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Pigeon
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4,0
Publiée le 5 août 2026
La fracture est un très bon film qui est l'un des premiers à traiter des gilets jaunes. C'est l'histoire de deux femmes, Raf et Julie qui sont au bord de la séparation et qui par un malencontreux événement, sont obligées de se supporter (c'est plus d'un côté que de l'autre) pendant une nuit dans un hôpital qui est submergé par des gilets jaunes blessés pendant la manifestation de l'après-midi. Là, Raf y fait la connaissance de Yann un manifestant blessé à la jambe. J'ai trouvé l'histoire intéressante, surtout le fait que ce soit raconté par le point de vue de Raf qui est plutôt une bobo (le personnage est un peu inspiré de Catherine Corsini). Le film n'a donc pas la prétention de dire qu'il comprend toutes les revendications de ce mouvement mais il essaye de le comprendre ou au moins une partie. J'ai également apprécié que la plus part des rôles, ceux des soignants, soient en fait tenus par de réels professionnels de santé, ce qui donne au film une dimension réaliste puisqu'ils exercent de vrais gestes. Quand au acteurs je trouve qu'ils interprètent très bien leur rôle. Je trouve aussi que la manière de filmer apporte aussi quelque chose au film, un peu une urgence. J'ai donc bien apprécié ce film.
La Fracture suit une nuit sous tension dans un service d’urgences, où des trajectoires personnelles et sociales se croisent dans un climat de conflit. Un film intense et immersif que j’ai suivi avec intérêt, sans être totalement convaincu par son traitement.
Avant de le voir, il est utile de savoir que le film s’inscrit dans le cinéma de Catherine Corsini, souvent centré sur les tensions humaines et sociales. Il prend place dans le contexte du mouvement des Gilets jaunes et se déroule presque entièrement dans un service d’urgences reconstitué. Le film adopte un huis clos agité, avec une mise en scène basée sur le mouvement, les dialogues rapides et une impression de chaos maîtrisé.
Le film explore la fracture sociale à travers la confrontation de milieux et de visions du monde différentes. En réunissant des personnages qui n’auraient jamais dû se croiser, il met en évidence les incompréhensions, les tensions et les jugements. Le récit aborde aussi la colère collective et la difficulté à dialoguer dans un contexte où chacun semble enfermé dans sa propre réalité.
La Fracture s’intéresse également aux fractures plus intimes, notamment à travers le couple et les relations personnelles. Le film établit un parallèle entre tensions sociales et tensions affectives, tout en interrogeant le rôle des institutions, en particulier l’hôpital, montré comme un système sous pression.
Je reste plutôt mitigé. Je ne me suis pas ennuyé et j’ai suivi les événements avec intérêt, porté par l’intensité du huis clos. Les interprétations sont solides et l’ancrage dans le réel, notamment du côté des soignants, fonctionne par moments.
En revanche, le film pousse souvent le curseur trop loin. Le ton est excessif, les dialogues très démonstratifs et certains personnages manquent de crédibilité. Le personnage du routier, présenté comme étant dans une grande précarité, m’a paru peu cohérent avec ce qu’il dit lui-même de sa situation. De la même manière, certaines situations liées au personnel soignant m’ont semblé exagérées, notamment lorsqu’une infirmière subit un événement traumatique et continue pourtant à travailler. À force d’accumuler ces moments, le film perd en justesse et affaiblit son propre propos.
Au final, La Fracture propose une tentative intéressante de capter les tensions d’une époque et de faire dialoguer différentes réalités. Mais en cherchant à trop en dire et à trop en montrer, il finit par perdre en crédibilité et affaiblir son impact.
Dieu mais quelle dérive du cinéma ce film présente-il ! Tout y est outrance, exagération et surjeu ! Déjà qu'au départ, je ne suis pas fan des 2 actrices principales mais ces échanges verbaux outranciers en permanence m'ont saoulé totalement.
Un film lourd et pesant sur l’effondrement de l’hôpital public avec en toile de fond la crise des gilets jaunes réprimée brutalement par un pouvoir aux abois. Le film se perd en condensé, exagérations et surcharges simplistes, ce qui nuit à l’idée générale, puisque tout ce qui force le trait, en atténue la portée. Il y avait de l’idée pour un film plus dramatique que divertissant, mais à la fin tout cela semble bien fracturé et laisse le spectateur avec une vague émotion.
Mon dieu que ce film est saoulant, caricatural, le sujet aurait mérité un autre résultat. Situations peu crédibles, les acteurs surjouent, point de vue manichéen. Je n'ai même pas pu regarder jusqu'au bout.
Parole de soignante, ce film est magnifique. Flashback des gardes aux urgences, de la vie à l'hôpital. Le sujet de la santé est très bien maitrisé et les acteurs extras. Merci, bravo, Merci à toute l'équipe du film
Très bonne surprise pour ce drame social. On ne s'est pas si c'est une fiction ou un fait réel. Les acteurs principaux et secondaires sont tous excellents de vérité. Cette nuit aux urgences m'a paru trop courte. J'aurais voulu qu'elle se prolonge...
Un super film, qui nous plonge au cœur d’un service des urgences hospitalières, pour en dénoncer toutes les insuffisances avec, en parallèle, la problématique des violences policières (à l’époque des Gilets Jaunes) sous un gouvernement incapable de gérer autrement un conflit social que par cette violence et cet affrontement entre manifestants et police. Un film déchirant et poignant, particulièrement bien interprété.
En pleine période des gilets jaunes, des personnages se rendent dans un hôpital parisien. Raphaëlle, dessinatrice, a le coude cassé. Yann, chauffeur routier, a reçu des éclats de grenade dans la jambe. Le système de santé, déjà précaire, va être testé durant cette nuit de violence... L'idée est excellente. Faite une sorte de huis-clos où la tension vient à la fois de l'intérieur (hôpital en déliquescence) et de l'extérieur (affrontements en manifestants et policiers). Et aborder ainsi à la fois la situation du système de santé et la crise des gilets jaune. Par moment, on a le droit à de belles scènes, y compris de tension. Le problème c'est que les propos du film sont souvent très lourdement amenés. Je ne doute pas que l'hôpital est réellement au bout du rouleau (heureusement je n'y passe pas assez de temps pour m'en rendre compte !). Néanmoins c'est un peu la fête aux clichés. Tandis que nos protagonistes sont très antipathiques. Pio Marmaï en fait des caisses en camionneurs qui a pris des risques inconsidérés en manifestation, et qui veut à tout prix reprendre la route. Valeria Bruni Tedeschi incarne une bourgeois cinquantenaire avec la mentalité d'une ado. On ne sait pas vraiment si son comportement hystérique et égoïste vient des médocs ou de l'écriture du personnage. Toujours est-il qu'au second degré c'est drôle (était-ce l'intention de la réalisatrice ?), mais ça tranche avec le sérieux des thèmes abordés. La mise en scène se veut documentaire, avec caméra à l'épaule, gros plans, etc. Parfois cela fonctionne, parfois c'est un peu surfait, et parfois c'est difficilement lisible (la séquence de fermeture de l'hôpital, un bazar de gestion de l'espace...). Des intentions nobles donc, pour un résultat très inégal.
Quel film ! J'espère que tous les politiques l'auront vu. Acteurs de dingues... Et très bien réalisé. D'utilité publique. Pour voir bien des choses. D'un réalisme stupéfiant. Et De l'humour en plus.
Ça crie, ça hurle pendant une heure et demi. Les personnages et les situations sont hystériques, et le côté très binaire du scénario (les méchants et les gentils) est très agaçant. Dans ce mauvais film, deux actrices sauvent un peu la situation : Bruni et l'infirmière, très justes.
Très bon film dont le contexte et le thème sont judicieux. Certes les situations sont quelque peu "accentuées", "exagérées" mais pas tant que cela !...(c'est ainsi que cela se passe ) Donc dire que c'est caricatural serait faux, car les scènes qui se succèdent reposent sur une grosse base de vérité. Les acteurs sont bons, voire très bons pour certains et j'ai reconnu parmi le personnel hospitalier des mots, un langage, des attitudes on ne peut plus vraies, si vous avez dèjà eu le "bonheur" d'y séjourner personnellement. Les lauriers recueillis par l'une de ses infirmières aux Césars 2022 sont pleinement mérités. Elle est l'image parfaite de celle qui tente de faire au mieux son travail dans les pires conditions. Valéria Bruni Tedeschi excelle tout autant dans le registre de la compagne "collante et casse-bonbon", bien imitée dans le genre, masculin cette fois, par Pio Marmai. On rit beaucoup bien qu'on perçoive aussi la gravité de nombreuses scènes , c'est tout le mérite de la réalisatrice de nous faire voir le dèsarroi avec humour. Mais je doute que Le Président de l'hexagone et le Ministre de l'intérieur le voient avec autant de sourires ! Catherine Corsini "se mouille" politiquement et de bien belle manière. Avec finesse , humanité, réalisme, humour, sur fond de vérité indéniable. J'ai beaucoup aimé cette approche du milieu hospitalier dont Macron ne s'est pas assez soucié, en effet. Nous y sommes toujours au point-mort, rien ne semble résolu en 2024.
Pour avoir travaillé aux urgences, y connaître encore des soignants, le scénario de ce film s'approche de la réalité, alors j'imagine qd cas de crise telle que décrite, hormis quelques excès un peu mélo. tel que le le camionneur qui part conduire son camion et reviens, le fonctionnement des urgences en son état actuel rejoindrait celui du film. J'ai cru reconnaître le professionnalisme et l'humanisme d'infirmières et aides soignantes que jai connues, dans le jeu plus vrai que nature d'Aïssatou Diallo Sagna. Par contre, le rôle des 2 actrices principales est peu réaliste est aurait pu être plus nuancé ..