plus grande envergure.
Jen H.
Jen H.

36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2023
C'est évidemment un film important. Le film va crescendo pour terminer en puissance, mais j'ai globalement peu aimé le début. On appréciera sans doute la fidélité au livre (paraît-il), mais je trouve dommage de ne pas avoir pris plus de libertés. Je m'explique.
Déjà, je suis sceptique quant au choix d'y adopter le style littéraire : ça rend la chose trop théâtrale, je trouve que ça fait sortir du réalisme de la situation (alors que c'est au contraire tout à fait réel). J'ai surtout trouvé ça gênant au début, ensuite c'est soit moins présent, soit on s'y habitue, soit le reste nous permet d'oublier ce détail (peut-être un mélange des trois).
Je regrette également que le début de l'emprise n'ait pas été plus développé, et globalement que n'ait pas été approfondie la subtilité et les mécanismes de cette emprise. C'est sans doute lié au fait que cela repose sur des souvenirs et donc qu'une approche plus psychologique n'a pas trop sa place, mais le film aurait quand même gagné à développer cette subtilité. D'autant plus que ça traîne vraiment inutilement au début : des plans longs qui n'apportent rien, notamment sur le visage de Vanessa, alors que son expression est toujours la même.
Finalement, on n'arrive pas toujours à se mettre à la place de cette fille. Cela aurait été vraiment réussi si on se retrouvait presque à s'accrocher nous aussi à ce type, à mon avis.
Par ailleurs, même si je comprends que ce n'est pas le sujet, je trouve dommage de ne pas s'être plus arrêtée sur le comportement de la mère. On ne comprend pas du tout ce qu'il se passe dans sa tête (alors qu'il y aurait manifestement matière à dire!). C'est sans doute là encore lié au fait que ça repose sur les souvenirs de Vanessa.
Lisa Ollier
Lisa Ollier

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2023
Film sublime, histoire glaçante c'était génial j'aimerais que tout le monde le voit, les images sont très belles
Dune De valence
Dune De valence

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2023
Fort.
Ce film a laissé des traces de larmes dans ma nuque et des ongles rongés au sang.
Que dire .... Le consentement est un film puissant, basé sur des faits très dur à décrire, très dur a jouer.
Je ne suis pas fan de jean paul rouve mais je l'ai trouvé glaçant voir glauque jouant a la perfection son rôle.. sans parler de l'actrice principale qui au fur a mesure du film se deploie et se dessine, frissonante.
Beaucoup sont parti de la salle, souvent des groupes et effectivement je recommande d'y aller seule avec tous vos boucliers.
Tout d'abord nous avons en première partie, le début d'une histoires d'amour malsaines, horribles voir encourager par tous leurs encourage. Cette partie est plus que stressante, j'avais envie de disparaître au fond de mon siège. Des scènes de sexes parfaitement fine et parfaitement repulsantes.
Puis c'est la descente aux enfers pour la jeune vanessa, c'est dur, très dur, de voir une jeune fille de mon âge mourir petit a petit dans sa propre cage se dégoûter, et détester.
Film poignant, je recommande vivement.
Emma KUHN
Emma KUHN

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2023
Un film juste wahou. Tu en ressors boulversé.
C’est un film qui illustre la réalité de la perversité, alors oui ça va déranger certains et ils vont pas aimé pendant que c’est sur joué mais malheureusement non cela retranscrit une sombre réalité..!
Bravo aux acteurs d’avoir joué leurs rôles !
Séverine
Séverine

38 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2023
D un côté une jeune personne qui a un besoin d amour irrépressible en raison d'une mère centrée sur elle-même et ses problèmes d alcool et d'un père absent et de l autre, un monstre, un manipulateur, un pervers dont elle tombe sous le charme et qui ne va pas supporter qu'elle le quitte et lui pourrire la vie entière!
Un film époustouflant et des acteurs à la hauteur de cette histoire 
lliline
lliline

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2023
Je n'ai pas lu le livre mais j'ai beaucoup écouté l'auteur Vanessa Springora à chaque fois qu'elle était invitée à témoigner ou à parler de son travail d'écriture pour enfermer son prédateur dans un livre... Je n'ai pas retrouvé cette intention dans le film. La présence forte de ce prédateur interprété magistralement par Jean-Paul Rouve écrase le non consentement de la victime. A aucun moment je ne trouve exprimé un non consentement le film nous montre une relation recherchée voulue acceptée par la victime. Les moments tourmentés qu'elle traverse ne semblent pas avoir un lieu avec le fait de ne pas consentir à cette relation... une vraie gêne de faire briller à nouveau ce prédateur alors que tous ses écrits sur sa pedophilie ont été retirés de la vente depuis l'affaire.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2023
Consentir c'est accepter avec réticence et regret. Convenir, accepter, consentir, les limites entre le consentement arraché et l'acceptation franche sont vaporeuses, semblables à celles des nuages, Jamais d'enthousiasme ni de spontanéité dans l'élan, un profond malaise, un spleen qui avait besoin d'être restitué pour sertir un amour déçu. Emprise, possession, envoûtement, les mécanismes de la séduction cèdent ici à la jouissance du pouvoir de posséder. Et si la pédophilie n'était qu'une des manifestations de l'hybris ? D'un point de vue moral tout est dit dans les échanges de l'émission de Bernard Pivot. Tout est dit d'une époque permissive et révolue où l'on fumait en appartement, qui clôt la fenêtre de la libération sexuelle des années Foucault-Deleuze, de l'époque du désir, d'une jeunesse dorée du 6eme, du milieu littéraire germanopratin...
La réprobation de la pédophilie et l'opprobe des instincts prédateurs empêchent de juger au filtre des lunettes metoo un désir qui demeure une interrogation. En tout cas, même si c'est un peu long vers la fin, cette étude de mœurs adaptée d'un roman autobiographique est magnifiquement interprétée et réalisée.
Onir
Onir

93 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2023
J'avais lu le livre en 2020 et ne m'attendait pas à ce que le film soit réalisé de cette manière.

Certains éléments ne sont pas dans le livre, et je trouve qu'il y a trop de scènes crues.
Alors, ces scènes viennent accentuer la place d'objet de l'adolescente certes, mais je me demande tout de même si c'était vraiment nécessaire d'en montrer autant, ou de cette manière.

Autre élément troublant, c'est que le prédateur est représenté de façon si caricaturale et repoussante aussi physiquement dans ce film ( l'aspect visuel, la scène de danse, son phrasé etc ) qu'on en vient à se demander ce qu'une adolescente de 14 ans peut bien lui trouver.
On comprends bien la solitude de la jeune fille, sa fragilité, la mère démissionnaire etc, mais si ce film avait été une fiction, présenté de cette manière, je n'aurais pas pu y croire tellement le prédateur est présenté comme un personnage si étrange et repoussant du début à la fin.
Hors je n'ai pas du tout eu cette réflexion avec le livre où on percevait mieux l'aspect prédation via la manipulation et une forme de séduction malsaine.

Par contre, c'est bien de montrer les conséquences sur la construction de la jeune victime : psychologiques, et l'autodestruction, le mal-être intense qui suit un abus sur une si jeune personne.
Ça reste tout de même une très bonne initiative que d'avoir créé un film du livre, ça peut parler, éveiller les consciences sur le thème de l'emprise, de la prédation et de la pédophilie.

Et quel courage a eu Vanessa Springora, si ça c'est pas de la résilience ... Bravo à elle.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2023
Glaçant.
L'adaptation de Vanessa Filho est tellement fidèle au livre de Vanessa Springora, la mécanique d'emprise tellement bien montrée qu'on reçoit le film dans un état d'oppression certain. L'extraordinaire travail des acteur·trices (Jean-Paul Rouve, Kim Higelin, Laetitia Casta...), l'engagement de la réalisatrice, la relation étroite de l'équipe avec Vanessa Springora avant et pendant le tournage, le lien de confiance qui a visiblement soudé le projet ont contribué à réaliser un film qui devrait répondre à l'objectif posé par Vanessa Filho : " Le film, porté par ses acteurs, pourrait permettre à un autre public, peut-être moins lecteur, de découvrir l’histoire, les blessures de Vanessa, à d’autres victimes d’y voir un exemple dans lequel se reconnaître, de vaincre leur peur, de sortir de leur silence, de leur culpabilité, de comprendre l’extraordinaire puissance de l’emprise, de balayer l’argument du consentement, de se rebeller enfin et de se reconstruire, donc de panser leurs blessures, puisque telle est la question. "
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2023
L'adhérence au film est plutôt difficile après avoir lu le livre. Des scènes sont très perturbantes certes mais la mise en scène est plutôt froide et impersonnelle.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2023
On ne peut que louer le courage et la témérité de Vanessa Filho d’adapter le roman éponyme d’une autre Vanessa, Springora, qui raconte son adolescence et l’histoire d’amour pédophile qu’elle a vécue avec un écrivain renommé dans les années 80, Gabriel Matzneff. Un romancier sulfureux que les mœurs de l’époque toléraient et portaient aux nues comme un auteur de qualité et que la plupart des mondains acclamaient. Et on peut dire « Le Consentement » évite la plupart des pièges dans lesquels il aurait pu tomber. Le film est certes assez choc et bouscule mais il interpelle avant tout et fait réfléchir tout en prenant soin d’éviter tout voyeurisme et climat putassier. Pour cela il fallait à Filho des acteurs courageux et qui lui donnent tout. La jeune Kim Higelin est parfaite en brebis naïve et amoureuse tandis que Jean-Paul Rouve étonne dans une prestation très casse-gueule dans laquelle on ne l’attendait clairement pas. Il est monstrueux dans tous les sens du terme dans le rôle de ce manipulateur pédophile et prédateur sexuel. Probablement le rôle d’une vie qui lui permet à la fois de changer de registre et de prendre tout le monde de cours. Le genre de composition qui devrait lui valoir aussi bien des nominations aux prochaines cérémonies de récompenses que quelques quolibets. L’avenir nous le dira.

On pourra malgré tout trouver que le long-métrage dans son ensemble est froid et austère. C’est un choix de mise en scène qui se respecte même s’il vire un peu trop parfois à l’ascétisme esthétique. L’image est sombre, le grain épais et l’ensemble n’est pas toujours flatteur ni agréable pour le regard cette dureté formelle semble en adéquation avec un certain cinéma d’auteur des années 80, époque où se déroule l’action du film. Il y a parfois aussi des dialogues qui font un peu trop littéraires comme si la réalisatrice avait peur de s’affranchir du matériau de base écrit duquel s’inspire « Le Consentement ». Enfin, peut-être est-ce comme cela dans le roman, mais la jeune brebis semble bien trop vite tomber dans les bras du grand méchant loup et ce coup de foudre manque de finesse et surtout de temps. Mais une fois la gueule du prédateur refermée sur sa proie, cette œuvre se vit, se ressent et se subit comme la jeune Vanessa. On est révolté par ce qui se joue devant nos yeux mais surtout impuissant. Le film n’est pas subversif ni même polémique, plus à notre époque où ce genre d’affaire devient malheureusement monnaie courante et où on parle de ces sujets anciennement tabous, mais il s’avère en revanche terriblement étouffant et surtout nécessaire.

En effet, les deux lignes conductrices et narratives du film, en plus de narrer cette histoire sordide, sont les outils de manipulation de ces pédophiles et la manière dont l’époque et la morale s’accommodaient de ce type de pratiques. Aujourd’hui cela nous scandaliserait et ne pourrait pas être ignoré. Avant c’était au pire la norme, au mieux le silence. « Le Consentement » peut donc se voir comme un hommage à toutes ces victimes. La manière dont procède ce vieux séducteur pour normaliser d’abord son emprise sur sa victime puis ensuite pour la manipuler psychologiquement est édifiante. Tel un pervers narcissique adepte des adolescents dont il se nourrit, les mécanismes de destruction mentale qu’il emploie font froid dans le dos. Ensuite, la façon dont l’entourage (dont la mère impuissante) et la sphère publique restent de marbre ou encouragent ce genre de pratique à l’époque est révoltante. Heureusement, certains artistes osaient élever le ton face à ces pratiques répugnantes tandis que le gotha s’en amusait (on pense à l’interview de Denise Bombardier). Et la fin, qui voit Vanessa adulte interprétée par une Élodie Bouchez déchirante, montre avec justesse les ravages qu’une telle histoire peut avoir sur la vie et la sexualité d’une femme. Pas toujours facile, pas toujours aimable, mais voilà une œuvre nécessaire, dure et importante.

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eva
eva

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2023
Ce film m'a donné la boule au ventre, des rôles qui n'ont vraiment pas dû être simple à jouer, il faut une sacrée force mentale pour cela.
Lisa Wallace
Lisa Wallace

3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 octobre 2023
Pour commencer, Jean-Paul Rouve, bien que très talentueux et malgré le défi très difficile de se glisser dans la peau de Matzneff, semble trop froid, antipathique et aigri, ce qui complique la compréhension de la rapidité avec laquelle le personnage de Vanessa succombe à cet homme.
J’aurai aimé voir une évolution plus nuancée de leur relation avec une montée en tension plus approfondie. La rapidité avec laquelle les personnages se rencontrent, leurs correspondances et le piège qui se referme sur Vanessa auraient mérité d’un peu plus de temps. Le livre permettait une exploration plus poussee des émotions et des pensées de Vanessa, ce qui était essentiel pour comprendre la complexité de sa situation. Malheureusement, le film n'atteint pas la même profondeur émotionnelle, et on peut ressentir un écart entre le spectateur et le personnage de Vanessa.
Les scènes de sexe mettent mal à l’aise et sont dérangeantes mais elles sont nécessaires.
Cependant, il est important de souligner que "Le Consentement" ne craint pas de traiter un sujet extrêmement dérangeant. Il est réalisé de façon radicale et juste. Le film parvient à montrer avec réalisme, l'emprise que Matzneff avait sur Vanessa. La représentation de la manipulation et de la dépendance affective et émotionnelle est frappante et crédible, ce qui met en lumière la complexité de la relation.
irene isabelle
irene isabelle

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2023
Trés bon film. Extrêmement bien joué . Il y dans un film beaucoup de tristesse et qui traite de la pédophilie. J'ai été plus sensible à la version cinématographique. Pour avoir lu le livre, je n'ai pas retrouvé tout à fait le sentiment du livre. Quand je l'ai lu, je ne pensais pas qu'il s'agissait d'une souffrance, aussi démontrée que dans le film, mais d'une histoire d'amour un peu spéciale qui avait amené l'auteure à dévoiler, après des années, une relation où elle démontrait l'emprise que pouvait avoir un adulte sur une adoscelente amoureuse et perdue. Nous ne connaissions qu'une version de l'histoire par les médias, .maintenant nous avons la version de l'auteure J'ai été touchée par le film et bravo pour l'auteure pour son courage de dire ce qu'elle a ressenti. Au moins les femmes ont la parole.
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