J'ai trouvé l'approche du réalisateur très feutrée. Comme si lui aussi ne savait pas vraiment la vérité. Et refusait d'accabler l'un ou l'autre. Un film de procès assez prenant même si la dernière scène me laisse dans le doute. Comme les jurés du procès. L'adaptation est très belle et très limpide.
"Les choses humaine" est un film surprenant. Il vous propose la même histoire, de deux points de vuie différents, sans donner raison à l'un ou l'autre. Votre avis balancera tout au long du film, ce en fait une oeuvre destabilisante, surprenante. Si certains aspects sont un peu caricatural de la situation, le film réussit à traiter du sujet: la zone grise du consentement. Un sujet plus que d'actualité, qui mérite d'être traité, et dans ce film, c'est pour moi, une approche réussie.
Suzanne Jouannet (dont c'est le premier film) et Benjamin Lavernhe sont excellents (particulièrement dans les scènes du procès), et les acteurs de façon générale sont tout à fait à la hauteur. Petit bémol pour Ben Attal, qui sonne un peu faux par moment.
Bon film de procès qui nous interroge et qui ne cesse de planer le doute sur la véracité des faits avec un accusé et une victime dont on apprend au fur et à mesure des faits dissimulés ou amoindris au départ. Très bon casting, Pierre Arditi est notamment génial dans son rôle de père pathétique. Ben Attal est biensûr un fils de mais il joue très bien. Seul bémol, paradoxalement, l'histoire autour du père, qui semble hors sujet avec le reste du film.
Les Choses Humaines est l'histoire d'une jeune homme, d'une jeune femme et d'un local poubelles. Elle l'accuse de viol, il réfute l'accusation. Tout leur entourage et la société vont se réorganiser autour d'eux en deux camps distincts, jusqu'au procès. Le film montre la difficulté de chacun à se faire un avis sur la seule base des déclarations des deux jeunes : après le doute vient la prise de position. Les flash-backs nous montrent que l'histoire racontée par l'un comme par l'autre est altérée, afin de nous mettre le doute. Un très beau cast pour une intrigue actuelle et réellement questionnante.
Agréable surprise , je n’avais pas aimé :« Mon chien stupide » et redoutais aussi le côté « famille Attal« . Finalement sur le sujet du consentement ,c’est un film très fin , qui parle aussi des rapports de force entre classes sociales ,de l’adolescence ,de l’ambiguïté humaine et du sexe . Film qui parle aussi de la culture dans laquelle on grandit ´: juifs orthodoxes ,(mais ce pourrait être chrétiens ou musulmans ) opposée à une culture plus « libérale » Le film est ciselé , choix des décors , des comédiens , des comportements , Ben Attal est au final un bon choix ´ il est à la fois odieux et touchant .Le montage est bien fait et nous maintient en haleine . On a envie de débattre à la sortie du film. . Hors les religions qui régissent les rapports humains les plus intimes dans l’intérêt du patriarcat ,quelles règles universelles pourraient protéger sans priver de liberté? et si au commencement était le verbe… avant toutes choses.
Ce film met en scène l'histoire d'un jeune garçon accusé de viol par une jeune femme, qui s'avère être la fille du nouveau compagnon de sa mère. Ce film, sorte de tragédie grecque du XXième siècle, raconte les retombées dramatiques de cette accusation pour la victime, l'accusé et l'entourage. Il nous interroge très pertinemment sur le jugement : comment rester impartial lorsque la victime ou l'accusé est notre enfant ? Lorsque nos propres intérêts ou réputation sont mis en jeu ? Comment avoir tous les éléments en main pour juger un acte que l'on a pas commis ou vécu ? Tout au long du film nous mêmes spectateurs sommes confrontés à ces questions en tant que témoins extérieurs et nous devons composer avec les versions de chacun des personnages du film. Finalement, ce sont les tribunaux qui trancheront , la Justice qui se doit de rester neutre. Les deux plaidoiries des avocats sont remarquables, magnifiquement interprétés par Judith Chemla et Benjamin Lavernhe et nous questionnent encore sur le consentement et la justice. Un film quasi philosophique donc. Et servi par un très bon casting : n'en déplaise aux mauvaises langues, Ben Attal (parfait mélange de Y.Attal réalisateur du film et de Charlotte Gainsbourg, actrice à l'affiche également) n'est pas uniquement là parce qu'il est le fils de... Affaire à suivre...
Tous les acteurs sont bons voire excellents. L'intrigue avec le procès est prenante. Le seul bémol de ce drame, c'est qu'à la fin on reste sur une interrogation : la vérité des faits.
Il parle d'un sujet à mon sens vraiment pas évident à traiter et à porter devant la caméra. En plus il a l'avantage de nous éclairer... Il est remarquablement bien joué, notamment Pierre Arditi et Charlotte Gainsbourg, qui occupent parfaitement leurs rôles... Mais pas qu'eux deux. Bref vous l'aurez compris je pense ; c'est vraiment un film à voir... Tout simplement. Il n'y a aucun moment long durant le film... De la tension, du suspense jusqu'au bout, des épisodes de vie bien mis en évidence qui aiguisent notre système empathique... Bravo Yvan Attal pour votre travail derrière la caméra.
Pour son nouveau film tourné “en famille”, après l’inoffensif ‘Mon chien stupide’, Yvan Attal déplace en France les affaires de viol qui ont secoué certains campus américains ces dernières années, soit celle d’un étudiant brillant de la haute-bourgeoisie parisienne qui, après une sortie arrosée, est accusé de viol par la fille du nouveau compagnon de sa mère. Attal reprend la fameuse formule popularisée par le Rashômon de Kurosawa, en proposant successivement les deux visions de la journée du drame et des suivantes, celle de cet étudiant privilégié qui ne comprend sincèrement pas ce qui lui tombe dessus, et celle de la jeune fille, choquée mais déterminée à ce que justice soit faite, le reste du film étant consacré aux plaidoiries contradictoires de leurs avocats. ‘Les choses humaines’ s’avère très Instructif dans ce qu’il dévoile des réactions de la victime et de l’agresseur mais aussi de leurs entourages respectifs, chacun ayant une réaction et un ressenti différent d’un acte objectivé en fonction de son âge et de son statut social, économique et culturel. Il n’y a en effet rapidement plus guère de doutes sur la matérialité des faits mais le film déplace son propos sur la notion délicate du consentement, sur le fait que ne pas dire explicitement “non” ne signifie pas pour autant dire “oui”. Durant les scènes de plaidoirie, on verra d’ailleurs les avocats débattre de la perception de cette norme, de la persistance de stéréotypes qui contaminent sa bonne compréhension et aussi, en bons avocats, traquer les zones d’ombre et le passé des parties en présence pour tenter d’emporter la décision. On sera surtout gré à Attal d’avoir d’avoir su maintenir une certaine ambiguïté dans son traitement du sujet, comme s’il avait refusé le droit de l’auteur/réalisateur à faire transparaître ses convictions personnelles dans un film. Sur un sujet qui touche à l’intime, dans une affaire où de nombreuses variables entrent en jeu, appuyer la norme aurait été paresseux, la combattre aurait été malvenu : Il aurait pourtant été facile de nager dans le sens du courant, de donner aux ‘Choses humaines’ les contours d’une oeuvre aux visées morales, mais Attal a laissé les pistes de réflexion, les éléments à charge comme les circonstances atténuantes, à disposition du spectateur et s’est contenté de donner à l’affaire une conclusion simplement en accord avec la jurisprudence en la matière. Qu’on la trouve adéquate ou pas, c’est un autre problème.
3 étoiles pour la plaidoirie et le jeu d'acteur de Benjamin Lavernhe qui remonte clairement le niveau par rapport au reste du casting qui est pitoyable. La pauvreté du scénario, des scènes, les jeux d'acteurs... j'ai eu du mal à finir le film qui traîne en longueur sans vraiment que ça en vaille la peine
LES RELATIONS. Combien de verité quand l'esprit l'interprete à sa manière. Tout est vrai et tout est faux. Un malaise qui glace la raison. Ce soir, c'est procès et je suis juré. DSK a aimé.
Tout comme le très bon livre de Karine Tuil dont il est l'adaptation fidèle, le film d'Yvan Attal nous présente avec précision et subtilité les tournures dramatiques que peuvent prendre nos vies, notamment au prisme des rapports de domination, de séduction et de sexe. Entre sociologie et droit, la littérature et le cinéma légitiment leur place.
Je ne me sentais pas attiré par ce genre de sujet. Mais excellente réalisation, excellent scénario, excellents acteurs. Le tout donne un film captivant, vous faisant vous interroger et progresser. Bravo