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GéDéon
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3,0
Publiée le 29 octobre 2023
En 2022, le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda aborde une nouvelle fois le thème de la place des enfants au sein de la famille. Le sujet est toujours aussi dramatique avec cette fois-ci le trafic illégal pour l’adoption de bébés. Mais comme à son habitude, le cinéaste compose avant tout une comédie sociale. Toutefois, en raison de multiples rebondissements superflus, le scénario reste brouillon même si les péripéties de cette tribu composite sans lien de sang sont le plus souvent tendres et drôles. Bref, un portrait sensible d’une société où les repères traditionnels tendent à voler en éclat.
Des protagonistes insolites dans une histoire qui ne l'est pas moins. La jolie jeune femme au parcours chaotique qui veut abondonner son bébé est émouvante et les deux acolytes qui souhaitent gagner de l'argent en vendant son bébé sont aussi touchants. Se greffe un enfant pour former une famille atypique en quête de concrétiser la meilleure affaire tout en étant en proie à ses propres contradictions de passés douloureux. L'intrique est très bien filmée avec de beaux moments de délicatesses dans un road movie improbable. A voir !
Dans ce film au scénario original, le réalisateur a choisi d’aborder le problème des bébés abandonnés en Corée du Sud. Ce film est bien réalisé et interprété par ce couple de trafiquants que l’on suit dans leurs aventures mouvementés et qui deviennent finalement bien sympathiques malgré la gravité du sujet traité. Cette sorte de road-movie est très agréable à suivre et nous permet de découvrir les beaux paysages de ce pays très bien filmé et mis en valeur par le réalisateur.
Quand Hirokazu Kore-eda sort un film, ça devient un incontournable pour tous cinéphiles qui se respectent. Personnellement, j’ai découvert ce réalisateur japonais en 2099 avec Still Walking, et depuis je n’ai rien raté de sa filmographie marquée par plus d’un chef d’œuvre comme Tel père tel fils, Notre petite sœur, Après la tempête, The third murder et surtout Une affaire de famille. Par conséquent, ces nouvelles 129 minutes ne pouvaient que m’attirer dans la salle obscure. Par une nuit pluvieuse, une jeune femme abandonne son bébé. Il est récupéré illégalement par deux hommes, bien décidés à lui trouver une nouvelle famille. Lors d’un périple insolite et inattendu à travers le pays, le destin de ceux qui rencontreront cet enfant sera profondément changé. Encore une fois, le charme opère dans cette belle comédie dramatique sur le thème – sans cesse renouvelé chez Kore-eda – de la famille. Drôle, émouvant… la vie quoi ! De nouveau, le réalisateur japonais s’est tourné vers la Corée du Sud pour situer son histoire. Il faut dire que cette fameuse baby box - boîte de dépôt de bébés, dans lesquelles des mères peuvent laisser leur enfant pour qu'il soit recueilli par un orphelinat ou une famille adoptive – est une « spécialité » exclusive du Pays du Tigre. C’est là le point de départ de cette histoire d’abandon, de rapt et d’adoption aux multiples rebondissements. Mais, nous sommes chez Kore-Eda et, comme toujours, tout se passe en douceur avec cet apparent détachement qui dissimule à la fois une grande profondeur et une sensibilité de chaque instant. Son talent particulier est de savoir parler légèrement de choses graves. Le scénario est très habile et laisse le spectateur dans l’ignorance et le trouble en dévoilant que peu à peu les dessous d’un intrigue relativement complexe. La photographie est très léchée, les cadrages souvent recherchés et la musique aussi belle que discrète. Mais que dire de l’interprétation, sinon qu’elle atteint les sommets. Ne vous privez pas de ce très beau moment de cinéma. Le coréen Song Kang-Ho, vedette du célébrissime Parasite, a obtenu le prix d’interprétation à Cannes, c’est tout dire. Il est remarquablement entouré par Dong-won Gang, Ji-Eun Lee, - chanteuse vedette en Corée plus connue sous le pseudo de IU -, Doona Bae et pas mal d’autres, parmi lesquels un formidable petit garçon qui répond au doux nom de Im-Sang Soo. Ce film, qui a également remporté le Prix Œcuménique à Cannes, finit par nous faire accepter l’inacceptable tel un hymne à la vie souligné par cette scène magique du « merci d’être né »…. Si vous voulez en savoir plus, courez retrouver Kore-eda, un des maîtres du cinéma asiatique et du 7ème Art d’aujourd’hui tout simplement.
Un bijou!!! Excellence de l'écriture du scénario, mise en scène sobre et tendre, comédiens époustouflants de retenue et de finesse de jeu, ce film m'a profondément touché. Oubliez les grosses ficelles de l'industrie des effets spéciaux et des fonds verts, le film offre une complexité de sentiments rarement vue à l'écran. Rien n'est simple, rien n'est téléphoné, les destinées humaines se croisent, se heurtent et s'unissent autour d'un nourrisson abandonné une nuit de déluge dans une ville de Corée. De ce drame, Kore Eda en fait le point de départ d'une sorte de road movie où une bande de "branquignols" se découvrent moins avides et plus humains que jamais. Le thème de l'abandon est le fil rouge de cette magnifique histoire d'amour de l'humanité.
Tout en délicatesse, ce film se consacre à la question de l'abandon, mais pas uniquement. Il pose également la question de ce qui fait lien pour créer une famille, un foyer. On sort de la séance plein d'allégresse, malgré le sujet, par les moments merveilleux vécus au long de ce "road movie". Il m'a fait penser à un autre film "Une affaire de famille" du même réalisateur. D'un premier abord mercantiles, les protagonistes révèlent d'autres qualités au fur et à mesure de la quête.
Après la France (La vérité, complètement raté), le japonais Hirokazu Kore-eda pose ses valises en Corée du Sud. Pour quelque chose de nettement plus réussi. Une mise en scène agréable pour un scénario touchant, parfois dur mais souvent très drôle. Beaucoup de poésie aussi qui nous offre quelques scènes magnifiques. Belle interprétation d’ensemble avec notamment Doona Bae, déjà dans le rôle d’une policière avant About Kim Sohee, et Song Kang-Ho (Parasite), prix d’interprétation masculine à Cannes l’an passé pour ce rôle. Un joli film donc, pour un réalisateur qui remonte en flèche dans mon estime. Une belle surprise.
L'idée sur le papier est bonne, la réalisation beaucoup moins. On regarde sans vrai plaisir ce qui se passe à l'écran qui n'est qu'une suite de scènes sans reliefs et sans vrai message malgré le sujet plutôt lourd. Un des mes acteurs favoris jouant dedans et qui m'a motivé pour regarder le film. Kore-eda, réalisateur réputé et reconnu m'a toujours laissé un goût amer faits de hauts (très hauts) et de bas (très bas). Pour changer, ici c'est en plein milieu. Ni bon, ni mauvais, mais juste quelconque. Dommage
Un road-movie insolite qui traite entre fantaisie et gravité du thème de l'abandon et de la traite de nourrissons, terni par un scénario invraisemblable et manquant de rythme, mais plein de tendresse envers ces personnages cabossés par la vie.
Encore un très beau film de Kore Heda, qui confirme sa force pour s'attaquer aux sentiments humains les plus profonds . Mais on est en dessous, de '" Tel père , tel fils " et surtout de " Notre petite soeur " son chef d'oeuvre . Pourtant l'idée de base était très intéressante , mais le film s'étire trop, beaucoup de temps mort, de perte de rythme , de plans fixes soporifiques. Attention à ne pas mélanger la lenteur et la contemplation. Alors que le thème de la filiation , de ce qu'est " donner la vie", de la paternité ,étaient des thématiques captivantes , et certaines scènes sont des moments de grâce, de beauté et de profondeur . Particulièrement quand la jeune fille qui a abandonné son enfant, pas motivée du tout par le concept de maternité ,essaye de comprendre ce qu'est la filiation , la préservation de la vie. IL y a un dialogue exceptionnel dans le véhicule de ce road movie, où elle prend conscience de ce qu'est que la transmission , et ses copains Pieds Nickelés découvrent ce que pourrait être " une vraie famille" . Mais le final est un peu décevant , et je trouve que Kore Heda , à manquer de créativité, tout son discours et son analyse auraient pu aboutir sur un twist final plus innovant . Très surprenant aussi le prix d'interprétation pour Sang Hong Ho, qui est bon , mais rien d'exceptionnel Probablement encore un dosage de salade niçoise-cannoise .
Une histoire farfelue pour un film tantôt amusant tantôt émouvant mais un peu trop bavard et souffrant de quelques longueurs. Les acteurs sont très convaincants.
Un road movie où tout ne sonne pas juste ou crédible, même si l'angle de la thématique traitée est nouvelle. Avec des scènes sans intérêt, du bavardage de remplissage, ce drame fleuve n'a aucun rythme! L'ennui plane malheureusement souvent jusqu'au final également décevant.
ore-eda est l'auteur de films merveilleux notamment une affaire de famille et nobody knows, qui après son ratage français La vérité, decide de quitter une nouvelle fois le Japon pour la Corée. Sur le thème de la famille recomposée qu'il a déjà traité auparavant, le réalisateur offre un film touchant en forme de road movie pétri d'humour et d'émotions qui doit beaucoup à la qualité de ses interprètes, tous formidables. Il y a des scènes d'un grande humanité, des dialogues subtiles où affleure l'émotion mais aussi, peut-être, un côté un peu attendu comme si Kore-eda nous avait déjà un peu raconté cette histoire. Si on se laisse charmer par le film, il peut paraître un poil déceptif comparé aux grandes réussites du spectateur La fin un peu expéditive et moyennement crédible aurait mérité un meilleur développement mais le charme opére tout au long de ce voyage à l'intérieur de la Corée du Sud qui évite le misérabilisme auquel son thème pouvait le condamner
nouveau drame familial pour korê eda qui s interroge à nouveau sur les rapports de l enfance. son mérite, d avoir choisi une forme de légèreté pour un problème grave, sa limite son scénario inutilement compliqué. difficile d éprouver de l empathie pour des trafiquants d enfants. côté casting, le prix d interprétation à Cannes se comprend tant l acteur coréen charismatique à souhait apporte énormément au film.