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Patrick Lefebvre
4 abonnés
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3,0
Publiée le 6 novembre 2021
film très engagé politiquement sur la situation de l hôpital public. un peu trop larmoyant z mon goût mais pas mal. mâtina fois est très bien comme d habitude
Chronique sociale à visée politique, comédie et thriller psychologique, le nouveau film de Catherine Corsini oscille entre plusieurs intentions.
Il est de ce fait imparfait bien qu'agréable, et son intérêt réside principalement dans son aspect quasi-documentaire.
De ce point de vue le film est impressionnant de réalisme : sensibilité des portraits de patients (la vieille femme, le déséquilibré), violence des émeutes, gestion de la pénurie, prégnance des dilemmes moraux, tableau naturaliste du métier de soignants.
La fracture est un film politique, qui ne s'affiche pas frontalement comme tel, mais la volonté de démonstration nuit tout de même à la puissance dramatique de l'histoire. Les péripéties narratives ne sont guère captivantes, et semblent parfois plus guidées par la nécessité de redynamiser l'intrigue que par l'évolution propre des personnages. La volonté de montrer (si ce n'est démontrer), dans une logique de "cases à cocher", est donc un peu contre-productive.
L'ensemble reste tout de même sympa à découvrir, à condition de supporter le cabotinage hystérique de Valeria Bruni-Tedeschi.
La volonté de faire vivre au spectateur le quotidien d'un service des urgences explique sans doute ce tournis permanent qui se déroule sur l'écran. Mais cela donne un résultat assez "foutraque" où se mêlent comédie de mœurs, peinture sociologique, dénonciation d'un hôpital à la dérive, évocation des violences policières ... ça part un peu dans tous les sens. On passe des scènes hystériques de jalousie au sein d'un couple de femme au dévouement émouvant et exemplaire d'un personnel hospitalier à bout de souffle, en passant par la problématique sociale du combat des gilets jaunes. C'est un véritable tourbillon dont on sort essoufflé, assommé par les hurlements, déstabilisé par la succession de scènes comique et dramatiques. Au final, qu'est-ce qu'il faut en tirer comme leçon : la superficialité de l'être humain, la dérive néo-libérale de notre système de santé, la souffrance à laquelle sont confrontés les soignants ? A chacun d'en décider. Mais, en ce qui me concerne, j'en suis sorti un peu perdu.
Je suis sortie avant la fin du film... Tellement déçue, j'ai détesté cette idéologie simpliste et binaire : " les gentils gilets jaunes et les méchants policiers", acteurs mal dirigés on n'y croit pas une seconde, exaspérants, lourdeur de la volonté d'endoctrinement, aucune subtilité, quel dommage ! Seule la description de l'hôpital est pleine d'humanité vraie.
Excellent films qui traite de toutes les fractures. Profondément humain, drôle, émouvant, c'est une réussite. Mention spéciale à Valeria Bruni Tedeschi : toujours aussi géniale et à Aïssatou Diallo Sagna : infirmière courage et merveilleuse interprète ! Ne le ratez surtout pas !
Cela aurait été un documentaire, on aurait crier au parti pris : "non ce n'est pas possible, c'est exagéré . Ce réalisateur est partial, il veut nous faire passer son message." Et pourquoi pas accepter la subjectivité de celui qui prend position sur un tel sujet. "Là c'est un film, ouf !" me direz vous ! alors on se sent comme rassurés, "ce n'est pas pour de vrai" ; c'est une fiction si réaliste, qu'elle finit par devenir valeur de vérité , une autofiction sociétale pourrait on décréter ? Corsini gilet jaune, réalisatrice engagée. Des acteurs bluffants, si crédibles, et pas seulement les plus connus ; les anonymes sont magnifiques : manifestants inconnus, hospitaliers invisibles . On finit par oublier qu'ils jouent un rôle; non ! ils jouent leur vie. L' histoire commence avec une certaine légèreté, style comédie, on sourit même pas mal ; puis on est saisi aux tripes, on sent monter la pression et l'air devient irrespirable : les gaz, les cris, la violence ... Quand on arrive encore à rire du comique de situation, c'est pour enfin mieux respirer, reprendre son souffle. Reste quelque chose d'amer, un sentiment d'injustice et d'impuissance. Je me sens comme cassée, fracturée. Je sens une boule d'angoisse dans la gorge. Quand je sors, j'ai besoin d'en parler pour exorciser mon malaise, de partager avec vous.
un film complètement convenu. sans scénario. sans réalisation heureusement que les 3 acteurs principaux m'ont fait rire sinon les manifestations des gilets jaunes exagérées. l'occupation des urgences de l'hôpital complètement extrapolée. à vouloir trop en faire et en montrer .... c'est loupé !
Bon film qui démarre un peu en mode documentaire, mais très vite les choses s'accélèrent, la tension monte.... Beaucoup d'humour, ce qui détend car le sujet reste grave. un Pio Marmai au top de sa forme et une Marina Fois plutôt émouvante Un bon moment
J'ai beaucoup souri, mais c'est aussi un film quasi documentaire sur le monde hospitalier, remarquablement interprété et filme, on rêve de voir notre gouvernement et d'autre visionner ce film trés interessant. je conseille de le voir
Je ne me joindrai pas au concert d’extase sur ce film et encore moins sur les demandes insistantes de Cesar pour Valeria Bruni Tedeschi dans son n-ieme rôle hystérique. En revanche la prestation d’Aissatou Diallo Sagna toute en retenue est impeccable. Le film en lui-même a l’intérêt de montrer une réalité sociale dont le cinema parle peu. Mais trop de frénésie, trop d’événements, tuent au final le propos.
Deux classes sociales vont s’entrechoquer une nuit dans un service des urgences hospitalières au bord de l’implosion où, au dehors, des violences policières se révèlent inédites.
Raf (Valeria Bruni Tedeschi ) inonde de SMS injurieux sa compagne Julie ( Marina Foïs ), dormant près d’elle dans son lit. Raf dessinatrice et Julie Éditrice appartiennent à cette classe dite « Bobo à l’aise ».
La rupture de vingt ans de vie commune s’annonce inéluctable. Seulement, le lendemain, en allant dîner chez une copine, une énième dispute et c’est la chute de Raf dans la rue. Puis le départ aux urgences avec un coude très douloureux.
En province, Yann ( Pio Marmai ), à bord de son camion, se fait une fête de manifester sur les Champs Élysées. D’ailleurs on le retrouve avec son copain entrain de parler à un CRS, mais trop proche, sur la grande avenue. Et, puis, d’un coup, ça dégénère ! Yann se retrouve aux urgences avec une dizaine d’impacts dans le mollet.
Kim (Aïssatou Diallo Sagna) prend son service aux urgences. Sixième nuit d’affilée car il n’y a encore personne de disponible. Pourtant sa fille, bébé, est malade. Son mari n’arrête pas de l’appeler. Inquiet, il a besoin de conseils. Elle ne peut lui répondre longtemps car dès son entrée dans le service, c’est non-stop !
Catherine Corsini filme toute la réalité d’un service d’urgences au bord du naufrage : manque de personnel, usure des professionnels, complexité des situations rencontrées, diverses pathologies à soigner. Tout y est ! Rien n’échappe à Catherine Corsini. Même les demandes aberrantes de la police ! Même la mort solitaire ! Même un pétage de plomb !
Et dans ce chaos où les soignants sont en grève mais présents, disponibles et impliqués, Aïssatou Diallo Sagna qui interprète l’infirmière est lumineuse, éclatante de dignité et de respect, pour tous les patients, y compris ceux dits psychiatriques. Loin d’être une comédienne, elle interprète comme une grande actrice juste son rôle et ça donne une véritable force au film !
La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/2021/11/04/catherine-corsini/
Nul On dirait un documentaire Des moments lents et inutiles Ennuyeux, j'ai failli dormir pendant le film Par exemple passer 5 mn à montrer comment On retire un pansement, j'appelle ceci meubler parce qu'on rien d'autre à montrer Et pendant tout le film. C'est comme ça On filme des séances banales qu'on voient tout le dans les hôpitaux
Valeria Bruni Tedeschi est formidable et apporte légèreté et humanité à un film dont le sujet, important, pourrait l'enfermer dans une critique sociale âpre et rébarbative. Malheureusement il reste difficile de ne pas sentir le mangue d'ambiguïté dans les personnages, qui parfois semblent réduits aux idées qu'ils doivent véhiculer
On est certain que le propos du film était de parler d'une sorte de fracture au sein de la société française. Pour cela on décrit l'histoire d'un couple qui se rend aux urgences. On y rencontre alors les difficultés de pratiquer le métier d'infirmière. L'époque à laquelle cela se passe : les manifs des gilets jaunes. Tout cela est brassé avec outrance. On veut nous faire comprendre combien la société va mal mais à force de grossir le trait on fini pas trouver cela tragi comique. (j'ai souvent ri) Le sens du réalisme des scènes n'a pas l'air d'être le but de la réalisatrice. Désolé !