La Fracture
Note moyenne
3,6
3215 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

312 critiques spectateurs

5
60 critiques
4
108 critiques
3
61 critiques
2
32 critiques
1
23 critiques
0
28 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2021
"Fracture" Raf et Julie sont un couple en péril et suite à un accident ils vont se retrouver au urgence le jour d'une manifestation de gilet jaune à Paris. Il rencontre Yann un manifestant aux antipodes de ce que penser le couple. L'hôpital est au bord de l’asphyxie surtout quand la manif déborde près de cette hôpital.
Ah la la si seulement les c....du gouvernement passait rien qu'une heure dans les urgences de nos hôpitaux...ce film résume parfaitement la situation de l'état de notre service de santé. Manque de place, de personnel; personnel présent mis en défaut avec un manque de médoc, en faisant plus de garde que la loi prévoie , plus d'heure, avec des patients ranger dans les couloirs (je l'ai vécu), avec des patients se comportant comme des merdes, ce croyant tout permis etc...franchement tu ressorts de ce film plus qu'énervé de cette situation. Les acteurs/actrices n'en rajoutent même pas dans leur rôle et tu as envie de tarter l'une des nanas qui hurlent dans l'hosto etc...tu prends pitié pour les infirmières et certains patient. C'est un belle et horrible tableau mais tellement réaliste.
Ah oui le magasin "Elle" qui note un "drôle"...j'ai pas vu où...
NOTE : 8/10
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2021
C'est avec beaucoup d'humour noir et un ton sérieux que le long-métrage nous fait beaucoup réfléchir sur le rapport à la différence, et en cela La fracture est une réussite.

Seul l'aspect trop manichéen et le jeu d'acteur du gilet jaune gâchent un peu l'expérience.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2021
Raf et Julie, un couple au bord de la rupture, se retrouvent dans un service d’Urgences proche de l'asphyxie le soir d'une manifestation parisienne des Gilets Jaunes. Leur rencontre avec Yann, un manifestant blessé et en colère, va faire voler en éclats les certitudes et les préjugés de chacun.

C’est une réalisation de Catherine Corsini après Un Amour impossible en 2018 qui avait été bien reçu par le public et la critique. Elle en a aussi écrit le scénario. La Fracture a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2021.

Plusieurs choses m’ont dérangé dans ce film que j’ai tout de même trouvé bien.



On va nous remettre à l’époque du début des gilets jaunes. Pour rappel ce mouvement est né à travers un appel sur les réseaux sociaux afin de s’opposer à la politique d'Emmanuelle Macron. Le premier samedi de protestation fut le 17 novembre 2018 lors de manifestations non déclarées fortement réprimées par la police. Par la suite durant de nombreux mois, chaque samedi les gilets jaunes se sont réuni sur Paris et grandes villes de province. Au vu des images, on se doute que le film doit être la journée du 24 novembre 2018 qui avait beaucoup dégénéré. Bien qu’il commence son introduction dans la rue, ce film va se dérouler en grande majorité dans hôpital. Ce lieu médical va être le centre qui symbolise toutes les contestations. Prendre un lieu “neutre”, loin du chaos de la protestation, était un choix surprenant mais pas mauvais. Cela va permettre d’avoir un contenu plus calme et non toujours dans l’action. La contrepartie va être cependant quelque temps de latence ici et là. Les rares scènes d’affrontement entre la police et les gilets jaunes ne sont pas très réussites. Elles sonnaient fausses. La réalisatrice a tout de même temps d’ajouter de l’immersion en reproduisant des événements arrivés dans la réalité. Dans un premier temps en montrant des images de journaux télévisés de l’époque, ce qui permet de se plonger dans le contexte. Tout cela à travers les télévisions de l’hôpital ce qui rentre parfaitement dans le récit. Il y aura même les fameux passages des manifestants fuyant les gaz des CRS dans un hôpital. Cela c’était passé la journée du 1er mai 2019 à la Pitié-Salpêtrière. Une occasion de rétablir la vérité suite aux mensonges du gouvernement à l’époque. Le film va appuyer sur le fichage des gilets jaunes à l’hôpital demandé par l’administration. J’ai aimé ce côté remise en contexte et dénonciation.



Concentrons-nous sur les personnages qui vont composer cette comédie dramatique sociale. Les profils des protagonistes vont être variés. On aura le “Gillet Jaune de base”. Un travailleur au statut prolétaire ayant du mal à finir ses fins de mois. Pour l’accompagner dans cette galère des urgences, on aura une Parisienne plutôt gauche bobo, loin de ces mouvements réfractaires. J’ai aimé cet échantillonnage bien que mettre un macroniste dans la boucle n’aurai pas été pour me déplaire. Finalement les échanges sont virulents sur la forme mais sur le fond un peu vide car l’affrontement politique assez ses limites idéologiques. Les personnages secondaires vont venir mettre des touches de diversités à travers des soignants, des patients, d’autres manifestants, et des citoyens lambda. C’est d’ailleurs l’occasion de dénoncer la situation inacceptable des hôpitaux français.



Comme souvent, je suis grand fan de Pio Marmai. Il est génial dans le rôle de ce camionneur révolté. Sa capacité à exprimer une rage est géniale. Par contre je n’ai pas accroché avec la prestation de Valeria Bruni Tedeschi. Elle en fait un peu trop. Je veux bien l’excuse qu’elle fait une femme sous médicament mais même. Ça devient agaçant par moments surtout que cela n’apporte pas grand-chose. Pour son premier film, Aïssatou Diallo Sagna va assurer dans le rôle de cette aide-soignante. À l'image de Marina Foïs, le casting secondaire est aussi de bonne qualité.



En revanche, sur le fond certaines choses m’ont dérangé et m’empêchent de faire une standing ovation à ce film pourtant militant. La Fracture est construite d’une façon où la problématique de chacun est mise à égalité. Que ce soit les problèmes amoureux de la femme, ou la détresse sociale du camionneur. Ce qui m’a dérangé est qu’en réalité, cette romance chaotique est largement plus explorée que la vie du Gillet Jaune. Il en parle très rapidement mais c’est tout. Alors certes, on parle beaucoup de l’hôpital et c'est une bonne chose, mais je ne comprends pas pourquoi le personnage de Pio Marmai n’est pas plus exploré dans un film à portée sociale. C’est le gros point noir et ça m’a embêté.



spoiler: Je vais parler de la fin du film donc si vous ne l’avez pas vu, arrêtait la lecture. Pour nuancer mon propos, la fin nous livre tout de même un message plus tranché. Dans l’obligation vitale de travailler, le chauffeur blessé va reprendre son camion et avoir un grave accident. En revanche, tout fini bien pour la dessinatrice aisée avec son amoureuse. Comme un triste constat de la réalité où ce sont toujours les mêmes qui s’en sortent.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2021
Cela aurait été un documentaire, on aurait crier au parti pris :  "non ce n'est pas possible, c'est exagéré . Ce réalisateur est partial, il veut nous faire passer son message."  Et pourquoi pas accepter la subjectivité de celui qui  prend position sur un tel sujet.
"Là c'est un film, ouf !" me direz vous ! alors on se sent comme rassurés, "ce n'est pas pour  de vrai" ; c'est  une fiction si réaliste, qu'elle finit par devenir valeur de vérité , une autofiction sociétale pourrait on décréter ?
Corsini gilet jaune, réalisatrice engagée.
Des acteurs bluffants, si crédibles, et pas seulement  les plus connus ; les anonymes sont magnifiques : manifestants inconnus,  hospitaliers invisibles . On finit par oublier qu'ils jouent un rôle;  non ! ils jouent leur vie.
L' histoire commence avec une certaine légèreté, style comédie, on sourit même pas mal ; puis on est saisi aux tripes, on sent monter la pression et l'air devient irrespirable : les gaz, les cris, la violence ...
Quand on arrive encore à rire du comique de situation, c'est pour enfin mieux respirer, reprendre son souffle. 
Reste quelque chose d'amer, un sentiment
d'injustice et d'impuissance. Je me sens comme cassée, fracturée. Je sens  une boule d'angoisse dans la gorge.  Quand je sors, j'ai besoin d'en parler pour exorciser mon malaise, de partager avec vous.
Ceiner M
Ceiner M

54 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2021
La fracture filme un cauchemar stressant qui est la réalité des urgences en France. Même si la fin est un peu téléphonée et inéluctable, on comprend que les soignants désertent les hôpitaux. Heureusement que le couple Fois- Bruni amène du rire mais sinon, on se demande ce qu'attendent les pouvoirs publics pour éviter la désintégration de ce service public. Est-ce voulu ? Film coup de poing, militant et qui pourra être peut-être trop partisan pour certains.
jerome s.
jerome s.

20 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2021
un film parfois très drôle mais qui montre surtout une situation a l'hôpital et sociale terriblement et tristement réel. la mise en scène et les acteurs très bons.... un film a aller voir
andre b
andre b

18 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2021
Ce film m'a permis de revivre les moments difficiles que nous avons vécu pendant cette crise des gilets jaunes. Merci à eux et surtout à ceux qui ont participé aux manifs à Paris. C'était chaud. Chaud tout au long du film, dans le service de urgences, dans la ville. J'ai plutôt retenu ces passages de manifs, avec le bruit, les brutalités etc.. que la romance des 2 femmes et du chauffeur de PL. Mal lui a pris de venir manifester. Film à voir pour ne pas oublier ces moments difficiles pour tous.
amoureux.
amoureux.

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2021
J'ai ri, j'ai pleuré. Incroyable huis clos humain que cet hôpital où les acteurs sont tous excellents et émouvants. On est emporté par le rythme, les dialogues sont savoureux, visent juste. Et plus on avance plus la pression monte sans s'arrêter. On frôle le film de genre, collé à son siège de bout en bout. Comment fait-on pour tourner avec une telle énergie?
Kiberen
Kiberen

27 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2021
Petite anecdote inutile qui ne vous intéressera pas bien longtemps donc en effet, ce sera une petite anecdote, cela fait depuis le festival de Cannes que j'attends de voir "La Fracture" de Chatherine Corsini notamment car ma collègue de travail l'a vu sur place et m'a tout de suite dit que c'était un moment fort, mais surtout un bon moment. Et après avoir vu que globalement l'avis des festivaliers était le même autour du film, j'ai commencé à éprouver une curiosité grandissante pour ce film qui semblait très classique mais doté d'un petit truc propre à lui. Et maintenant que je l'ai vu, je suis content, car je comprends.

Se déroulant sur 24 heures, "La Fracture" va faire jouer le sort contre Raphaëlle et Julie, un couple en fin d'amour et Yann, un manifestant gilets jaunes afin qu'ils se retrouvent tous au service des urgences d'un hôpital de Paris, qui il me semble n'est jamais nommé. À partir de là, le film ne changera plus de décors, introduisant un immobilisme dans l'unité de lieu similaire à la vraie attente aux urgences, où nos personnages vont hurler, se déchirer, apprendre à se connaître et à dépasser leurs apprioris sociaux, mais surtout, ils vont attendre, encadrés par une infirmière épuisée puisqu'elle en est à sa sixième nuit de garde.

L'attente, c'est le premier grand thème du film qui est installé et consommé durant la première moitié du métrage. Les personnages dans leur quotidien attendent que les choses changent dans leurs vies respectives, et ils vont devoir assimiler qu'une fois aux urgences, l'urgence justement de leurs vies sont en pauses, et qu'ils doivent attendre de pouvoir aller mieux. N'importe qui ayant été une fois dans sa vie aux urgences pourra comprendre cette situation : on ne peut plus faire avancer notre existence, on doit prendre sur soi et accepter que maintenant, il faut prendre le temps de se réparer au sens médical, ce qui nous laisse le temps pour réfléchir à comment réparer nos vies, et ça le film l'a très bien compris. Les nombreux dialogues, les rencontres, les retrouvailles, les inquiétudes de chacun viennent appuyer à quel point les urgences font office d'antichambre de notre existence où le rythme de notre vie s'éteint le temps de quelques heures, au mieux.

Intelligemment, le film appuie également sur notre confiance en notre santé, sur notre déni face à notre propre réalité médicale. Les personnages ne veulent pas savoir à quel point ils vont mal et ne veulent pas l'accepter, ils veulent avant tout savoir quand est ce qu'ils pourront reprendre le rythme de leur vie et sortir d'ici. Au milieu du chaos, de la surabondance de personnes en détresse et du peu d'effectifs médical,  Corsini à compris comment on peut vivre un moment aux urgences et traite cela avec simplicité et humanité.

Bien évidemment, les urgences sont un paradis fragile, et si le film installe la dure réalité de nos services médicaux dans sa première moitié, c'est pour mieux préparer la seconde partie du film qui fragilise l'infrastructure hospitalière et narrative et nous fait comprendre qu'aussi essentiel qu'est notre droit aux soins urgents, l'hôpital n'est pas invincible pour autant : le personnel, le bâtiment en lui-même, la capacité d'accueil des lieux, tout ça est déjà très fragile et il suffit d'un petit grain de sable pour que l'apocalypse se mette en marche, les urgences représentant alors une sorte de dernier rempart de l'humanité qui ne doit pas s'écrouler, bien qu'on le pense acquis. Bien qu'utilisant la situation des gilets jaunes pour installer son récit et créer un contexte de rassemblement des luttes sociales, il est compliqué de ne pas penser à notre situation actuelle devant le film.

Je ne reviendrai pas longtemps sur le casting qui est dans l'ensemble impeccable, mais je tenais à souligner à quel point Valéria Bruni-Tedeschi se retrouve sûrement avec le rôle le plus complexe, nous faisant jongler entre l'agacement et la compassion, s'appropriant ainsi toute la première moitié du film. Elle ne m'aura jamais autant marqué que dans ce rôle.

Adoptant un style documentaire froid et naturaliste, c'est sûrement de ce côté-là que le film s'avère être le plus faible. Il y a notamment des réglages de l'obturateur qui rendent le moindre mouvement de caméra flou et un travail assez sommaire de l'image tout du long. Il faut noter cependant un travail de l'ambiance réussi concernant l'hôpital, dont on ressent l'aspect insalubre et mourant, toujours à deux doigts de s'écrouler.

Classique cinématographiquement, mais fort humainement, altérant entre l'horreur et l'humour dans un numéro d'équilibriste dans l'ensemble très réussi, "La Fracture" retient l'attention, façonne le portrait de ses personnages avec intelligence, et déroule sa critique sans difficulté. Sans avoir réussi à m'emporter avec passion, le film s'est révélé être un beau moment dont je sors conquis.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2021
Soyons honnête : pour une fois qu'un cinéaste ( en l'occurrence, UNE) inscrit son film dans un contexte social, on ne va pas se plaindre. La situation des urgences , la vague des gilets jaune... un film inscrit dans son histoire, dans un territoire temps ( l'avant covid) et lieu (paris). Seulement C Corsini choisit de raconter la grande histoire par le biais de la petite, et notamment de celle d'un couple de femmes en perpétuelle querelle amoureuse. Et la on redescend d'un cran car même très bien dialoguée, même très bien interprétée, cette petite histoire parasite et amoindrit la portée du film. Tout comme l'excès de certaines situations vers la fin du film. Ça reste très théâtral ( sans doute voulu - film en huis clos) , à la limite du boulevard parfois alors qu'on attendait de l'émotion. Dommage. La série Hippocrate demeure supérieure dans sa finesse à entrelacer le portrait d'un hôpital à l'agonie et celui de ses soignants, éminemment humains alors que ceux de la Fracture ne sont parfois que les simples représentants de leur classe sociale.
Gilles K.
Gilles K.

17 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2021
Un film de témoignages. Un film vrai. Magistralement tourné comme un reportage. Et vraiment bien joué. Un scénario qui tient la route (pas si fréquent pour les films français qui virent souvent à la caricature, jdcjdr). Quelques heures dans un service d'urgence d'un hopital à Paris pendant les manifs des gilets jaunes et les interventions quotidiennes. Les gens qui souffrent, les conditions de travail, les conditions de soins, la répression policière violente, l'espoir, le désespoir. On rigole, on pleure, et à la fin la salle applaudit. Mise en scéne efficace. Réalisation parfaite. Montage haletant, situations crédibles.... J'ai adoré. Je recommande.
Brady20
Brady20

10 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2021
J'ai vraiment adoré l'humour décalé de ce film ! Et les acteurs sont vraiment formidables ! :) Tout ce a sous fond de conflit social ... très bien vu !
gene B.
gene B.

10 abonnés 63 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2021
Bien que la situation soit très caricaturale et le trait peut-être trop forcé, j'ai souri et même ri à cette comédie réjouissante...A voir pour passer un bon moment...
Mariquita
Mariquita

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 novembre 2021
Debile fatigant outrancier bref un navet dont il faut absolument se dispenser car il tue le propos qu'il prétend défendre
Leandre H
Leandre H

10 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 octobre 2021
Ce film nous met face à la suffocation du milieu hospitalier français actuel avec rage et sensibilité. Véritable carrefour, des patients de tous les milieux sociaux attendent d'être pris en charge dans des urgences dépassées et en sous-effectif.
Mais Corsini s'est attaché à mêler à cela la crise des gilets jaunes et les violences policières. Le véritable sujet du film devient alors le manque de considération ressenti par les plus précaires, par les soignants, et par une police qui est malheureusement presque sans nuance spoiler: (mention honorable à la scène de la fuite de Yann durant laquelle il rencontre un CRS au bout du rouleau... mais ça ne suffit pas à en dresser un portrait complexe)
.

Véritable théâtre, l'hôpital est le lieu des confrontations entre les patients, des crises de nerfs face à une attente interminable et de drames intimes. C'est efficace, c'est inattendu, mais on réussi à nous faire rire, et le comique fonctionne. Il met en exergue par contraste des séquences beaucoup plus émouvantes et tristement réelles ( spoiler: accouchement, mort, réanimation
).

Le film est éminemment militant, mais garde une profonde sensibilité qui en fait un beau drame. Mais il oublie que la faute n'est pas que politique, elle est aussi culturelle (les rapports sociaux, etc), et le film semble manquer cet aspect, malgré un étalage de personnages et de situations parfois un peu poussées.

La mise en scène est réaliste, le montage, efficace et rythmé. On est avec eux 2h durant, ça fonctionne. La réalisation n'est donc pas non plus exceptionnelle. Reste un interrogation, à la fin du visionnage ; et alors ? On est pris au dépourvu avec une conclusion évasive, mais émouvante. Le film cherche une fin poétique, qui semble presque en décalage avec tout son propos. Cela reste néanmoins un portrait efficace, symbolique, qui manque le coche de l'objectivité en refusant de s'attarder sur l'humanisation d'un CRS, mais notable pour sa démarche !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse