1611 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
99 critiques spectateurs
5
20 critiques
4
39 critiques
3
19 critiques
2
17 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Appeal
181 abonnés
569 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 25 septembre 2012
C'est un peu paradoxale, car je suis partagé sur le ressenti en finissant de regarder le film de Moretti. Traitant d'un sujet dramatique (la perte d'un fils), le réalisateur évite tout les défauts qui permet à son film du sortir du lot : pas de pathos, pas d'effets en trop, pas de musiques lourdingues, juste la captation d'émotion des parents et proches. Pourtant malgré ça, j'ai vu quelques films traitants de la mort des enfants, que j'ai trouvé bien meilleur (dans un registre différent, Nobody Knows par exemple). Je n'ai pas trouvé La Chambre du Fils dure voir particulièrement triste, la forme jouant la dessus, volontairement retenue et sans effets. Le film est même assez lent, assez classique, sans style particulier (Moretti n'en a pas forcement), mais maitrisé, complet, sans erreurs. Pourtant il donne l'impression qu'il aurait pu être tourné par un autre. Le point plus du film reste la présence du réalisateur en acteur, convaincant et charismatique, et le parallèle installé avec la psychanalyse, qui donne quelques situations intéressantes et drôle, et qui sert également de bon tremplin pour montrer le changement opéré dans les émotions. Bon film, classique, mais la palme d'or, qui souligne généralement des films "surprenants" est ici intrigante.
Avec ce long-métrage, le cinéaste italien Nanni Moretti remporte la Palme d’or du festival de Cannes en 2001. L’histoire évoque le décès accidentel d’un jeune garçon qui plonge toute sa famille dans la douleur. Même si le film aborde avec pudeur et sensibilité ce sujet émouvant, l’ensemble reste bien lisse. La faute notamment à une réalisation sans audace, proche de celle d’un téléfilm. Néanmoins, certains passages sont particulièrement poignants (le transfert d’affect des parents sur la petite amie du fils notamment). Bref, une œuvre pudique qui aurait mérité moins de classicisme.
Le quotidien d'une famille italienne aimante et filmé au plus près, perd brutalement sa quiétude avec la tragique disparition du fils. Le travail de deuil d'abord en retenue atteint des débordements émotionnels, des remises en cause existentielle et d'intenses douleurs. Une tragédie bouleversante.
On a beau aimer le cinéma, le connaitre, en parler, le juger, le critiquer, certaines oeuvres échappent à l'argumentation et à l'analyse. Parfois quelque chose nous touche, nous émeut, mais il est bien difficile de mettre des mots dessus. C'est un peu ce que m'inspire "La chambre du fils" de Nanni Moretti. Le film est d'une simplicité et d'une véridicité désoeuvrantes. Sur base d'une histoire apparemment simple (mais jamais simpliste) - un deuil, l'avant, l'après, une famille, la vie qui doit continuer - Moretti nous touche sans jamais aller à l'arrache-larmes. C'est respectable et intelligent. Le film a ce charme du cinéma européen et le mérite de se respecter et de respecter le spectateur qui n'est jamais pris à partie. Nanni Moretti acteur rend chaque scène humaine et juste grâce à sa bonhomie et à cette aura sécurisante qui est la sienne. On en ressort le coeur gros, mais avec la sensation d'avoir baigné au sein d'une histoire qui en valait la peine. Une Palme d'Or méritée. A voir!
La grande réussite du film réside dans la mise en scène de Nanni Moretti impeccable et très juste qui ne verse jamais dans le larmoyant et nous éblouit pourtant comme quoi le piège facile du mélo à tire larme n'est pas forcément ce qu'il y a de plus bouleversant.Le point faible réside peut être dans un scénario,une écriture un peu plate qui par moments soulève de très intéressants problèmes du style peut on psychanalyser en étant en deuil?Un très beau film tout de même sensible et marquant.
Lancinant est un adjectif caractérisant bien ce film. Je trouve ce film brillant, ici pas de surencheres meme un coté minimaliste mais où la puissance du scénario explose a chaque image. Ce film m'a fait redécouvrir Brian Eno, tout comme Janis et John m'a réintroduit sur Janis... La fin est parfaitement significative, d'un certain coté on retrouve dans ce film des élements de Hana-Bi meme si la comparaison n'est pas possible.
La Chambre du Fils est un film lent, puissant et réel...
Film grave qui traite de la mort d’un enfant au sein d’une famille. Le film est long, la première demi-heure m’a paru insupportable. Nanni Moretti se donne le beau rôle en tant que père, c’est lui qu’on voit le plus, c’est lui qu’on voit travailler, encore lui qui arête les séances avec ses patients, toujours lui qui reçoit l’amie de son fils. A-t-il le monopole du deuil et de la douleur ? Très dérangeant. Encore une palme d’or à Cannes non méritée.
Excellent film, je suis encore sous le choc de cette petite boule d’émotion incontrôlable et ultra puissante. Une palme d’or plus que méritée pour le meilleur film de Moretti. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Nanni Moretti signe ici un film bouleversant... Une famille italienne heureuse est brisée lorsque le garçon meurt dans un tragique accident. Sans tomber dans le sentimentalisme, le réalisateur italien aborde ici le thème du deuil, de la vie, de la reconstruction... Le scénario amène progressivement le drame qui surprend le spectateur et qui est entraîné dans la tristesse de la famille car attachement il y a eu avec le fils. Un film subtil, intelligent, brillamment interprété et possédant une excellente bo
Les petits problèmes d’une famille heureuse, beau couple et bons enfants, complicité…jusqu’au drame. Et là on pleure, à l’italienne ! Comment s’en remettre, comment réagir, comment rester unis ? Un bon film, une mise en scène précise avec d’ intéressantes analyses psychologiques, palme d’Or à Cannes.
Une famille unie avec deux enfants vit tranquillement son quotidien jusqu'au jour où le drame survient,la mort accidentelle du fils. A partir de ce sujet banal ,Nanni MORETTI nous analyse avec finesse et beaucoup de pudeur l'épreuve subie par le reste de le famille ,père ,mère et fille .Il nous montre leur difficulté d'exister ,le repli sur soi-mzme,les reproches et le bilan de sa vie que l'on refait,la démission et le dégout de soi,les conflits de couple qui en découle et malgré tout ,le retour à l'unité familiale et au sourire grace à la vie qui reprend le dessus grace aux petites joies que l'existance continue de nous apporter malgré tout.L'analyse est juste et émouvante.Certaines scènes notamment celle où la mère se recueille devant le cercueil de son fils est presque insoutenable .Nanni MORETTI et Laura MORANTE sont pridigieux ,ils n'interprètent pas ce film,ils le vive et la palme d'or de Cannes 2001 est amplement méritée .
La Chambre du Fils fait parti de ces drames ne pouvant émaner que de France ou de pays d'Europe du sud de par son aspect très sobre mais non moins profond. On nous présente une histoire qui semblerait pouvoir être a notre tant il paraît réaliste et sans concessions. Nanni Moretti préfère nous montrer des sentiments que des images et c'est parfaitement illustré dans ce film.
La mort d'un proche, c'est vraiment l'une des pires choses qui peut arriver à quelqu'un, c'est comme une partie de soi-même qui s'en va et qui meurt à jamais.C'est de cela que traite Moretti à travers son film "La Chambre du fils".Prenant bien le temps de planter le décor d'une famille heureuse qui n'a de soucis que les petites péripéties de la vie, le cinéaste italien réussit à nous attacher à ces quatres personnages.Au bout d'une vingtaine de minutes, le film opère un virage brutal qui nous laisse pantois et nous glace le sang.Puis vient le moment des larmes avec le gros manque que provoque cette mort.Mais quelle que soit l'épreuve à traverser, un peu comme certains patients de Giovanni, les trois membres de la famille vont rester souder et prendre un nouveau départ.La réalisation est sobre, la musique mélodieuse et douce et les acteurs criants de vérité et de simplicité.Il n'en faut pas plus pour nous émouvoir encore plus fortement car la proximité avec les personnages est renforcée par la réalisation du cinéaste italien.Drame simple mais pas simple drame, "La Chambre du fils" est une belle raison de se dire qu'il ne faut jamais déséspérer et que c'est dans les moments les plus décisifs que nous avons besoin de ceux qui nous sont proches et qui sont encore avec nous, et ça, Moretti le transmet admirablement bien par sa mise en scène mais aussi par sa bouleversante performance dans le rôle du père.
"La Stanza del figlio" de Nanni Moretti a remporté la Palme d'or à Cannes en 2001, accroissant la réputation dont jouit son metteur en scène dans l'hexagone. Celui-ci a choisi d'étudier l'évolution des caractères d'une famille après la mort soudaine et accidentelle de l'un de ses membres. Démarche plutôt audacieuse et intéressante, sortant des conventions du mélodrame. Le réalisateur a de plus un talent reconnaissable lorsqu'il approche ses protagonistes meurtris par la douleur. Il parvient à saisir leurs expressions, leur sentiments et fait vivre son oeuvre autour de cela. Plutôt qu'un grand cinéaste, je prefère lui attibuer la notion de directeur d'acteurs. En effet, il décomplexe ses interprètes en leur faisant visiblement oublier les contraintes de la caméra, les encourage à se lâcher en se mettant dans la peau de leurs homologues scénaristiques afin de justifier les émotions, par ailleurs nombreuses. Son cadre ne vise jamais les gros plans, mais s'efface sobrement en prenant l'ensemble du champ, laissant les corps se déplacer dedans à leur guise. Il tente d'éviter le "too much", notamment par le biais d'une musique bien choisie mais s'avère quelquefois maladroit. Son scénario, si bien tenu soit-il ne parvient pas toujours à éviter les stéréotypes, la faute à une construction cédant la place du surprenant de départ à des saynètes trop prévisibles. Les artifices souvent délaissés reviennent à la surface pour nous annoncer assez grossièrement la suite des événements. La narration évite le récit en trois actes mais inclut pourtant quelques flashs-backs sentimentaux et naïfs dont on se serait bien passé. C'était sans compter sur l'apparition innatendue de la jeune fille caricaturant les amours adolescentes, les transformant en romantisme mièvre. Si Moretti est parvenu à tirer de Laura Morante une superbe composition et nous a ici fait découvrir l'extraordinaire Jasmine Trinca, sa vision quelque peu dépassée du drame familial a tendance à agacer et frustrer.