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Dahrar
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2,0
Publiée le 28 septembre 2024
Ce conte horrifique est un ratage complet. L'élément d'horreur est rapidement désamorcé et Aja n'arrive jamais à relancer la machine. On retiendra seulement une réalisation soignée.
Après " The Village " comment passer après ? Pauvre Aja. Ce type comme Shyamalan à ces débuts a réalisé de très bons films et les années passant, la qualité s'est dégradé tout comme leurs scénarios. Film sans intérêt vraiment. Que de talent gâché. Dire que ce réalisateur a écrit et réalisé " haute tension "...
Après l’excellente série B Crawl qui voyait une jeune fille prise au piège dans sa maison avec des alligators suite à un ouragan et des inondations, Alexandre Aja, l’un de nos réalisateurs français exilés à Hollywood les plus prolixes et pérennes, revient avec un nouveau film de genre comme il les affectionne tant, sa filmographie y étant totalement consacrée. Ici, il fait équipe avec une grande actrice hollywoodienne pour la première fois en la personne d’Halle Berry mais nous livre paradoxalement une œuvre faible et inaboutie, la faute à un scénario aussi simple dans son principe que confus dans son déroulement et doté d’une conclusion ambiguë et frustrante qui ne nous a pas convaincu. D’autant plus que le film ne fait jamais peur pour un suspense horrifique, que la métaphore qui le sous-tend est lourde au possible et que tout cela se révèle plutôt ennuyant malgré une belle photographie et un joli travail sur l’ambiance. On n’hésitera malheureusement pas à avancer que le frenchie signe ici son plus mauvais film.
Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné: https://www.lemagducine.fr/cinema/critiques-films/mother-land-alexandre-aja-avis-10071136/
Pas mal... Content de retrouver Alexandra Aja... Ce dernier propose ici plus un conte horrifique avec une morale qu'un pure film d horreur... Le film est prenant même si on se doute assez rapidement de se qu'il se passe dans cette maison isolé... Cependant je trouve qu'il n y a pas assez de scènes sanglantes... La fin peut aussi sembler ambiguë selon la perspective dans laquelle on se place...
Intéressante idée de cette mère autarcique qui protège ses enfants, néanmoins on comprend rapidement l intrigue et la suite semble assez entendue. Meme bien réalisé ça ne laisse pas une impression inoubliable.
Œuvre plutôt poignante, à la réalisation soignée bien que sans aspérités ni folie, plus psychologique qu’il n’y parait ! Où l’on questionne l’amour maternel, ses implications, mais aussi l’héritage d’une forme de mal et sa remise en question.
Mother Land, sous la direction d’Alexandre Aja, aurait dû captiver par son concept intrigant, mais il ne parvient qu'à frustrer. Loin des réussites percutantes telles que Crawl ou La Colline a des yeux, le film piétine entre évitement habile des « codes » de l’horreur et une volonté de séduire un large public, se perdant ainsi dans un labyrinthe d’inefficacité. Les amateurs de frissons risquent d’être déçus par cette œuvre qui semble s’adresser davantage à ceux moins familiers avec le genre.
Le récit suit June (Halle Berry), une mère isolée avec ses fils dans une maison forestière. Un décor propice à l’angoisse, certes, mais l’intrigue s’enlise dans une lenteur déconcertante. Les tentatives de susciter la peur échouent, laissant place à une absence de tension qui aurait dû être l’âme du film. Aja, qui avait su instaurer un climat oppressant dans ses précédents travaux, ici abandonne cette atmosphère au profit d'une approche trop conventionnelle, donnant l'impression de cocher des cases sans véritable engagement. La présence de Halle Berry, habituellement éclatante, apparaît ici décalée. Bien qu’elle déploie une performance intense, le rôle d’une actrice aussi « mainstream » dans un film d’horreur soulève toujours des questions. La force du genre réside souvent dans l’anonymat et les nuances subtiles des interprètes. Berry, même si elle s’efforce de porter l’intrigue, est entravée par un scénario qui ne lui offre guère de matière pour développer son personnage.
Les jeunes acteurs jouant ses fils ajoutent une touche d'authenticité, mais leur potentiel est étouffé par une mise en scène qui manque de dynamisme et d'originalité. Aja, dont l’expertise en atmosphères angoissantes est indéniable, semble ici s’en tenir à une formule tout en retenue, peinant à insuffler l'angoisse nécessaire. Les rares instants de suspense, éparpillés et peu mémorables, ne suffisent pas à engendrer une montée en tension.
Visuellement, le film impressionne par sa photographie élégante et ses jeux d’ombre, mais cette beauté ne pallie pas les carences narratives. Les scènes censées effrayer tombent souvent dans la prévisibilité et l’inconséquence, ce qui nuit à l’immersion et à cette peur viscérale qui fait la force des meilleurs thrillers horrifiques.
Le dénouement, en revanche, laisse un goût amer. Au lieu d’un choc final marquant, il désoriente et déçoit. La conclusion semble précipitée, affaiblissant l'ensemble du récit. Mother Land est un thriller qui échoue à exploiter le potentiel de son intrigue et de sa vedette. Bien que séduisant visuellement, il manque cruellement de substance et de respect pour les codes du genre horrifique. Pour ceux d’entre nous qui espèrent une montée en tension et une immersion totale, le film se révèle être une occasion manquée. Peut-être séduira-t-il un public moins habitué aux frissons, mais ceux en quête d'une véritable exploration de la terreur psychologique risquent de quitter la salle insatisfaits. Un rendez-vous manqué pour Aja, qui semble avoir égaré son fil conducteur.
Un début très long. On comprend pas trop la fin et en soit c'est un peu creux. Par contre une belle mise en scène et des frayeurs avec de la tension. Mais bon on souffle un peu tout de même... Puis la fin c'est wtf ? Qu'est ce qu'il y a à comprendre ?
Pas si mal que ça du tout. L'intrigue très originale est progressivement enrichie par des rappels parfaitement intégrés du passé et une complexité qui construit le personnage de la mère. Prenant de la première minute à la dernière, le film respecte impeccablement et très subtilement l'essence même du fantastique : l'indécidable.
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3,5
Publiée le 13 octobre 2024
Un monde plein de douleur et de souffrance, c'est ainsi qu'une mère décrit le monde d'avant qui était déjà gangrené par le mal, mais pas autant que celui dans lequel elle vit désormais avec ses deux fils... Pour les protéger, elle s'est installée dans une maison dans les bois à l'écart de ce mal qui peut prendre différentes formes. Leur quotidien se résume à une survie constante pour trouver à manger et se protéger grâce à cette corde qui les relie à la maison... Si on part du principe que spoiler: tout ceci est dans la tête de la mère et qu'elle a façonné ses fils en fonction de sa folie , "Never Let Go" est très rapidement prévisible, mais KC Coughlin et Ryan Grassby se montrent plus intelligents que la plupart des scénaristes qui ont utilisé ce twist ces derniers temps. Alexandre Aja arrive à manipuler cette perception de la réalité pour brouiller les pistes le plus longtemps possible que ce soit à travers des apparitions ou en changeant simplement de point de vue puisque les deux frères voient les choses différemment. Au-delà de l'aspect horrifique imprégné de visions macabres et d'une tension atmosphérique angoissante, le récit puise sa force dans cette dynamique familiale qui évoque les traumatismes intergénérationnels, la santé mentale, la parentalité, et le deuil. En somme, un bon et solide thriller horrifique psychologique qui est mieux que ce à quoi je m'attendais.
Un Aja, c'est toujours un événement. L'ambiance est lourde et on se pose la question jsqu'au bout : "Que se passe-t'il vraiment?". La mère est-elle perturbée ? Le mal existe-t'il vraiment ? Le spectateur assiste impuissant à cette situation. Malgré tout ça, le film n'est pas exceptionnel car il l lui manque un je ne sais quoi dans cet univesr forestier parfaitement filmé, à la fois inquiétant et beau. Pas mal, mais sans plus.
Alexandre Aja continue avec un certain talent de réaliser outre-Atlantique des films plus ou moins correcte, son remake de La colline a des yeux, Mirrors ou Horns parmis les meilleurs. Avec Mother land on ne pourra s'empêcher de penser a The Village de Shyamalan dont il reprend quelques thématiques et Mama pour le côté enfants/cabane dans les bois. La fin pouvant avoir plusieurs lectures le scénario traite davantage les problèmes psychologique d'une mère et l'influence de celle-ci sur ses propres enfants reportant ses problèmes et psychoses sur eux, ayant subit nombre de traumatismes et étant conditionné dans une certaine coutume religieuse, les deux frères aux caractères et croyances différentes devront apprendre à s'émanciper de leurs mère tout en coupant le cordon par eux-mêmes, la corde les reliant à la maison n'étant sûrement pas anodin. Ce n'es pas mal, tout en n'étant pas le meilleur de son réalisateur, le film manquant tout de même de tension et rebondissements mais il l'a le mérite d'instaurer une certaine ambiance et ambiguïté.
J’ai commencé à avoir des doutes après une poignée de minutes, sentant que cette histoire de survie et de "Mal" allait tourner en rond (ce qui est quand même un peu le cas d’ailleurs) mais je me suis accroché. Tenu par l’ambiance du film d’Alexandre Aja, je voulais surtout savoir comment ça allait se terminer, d’autant qu’Halle Berry et les deux garçons, Percy Daggs IV et Anthony B. Jenkins, sont bien impliqués dans cette série B, pas si mal au final.
Je commencerais avec ce qui est réussit dans ce film, les créatures que la mère peut voir, sont assez flippantes, elles ont anxiogènes, et assez réalistes pour nous faire croire à cette histoire. On se dit pourquoi pas, le mal peut prendre différentes apparences, dans un monde qui se voudrait post apocalyptique, ça passe. Et cette histoire de corde qui relie la maison afin d'être protégé, cela passe aussi. Donc, on s'aventure dans le quotidien de cette famille au bord de la rupture, dont, les ressources vont commencées à manquer et mettre en péril cet équilibre sommes tout très précaire. Mais le film, par choix, ne nous donne aucune indice supplémentaire, il nous laisse continuellement dans un flottement malsain, même si on comprend rapidement, que la fameuse mère n'a pas forcément tous les fils qui sont connectés, les motivations ne sont jamais vraiment exploité. On nous ballade donc avec ce sentiment de flou, d'histoire qui n'est pas abouti, on ne va pas dans l'extrême horreur, en fait in va nul part, et c'est bien cela le problème. C'est un sentiment de film hybride, où les scénaristes ont voulu partir, un dans un sens, et l'autre dans l'autre, le compromis a été de faire du moitié, moitié. Pas fan de Crawl du même réalisateur, je serais un peu moins sévère avec ce film, mais, on ne peut pas s'empêcher de penser ce qu'aurait pu donner ce film dans les mains de M. Night SHYAMALAN. Alors, à vos lecteurs et bon visionnage.