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Jérôme H
212 abonnés
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4,0
Publiée le 7 avril 2008
Des images magnifiques et une nouvelles façon d'envisager la relation avec l'intelligence artificielle. Une actrice très inspiré au sein de cette histoire assez compliqué mais un film inoubliable tant il est original et en dehors des habitudes.
La patte de Mamoru Oshii est omniprésente dans cette oeuvre (voir par exemple les gros plans du chien qui ne s'imposaient pas tous pour l'histoire :-) ). Tourné en Pologne avec des professionnels locaux et une équipe japonaise réduite de 20 personnes (la post-production a tout de même été assurée au Japon), le résultat "Avalon" apparaît presque inclassable, tant visuellement (le film a été intégralement traité numériquement avec le processus Domino pour lui conférer une "couleur" spécifique) que d'un point de vue scénaristique. Il n'empêche que l'envoûtement provoqué est là. Généreux en scènes d'action spectaculaires et servi par une bande-son absolument formidable (le thème musical récurant est fascinant), "Avalon" se traverse avec un plaisir inouï. Le talent de Mamoru Oshii est éclatant en prises de vue réelles comme il l'était en animation (nous lui devons notamment "Ghost in the Shell"). Indispensable. On se doit pour finir de souligner la performance de Malgorzata Foremniak, inévitablement méconnue, qui rend très crédible le personnage de Ash.
Des effets spéciaux impressionnants, une splendide photographie froide et une musique envoûtante, tels sont les éléments qui font d’Avalon un film de science-fiction atypique à l'univers mystique unique s’approchant plus que jamais de celui du jeu vidéo. Mais c’est avant tout grâce à son scénario baroque et dédaléen que cette petite merveille pleine d’émotions parvient à nous retourner les méninges sur ce thème si délicat qu'est le bien-fondé de la réalité. Oshii réussit là en poursuivant son interrogation entamée dans "Ghost in the Shell" tout en réussissant à immerger totalement son public dans un univers visuel tout simplement prodigieux.
Véritable fan-film géant, ode du jeu vidéo, aux graphismes uniques et à l'esthétique déroutante, Avalon est une œuvre à part, une œuvre intelligente et complexe cachée derrière une histoire en apparence basique. Le scénario, porté par de somptueuses images, est un habile mélange de neo-futurisme et de baroque ancien. Le réalisateur japonais Mamoru Oshii, d'ordinaire habitué aux longs-métrages d'animation comme Patlabor ou Ghost in the Shell, livre ici un quatrième film-live surprenant qui prouve que le metteur en scène a plus d'un tour dans son sac. L'interprétation, simple mais efficace, se compose en totalité d'acteurs polonais, révélant ainsi la sublime Malgorzata Foremniak. On suit donc avec enivrement cette bizarrerie visuelle qui nous entraine dans les méandres d'un jeu vidéo ultra-réaliste, monde virtuel plus vrai que nature avec ses codes et ses dangers qu'il vaut mieux connaitre avant d'y participer. Dans un total soin de couleurs sépia et des effets visuels nombreux et uniques, Mamoru Oshii livre un OFNI insolite où la simplicité se morfond dans le complexe. Fans d'Oshii ou de films panzer, vous risquez d'être vite absorbés par l'univers d'Avalon.
Film visuel très élaboré, Avalon est avant-tout un univers à lui tout seul avant d'être un film. Un univers et un scénario très complexes qui ne sont pas sans rappeler un certains "Matrix" (avec un budget plus mince et moins d'actions), mais la narration rend accessible une histoire cachant des thématiques très philosophiques comme "la réalité". De plus la réalisation limpide, les acteurs dans le coup (pourtant inconnus!) et un scénario déroutant mais très bien ficelé, permettent d'élever le film au rang d'oeuvre phare de la science-fiction bien que je ne sois pas sûr qu'il puisse être classé dans cette catégorie.
Un chef d'oeuvre technico-poétique, visuel et sonore (il faut le voir sur grand écran et, idéalement, en 6.1!) Dans une sombre ville post-moderne glauque-sépia, «Ash» plonge dans la virtualité à travers un jeu d'immersion totale impressionnant. On y traite de l'emprise de la fiction sur la vie réelle (déréalisée?) La musique (jouée par l'Orchestre Philarmonique de Varsovie) de Kenji Kawaï, splendide, opère un véritable envoûtement, porté par la voix de soprano d'Elzbieta Towamicka. L'actrice principale, polonaise (comme le reste des acteurs), est excellente. Une étrange expérience.
Avalon est vraiment un film hors catégorie. La musique est d'une qualité exceptionnelle, le scénario prenant. Le réalisateur réussit à créer une telle confusion entre réalité et fiction que ce film alimentra des discussions sans fin sur les interprétations. Un film dont on garde définitivement un souvenir certain.
manga live tourné en pologne (ou quelque chose comme ça) c'est un film qu'on pourrait tres bien qualifier de chiant!! il y a de longues plages de silience et parfois il ne se passe rien ! mais l'athmosphére est si particuliere! j'avoue m'etre endormi 2 fois avant de voir la fin ( frustrante et surprenante) bref un film qui a du style
Avalon est un excellent film mais qui se laisse peu approcher par son scénario complexe et sa thématique ciblée. Côté graphique ce n'est pas une claque mais les idées sont là et ça fait plaisir de voir une telle précision dans la réalisation technique, on en prend plein les yeux. Une bonne expérience visuelle, mais pas seulement visuelle.
Fan d'Oshii, c'est un déchirement d'avouer que cet Avalon est un mauvais film. Il a 10 ans et malheureusement, du fait d'une description d'un monde virtuel contemporain de son époque, il a passablement vieilli. C'est plutôt laid, pas très bien animé et le scénario est à dormir debout ! Mention spéciale abominable à la musique d'opéra, absolument abominable avec une cantatrice qui semble bouffer de la patate chaude en même temps qu'elle chante. Bref, on frise le nanard et mieux vaut se souvenir de Patlabor 2 ou de Ghost in the Shell...
Génial. Cet adjectif correspond bien au film, au réalisateur, au compositeur et à l'orchestre qui lui emprunte sa partition, aux gars des effets spéciaux, et beaucoup plus simplement, à toute l'équipe d'un film génial.
Un film désincarné ou tout semble suspendu à la sublime musique de Kenji Kawai. Malgré des images laides et des acteurs approximatifs, on est bluffé par ce clip vidéo géant qui est sans queue ni tête mais avec des graphismes très particuliers. Une soupe opéra pour les amateurs de nanars.