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DAVID MOREAU
165 abonnés
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3,0
Publiée le 29 novembre 2025
LA COULEUR DE LA VICTOIRE. Chacun sa ou son tour, chacun son temple de l'Olympe. Allumé la flamme pour que les anneaux s'enlacent. Violent sont les coeurs et la sueur de l'autre symbole de l'unissance et de l'harmonie. Des choses ordinaires, filmé de façon extraordinaire. Pierre de Coubertin aurait aimé.
C'est un film chorale, qui se focalise sur trois protagonistes, pourtant la structure semble très cohésive, aucune des intrigues parallèles ne perd les spectateurs. En seulement 1h40 minutes, le scénario parvient à faire évoluer les trois, à développer leurs relations, et à apporter une conclusion satisfaisante à chacun de leurs arcs narratifs. Audiard ne filme pas le 13ème d'une manière conventionnelle, mais comme un regard émerveillé par son architecture. Avec la musique électrique et le noir et blanc, on a presque l'impression que le film se déroule dans un tout autre pays, ce pourquoi les signes familiers occasionnels, comme la voix du métro, nous sautent aux yeux/oreilles. Le film donne ce sentiment d'hybride, d'exister à la fois en France et ailleurs, de part ses caractéristiques de drame français, et son style parfois à la limite du surréalisme, du poétique. Finalement, c'est ça le 13ème, un quartier de mixité culturelle.
Un film très beau, très élégant, très touchant, très actuel, dont la douce narration nous emporte des les premiers plans. Avec une mise en scène fluide quasiment parfaite et des dialogues d'une finesse réjouissante (la blague sur la statistique entre la peur de parler devant une assemblée et la mort = banger), on est très vite séduits par l'atmosphère qui se dégage de ces tranches de vie qui soulignent la proximité avec notre quotidien, et à quel point il faut questionner notre époque et ses enjeux (principalement amoureux mais d'autres aussi). Avec cet attrayant côté nouvelle vague accentuée par le choix du noir et blanc, Audiard rend ici un bel hommage au XIIIe arrondissement de Paris, sublimé par son architecture très verticale et bétonnée qui contraste avec la volupté des trois personnages principaux de ce récit. On s'attache très vite a ce triangle amoureux qui fonctionne a merveille tant leur interprétation est naturelle, ce qui nous permet de nous identifier facilement aux personnages. Il n'y a aucune scène inutile, chacun des éléments sert la progression de l'histoire et le développement des personnages. Un sentiment de légèreté et de mélancolie plane tout au long du film, ce qui le rend doux et agréable à visionner. Jacques Audiard est vraiment le boss qu'il pense être !
Je me suis laissé prendre a ce film, bien qu'au début j'ai eu peu peur. Mais finalement, le film respire a travers trois, voire quatre qui vivent chacun leurs histoires les uns avec et sans les autres. Ce sont des tranches de vies, pas mal rythmé par des scemes assez érotiques. Au final cela fonctionne, car les personnages sont assez attendrissant.
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3,0
Publiée le 20 novembre 2025
Les amours des jeunes gens modernes selon le rèalisateur de "Un prophète" (2009). il s'agit des « Olympiades » (2021) que Jacques Audiard tourne dans le bèton de la capitale avec des interprètes talentueux et peu connus qui acceptent de s'impliquer! Ce film revigorant ne reçut pas l'accueil que le rèalisateur en attendait! La photo en noir et blanc et les scènes intimes (oui, ça parle pas mal de sexe et ça le montre aussi) dèroutèrent souvent le public à sa sortie! Quant à savoir ce qu'en pense Audiard lui-même, il y a fort à parier que cela n'est pas fait pour le dèplaire! Pourtant la justesse de l'interprètation, la fluiditè de la mise en scène et les dialogues vifs confèrent à cette captation d'une jeunesse sensuelle et dèboussolèe les allures d'une ronde amoureuse, dans la ligne d'Eustache! D'une ètonnante fraîcheur, Lucie Zhang est clairement la rèvèlation de ce film choral, à part dans l'oeuvre de Audiard! Ce qui ne veut pas dire que ce dernier se soit rangè...
Difficile de savoir où veut en venir le réalisateur. Si c'est pour montrer que les mœurs ont évolué, que les jeunes trentenaires vivent une sexualité décomplexée, cela me semble un peu court comme projet. Et puis pourquoi du noir et blanc, qu'est-ce que cela apporte ? Au final, je ne vois rien de bien intéressant ou d'original dans ce film et pourtant les jeunes acteurs font très bien leur job.
Faut pas avoir froid aux yeux. L'utilsation du noir et blanc est intéressant mais les nombreuses scènes sexuelles ne sont pas forcement toutes nécessaires.
... je découvre... Jacques Audiard... on me dit jamais rien... enfin, je découvre pas, mais au bout du troisième film que je vois, ça peut plus être un hasard... je découvre qu'il est visiblement excellent
Ce film de Jacques Audiard aux allures modestes et à la profondeur sublime amène à se dire que si le réalisateur ne quitte pas complètement le propos bonhomme qui en avait fait une méga star (avec des gros durs à son service, comme Vincent Cassel ou Matthias Schoenaerts), spoiler: il doit bien s’en éloigner un peu pour sentir l'époque et le milieu qu'il dépeint (à peine, en vrai, pour le charmant personnage masculin interprété par Makita Samba) . Du reste, la musique de Rone (dont le titre Brest) est peu croyable, pour un trio d’acteurs qui prend bien (Noémie Merlant est une bombe de cinégénie, et Lucie Zhang une révélation comique).
En bref, du noir et du blanc pour nous parler de désir, de tendresse, de sexualité et de tous ces amours qui se construisent.
Un délicieux chassé-croisé de cœurs en peine dans le quartier du 13ème arrondissement de Paris filmé dans un noir et blanc aux teintes argentiques sous la caméra de Jacques Audiard qui n’a rien perdu de son œil expert pour capter l’essence de ses personnages se débattant avec leurs sentiments profonds. Cela est filmé avec un naturel désarmant, sans la moindre once de sexualisation des corps pour mieux capter le désir charnel de chacun. Une œuvre certes mineure dans l’excellente filmographie du cinéaste mais dont la sensibilité et le charme suave rassérène le spectateur.
Un film moderne et sensible qui explore avec justesse les relations amoureuses contemporaines. Très bien joué, avec une mise en scène élégante, même si l’intrigue reste parfois un peu légère.
Vraiment très décevant. Pourquoi le noir et blanc ? Pourquoi ça sonne faux tout du long ? Pourquoi ces scènes erotiques exagérées ? Pourquoi tous ces gros plans ?
C'est un film qu'on pourrait vouloir détester avec scènes de vie parisienne avec des personnages qui s'écoutent parfois parler. Et pourtant je me suis laissée charmer par chacun des personnages de cette trilogie. Ils sont présentés avec tant de beauté, de douceur et de vérité qu'on finit par vraiment s'attacher à leurs sentiments. Une comédie romantique du 21e siècle qui essaye de montrer les différentes facettes de la sexualité et de l'amour à l'heure de la technologie, c'est un peu caricatural sur les bords mais réussi.
Un film qui ressemble à un film de fin d'étude, avec ses qualités et ses complaisances. Des plans magnifiques. Noémie Merlan est toujours juste et émouvante;