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fabrice d.
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3,0
Publiée le 1 juillet 2024
Ce film de trentenaires réalisé par un septuagénaire (:)) de talent nous décrit les amours contemporaines et parisiennes de trois jeunes professionnels qui cherchent à profiter de la vie, à explorer en fait. Ils utilisent les moyens d'aujourd'hui et d'hier, mais on retrouve internet, les réseaux, le chat, la mise en congé. A cela se mêlent aussi les relations frères-sorurs et parents-enfants. Les acteurs sont bons, et il y a une ambiance qui se créé due aussi notamment à l'utilisation du noir et blanc.
Excellent film. L’ambiance m’a fait penser aux films de Rohmer, on reste dans le même quartier avec seulement 3 personnages, dans un Paris très silencieux (si seulement cela pouvait être le cas en vrai !) et méconnaissable. Les relations entre les persos sont approfondies. Film esthétiquement parfait, le noir et blanc est très lumineux, les visages et l’architecture du 13ème sont magnifiés. Le directeur de la photo a fait un gros boulot, tous les plans sont très réussis. On pense par moment à Love de Gaspard Noé. Les acteurs sont parfaits, Noémie Merlant ce n’est pas une surprise, mais chapeau bas à Lucie Zhang et Makita Samba que je ne connaissais pas ! Gros travail sur le son du film, d’ailleurs primé sur ce point à Cannes. Bravo à Audiard, avec ce genre de film on est bien dans le 7ème art !
Belle photo. Musique superbe bien que pas assez exploitée (écouter la bande son de Rone entièrement). Acteurs et actrices d’une justesse impeccable. Reste l’histoire (les histoires) pas folles, toujours un peu dans l’extrême et trop orientées dans la recherche du cul.
3 nouvelles avec une continuité sur un film. C'est plutôt sympa et joué de façon naturelle. Trop de scènes de sexe lassantes et bruyantes (oh hé, dans la vraie vie si une femme fait du bruit c'est qu'elle n'aime pas...mais le réalisateur ne veut pas le savoir et préfère les clichés X) Le noir et blanc n'est pas gênant mais vouloir absolument un noir, une asiatique, une lesbienne, c'est du forcing..! Pour un réalisateur très âgé, je trouve qu'il y a encore l'envie de bien faire et d'être un peu inventif. C'est dans son temps. 3,6/5
Un film plutôt cru qui nous fait suivre un morceau de vie de 4 jeunes adultes et dont l'épicentre est le quartier des Olympiades à Paris. Hésitations professionnelles, indécision sentimentale et volatilité sexuelle, sur fond d'études ratées, de colocation, de structures familiales disloquées, d'immigration et intégration réussies constituent la matière d'un récit qui n'a en fait pas d'autres ressorts. Témoignage donc plus qu'intrigue ou comédie romantique. Les principales qualités du film sont les caractère spontané et réaliste du jeu de jeunes acteurs épatants et les superbes cadrages des images presqu'exclusivement en noir et blanc
Une mise en scène et un noir et blanc somptueux. Les acteurs crèvent l'écran. Il y a quelque chose de captivant, presque animal dans ce long métrage. Mais peu à peu, le film s'essouffle. La mise en scène et l'esthétique semblent prendre le pas sur les personnages et leur histoire, nous éloignant peu à peu de l'émotion et de notre intérêt pour eux. Dommage.
Les Olympiades est un nouveau Audiard qui respire la fraîcheur et un vent de jeunesse. Complètement singulier vis-à-vis du reste de sa filmo, on y suit la vie de 4 jeunes trentenaires au sein du 13e arrondissement de Paris. Camille (Makita Samba) est prof de français, désireux de ne pas s'engager dans des relations de couple et de travailler dans l'immobilier. Emilie (Lucie Zhang) est asociale, a fait sciences po mais se retrouve à travailler en centre d'appels. Nora (Noémie Merlant) débarque de Bordeaux pour faire du droit, et va faire la rencontre d'une cam-girl du nom de Amber Sweet (Jenny Beth). Tout ce beau monde (le casting est absolument parfait) va se croiser, s'aimer, se décevoir, et tenter de trouver leur identité.
Un postulat dont la finalité n'aura rien de surprenant, et on regrettera que le scénario ne comporte pas + d'enjeux dramatiques supplémentaires. Néanmoins, le film (écrit par Céline Sciamma et Léa Mysius) parvient avec authenticité et douceur à prendre le pouls d'une génération multi-culturelle, diplômée, et de la middle-class, qui se cherche autant humainement qu'intimement et professionnellement. L'apport des 2 cinéastes féminins se ressent par la sensibilité de l'écriture, faisant une peinture authentique d'une génération perdue à l'heure de l'instantanéité des relations.
A ce titre, l'enjeu principal des Les Olympiades est de suivre le cheminement de ces âmes solitaires, qui se mentent tous à eux-mêmes. S'enchaînent donc plusieurs scènes de marivaudage tantôt mordantes (oui le film est drôle), sensuelles ou planantes, afin de retranscrire le spleen existentiel des divers protagonistes. On se plait à les suivre tenter de construire quelque chose, au rythme de la BO de Rone (très bonne) oscillant entre sonorités électroniques et atmosphériques.
D'entrée de jeu Audiard, aidé de son chef op' Paul Guilhaume, filment les Olympiades, Montsouris ou Tolbiac dans un somptueux noir et blanc rappelant forcément le Manhattan de Woody Allen. Visuellement c'est évidemment de toute beauté, enchaînant plan aériens voluptueux ou perspectives d'un 13e arrondissement moderne, loin de l'architecture Haussmannienne toujours associée à la capitale. La volonté d'un décorum multi-culturel également, qui se poursuit avec le choix de casting. On esquisse par endroits la volonté de traiter des problématiques familiales (tous distants avec leur famille et qui vont là-aussi essayer de renouer le lien) même si le tout reste plus au second plan (comme la perspective de carrière, qui n'est pas tant la finalité du récit non plus). 2-3 scories, pour une belle chronique à la fabrication et à l'interprétation tout simplement exemplaire
Je mets 2 étoiles pour la musique MAGNIFIQUE: sérieux, le morceau "Les Olympiades intro" / "Nora et Ambre" doit être l'une des plus belles musiques de l'univers entier, c'est un CHEF D'OEUVRE MUSICAL, tellement beau et pourtant si simple dans sa composition (un seul instrument, seulement 6 notes!). Le reste des morceaux sont magnifiques, la bande-son est créée par Rone (pourtant sa propre musique est décevante, j'ai essayé!).
Mais le reste? Pourquoi ce film existe? Qu'est-ce qu'il est censé montrer sur les Olympiades (qu'il ne reflète pas du tout, d'ailleurs)? Qu'est-ce que ça apporte de le mettre en noir et blanc? Qu'est-ce que ça apporte de nous raconter les histoires d'amour d'Emilie et Nora? Quel message veut-il faire passer?... Bref, je comprends pas. D'ailleurs les personnages sont pas attachants et détestables.
J'attendais totalement autre chose qu'un film sur des couples. Il ne passe rien à part les longues discussions entre garçons et filles qui viennent et qui repartent. Le noir et blanc est totalement prétentieux. Vraiment passable et je vois que je ne suis pas fan de ce style décontracté un peu chic pompeux.
Les Olympiades se laisse regarder, surtout grâce à des acteurs qui crèvent l'écran et qui parviennent à susciter la sympathie, en dépit d'une écriture déséquilibrée qui donne de bien meilleures scènes aux personnages jouées par Noémie Merlant et Jenny Beth qu'à ceux incarnés par Lucie Zhang et Makita Samba (ils ne quittent pas l'écran pendant deux heures, mais leur psychologie est à peine esquissée). Il y a aussi ce noir et blanc, certes gratuit, mais qui a le mérite de donner à Audiard l'occasion de faire quelques jolis plans de ce quartier de Paris souvent mal aimé, et pourtant doté d'un certain cachet cinégénique. Mais tout de même, quel pataquès pour un film qui n'a pas grand chose à dire si ce n'est que l'amour, c'est compliqué, et que ce n'est pas forcément hétérosexuel ni entre blancs - quelle surprise ! Olympiades n'est donc pas un ratage complet, mais il ne suffira certainement pas à me réconcilier avec le cinéma d'Audiard, que je trouve trop souvent pompeux et superficiel.
Dans un beau noir et blanc, Jacques Audiard (auteur du sublime « Un Prophète » et du magnifique « Frères Sisters ») propose de scruter la modernité des comportements amoureux d’une certaine jeunesse urbaine. Porté par une mise en scène soignée et une interprétation très convaincante (Noémie Merlant est décidément une des plus grandes actrices françaises), le film ne parvient pas toujours à rester sur un chemin narratif emballant (la faute sans doute à sa volonté d’agglomérer trois récits indépendants adaptés de nouvelles d’Adrian Tomine). Reste qu’avec la fougue d’un jeune cinéaste (voire d’un premier film) Audiard soigne une réalisation de qualité offrant de belles scènes voluptueuses et intimistes. La musique parfaite de Rone et quelques bonnes trouvailles scénaristiques (l’apparition d’Amber Sweet par exemple) finissent de rendre cette chronique agréable. Intéressant et émouvant par moments, amusant et troublant parfois, mal ficelé et un peu ennuyeux quelques fois, si cet opus ne finira pas sur le podium de la filmographie d’Audiard, il porte tout de même un joli dossard dans le cinéma d’auteur national.
Malgré de très belles images et bons acteurs, Jacques Audiard déçoit, il nous offre un bien maigre et fade triptyque amoureux. lent, chiant ... rien à voir avec ses chefs-d'œuvre habituels ..