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Sandy Rivoli
2 abonnés
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4,5
Publiée le 30 juillet 2024
Film superbement interprété par des acteurs de grand talent. Thème difficile mais traité avec justesse et pudeur. Beaucoup d'émotion. Un beau message d'espoir à garder en tête. Merci Mr Moretti pour ce beau cadeau
Film explorant la complexité émotionnelle du deuil avec acuité. Moretti montre comment la douleur peut se manifester de multiples façons – silence, colère, dépression, et culpabilité – chaque membre de la famille réagissant de manière distincte face à la perte insupportable.
Le film met en lumière l'incommunicabilité qui naît de cette souffrance, chaque personnage étant isolé dans son propre silence, entraînant une fragmentation progressive où chacun tente de trouver un sens au chaos. De plus, Moretti offre une introspection sur l'essentialité des souvenirs. La chambre du fils, laissée intacte, sert de mémorial silencieux, un sanctuaire
La mer, récurrente dans le film, symbolise l'acceptation. Dans les scènes finales, elle devient un espace où les personnages peuvent enfin commencer à se libérer de leur douleur, embrassant l'ineffable continuité de la vie.
un film impressionnant et touchant. Il touche par son caractère simple et dramatique. Il impressionne par un jeu d'acteur réaliste et naturel. La mort inattendue d'un fils enlève brusquement à une famille italienne sa joie. Malgré ce drame, celle-ci tente de traverser ensemble et individuellement ce deuil si difficile. A travers les personnages de la mère, du père et de la sœur, on observe les différentes manières de dépasser un évènement tragique. Ces deuils ont en commun la volonté de paraître, de dissimuler ou bien de se taire. Soulignant ainsi le paradoxe avec le métier de psychologue du père. Le film prône alors l'acceptation de la mort et la nécessité d'avancée ensemble. Il ne s'agit pas de regretter les moments passés mais plutôt de les connaître et de les apprécier pour ce qu'ils ont été. Un film qu'il faut voir. encore une fois très humain, très réaliste et psychologique... d'ailleurs les images et le son sont si envoûtantes, ténébreuses mais parfois si lumineuses... Je n'en dis pas plus
Un film qui démarre bien la première heure mais qui ensuite baisse en intensité. Cela reste tout fois un très bon film un des meilleurs de son auteur. Réalisation simple. Interprétation juste...
A aucun moment, Morreti ne tombe dans des scènes gratuites ou surjouées.
Les personnages sont complets, qu'il s'agisse des composantes de la famille nucléaire ou des patients du psychanalyste, chacun présentant un type de névrose, peut-être aussi une névrose du personnage lui-même ou même du réalisateur (on pense à l'obsession du patient pour l'organisation, à la lutte de l'un contre la solitude ou à l'obligation pour l'autre de se recomposer pour guérir d'une maladie).
La fin, qui ne tombe ni dans le drame ni dans le mensonge positiviste, permet à la famille et au spectateur de reprendre espoir et d'aller embrasser leurs proches.
Au départ, j’étais peu attiré : le sujet, la perte d’un fils ado dans une famille italienne, rendait méfiant. En fait, ce film qui a obtenu en 2001 la Palme d’or à Cannes mérite totalement son titre. Tout est traité avec une infinie délicatesse et un réalisme hors du commun. Les acteurs sont au diapason, notamment le réalisateur-acteur en psy désabusé par son métier mais très proche de ses patients au point qu’il lâcha son fils le jour du drame pour voir un patient en urgence, ce qui déclencha en lui un furieux sentiment de culpabilité qui le poussa à abandonner sa fonction. Le drame familial se développe pour in fine se retrouver en France où un nouveau départ semble possible. Une belle oeuvre sensible qui en remuera plus d’un.
Les petits problèmes d’une famille heureuse, beau couple et bons enfants, complicité…jusqu’au drame. Et là on pleure, à l’italienne ! Comment s’en remettre, comment réagir, comment rester unis ? Un bon film, une mise en scène précise avec d’ intéressantes analyses psychologiques, palme d’Or à Cannes.
Quoi que de plus douloureux sujet que la perte d'un enfant. Terrassant et épineux, voilà un drame à aborder avec subtilité car âme sensible s'abstenir. Les prochaines lignes qui vont suivre ne sont pas une démonstration de mon insensibilité, bien au contraire. Mais il faut le reconnaître d'emblée, le récit de m'a pas transpercé le coeur. C'est surement en grande partie dû à la distance de la caméra de Moretti. Filmer le chaos ne doit pas être évident certes, mais de là à conserver un état atone, presque indifférent aux images, c'est qu'il manque considérablement quelque chose. Peut-être trop préparé au choc du réel, que le fictionnel rentre excessivement dans le pathos. Il manque de la mise en scène, du plan serré, d'étreinte entre les personnages pour que la sidération fonctionne sur moi, et j'en suis sincèrement navré.
Une famille italienne classique qui s'entend bien. Un fils qui aime faire des blagues. Et puis l'accident de plongée et le décès de celui-ci. Chacun vit le deuil comme il le peut. Le père ne cesse de se demander : Et si.... j'étais allé courir avec mon fils ce dimanche fatidique plutôt que d'aller voir mon patient. Un film classique sur le deuil et le désarroi face à la perte.
Après une première demi-heure d'introduction qui n'apporte pourtant rien à la charge émotionnelle, l'intrigue débute enfin, se centrant sur les conséquences d'une perte irremplaçable, en particulier pour un père auquel Nanni Moretti confère une belle densité, dans une mise en scène d'une touchante pudeur, rendant diverses scènes très émouvantes par de petits détails et le sous-texte inutile à expliciter. Une fort délicate Palme d'Or.
Avec ce long-métrage, le cinéaste italien Nanni Moretti remporte la Palme d’or du festival de Cannes en 2001. L’histoire évoque le décès accidentel d’un jeune garçon qui plonge toute sa famille dans la douleur. Même si le film aborde avec pudeur et sensibilité ce sujet émouvant, l’ensemble reste bien lisse. La faute notamment à une réalisation sans audace, proche de celle d’un téléfilm. Néanmoins, certains passages sont particulièrement poignants (le transfert d’affect des parents sur la petite amie du fils notamment). Bref, une œuvre pudique qui aurait mérité moins de classicisme.
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1,5
Publiée le 22 février 2021
Je regarde beaucoup de films et la plupart sont des films indépendants. Je veux donc toujours une bonne histoire et des personnages intéressants mais La Chambre du fils n'a ni l'un ni l'autre. Au début le film ne semblait pas avoir de direction et je me disais que ça allait bien se passer alors quand est ce que quelque chose va arriver au fils. Puis on finit par les voir se préparer à faire de la plongée je me demande si quelque chose de mal va arriver. C'était un film tellement prévisible et ennuyeux. Et bien sûr après l'accident toutes les autres scènes que nous voyons sont des scènes de dépression émotionnelle. Je ne me suis pas du tout soucié des personnages donc leur dépression nerveuse ne m'a pas du tout affecté. Je n'étais pas le seul à m'ennuyer ma femme aussi. Dans l'ensemble il s'agit d'une tentative prétentieuse. J'aime les films européen quand les personnages sont vrais ici même le jeu des acteurs était étonnamment plat et non engageant...
La Chambre du Fils est un beau film de Nanni Moretti sur le deuil. N'étant pas toujours fan des films primés à Cannes (si certains sont bons voire très bons, certains sont également d'un ennui abyssal), celui-ci m'a bien plu. L'histoire est particulièrement tragique et banale (une famille se retrouve endeuillée par la mort du fils et doivent apprendre à vivre et à se reconstruire sans lui, un drame auquel sont malheureusement confrontés beaucoup de foyers) et c'est cette simplicité qui pourtant arrive à nous émouvoir. Nanni Moretti est impeccable dans le rôle principal. Laura Morante et Jasmine Trinca sont également très convaincantes. Bon film.
Tout en sobriété et en pudeur, ce film montre (dans sa première partie) la banalité du quotidien d'une famille italienne heureuse. Puis (vient la seconde partie) après un tragique accident qui coûte la vie à un membre de cette jolie famille, on a une approche plutôt psychologique autour de ce deuil auquel chaque personne doit faire face. Beau petit film sans prétention.
C'est rageant. Moretti n'a eu de cesse, depuis son premier film, de développer sa propre forme d'autofiction. Une forme nouvelle et rare car unique au 7e Art. Qu'on aime ou qu'on aime pas, il a bel et bien ouvert une nouvelle voie vers la modernité. Il a pourtant fallu attendre qu'il revienne à un certain académisme avec La Chambre du Fils, qu'il abandonne son alter-égo pour endosser le rôle d'un personnage fictif, pour que le Festival lui accorde la Palme... Et le résultat est très fade. Moi qui suis un grand fan de Moretti, je dois dire que ce drame m'a laissé de marbre. Un bon film du dimanche après-midi, rien de plus. Il est tellement facile d'en appeler aux émotions en tuant un enfant que je n'ai vraiment pas compris la décision de le palmer pour ce film-là... Et pour le film suivant : LE CAÏMAN, son chef-d'oeuvre, il est reparti bredouille.