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didbail
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3,5
Publiée le 8 novembre 2021
Dans le quartier des Olympiades 3 femmes et un homme vivent des rencontres amicales et/ou amoureuses. A l'heure d'Internet, l'amour se vit différemment. Dans ce beau film en noir et blanc, magnifiquement dialogué, nous nous attachons à chacun de ces quatre personnages. Pas le meilleur Audiard mais un film intéressant et plaisant.
Changement radical de registre pour Jacques Audiard. Après le film noir et le western, notamment, voici une chronique adulescente dans l'air du temps, comédie dramatique en noir et blanc, façon Nouvelle Vague revisitée, modernisée. Le réalisateur colle à la vie quotidienne d'une certaine jeunesse à Paris, capte quelque chose de très mouvant et de déboussolé en matière de désirs, de sentiments, d'identité, dans un contexte d'insatisfaction générale (sociale, professionnelle, sexuelle...). Ce tableau d'une génération flottante sonne juste, grâce essentiellement à des acteurs d'un naturel parfait – Noémie Merlant en tête – et à des dialogues bien sentis. La mise en scène et le montage, fluides, orchestrent joliment des récits croisés, qui captivent toujours. On n'atteint probablement pas des sommets narratifs ou émotionnels, mais le mélange de légèreté et de gravité, de douceur et de rudesse, d'espoir et d'amertume est sur la bonne fréquence.
Film un peu brouillon, un mélange d'humour et de façon de vivre très moderne vu la conjoncture, colocation, mélange des genres, on lutte contre les tabous pour avoir l'air cool mais en définitive il est difficile d'aimer de nos jours !
Un film sur les relations amoureux d'aujourd'hui avec un discours sur les classes sociales pertinent. Le scénario suit un chemin difficilement anticipable et même si cette vision très parisienne se sent dans les dialogues peu naturels.
J'ai vraiment trouvé ce film pas terrible en faite... Le noir et blanc me plait moyen dans ce genre de film 2021-2022. Je n'ai pas compris le concept du film non plus... On voit des jeunes, du sexe mais encore... Vraiment pas terrible pour ma part j'ai quand meme mis 2/5 pour le rôle que joue Lucie Zang
Bon, j'ai vu ce film hier, et déjà, je me rends compte que je n'en retiendrai pas grand chose.. L'intérêt majeur est pour moi la découverte de Makita Samba, que j'ai trouvé absolument captivant, avec une intelligence de jeu assez rare. (D'ailleurs les deux qui font son père et sa soeur sont très bien aussi, et font les meilleurs moments du film). Noémie Merlant est chouette aussi, et confirme le bien que j'avais pensé d'elle dans "Le Portrait de la jeune fille..". Pour le reste, bof bof. On ne croit pas trop au personnage d'Émilie (problème dû à la comédienne? je ne sais pas). Quant à l'intrigue, j'ai vraiment eu l'impression d'être coincée devant une espèce de série ado, à la sauce AB Productions-années 90 (avec beaucoup de scènes de c.. en plus, certes) Le noir et blanc est pas mal, mais manque peut-être un peu de contraste, et surtout, à quoi sert-il?? Sans doute à donner au film une profondeur que le scénario n'a pas, et à le faire passer pour autre chose qu'il n'est ? À savoir une bluette sentimentale pas très intéressante. Bref, ça manque d'humour -un peu-, de profondeur -beaucoup-, et ça ressemble à s'y méprendre à un film de fin d'études. On a en tous cas du mal à reconnaître le réalisateur d'Un Prophète..
Très beau film qui cible plutôt les trentenaires parisiens, filmé dans le 13e arrondissement de Paris. Plusieurs jeunes se cherchent, que ce soit dans leur vie perso et pro, et se rendent compte que devenir adulte c'est plus compliqué que ça n'y paraît.
Un film de Jacques Audiard, c’est toujours un événement. D’abord parce qu’il sait se faire attendre, mais surtout parce qu’on est rarement déçu. Ce drame léger – un qualificatif nouveau pour la filmographie du réalisateur de Dheepan ou des Frères Sisters -, est une nouvelle étape dans sa carrière. Mais une étape sacrément agréable. Paris 13e, quartier des Olympiades. Emilie rencontre Camille qui est attiré par Nora qui elle-même croise le chemin de Amber. Trois filles et un garçon. Ils sont amis, parfois amants, souvent les deux. 106 minutes de grâce, de sexe et d’amours contrariées dans le Paris du 13ème arrondissement, - dans un quartier où chaque tour porte le nom d’une ville olympique, et les rues, des noms de discipline sportive -, admirablement photographié dans un noir et blanc somptueux. Le film est adapté de trois nouvelles graphiques de l’auteur américain Adrian Tomine. La collaboration au scénario de Céline Sciamma et Léa Mysius n’est sûrement pas étrangère à ce nouvel Audiard qui ne juge pas, qui ne bouscule pas, qui laisse aller les sentiments fluctuants de ses personnages sublimée par une mise en scène graphique et portés par des dialogues ciselés. On se régale de cette ronde des sentiments émouvante et esthétique. Quand Audiard se risque à la comédie romantique, loin de ses univers habituels et de ses certitudes, il réussit un coup de maître. Avoir absolument. Lucie Zhang, Makita Samba, Noémie Merlant et Jehnny Beth traduisent à merveille les nouvelles conventions de la vie amoureuse. Voilà un ballet fluide et élégant qui en séduira plus d’un. Voilà un instant de volupté qui fait de ce conte moderne une sorte de retour au cinéma de la Nouvelle Vague. Truffaut n’est pas loin. Quand la mélancolie se mêle à l’érotisme, la comédie au drame léger, la romance au réalisme urbain, on obtient le nouvel Audiard… un grand film.
Très bon film. Un esthétisme haut de gamme et des acteurs d'une justesse sans faille. Le noir et blanc est un pari réussi. Les images sont simplement sublimes.
Très bonne comédie en noir et blanc de Jacques Audiard avec de jeunes comédiens prometteurs. Vent de fraîcheur de liberté et de sexe sans tabous. A voir sans hésiter.
Grand fan d'Audiard, j'attendais avec impatience de voir son nouveau film. Et là , grande déception! Le film est plus celui de sa co-scenariste Céline Sciamma que celui d'Audiard. Ce n'est pas mauvais, on ne s'ennuie pas mais qu'est ce que cela raconte ? Pas grand chose en vérité. De plus, les personnages sont peu crédibles et on s'en fiche un peu de leur parcours finalement. L'histoire avec Noémie Merlant est invraisemblable et son jeu ne me paraît pas au niveau par des autres acteurs. Enfin bref, c'est assez bien joué, bien mis en scène (quoique Audiard nous a habitué à beaucoup mieux) mais cela ne m'a pas accroché. Peut étre la traduction de 3 nouvelles en un film en fait un film un peu batard. Et puis pourquoi toutes ces scènes de sexe ? Jacques ressaisis toi !
« Les Olympiades » se présente comme une œuvre à part dans le cinéma de Jacques Audiard qui faisait plutôt dans le genre pour homme, car même lorsque l’héroïne est une femme (Marion Cotillard) elle organise des combats clandestins, au risque de perdre toute crédibilité. Généralement il expose plutôt la baston et les sentiments testostéronés en milieux urbains (voir carcéral comme dans « Un prophète ») que la bluette bucolique apaisée. Ici, rien de tout cela, mais une comédie de mœurs avec une esquisse d’analyse sociétale. Premier point, le choix du noir et blanc dans la vraie vie et de la couleur sur le net. Nous passerons sur la pamoison généralisée de la critique française sur le « somptueux noir et blanc » qui paraît juste correct vis à vis du travail de Claude Renoir ou Henri Decaë, sans parler des américains comme John Alton, Conrad Hall, Leon Shamroy et bien d’autres, comme nous ferons preuve d‘indulgence devant la « qualité » d’une étude sociale inexistante (d’où le déchainement de la gauche atrabilaire : Libération, Les Cahiers, Critikat, Transfuge et les Inrocks, surtout que les codes Wok ne sont pas respectés, aucun salaud blanc belliqueux dans l’histoire), Audiard se contentant de la description sociétale du « Chinatown » parisien. Reste un délicate description d’une relation sexo-amoureuse entre une asiatique, un afro-français (ça se dit pas encore mais ça ne saurait tarder), une méditerranéenne et une caucasienne (surtout avec la perruque blonde). La grande force du réalisateur et de ses deux scénaristes c’est de nous attacher à ces quatre personnages, de nous intéresser à leur relations aux errances parfois compliquées (surtout sur l’oreiller) et de nous faire découvrir une étudiante dans le rôle principal : Lucie Zhang. Juste sublime. Et comme les trois autres, Noémie Merlant, Malika Samba (lui aussi débutant) et Jehnny Beth le font bien, qu’en plus de sa direction d’acteur de haut niveau, le réalisateur nous gratifie d’une mise en scène à la fluidité qui convient, l’ensemble se regarde avec un plaisir certain. Accompagné par l’excellente musique de Rone, « Les Olympiades » n’est certes pas un chef d’œuvre et peut être même pas un grand film, car par moment limite à l’eau de rose (malgré les scènes de sexe). Mais lorsque qu’apparaît le générique de fin, nous sommes frustrés car nous aurions bien passé encore une moment avec les si attachants Emilie, Camille, Nora et Amber.
Certains s'écoutent parler, ce réalisateur se regarde filmer. Ce film est très pédant. L'histoire est un quadrilatère amoureux plutôt classique (Émilie aime Camille qui aime Nora qui aime Louise). La mise en place est très longue et les évolutions des personnages très rapides. spoiler: Par exemple, spoiler: Amber/louise se met à apprécier Nora d'un coup, Camille aime finalement Emilie d'un coup... Il y a aussi quelques scènes clichées spoiler: comme quand tout l'amphi a son téléphone qui sonne en même temps et rigole en regardant Nora. Le noir et blanc ne sert en rien le film, c'est juste du snobisme. Encore trop de male glaze avec des scènes qui placent le spectateur en position de voyeur sans servir le scénario. Néanmoins Lucie Zhang est une très bonne actrice, et la représentation de ce quartier où j'ai vécu longtemps est belle.
Je me suis laissé prendre a ce film, bien qu'au début j'ai eu peu peur. Mais finalement, le film respire a travers trois, voire quatre qui vivent chacun leurs histoires les uns avec et sans les autres. Ce sont des tranches de vies, pas mal rythmé par des scemes assez érotiques. Au final cela fonctionne, car les personnages sont assez attendrissant.