Le film "engagé" selon un héraut (oui, pas de féminin en l'espèce - inutile de tenter quelque barbarisme "inclusif" !) gaucho/bobo garanti sur facture (celle de l'avance sur recettes du CNC*) stipendié de la Bien-Pensance, une nommée "Catherine Corsini" (celle du lamentable "Un Amour impossible", par exemple) : veine faussement documentariste, personnages outrés, et, parmi de nombreuses figures (non)stylistiques imposées : personnels du maintien de l'ordre façon soudards obtus et ivres de violence, (gros) supplément tribadisme en montre (voir les moeurs de la dame), sans oublier une infirmière héroïque forcément "diverse" ou un prolo GJ passant son temps à clamer qu'il n'a pas "voté RN" (le cas contraire relevant sans doute de l'infamie)... 0 scénario construit, 0 mise en scène (et, a fortiori, en perspective) et un casting INSUPPORTABLE, rapidement à l'usage, la grande bourgeoise Bruni-Tedeschi en tête de gondole, en énamourée vitupérante ODIEUSE. Beurk !... * Où l'on imaginera sans grand risque de se tromper que les - quand même - 265.879 entrées "salles" doivent beaucoup à des tickets de faveur distribués par quelques officines de propagande Pensée Unique ; (subi pour ma part à l'occasion d'un récent "replay" de France Télévisions).
Comme quoi, on peut faire des comédies politico-humoristico-réalistes françaises réussies. Excellent jeu d'acteurs et scénario sur le fil du scalpel. Bravo!
Le rythme n'est pas clément, c'est bruyant bien qu'entièrement motivé pour l'être, mais également c'est répétitif dans les saynètes, une sorte d'encombrement divers et variés pas toujours clairs, mais étonnamment on apprécie le propos. C'est essentiellement les personnages qui plaisent. Parfaitement développés sur papier et à l'écran, le personnage de Pio Marmaï est tristement attachant, de bêtise et de sympathie dans cet élan à être un fière-à-bras sur le front des manif et en colère, contre lui même et la terre entière, face à la situation dans laquelle il s'est mis. Le personnage de Aïssatou Diallo Sagna, dans son propre rôle finalement est sublime de patience et de tendresse. Et Marina Foïs est comme toujours sublime de vérité dans ce registre de rôle qui lui correspond bien, entière et exigeante en retour, là où Valeria Bruni-Tedeschi est exaspérante par manque de matière ou de justesse. En faite, il y a du très bon et du vraiment moins bon, si bien que dans l'idée, la férocité sociale ne se ressent pas.
Une nuit aux urgences un jour de manif dans une ambiance excessivement tendue. Marina Foïs toujours juste et sobre et Valeria Bruni Tedeschi, auteure d’une belle composition d’insupportable casse-pieds… Le film est un hommage au calme héroïque des professionnels de la santé, incarnés ici par Aissatou Diallo Sagna, aide-soignante dans la vraie vie, face à l’inquiétude des patients, frisant par moments l'hystérie. Un film dans l’air du temps (manifs, lesbiennes, gilets jaunes, hôpitaux surchargés, infirmière noire) qui décrit une société au bord de l’explosion telle qu’on l’a connue en 2019 et offre une bien sombre image de notre pays.
Une bonne idée de scénario, une intention généreuse, mais un résultat décevant. En concentrant en une seule nuit toutes les misères humaines et sociales accueillies aux urgences, le film multiplie les invraisemblances, et l’on décroche. Catherine Corsini pourrait faire sien le mot de Georges Braque : “je ne cherche pas l’exaltation, la ferveur me suffit”.
Tellement vraie, tirée d'un fait réel, cette mise en image de l'intérieur montre la détresse et le désespoir de certains français face à la situation économique compliquée qui dure en France. A la fois drôle et triste à la fois, c'est un coup de projecteur dénonciateur et engagé sur la fracture sociale qui se creuse de plus en plus dans notre pays.
Un documentaire social puissant et terrible. Quel choc. Comment travailler dans une urgence pareille. Dans une panique aussi généralisée. C’est criant de vérité et fait sacrément réfléchir. En tout cas c’est un film qui rend visible la souffrance des soignants.
Un résumé de toutes les crises de ces dernieres années. Il ne faut pas le prendre au premier degrés comme certaines critiques et comme je lai pris au début. Tout exagéré que ça en devient comique. Excellents Pio et Valeria.
Un film sociétal, une de ces fictions mi drame mi-documentaire , qui décrit la crise de l’hôpital durant le mouvement des gilets jaunes. C'est malheureusement assez caricatural, avec des personnages rapidement insupportables (notamment Valeria Bruni-Tedeschi) et manquant de subtilité. Aussi les dialogues ne parviennent pas à faire passer un message amenant à une véritable réflexion, même s'il est évident que le propos se veut instructif. Bref c'est trop maladroit dans sa forme (entre crises hystériques et hurlements permanents) pour se laisser regarder pour une autre raison que son fond, qui traite de sujets graves qui ont marqué notre actualité récente.
La fracture ? Est-ce celle de Raf (Valéria Bruni Tedeschi) ou celle de notre système hospitalier ? Les gamelles répétées de la même Raf, n’est-ce pas la France qui se casse la gueule ? Voici en tous cas une tragicomédie réussie, bien menée même si un peu brouillonne et admirablement jouée avec une mention particulière à la nouvelle Aissatou Diallo Sagna, récompensée pour cela par un César du Meilleur second rôle et qui est elle-même aide-soignante. Le tourbillon des Urgences est un grand numéro d’équilibre entre les drames personnels pointés sans pesanteur et les situations hilarantes (j’ai pris quelques vrais fous rires). Un joli film empli d’humanité, de tendresse et qui laisse une lueur d’espoir dans notre société à vau-l’eau.
La très bonne idée qui gouverne cette Fracture tient au mélange des tons et des genres, alliant le drame à la comédie pour mieux représenter une tragédie nationale qui met pays et citoyens à feu et à sang. Le choix d’un trio de personnages n’est d’ailleurs pas anodin : il garantit un dynamisme qui jamais ne s’essouffle, porté par des binômes dont la composition ne cesse d’évoluer au gré des situations. Trois figures, trois caractères différents : Raphaëlle se distingue par son instabilité émotionnelle et ses caprices bourgeois ; Julie revendique au contraire une fermeté et une rigueur en parfaite adéquation avec son interprète, Marina Foïs, l’une des meilleures actrices françaises de notre époque ; Yann ne peut se passer de militer, d’agresser autrui pour mieux le responsabiliser ou le réveiller. Deux classes sociales grossièrement dépeintes s’affrontent pour mieux aboutir non pas à un statu quo politique mais à un cessez-le-feu sensible, chacune étant vectrice de mal-être et de malheur. L’intelligence du long métrage consiste à enfermer son trio dans un hôpital débordé par la demande et démuni : son urgence puise dans celle des Urgences et brosse un portrait au vitriol d’une fonction publique méprisée contrainte de remplir des rôles qui ne sont normalement pas les siens. La mise en scène de Catherine Corsini, approximative pour ne pas dire amatrice au début, gagne alors en efficacité, s’emparant du chaos extérieur et intérieur par une mobilité permanente. Nous regretterons cependant un parti pris contre les forces de l’ordre, à peine rectifié par la clausule au cours de laquelle un flic aide Yann à repartir travailler : les policiers restent associés au règne de la brutalité aveugle, blanchissant des manifestants angéliques qui se battent pour la bonne cause. Davantage de nuances aurait été nécessaires, d’autant que le film sait représenter un large panel de sentiments lorsqu’il s’agit de ses trois protagonistes.
J'ai trouvé ce film a regarder. Oui c'est un film qui traite de sujet compliqué, mais les protagistes ne font que se hurler dessus tout le long du film. Les situations sont un peu tiré par les cheveux je trouve. C'est dommage cela aurait pu être mieux.
Drôle et touchant, La Fracture est une comédie sociale où toute l’histoire se déroule au sein d’un service des urgences une nuit de manifestation Gilets Jaunes.
Le rythme est parfait, le scénario bien ficelé et l’interprétation excellente ! Porté par un quatuor de très grande qualité : Pio Marmaï toujours aussi énergique, le couple hilarant Valéria Bruni Tedeschi-Marina Foïs et la grande découverte Aïssatou Diallo Sagna ! Cette dernière recevra d’ailleurs le César de meilleure actrice dans un second rôle, remarquable pour une actrice non-professionnelle qui joue en quelque sorte son propre rôle.
En plus de sa qualité intrinsèque, le film met le doigt sur certains sujets contemporains : la crise de notre système de santé et la colère des Gilets Jaunes (ainsi que leur gestion questionnable par les forces de l’ordre).
Je vous le recommande vivement !
Une toute nouvelle chaîne YouTube dédiée au cinéma est disponible ici : www.youtube.com/@flim. Venez écouter les plus belles histoires et anecdotes du 7e art !