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Mac Murphy
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5,0
Publiée le 23 décembre 2025
Je me souviendrai longtemps de cette sublime tragédie moderne sur un sujet qui nous nous touche ou nous touchera tous (au moins dans notre entourage) un jour : la perte progressive ou brutale de la mémoire. Le "moineau" Isabelle Carré est éblouissante de crédibilité et Zabou Breitman montre qu'elle est une grande realisatrice. Déjà un classique de ces 25 dernières années.
Un drame sur la perte de mémoire souffrant de poncifs propres au cinéma français, c’est-à-dire que le film est ennuyeux et fade et l’interprétation surjoue et manque totalement de crédibilité dans leurs rôles.
Une fois que tu as vu Isabelle Carré faire l'amour sous la pluie, que veux-tu voir de plus ? Bon, plus sérieusement, on a toujours associé la maladie d'Alzheimer à la vieillesse, alors qu'elle peut aussi frapper de manière précoce. On a oublié, alors que l'on avait connu un cas de notoriété publique : Rita Hayworth en avait affiché les symptômes alors qu'elle avait à peine plus de 40 ans. Pour son premier film en tant que cinéaste, Zabou évitait de tomber dans l'écueil dans lequel bien d'autres seraient tombés : le mélo, couplé au misérabilisme. Son film, aux allures dépouillés (et presque documentaires, dans sa première partie) se base sur des personnages forts. Avec quelques petites pointes de poésie ça et là. Bien entendu, on ne pourra pas occulter la performance majuscule d'Isabelle Carré. Bien secondée qu'elle est par une distribution de poids (Zabou elle-même, Le Coq, Le Ny, Pinon, Londez, Levantal) dans laquelle seul Bernard Campan a du mal à se mettre à niveau.
Malgré la bonne prestation de la belle et charmante Isabelle Carré, "Se souvenir des belles choses" est d'une trop grande lenteur pour capter le spectateur. On voit bien la volonté de Zabou Breitman de donner plein de bons sentiments. Mais le jeu des autres, surtout ceux qui jouent des malades (de maladies ou traumatismes variés), est trop approximatif et pas assez réaliste. Bernard Campan n'échappe pas à ce problème. Une petite déception.
"Se souvenir des belles choses" est un beau film sur un sujet pourtant très dur : la maladie d'Alzheimer. A travers une romance entre deux patients, Zabou Breitman traite de la maladie et de ses conséquences sur le quotidien avec beaucoup de sensibilité. J'ai toutefois trouvé que l'ensemble manqué de rythme, d'un surcroît d'émotions et d'un peu de folie dans sa réalisation. Et, malgré les bonnes performances de Campan et Carré, l'ensemble m'a paru plutôt quelconque.
Un film très beau sur la naissance et la force de l’amour. Bernard Campan y a un regard magnifique sur sa femme. Isabelle Carré tombe un petit peu trop dans le cliché mais on lui pardonne tellement le sujet est touchant. Un film émouvant de Zabou Breitman
Le sujet est particulièrement angoissant pour un premier film et c’est plutôt réussi.
Terrifiant car nous sommes tous concernés par l’éventualité de perdre, un jour, la mémoire… nos souvenirs… notre histoire et notre cheminement… S’en rendre compte et ne rien pouvoir y faire doit être un véritable supplice de chaque instant et c’est très bien véhiculé dans le film de Zabou Breitman.
Très bon casting, tout le monde est à sa place, et Isabelle Carré est remarquable d’authenticité.
J’ai été bouleversée par ce film, son sujet, et l’histoire d’amour de ces deux écorchés vifs dont un retrouve progressivement la mémoire et l’autre la perd inexorablement.
César de la meilleure actrice pour Isabelle Carré César du meilleur premier film pour Zabou Breitman
C’est amplement justifié et, encore une fois, BRAVO Zabou !!!
un très beau film, très juste et très émouvant sur le sujet terrible de la maladie d'alzheimer et de la perte du langage. très bien joué par Isabelle Carre ( exceptionnelle) et Campan tout aussi touchant. a voir absolument
Claire, atteinte d'un mal qui lui fait perdre la mémoire et l'élocution, et Philippe, accidenté de la route dont l'amnésie, au contraire, disparait peu à peu, de rencontrent dans la clinique où ils sont soignés. Il s'ébauche entre eux une singulière histoire d'amour. Le sujet dramatique de Zabou Breitman n'est pas sans cocasserie, celle que déterminent, dans la première partie du film, les rapports bon-enfant entre l'équipe soignante et les malades, ou ces situations burlesques qu'occasionnent les troubles de mémoire des pensionnaires. Et parce que leur amnésie leur confère une sorte d'innocence et comme une nouvelle virginité, Claire et Philippe sont tels deux enfants qui s'aiment, candides et un peu gauches. Plus tard, le ton se fait plus grave spoiler: lorsqu'on assiste à la rapide dégradation de l'état de Claire.
Zabou Breitman porte un regard sensible sur la relation entre ses deux personnages, sur leur besoin mutuel et sur leur souffrance, tout en exposant les incidences matérielles (desquels on pourrait s'amuser spoiler: si Claire ne déclinait pas inéluctablement, fatalement) qui forment le quotidien spoiler: -lorsque le couple s'installe en ville- des amnésiques. L'approche de la réalisatrice procède tout autant de l'émotionnel que de l'étude clinique. Elle s'appuie sur une interprétation remarquable, mention à Isabelle Carré, charmante, lunaire, émouvante.
Un ode à la vie, ce film nous montre qu'il faut profiter pleinement du temps qui nous reste, cet amour passioné entre ces deux etres est irrésistible merci Zabou d'avoir signé ce chef-dôeuvre
Avec SE SOUVENIR DES BELLES CHOSES, Zabou Breitman nous propose un film tendre et troublant. Sur un sujet grave traité avec délicatesse, elle réalise une direction d'acteurs efficace et judicieuse, nous offrant une mise en scène parsemée de belles images, d'instants graves mais aussi quelques bribes d'humour, des scènes tendres ou joliment fantastiques. En plus d'une BO riche et attractive, ce très beau film offre un casting fastueux avec les participations de Dominique Pinon ou le déjanté et sympathique François Levantal, les belles présences d'actrices et réalisatrices comme Zabou Breitman et Anne Le Ny, et les superbes prestations d'acteurs d'Isabelle Carré et de Bernard Campan pour les rôles majeurs.
Suivant une double trajectoire inversée entre un homme enfouissant son traumatisme sous un encéphalogramme mémoriel plat et une jeune femme rêveuse en partance vers les mêmes chimères que sa mère, le récit touche grâce à l'interprétation sensible d'Isabelle Carré et du bouleversant Bernard Campan sans omettre de peindre de truculents seconds rôles dont les prestations entre cynisme et humour permettent une décompression indispensable face à tant de détresse humaine et de douleurs celées. Suivant les errements et la reconstruction avec délicatesse, la réalisatrice offre de jolies scènes telles que celles en écho sous la pluie sans surligner son propos. Un drame aux accents de mélo: poignant, mais éprouvant.
Un film merveilleux avec des acteurs qu on pas l habitude de voir avec une Histoire pas facile mais tellement bien interprétée et le message un super moment de passé avec une larme à la fin
6 190 abonnés
18 103 critiques
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5,0
Publiée le 14 octobre 2020
La structure narrative est celle d'un conte linéaire alors que Claire (Isabelle Carré) perd progressivement la mémoire et plonge dans l'oubli à travers la maladie d'Alzheimer. Pierre (Bernard Campan) revient à la vie et grâce à son amour pour elle retrouve au contraire sa mémoire après l'accident de voiture qui l'a rendu amnésique et l'a rendu responsable de la mort de sa femme et de son enfant. Alors leurs destins se croisent au fur et à mesure qu'il se perde il s'en remettra mais la perdra inévitablement. Le sujet est parabolique. Ce n'est pas la maladie ou la maladie mentale qui est à portée de main mais le chemin de la vie de chacun. L'amour est une bénédiction mais ce qui est aimé sera perdu et ce n'est ni triste ni déprimant c'est juste ainsi. L'atmosphère du film est lui-même est loin d'être déprimant la mise en scène est volontairement simple parfois même naïve contribuant à créer un sentiment de familiarité du côté du spectateur. Les personnages et les dialogues en particulier ceux de personnes malades dans la première partie du film sont plutôt drôles et touchants. Ce qui peut être difficile à supporter ce sont les sentiments captivants qui attraperont le spectateur dès le début et le laisseront complètement trempé de larmes à la fin du film. Avec un jeu d'acteur de premier ordre cela fait de ce film un chef-d'œuvre intemporel. Quant à Zabou Breitman la réalisatrice je ne sais pas ce qu'elle a perdu dans sa vie. Mais je lui suis très reconnaissant de l'avoir partagé avec moi de cette manière...
Premier film de Zabou Breitman, Se souvenir des belles choses est une belle œuvre sur l'amour, la maladie, la perte de la mémoire, la déchéance. Pas exempt de maladresses. Mais pour un premier film, c'est normal. Exemple, je ne suis pas sûr que la description de ce centre pour amnésique corresponde à la réalité. On se croirait plutôt dans T'aime de Patrick Sébastien... Pour son premier rôle dramatique, l'ex Inconnu Bernard Campan est une révélation. Didier Bourdon dira avec son premier film solo Sept ans de mariage que c'était un peu son vrai premier film. Je me demande si pour Campan ce n'est pas pareil. Clairement, sa carrière va devenir intéressante puisque suite à sa prestation dans Se souvenir des belles choses, il enchaînera avec Le Cœur des hommes, Poids léger et l'Homme de sa vie. Isabelle Carré apporte sa fragilité. On dirait un oisillon tombé du nid. Et puis, se pose la question de la vie avec la maladie et de toutes les contraintes du quotidien qu'elle entraîne. Un film dur, poignant, ce n'est pas le choix de la facilité pour Zabou. Elle n'est pas tombée dans le piège du pathos. Le titre le montre. Si le présent est ce qu'il est, il y a eu un passé. Des jours heureux. Des moments faisant office de branche sur lesquels ils peuvent se raccrocher. Malgré la douleur du quotidien.