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Bobbylabonnebouille
113 critiques
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4,0
Publiée le 6 septembre 2026
Rien de révolutionnaire dans l'histoire mais tout va bien ensemble dans ce film : le noir et blanc, le rythme, la musique, les acteurs, les thématiques abordées, la nudité...
Une colocation mixte sans complexe et libre dans un appartement situé dans un complexe immobilier du XIII ème arrondissement, une laideur de béton parisien avec une dominante asiatique sociétale de commerces. Ici, on partage le loyer et plus, si une des occupantes Emilie immature et égocentrique couche avec le colocataire Amberun professeur de français,avide de séductions. Une autre fille Nora ambivalente, autre prise d’Amber le tombeur, présente sur les réseaux sociaux initialement à Bordeaux, s’installe dans le même quartier afin de suivre des cours de droit à Tolbiac (Université Sorbonne Paris 1) et fait du commerce comme agent immobilier, cela arrondit les fins de mois . Elle fait également des vidéos sulfureuses afin de rompre l’isolement. Tout ce petit monde chante du Niagara, se croise et vit de jobs éphémères et de relations épisodiques, verticales et horizontales. Film de Jacques Audi ard en noir et blanc à l’image de la société moderne inconstante qui se cherche dans une superficialité omniprésente. Tant que les filles sont belles et agréables à regarder.
Les Olympiades suit plusieurs jeunes adultes dans le 13e arrondissement de Paris, entre désir, solitude et malentendus affectifs. Une chronique fluide et élégante, que j’ai plutôt appréciée, même si elle m’a parfois laissé à distance émotionnelle.
Avant de le voir, il faut avoir en tête que le film marque un déplacement dans le cinéma de Jacques Audiard. Librement adapté de nouvelles graphiques d’Adrian Tomine et écrit avec Céline Sciamma et Léa Mysius, il prend la forme d’une romance chorale, urbaine et contemporaine. Le quartier des Olympiades lui donne son identité visuelle, entre verticalité, noir et blanc graphique et Paris non touristique.
Le film explore les relations contemporaines, dans un monde où les corps se rencontrent plus vite que les sentiments. Le désir circule facilement, mais l’intimité reste plus difficile à construire. Les Olympiades montre que la liberté sexuelle ne supprime ni la peur de l’attachement, ni la jalousie, ni le besoin d’être reconnu autrement que par le désir de l’autre.
Le récit s’intéresse aussi à l’image de soi, à la solitude urbaine et aux identités instables. Les personnages cherchent une place affective autant qu’une place sociale, entre travail, études, logement, écrans et relations incertaines. Le film parle d’une génération libre en apparence, mais souvent incapable de formuler clairement ce qu’elle ressent.
J’ai plutôt passé un bon moment devant Les Olympiades. Le film séduit par son ton léger en surface, plus mélancolique en profondeur, et par son noir et blanc très graphique. Il donne au 13e arrondissement une identité forte, loin du Paris de carte postale. J’ai aussi apprécié sa fluidité chorale, qui circule entre plusieurs personnages, désirs et solitudes sans se limiter à une seule trajectoire sentimentale.
Malgré ces qualités, j’ai trouvé l’ensemble un peu dispersé dans ses thématiques, avec un manque d’incarnation émotionnelle par moments. Le récit aborde beaucoup de choses, entre désir, solitude, attachement, sexe, image et flottements affectifs, sans toujours les approfondir. Certaines trajectoires laissent entrevoir d’autres pistes, mais restent trop peu développées. Certaines relations m’ont aussi paru légèrement fabriquées, comme si le portrait d’époque prenait parfois le dessus sur la sincérité des émotions.
Au final, Les Olympiades propose une chronique urbaine fluide et séduisante sur le désir, la solitude et les relations contemporaines. Un film visuellement fort et agréable, mais un peu trop dispersé pour vraiment toucher autant qu’il le voudrait.
Un bon film qui a été mal marketé à sa sortie : mauvaise affiche, mauvaise bande-annonce qui m’ont fait totalement passer à côté de ce film alors que je suis fan du fils Audiard. Le film m’a fait penser un peu au film Shortbus de John Cameron Mitchell en beaucoup plus soft ( meme si on y voit pas mal de scènes de sexe). Dans ce film, Sofia ( actrice asiatique) recherche l’orgasme alors que d’autres couples gay s’aiment mais n’y arrivent pas , dans les Olympiades, les protagonistes recherchent amour, orgasme et il y aura aussi une relation gay. Pas le même film mais pas mal de memes engagements. Sinon, réalisation au top.
Ô combien vibrant, ce film est une ode à la vie et à la jeunesse adulte quand tout est encore possible. Singularisés par leur liberté, les personnages sont passionnément attachants et troublants. Aux destins très distincts les uns des autres, les identités magnétiques de chacun animent par leur corps ce récit dans le plus profond de l’intime. Le temps que l’on y passe est court, tellement les images sont captivantes devant cette œuvre légère et poétique, le tout en noir et blanc.
Dans “Les Olympiades”, Jacques Audiard nous plonge dans la vie de jeunes trentenaires qui se cherchent aussi bien sur le plan sexuel que sur le plan sentimental. Ce film met en lumière leurs hésitations, leurs désirs et leurs espoirs, le tout avec une sensibilité touchante.
Bien que je ne connaissais pas les acteurs avant de voir le film, je dois dire qu’ils offrent des performances convaincantes.
L’utilisation du noir et blanc est une excellente idée, car elle apporte une certaine élégance et une pudeur au récit. Ce choix stylistique renforce l’intimité des scènes et invite le spectateur à se concentrer sur les émotions des personnages.
Malgré une structure assez classique, “Les Olympiades” réussit à maintenir l’intérêt du début à la fin. Le rythme est bien soutenu, et chaque moment est empreint de justesse. On ne s’ennuie pas.
En résumé, ce film est une belle exploration des relations humaines, portée par un jeu d’acteurs solide et une esthétique soignée. 7/10
Certains s'écoutent parler, ce réalisateur se regarde filmer. Ce film est très pédant. L'histoire est un quadrilatère amoureux plutôt classique (Émilie aime Camille qui aime Nora qui aime Louise). La mise en place est très longue et les évolutions des personnages très rapides. spoiler: Par exemple, spoiler: Amber/louise se met à apprécier Nora d'un coup, Camille aime finalement Emilie d'un coup... Il y a aussi quelques scènes clichées spoiler: comme quand tout l'amphi a son téléphone qui sonne en même temps et rigole en regardant Nora. Le noir et blanc ne sert en rien le film, c'est juste du snobisme. Encore trop de male glaze avec des scènes qui placent le spectateur en position de voyeur sans servir le scénario. Néanmoins Lucie Zhang est une très bonne actrice, et la représentation de ce quartier où j'ai vécu longtemps est belle.
On s’ennuie carrément avec ses histoires creuses qui sont censés coller avec la réalité du temps et de l’endroit de ici et de maintenant dans le 13e et bien on s’en fiche
Vu le 29/01/2026. Franchement pas top, voilà ce que j'en pense après l'avoir vu ce jour. Dès le début, aucun doute, on sait où on va sur la première scène où Emilie (Lucie Zhang) est à poil avec son amant et colocataire Camille (bizarre de donner un nom qui peut sonner féminin alors que plein de prénoms masculins existent), joué par Makita Samba. Dès les premières minutes, on a compris ce qui va se passer, les deux personnes se connaissent depuis quelques minutes que ça se finit déjà en sexe débridé. Ok.... Et la suite du film restera dans ce registre là, on est pas loin d'un film porno puisque notre étalon Camille va ensuite se taper Stéphanie sa collègue prof puis ensuite la troisième héroïne du film Nora (joué par Noémie Merlant). Et après on se demande où va la société mais quand on est capable de sortir un film qui est sensé représenter la jeunesse actuelle où Emilie est tellement obsédée par le sexe qu'elle s'inscrit sur un site de rencontre uniquement pour se faire sauter, qu'elle en oublie même d'aller voir sa grand-mère atteinte d'Alzheimer et qu'elle va même payer une colocataire en fin de film pour que celle-ci la remplace, faut pas s'étonner que ça aille mal. Ou est l'amour dans tout ça? je parle d'amour vrai, pas du "je t'aime" lancé en fin de film par Camille à Emilie par interphone interposé. L'amour de deux personnes qui prennent le temps de se découvrir, de se connaitre et de se donner l'un à l'autre quand vraiment la relation est puissante, pas comme ça sur une première rencontre comme dans ce film. Les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus aucune notion d'amour vrai? Ou alors c’est juste la vision d'un réalisateur qui semble un peu obscène sur les bords, peut-être après tout... Il a voulu quoi? revivre un truc qu'il a raté dans sa jeunesse à travers des acteurs qui jouent plutôt pas mal mais dans un monde complètement cramé émotionnellement et san saucune notion de ce qu'est la vrai amour? Et le film est interdit aux moins de 12 ans, mon fils a 14 ans, j'aurai donc pu l'emmener voir ce film quasi X, sérieux?
Très bonne comédie en noir et blanc de Jacques Audiard avec de jeunes comédiens prometteurs. Vent de fraîcheur de liberté et de sexe sans tabous. A voir sans hésiter.
Un film sur les relations amoureux d'aujourd'hui avec un discours sur les classes sociales pertinent. Le scénario suit un chemin difficilement anticipable et même si cette vision très parisienne se sent dans les dialogues peu naturels.
Film très intéressant sur la connexion de plusieurs personnages du 13 eme arrondissement, d’ailleurs tous touchant. Beaucoup de scène de sexe/nue qui ne saurait convenir à un public plus jeune. À voir
Une cure de jouvence et une prouesse pour le déjà mature Jacques Audiard alors âgé de 68 ans , et qui nous livre un film d’une incroyable modernité, tellement contemporain, sur la jeunesse d’aujourd’hui , sur les mœurs en évolution, sur la liberté sexuelle et les nouvelles tendances .En France je ne vois pas un réalisateur, (y compris et surtout chez les plus jeunes )qui ai livré un film le décrivant aussi bien et en phase avec les trentenaires. Il faudrait aller chercher aux USA , où les auteurs sont moins frileux, style Larry Clarke , Gus van Sant ou Vincent Gallo , pour trouver une telle impertinence , une telle fraîcheur, une telle liberté de ton, avec des jeunes vivant librement leur sexualité. Il y a aussi le choix du noir et blanc magnifiquement réussi, très belle qualité d’image, contraste puis gris velouté, une réussite du chef Op, Paul Guilhaume, qui aura le César et l’ Oscar de la meilleure photo en 2025,pour « Emilia Perez », un nom à retenir. Les trois jeunes acteurs sont excellents, bien sûr Noémie Merlant que l’on connait maintenant très bien, mais ce sont surtout Makita Samba et Lucie Zhang qui crèvent l’écran, de fraicheur, de justesse , de naturel. Souhaitons- leur une belle carrière .