Les Bonnes étoiles
Note moyenne
3,8
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143 critiques spectateurs

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Marie Picot
Marie Picot

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2023
Sous une nuit pluvieuse, une jeune femme abandonne son enfant au pied d’une « boîte à bébés ». Deux hommes, pour laisser une chance à cet enfant d’être adopté, le recueillent et vont lui chercher une famille de manière illégale. Ici commence une aventure pour trouver une famille à cet enfant, alors même que chacun tente d’échapper aux failles de leur propre vie familiale.

Ce film est un voyage que nous offre Kore-eda. Un voyage à travers les difficultés de la parenté, mais aussi un voyage à travers la Corée, qui nous dépayse pendant tout le récit. L’esthétique du film est très jolie, avec des cadrages toujours très justes et subtils, ce qui donne un ensemble très doux et agréable. Cette esthétique offre un beau contraste avec la dure réalité dont il est réellement question.
En même temps que d’être une belle aventure familiale, Les Bonnes Étoiles est rempli d’idées et nous questionne, parfois inconsciemment : l’avortement est-il préférable à l’abandon ? Peut-il être juste d’abandonner son bébé ? Un enfant est-il légitime d’en vouloir à ses parents qui l’ont abandonné ? Ce film nous montre également la solitude ainsi que le manque d’empathie et de considération dont souffrent souvent ces femmes, pour lesquelles les raisons et circonstances d’un tel acte ne sont pas si simples.
Malgré tous ces aspects intéressants, le film reste très long et on peut attendre la fin à certains instants. Il y a un trop plein de personnages, peu développés pour certains (comme la veuve, ou encore le jeune homme à la chemise ensanglantée), ce qui donne un aspect superficiel nous faisant perdre le fil de l’histoire. Dommage car ces ajouts de personnages et de destins entremêlés ne changeant rien à l’évolution des personnages principaux nous éloignent et nous désensibilisent assez rapidement. Sans compter que la bande-son peut laisser indifférent, ce qui ne participe pas vraiment à la montée de l’émotion.
Bien qu’il reste émouvant, Les Bonnes Étoiles n’a pas su me toucher profondément, mais cela ne l’empêche pas d’être beau, simple, et profond à la fois.

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Matéo L-L
Matéo L-L

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2023
Très bon film, sur un sujet assez difficile. Film coréen dans toute sa splendeur, qui ne plaît pas à tout le monde, ce qui se comprends
vlef
vlef

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2023
Un sujet de société traité avec tout l'ambivalence requise, très humain.
Je n'ai pas senti de longueurs, toutefois peut-être un peu trop d'histoires imbriquées, aurait gagné à etre élagué et recentré sur son sujet central
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 décembre 2022
Longuement hésité entre 3,5 et 4 étoile (pas d'énormes différence en effet mais la précision est importante).
Les deux premiers tiers du film sont vraiment une belle réussite et nous embarque à fond dans ce road trip à travers la Corée du Sud et ses paysages étonnement bucolique qui viennent tranchée avec l'atmosphère lugubre de la ville dans laquelle débute le film. Les personnages sont attachants, la réalisation est contemplative et parsemer de nombreux tableaux de qualités, le rythme tape dans le mille entre fuite en avant et moment plus tranquille, propice à laisser de la place à l'univers qui se déroule sous nos yeux. On retrouve une vibe à la Wes Anderson avec ce quatuor de protagonistes emplie de fantaisie, mais pourtant au prise avec un quotidien compliqué et brutale.
Pas grand chose à dire (sans spoiler) donc, si ce n'est qu'on y passe un très bon moment, très charmant.

Malheureusement, tout ça se gâte dans le dernier tiers du film, paradoxalement plus tragique, sombre, mais aussi plus inconséquent à en croire la fin...
Le film devient bègue, bavard pour pas grand chose et déconstruit ses personnages avec plus ou moins d'habileté et de lourdeur, notamment avec le personnage de See-joung dont on peine à vraiment comprendre le cheminement de pensé et les objectifs. Ça donne l'impression que le film, jusqu'à là assez léger, malgré son thème, essaie de faire passer son message en force en abandonnant sa subtilité, de peur que le spectateur n'y ai pas prêté assez attention ou qu'iel n'ai pas pigé le truc. Je préfère prévenir que les pro IVG risque de grincer des dents dans ce dernier tiers, ce qui est dommage lorsque l'on voit les efforts déployés en première partie pour resté dans une certaine neutralité vis à vis du sujet. Le film fini par faire une sorte de rédaction thèse/anti-thèse un peu balourde. Néanmoins je le précise quand-même au cas où, tout n'est pas à jeter dans ce dernier tiers et certains scènes fonctionne vraiment bien dans une intimité pleine de charme.

En bref je recommande tout de même chaudement le visionnage de ce film, qui, s'il n'est pas parfait, est une belle invitation à l'aventure et à se redécouvrir sois même par l'intermédiaire du point de vue de nouveaux rencontres. Et tant pis si le film n'arrive pas à garder le fil de sa pensée, ou à trancher clairement sur ses ambitions sur toute sa duré, il n'en reste pas moins un bon moment de cinéma et une belle initiation au cinéma Coréen pour les moi s connaisseurs.
Léa El Malek
Léa El Malek

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2022
Sensible, plein de nuances et d'émotions. J'ai beaucoup aimé, ce n'est pas un coup de cœur mais très joli moment.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 janvier 2023
Un très beau film, d'une grande délicatesse, plein d'humanité, de douceur, des personnages attachants, quelques pointes d'humour subtil... A voir sans faute!
Raoul
Raoul

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2023
Le réalisateur a l'art de produire des images filmiques superbes , baignées de lumières, qui font découvrir des villes, villages, familles, d'une partie du monde qu'on assimile a la Chine. Avec les détails savoureux de nourritures de la bas. Ses personnages sont pris au vif, dans leurs occupations quotidiennes, tres naturelles, comme si on venait s'immiscer chez eux et qu'on y était chez nous. Comme dans " un air de famille" , parlant d'une famille composé de membres sans liens familiaux, des personnages, plus ou moins malfrats incarnés et montres de telles façons, comme vu d l'intérieur, qu'ils en retirent des circonstances attenuantes. On aime malgré tout ces hésitants du bon chemin, on ne veut que voir de l'histoire, les bons côtes sans drames. Et pourtant dans ce film aussi comme dans l'autre, il y en a des drames, vers la fin quand on découvre le passé de la jeune mère, au cours de la cavale-adoption, et celui qu'on ne verra pas juste avant la fin, sans parler du dénouement ou la femme de la police en civil et du renseignement surtout arrêtent tout le monde ("on est pas des services" sociaux, dit- elle en planque dans leur voiture, quand la plus jeune sa collegue, lui dit qu'elle a "l'impression que c'est en amont qu'ils auraient dû intervenir" - quand la jeune mère n'avait pas encore abandonné son enfant, et peut être même avant qu'elle l'ait eu, au lieu d'intervenir maintenant pour tenter de les prendre en flagrant délit de vente d'enfant. Mais la policière en civil est aussi en manque d'enfant en fait, et ou bien je me montre, c'est elle qui s'occupe de l'enfant lorsqu'elle a mis la mère en prison (?), ainsi que l'un des deux "ravisseurs" ( l'autre, protège par d'autres sources policières ou du milieu, a pu s'enfuir, d'ailleurs on ne l'a jamais vu violent a l'écran -et pourtant suivant la fin, il a du l'être finalement, selon un article de journaux citant un fait divers, scènes de crime qui semble être lié a de précédentes rencontres et jeux de forces entre renseignement et delinquant). Au vu des bon soins prodigués au nourrisson, et aux bonnes relations entretenus avec les enfants dont ils s'occupent (ils faisaient partis de la structure qui recueille dans une boîte a bébés, les bébés dont les mères ne veulent plus, dont ils ont effacés pour celui ci, la bande vidéo du moment où il a été trouvé, tandis que normalement ils sont ensuite eleves, et adoptés éventuellement, regulierement, si la mere n'a pas mis un mot ou signalé "qu'elle reviendrait un jour", auquel cas, ils ne sont pas adoptables, ce qui est même l'arguments de ses serviteurs de bonnnes mœurs - ravisseurs, pour "vendre" des bébés en vue d'une bonne et vraie adoption), on devient du partie de ces quatres compères, dont les deux acteurs sont prêt à renoncer à la vente, si la mère s'en occupe. Mais ce serait oublier qu'au début, la vente de l'enfant lui a été imposé par ces deux la. Et qu'elle a tué le père de l'enfant qui était en fait un "client" regulier. On comprends alors pourquoi elle a finit par monnayer l'enfant, trouver pas assez cher le prix demande aux futurs parents ( malgré son souhait de pouvoir le revoir). Mais elle finit aussi, et la on est étonné, au début au moins quand on ne connait pas encore son passe, a collaborer avec la police en civil, qui lui propose de trahir les deux hommes ( qui s'occupe du bien de son enfant dont elle peine a s'occuper). Ils finissent par découvrir, et même accepter cela, conscient de ce qu'ils ont imposes a la jeune fille ( de le vendre, puisqu'elle l'a abandonné, parce que soi disant c'est le mieux pour lui, parce que la plupart des mères ne reviennent jamais et l'enfant n'a pas de famille puisqu'il ne peut alors être adopté, sur l'excuse d'un mot a ce propos qu'elle a glissé dans le vetement du bébé, et son souhait dit lorsqu'elle les a rencontré en vrai pour la première fois, avant d'être sollicité pour partir avec eux le vendre, ceci donnant plus de crédit a leur entreprise pour placer le bébé, sans lui permettre de refuser qu'il soit vendu).
Si on efface tous les asassinats, qui sont bien cachés, dans un scénario parfois un peu thriller soft, qui les montrent peu, on ne se souvient, que de couleurs, de lumières, de bons soins à des gamins pas trop mal lotis, on oubli un les séquelles décelables d'un des deux hommes qui a été abandonné et est aussi, ce père aimant mais qui participe a un projet -vente bb (qu'on présente un moment comme une bonne action), bat si fort un ennemi, on se souvient d'une grande roue, ou de bons sentiments auraient pu faire basculer la jeune fille vers le camp de ces hommes sachant être doux, pour une vie a quatre avec le bébé, la juste pour lui et les autres enfants. Le final arrestation et le fait divers, remet les pieds sur terre de ce qu'on avait oublié, mais on se dit qu'il y a une forme d'injustice car les gens ne sont pas arettes pour les bonnes raisons. On se demande quand des images de bonheur au bord de la mer montre une femme ressemblant a l'énigmatique policière en civil déguisé en innofensive jeune vieille JF ( sa collègue étant encore plus lambda), si ce n'est pas la raison de sa ténacité a voir vendu l'enfant pour pouvoir les prendre en faire d'illégalité et les faire arrêter, comme elle s'en était à moitié ouverte a sa collègue. On est étonné du prix de temps de prison effectué par la jf ( loi coréenne sans doute). Encore une fois une étude des meurs, particulière, qui fait découvrir la société d'un pays, par ce réalisateur talentueux.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2026
Tourné en Corée du Sud après la France (La vérité), Kore-eda prolonge le déplacement géographique sans jamais quitter son territoire essentiel. Ici, il confronte cette obsession à une réalité institutionnelle précise, les boîtes à bébé où l’on peut déposer anonymement un nourrisson.

Le titre international (comme souvent dans sa filmographie) Broker, dit l’enjeu avec plus d'intérêt. Il est question de circulation, de mise en relation de manques. Ici, Sang Hyeon et Dong-soo récupèrent des bébés pour les placer auprès de couples adoptifs en dehors des circuits légaux. Lorsque la jeune mère So-young revient sur sa décision et s’agrège à eux, le récit observe ce qui se forme entre des êtres que rien ne reliait.

La scène d’ouverture (une boîte s’ouvre dans la nuit, un dispositif électronique s’active, un enfant est déposé) est filmé, comme on peut s'y attendre, sans dramatisation. Les scènes suivantes où des couples évaluent le bébé, discutent de traits physiques, formulent des critères, suivent cette même logique, exposant la marchandisation du vivant sans discours accusateur.

La structure de road movie resserre ensuite les corps dans l’habitacle d’un van. À mesure que le véhicule traverse les paysages sud-coréens, la famille devient une construction provisoire née du partage d’un espace et d’un temps communs. La performance de Song Kang-ho ancre davantage le film dans une matérialité humaine en permettant que le débat éthique ne se réduit pas à un principe abstrait. La ligne policière, portée notamment par Bae Doona, introduit un décalage tonale bienvenu. Aussi Kore-eda filme les enquêtrices avec la même attention que les courtiers et refuse le confort d’une opposition tranchée entre criminels et justice.

Quelques dialogues explicitent davantage les enjeux qu’ils ne le faisaient dans Tel père, tel fils ou Une affaire de famille. Cette clarté a une vertu pédagogique mais elle atténue légèrement la puissance du non-dit qui faisait la radicalité des œuvres précédentes. Le film gagne en accessibilité ce qu’il perd en mystère.

En d'autres mots et là où le film est brillant, Kore-eda montre qu’une famille peut surgir d’un accident, d'un temps partagé et se dissoudre sous le poids d’une norme. La chaleur éprouvée sur quelques kilomètres d’asphalte n’en est pas moins réelle parce qu’elle est provisoire.
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