Indéniablement, "Les Olympiades" est un film plaisant, bien rythmé, bien interprété, avec la formidable bande-son de Rone. Pour autant, ce film confirme que Jacques Audiard a renoncé au cinéma, au vrai, celui qui happe le spectateur et lui fait oublier la caméra. Oublié l'extraordinaire "Un prophète". Depuis plusieurs années, l'artiste installé, multi-récompensé, téléramaïsé, se complait dans un cinéma qui privilégie l'esthétique, la forme au détriment du fond. Le noir et blanc, les ombres et lumières, les ralentis et les contre-plongées ne servent pas le récit, leur seul rôle est de rappeler combien Audiard est un grand réalisateur. Pour preuve, ce thème de la quête amoureuse, entre frivolité sexuelle et désir d'amour, a également été traité par Abdellatif Kéchiche dans "Mektoub my love" ; la différence est saisissante : quand l'un montre sa caméra à tout bout de champ, l'autre se fait oublier, laisse parler ses personnages, et donne un réalisme à son récit dont on est bien loin chez Audiard. Quel dommage que son égo soit aussi important que son talent.
Vu le 19/08/2022. Film porté par un trio d'acteur solaire, jeune et talentueux, bien dans leur époque, bien dans leurs baskets. Une répartie à toute épreuve, des punchlines à couper au couteaux et la sexualité abordée telle une mélodie douce amère. Un film de genre avec une esthétique léchée, du Jacques Audiard pure sucre.
Un très bon Audiard, comme d'habitude. Très beau, très juste, les acteurs sont au top pour raconter la grande solitude contemporaine, la parcellisation dans les rapports humains et la rencontre, l'amour malgré tout.
« Les Olympiades » se présente comme une œuvre à part dans le cinéma de Jacques Audiard qui faisait plutôt dans le genre pour homme, car même lorsque l’héroïne est une femme (Marion Cotillard) elle organise des combats clandestins, au risque de perdre toute crédibilité. Généralement il expose plutôt la baston et les sentiments testostéronés en milieux urbains (voir carcéral comme dans « Un prophète ») que la bluette bucolique apaisée. Ici, rien de tout cela, mais une comédie de mœurs avec une esquisse d’analyse sociétale. Premier point, le choix du noir et blanc dans la vraie vie et de la couleur sur le net. Nous passerons sur la pamoison généralisée de la critique française sur le « somptueux noir et blanc » qui paraît juste correct vis à vis du travail de Claude Renoir ou Henri Decaë, sans parler des américains comme John Alton, Conrad Hall, Leon Shamroy et bien d’autres, comme nous ferons preuve d‘indulgence devant la « qualité » d’une étude sociale inexistante (d’où le déchainement de la gauche atrabilaire : Libération, Les Cahiers, Critikat, Transfuge et les Inrocks, surtout que les codes Wok ne sont pas respectés, aucun salaud blanc belliqueux dans l’histoire), Audiard se contentant de la description sociétale du « Chinatown » parisien. Reste un délicate description d’une relation sexo-amoureuse entre une asiatique, un afro-français (ça se dit pas encore mais ça ne saurait tarder), une méditerranéenne et une caucasienne (surtout avec la perruque blonde). La grande force du réalisateur et de ses deux scénaristes c’est de nous attacher à ces quatre personnages, de nous intéresser à leur relations aux errances parfois compliquées (surtout sur l’oreiller) et de nous faire découvrir une étudiante dans le rôle principal : Lucie Zhang. Juste sublime. Et comme les trois autres, Noémie Merlant, Malika Samba (lui aussi débutant) et Jehnny Beth le font bien, qu’en plus de sa direction d’acteur de haut niveau, le réalisateur nous gratifie d’une mise en scène à la fluidité qui convient, l’ensemble se regarde avec un plaisir certain. Accompagné par l’excellente musique de Rone, « Les Olympiades » n’est certes pas un chef d’œuvre et peut être même pas un grand film, car par moment limite à l’eau de rose (malgré les scènes de sexe). Mais lorsque qu’apparaît le générique de fin, nous sommes frustrés car nous aurions bien passé encore une moment avec les si attachants Emilie, Camille, Nora et Amber.
Chronique sentimentale générationnelle emballante, pleine de tendresse et d'humour qui capte l’air du temps, filmée dans un noir et blanc sublime, et portée par un magnifique trio d’acteurs.
Treizième, trentenaires, transgressions, J. Audiard nous convie à découvrir de nouvelles figures, une nouvelle génération, dans un film très esthétique autant que perturbant. Il capte un monde qui nous est si éloigné, nous la génération précédente et dans lequel pourtant les êtres s'attirent et se repoussent. L'amour existe , dissocié de l'attirance sexuelle, et fait chavirer les corps, pardon les cœurs. Sur la base d'un casting convaincant, un film avec du punch, et qui ne cherche pas à plaire à tout prix. DVD - aout 22
J'ai adoré, Points communs avec le formidable film Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier, également à l’esprit Nouvelle Vague comme tous les films de Joachim Trier.
Peu de choses à retenir de ce navet, de la vulgarité, de la nudité outrancière, du sexe grossier et quasi porno, Noémie Merlant qui consent à tourner des cènes humiliantes à souhait, un scénario qui ne peut qu'exister dans un imaginaire qui n'existe pas... Bref, Audiard nous gratifie d'un des plus mauvais films de ces 20 dernières années.
Les acteurs presque inconnus sont tous épatants dans cette comédie dramatique romantique sur des bobos trentenaires. Paris et le noir et blanc graphique jouent pour beaucoup dans la forme séduisante du film et les scènes intimes sont filmées avec beaucoup de sensualité et d'intimité. Film bien sympa quoi.
j'attendais que ce film démarre et y a pas eu le contact recherché . J'ai pas compris l'intérêt de ce film , ce que ça dénonce , où ça va . Bref je ne conseille pas . Des personnages sans grand intérêt .
Une étoile pour la photo très belle, une autre pour les acteurs attachants ... c'est tout . Je ne vais pas au cinéma pour voir la vie de tous les jours de mes voisins. Un mec sympa queutard , 3 filles sympas paumées ... le film est terminé pour moi le cinéma n'est pas là pour décrire la vie de tous les jours mais pour raconter des histoires qui nous font rêver rire ou pleurer , un peu trop de scène de cul inutiles ça semble nécessaire pour aller à Cannes... le film français que semblent aimer les abonnés d'allo ciné ce n'est pas le Audiard que j'aime ... un peu d'émotion dans les 10 dernières minutes sur l'ensemble des personnages, mais il n'existe pas de demie étoile !
Les Olympiades est la chronique moderne d'une jeunesse parisienne qui se cherche, tant sur le plan sentimental, social que professionnel, et qui se perd dans le "bruit" de la capitale. Le choix du Noir et Blanc et la bande son qui accompagne le film ajoutent une poésie certaine au film.
Jacques Audiard nous pond un film assez étonnant. Un beau film en noir et blanc à une séquence près. Mais à bien y regarder, ce qui est beau c’est le noir et blanc, et ce noir et blanc n’en fait pas pour autant un beau film. J’ai côtoyé l’ennui jusqu’à l’arrivée de Nora (Noémie Merlant). Cependant, force est de reconnaître que ce petit film choral m’a réconcilié avec la présence de Nora.
En vérité, je suis dans l’expectative : un sentiment mitigé. Ce récit fourre-tout a sans doute le défaut d’aborder trop de thèmes dans ce Paris du XIIIème arrondissement : co-locataires et précarité de jeunes sur-diplômés ; Alzheimer ; communauté ; sexualité assumée et sexualité sur commande ; troubles des sentiments ; incertitude de l’avenir, vivre au jour le jour, traumatisme, cyber harcèlement.
En résumé, j’ai regardé « Les Olympiades » avec une certaine distance sans être indifférent aux personnages. En effet, j’ai pris plaisir à découvrir deux jeunes acteurs prometteurs qui ont eu l’audace de se mettre à nu : Makita Samba (Camille) et Lucie Zhang (Emilie). C’est déjà ça !
Il y quelque chose de si juste, dans ce que ce film laisse transparaître d'une génération. Ses mœurs, ses doutes, ses angoisses. Le casting touche à la perfection, l'ambiance est profonde, juste. Un très bon film, qui derrière une approche sociale, réaliste, laisse même un arrière goût feel good. C'est du bonus.