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Spider cineman
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0,5
Publiée le 25 février 2022
Comment défendre une cause avec un film engagé de cette nature, caricatural au possible et tellement ridicule que ça en devient inutile voire contre-productif. Enfin bon exagération plus des acteurs qui surjouent pas crédibles ... un scénario très convenu... enfin bon surfer sur la vague contestataire ne suffit pas ... ce film est nul, les déclarations faites sur l affiche sont des promesses non tenues au regard de ce que j ai vu.
N'importe quel épisode de la série hippocrate est 10000 fois mieux que ce film qui se passe aux urgences. L'histoire est d'un manichéisme affligeant... Grosse déception, on est très loin de la nouvelle eve...
Quel film magnifique ! J'en ai eu les larmes aux yeux ... J'espère que notre monarque l'a vu et que du haut de sa tour d'ivoire il aura compris ce que peuvent faire des gens de peu ...des gens de rien , pour la noblesse d'âme de notre pays!! Du cinéma choc , peut être trop impliqué ce qui lui aura couté la Palme d'or ! Quand je pense à toutes les daubes que l'on prime , je suis dégouté ...
L’observation des mondes qui s’entrechoquent déploie les préjugés de notre société pour les balayer d’un ricanement sans jugement, le tout dans une chronique tranchante, un quasi huis clos documentariste où la force des regards et des mots parvient à élever une vision humaniste de cet abîme contemporain.
Dans le cadre du 24ème Festival Cinéma Télérama, j’ai découvert « La Fracture » (2021) de Catherine Corsini, cinéaste de 65 ans dont j’avoue n’avoir vu aucun de ses précédents films ! Raf (Valeria Bruni Tedeschi), dessinatrice, forme avec Julie (Marina Foïs), éditrice de BD, un couple chaotique alternant brouilles et réconciliations depuis 10 ans (la fracture conjugale). Raf va glisser dans la rue et se casser le coude droit (fracture anatomique) ce qui la conduit aux Urgences d’un hôpital en grève avec sa « clientèle habituelle » : une vieille dame âgée perdue qui seule se meure tout doucement, une crise d’asthme, un diabète en décompensation après une « overdose » de bonbons, une femme sur le point d’accoucher, un arrêt cardiaque, un patient psychiatrique du quartier qui s’énervera de ne pas pouvoir être écouté car la durée d’attente affichée est de 8 à 10 heures … car c’est le jour d’une grande manifestation des gilets jaunes à Paris (fracture sociale) avec de nombreux blessés. Le premier tri des urgences amènera Raf à côtoyer Yann (Pio Marmaï), un chauffeur-routier monté à Paris avec le camion de son patron et qui en première ligne face aux CRS, a reçu de multiples éclats de grenade au niveau de la jambe. La rencontre Raf – Yann mènera à des échanges assez cinglants du fait de préjugés (fracture de classe sociale) mais après cette longue nuit de stress où il faut attendre car le bloc opératoire est saturé : Raf aura un plâtre d’attente alors que Yann n’a hâte que de sortir rapidement pour reprendre son boulot demain. Ils font finalement coopérer et s’aider dans ce service d’Urgences saturé mais où arrivent encore des nouveaux blessés et des personnes victimes des gaz lacrymogènes que Julie va traiter avec du collyre physiologique pour aider le personnel hospitalier débordé. Parmi celui-ci, Kim (Aïssatou Diallo Sagna dont c’est le premier film), interprète une infirmière qui en est à sa 6ème nuit de garde et fait du mieux qu’elle peut avec zèle mais avec toujours un brin d’humanité voire de l’empathie (cf. la vieille dame et le patient psychiatrique). Valeria Bruni Tedeschi (pour une fois parfaitement audible !) est extraordinaire dans ce rôle et elle tient parfaitement sa place face à Marina Foïs, toujours excellente. Le film est filmé presque comme un documentaire et il très bien monté avec l’insertion d’images de la manifestation en cours (fracture politique), renforçant la dramatique de la situation et le stress… même si malgré tout on sourit voir rit à plusieurs reprises ! Un film qui nécessite d’être vu ou revu avant les prochaines élections car on oublie que la Covid a bel et bien « escamoté » toutes ces revendications sociales.
Trop caricatural a mon gout. J'ai eu du mal à rentrer dans le film. Seule l'infirmière rattrape tout ça mais pour le reste bof... Pas que ça soit mauvais mais rien d'extraordinaire.
Un film dans l'air du temps de la France des gilets jaunes et des hopitaux débordés réalisé par la talentueuse cinéaste Catherine Corsini !! Ayant beaucoup ses deux derniers longs métrages "La belle saison" et "Un amour impossible", j'avais hate de voir son nouveau film "La fracture" et j'ai été pris par l'histoire qui commence un peu comme une comédie avec le couple lesbienne qui n'arrete pas de se disputer jusqu'à ce que l'une d'elle se casse un os du bras puis le gilet jaune routier raleur et à cran dans une manifestation qui se pète une jambe par un tir de mortier . Le drame commence aux urgences avec beaucoup de malades qui attendent, s'engueulent, notamment le gilet jaune avec l'une des lesbiennes puis une émeute par la suite. Catherine Corsini arrive a montrer le climat, la tension, la douleur des gens de santé, des travailleurs pauvres, la France d'Emmanuel Macron , la réalité bien montré dans la mise en scène et on ne lache pas l'écran. Les comédiens avec en tète Valeria Bruni-Tedeschi, Marina Fois ou l'étonnant Pio Marmai sont remarquables. Une oeuvre prenante et contestataire.
Malgré l'insupportable Valeria Bruni Tedeschi, ce film est une claque. Une heure et demie de stress permanent, j'ai été immergé dans une "zone de guerre" à mon avis très réaliste et heureusement à des années lumières de séries comme "Urgences".
Porté par des acteurs plus que convaincants (Valeria Bruni-Tedeschi, Marina Foïs, Pio Marmaï et de nombreux acteurs non professionnels dont Aïssatou Diallo Sagna, aide-soignante dans la vie, véritable révélation du film) La fracture nous plonge au cœur des urgences d’un hôpital un jour de manifestation des gilets jaunes à Paris. Et trouve dans ce plus ou moins joyeux bordel un point d’équilibre assez miraculeux, dressant un portrait de plusieurs France qui ne se croisent plus, entre bobos parisiens, gilets jaunes et personnel hospitalier à bout de nerf. Catherine Corsini arrive avec brio à nous faire passer du rire aux larmes, comme elle parvient à glisser de la tragi-comédie intime au drame sur les enjeux collectifs de notre monde contemporain. Au final, une Fracture plus apaisante que douloureuse.
Bienvenus dans le monde de la fracture sociale : Catherine Corsini, nous pousse en immersion dans l'arène bordélique d'un hôpital, les manifs de gilets jaunes et ses violences policières. Soutenu par des comédiens talentueux et des dialogues incisifs, ce film courageux et spectaculaire écrit et dirigé par Catherine Corsini, dénonce (entre autres) l'état lamentable de l'hôpital public.
Catherine Corsini nous replonge dans la crise des gilets jaunes avec un duo de personnages aux idées et conditions de vie totalement opposées. Cette opposition est violente, touchante et parfois drôle. Bravo pour ce film qui traite de nombreux phénomènes sociaux (inégalités, violences policières, homosexualité, crise de l'Hôpital...). Mention spéciale pour ce film parlant du monde des soignants en pleine crise sanitaire, avec des conditions de travail encore plus dégradées qu'auparavant.
J'ai vraiment adoré l'humour décalé de ce film ! Et les acteurs sont vraiment formidables ! :) Tout ce a sous fond de conflit social ... très bien vu !
C'est bien joué, ca crie beaucoup, c'est assez improbable et cela révèle la misère de l’hôpital public en France. Ce film aurait pu aussi se jouer au Québec (voir Les Invasions Barbares). Ca se regarde parce que seuls deux acteurs font le show (et le font bien). La petite morale sociale derrière est un peu fatigante. La fin est surprenante.
La rencontre des gens qui s'ignorent dans la vie mais se retrouvent à l'hôpital aux marges d'une manif qui tourne mal, c'est un bazar foutraque sur fond de souffrance pas toujours facile à orchestrer. Pour moi, V.Corsini réussit son coup, avec une belle brochette d'acteurs investis..
V.B.Tedeshi nous sert son numéro de fofolle égocentrée, mais comme à M.Fois on finit par lui pardonner, vu ses côtés attachants. P.Marmaï est parfait je trouve, très crédible en colérique au coeur gros comme ça...A.D Sagna, poignante soignante exemplaire-motivée-épuisée, donne envie de renverser les tables...Et tout le monde est à l'avenant, acteurs pros (ou pas ?), pour nous dresser le portrait d'un hôpital en grande souffrance, un portrait qui fait froid dans le dos.
La montée en tension fonctionne à donf, avec un final renversant. Si quelques dialogues ou répliques amènent des sourires, ils sont aussi jaunes que les gilets qui s'agitent, desperados rond-pointant du doigt le mépris de la "macronnerie" dominante avant d'être laminés. Pas très gai en fait, tout ça, mais utile !
D'une puissance de la force d'une grenade de désencerclement. Une réalité traumatisante qui est remarquablement alliée à l'humour et l'émotion. Les misérables du 21eme siècle.