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Kunda Lini
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4,5
Publiée le 27 septembre 2024
oh la la... Bravo un chef d'œuvre du genre ! mais quel genre ?!?... ce n'est pas de l'horreur, même si le thème maléfique est sa base. C'est un conte horrifique, une fable, avec une petite touche sociétale, qui nous emmène en survie dans un cadre isolé, comme un huis clos avec ses quelques personnages, parfaitement interprétés, et la forêt habitée... Je ne dévoile rien, surprise... 蘿 Attention! rien à voir avec Blairwitch, c'est tellement subtil, travaillé dans le scénar, les dialogues, l'esthétique et l'ambiance. J'adore le son, le maquillage, et tous les "détails" qui apportent plus au film. J'étais suspendu tout le long... attention jeu de mot... suspendu à ce fil ténu. Ne lâchez pas
Cela pourrait être du Stephen King. Horrifique sans être gore, de bons acteurs, une histoire solide...mais cette dernière scène, toujours un peu la même chose de film en film, comme si le mal avait besoin de cela pour régner sur cette terre.
Depuis la fin du monde, June protège ses fils en les confinant dans une maison isolée. Mais le calme ambiant est trompeur, car à l’extérieur, le Mal rôde et ils vont devoir s’engager dans une lutte terrifiante pour leur propre survie.
Il aura fallu attendre 5 ans après son dernier film en salles (Crawl - 2019) pour retrouver Alexandre Aja au cinéma. Après nous avoir laissé un arrière-goût amère avec sa production Netflix (Oxygène - 2021), il est de retour avec un film d’horreur psychologique, pseudo huis clos puisque celui-ci se déroule presque intégralement aux abords d’une maison décrépie perdue au beau milieu de la forêt.
Mother Land (2024) aka "Never Let Go" n’est rien d’autre qu’un thriller paranoïaque. Pas la moindre frayeur à l’horizon, c’est d’ailleurs d’un calme sidérant, si bien qu’au bout de la première demi-heure, on commence sérieusement à s'ennuyer (d’autant plus lorsqu’il reste encore 60 minutes à tenir). L’ensemble s’avère fâcheusement prévisible et à la fois, terriblement confus, voire ambiguë.
Malgré une très belle photographie et de magnifiques décors (la forêt et la maison), ainsi qu’une excellente distribution (aussi bien Halle Berry que les jeunes garçons), tout le reste s’avère finalement très plan-plan et ronronne gentiment jusqu’au générique de fin et ce, sans le moindre soubresaut d’originalité.
C’est un film d’horreur assez efficace dans ce qu’il propose. Il arrive à faire ce qu’il cherche à faire : nous faire douter de ce qui est vrai ou ce qui est faux
Le film intéresse d'abord, puis on s'en désintéresse. On comprend (à tort ou à raison) qu'on s'interroge sur l'origine du mal (dehors ou en soi) et sur sa façon de procéder (nous "faire entretuer" par exemple, dira la mère). Puis on ne comprend plus trop ce qu'on veut nous faire comprendre, ou sentir.
Sans doute que les auteurs avaient une idée bien précise, mais il nous a semblé qu'ils manquent de suite dans les idées. Faut-il voir dans ce film une allégorie sur le bien qui ne peut venir que d'une entente aveugle et sourde entre les membres d'une communauté ? Et qu'il suffit que l'un d'eux "baisse sa garde", comme dit la mère, pour que tout s'effondre ?
Notre intérêt s'est effondré depuis un moment quand on se pose ces questions. D'ailleurs, se poser des questions en cours de film est un mauvais signe...
Le décor est cependant fascinant, l'ombre dehors comme à l'intérieur de la maison, notamment. Les acteurs jouent bien (bien qu'ils participent à notre désillusion). La corde (qu'on a déjà vu intervenir dans une excellente mini série) est un bon accessoire symbolique pour représenter l'emprise ou la protection, l'amour ou la toxicité.
Mais ce film n'est ni attachant ni glaçant. Ni dans le genre. Superficiel finalement. Pour en faire un film efficace dans le genre, il fallait simplifier le scénario. D'ailleurs un film d'horreur qui cherche à faire peur dès le prologue est une drôle de tactique.
Un film qui manque d'un véritable parti pris.. On attend tout le long pour connaître de quoi il est vraiment question mais Aja ne prend pas de décision et laisse le spectateur sur sa faim. Néanmoins le film propose une réflexion intéressante sur la maternité et sur ce qu'on laisse en héritage aux enfants. Halle Berry est tantôt effrayante, tantôt ridicule.
Un bon récit dans l’ensemble, avec quelques idées intéressantes, une écriture assez profonde sans trop en faire se limitant juste à quelques longueurs. Les personnages sont assez intéressants et l’intrigue à interprétation libre nous laisse réfléchir quand au sens profond de l’allégorie de la corde. C’est bien fait, avec de bonnes idées visuelles propres et jolies ainsi que des scènes horrifiques assez réussies, même si peu nombreuses et parfois assez timide. Ce ne sera pas le meilleur film d’Alexandre Aja mais c’est loin d’être le moins bon.
Un chef d’œuvre, que vous soyez d’accord ou pas avec mon avis, j’ai juste adoré l’entièreté, suspense, scénario (qui n’était pas un film d’horreur réchauffé), mais aussi le décor qui était juste sublime !!! Une magnifique expérience :))
Depuis le choc du remake de "La Colline a des Yeux", Alexandre Aja a beau être devenu le réalisateur français de cinéma de genre ayant le mieux réussi aux États-Unis -et continuant qui plus est à y être en exercice- il faut bien avouer que cela commence à vraiment faire longtemps qu'une de ses œuvres n'a pas su déclencher notre pleine enthousiasme (oserait-on dire que cela remonte au moins à "Horns" ?... si l'on ne compte pas le mésestimé "La Neuvième Vie de Louis Drax", "Crawl" et "Oxygène" se sont révélés assez insignifiants à nos yeux). Mais, alors que l'on ne comptait pas trop sur ce "Mother Land" pour réhausser le niveau, notamment à cause d'un contexte post-apo surnaturel qui semblait aussi rongé que les vieilles cordes entourant sa famille héroïne, il faut bien reconnaître qu'à notre grande surprise, on en sort avec le coeur plus noué que prévu et l'impression d'avoir vu quelque chose se plaçant sans mal au-dessus de la cordée des propositions de ce type par ses partis pris narratifs.
Et pourtant, pendant quasiment les deux tiers de sa durée, "Mother Land" n'a fait que confirmer nos a priori premiers. Non pas qu'Aja démérite derrière la caméra (l'ambiance tendue et quelques frissons corollaires sont bien présents malgré une représentation du mal environnant pas très originale) ou que l'évolution des liens tissés par son trio de personnages ne soient pas solides, soutenue en sus par une bonne interprétation (Halle Berry et les deux petits sont formidables), dans ce cadre de survie précaire et métaphore ténébreuse de l'emprise d'une mère sur sa progéniture, mais tous les voyants restent désespérément au vert pour que le récit s'inscrive dans la ligne de conduite bien trop classique que l'on redoutait. Tout paraît en effet tellement pensé pour nous aiguiller en direction d'un twist peu habilement dissimulé, en compagnie d'évènements de scission au sein du petit groupe ayant l'air de chercher à en mettre toujours plus les contours en lumière, que les spectateurs les plus rompus à ce genre d'exercice ne peuvent qu'au bout d'un moment avoir la conviction que "Mother Land" ne sera plus en mesure de dévier du cap scénaristique prévisible auquel il s'est attaché.
Seulement, dès la dernière partie du long-métrage amorcée, les petits malins que l'on pensait être vont soudain prendre conscience qu'Aja l'est en réalité bien plus qu'eux, nous dévoilant l'espèce d'esprit de conditionnement sur son intrigue dans lequel il s'est amusé à nous installer pour mieux désormais nous calquer sur ceux de ses personnages pris dans une tornade incessante de doutes face aux évènements. Et ça fonctionne de tous les diables ! Dès que "Mother Land" insinue ce "Et si... ?" chez le spectateur, Aja passe à une vitesse supérieure qu'il ne quittera plus, élargissant l'obscurité de son univers vers de sacrées belles envolées cruelles, où une horreur bien plus soutenue qu'auparavant devient le véhicule à une amplitude émotionnelle que l'on n'avait pas vu venir sur les ultimes virages de cette destinée familiale mouvementée (le tout supporté magnifiquement par une nouvelle partition musicale réussie de Rob).
Au final, c'est donc plutôt bluffé que l'on sort de notre ballade forestière en ces terres maternelles signée par un Alexandre Aja bien plus en forme que sur ces derniers faits d'armes. Après quelques films plus oubliables, "Mother Land" nous rappelle qu'il est toujours capable de surprendre, et ce en se permettant même de le faire sur un terrain où, justement, rien ne pouvait le laisser supposer. Bien joué, on ne rompera pas le cordon avec lui.
Motherland est un échec cinématographique de bout en bout. Dès les premières secondes, on se rend compte que le scénario est une catastrophe, accumulant clichés et incohérences à un rythme affligeant. L’histoire, si on peut appeler ça une histoire, ne mène nulle part et laisse le spectateur complètement perdu et désintéressé.
Mother Land, sous la direction d’Alexandre Aja, aurait dû captiver par son concept intrigant, mais il ne parvient qu'à frustrer. Loin des réussites percutantes telles que Crawl ou La Colline a des yeux, le film piétine entre évitement habile des « codes » de l’horreur et une volonté de séduire un large public, se perdant ainsi dans un labyrinthe d’inefficacité. Les amateurs de frissons risquent d’être déçus par cette œuvre qui semble s’adresser davantage à ceux moins familiers avec le genre.
Le récit suit June (Halle Berry), une mère isolée avec ses fils dans une maison forestière. Un décor propice à l’angoisse, certes, mais l’intrigue s’enlise dans une lenteur déconcertante. Les tentatives de susciter la peur échouent, laissant place à une absence de tension qui aurait dû être l’âme du film. Aja, qui avait su instaurer un climat oppressant dans ses précédents travaux, ici abandonne cette atmosphère au profit d'une approche trop conventionnelle, donnant l'impression de cocher des cases sans véritable engagement. La présence de Halle Berry, habituellement éclatante, apparaît ici décalée. Bien qu’elle déploie une performance intense, le rôle d’une actrice aussi « mainstream » dans un film d’horreur soulève toujours des questions. La force du genre réside souvent dans l’anonymat et les nuances subtiles des interprètes. Berry, même si elle s’efforce de porter l’intrigue, est entravée par un scénario qui ne lui offre guère de matière pour développer son personnage.
Les jeunes acteurs jouant ses fils ajoutent une touche d'authenticité, mais leur potentiel est étouffé par une mise en scène qui manque de dynamisme et d'originalité. Aja, dont l’expertise en atmosphères angoissantes est indéniable, semble ici s’en tenir à une formule tout en retenue, peinant à insuffler l'angoisse nécessaire. Les rares instants de suspense, éparpillés et peu mémorables, ne suffisent pas à engendrer une montée en tension.
Visuellement, le film impressionne par sa photographie élégante et ses jeux d’ombre, mais cette beauté ne pallie pas les carences narratives. Les scènes censées effrayer tombent souvent dans la prévisibilité et l’inconséquence, ce qui nuit à l’immersion et à cette peur viscérale qui fait la force des meilleurs thrillers horrifiques.
Le dénouement, en revanche, laisse un goût amer. Au lieu d’un choc final marquant, il désoriente et déçoit. La conclusion semble précipitée, affaiblissant l'ensemble du récit. Mother Land est un thriller qui échoue à exploiter le potentiel de son intrigue et de sa vedette. Bien que séduisant visuellement, il manque cruellement de substance et de respect pour les codes du genre horrifique. Pour ceux d’entre nous qui espèrent une montée en tension et une immersion totale, le film se révèle être une occasion manquée. Peut-être séduira-t-il un public moins habitué aux frissons, mais ceux en quête d'une véritable exploration de la terreur psychologique risquent de quitter la salle insatisfaits. Un rendez-vous manqué pour Aja, qui semble avoir égaré son fil conducteur.
Un joli conte très mal exploité comme les guetteurs qui ne m'a donné aucun frissons. Une réalisation correcte, une photographie somptueuse , halle Berry ainsi que les enfants sont d'excellentes acteurs mais le film est d'un ennuis total ... Il ne s'y passe pas grand chose hormis quelques jumpscare pour nous éveiller avec une fin vite expédié. Le moins bon de la filmographie de AJA .
Après l’excellente série B Crawl qui voyait une jeune fille prise au piège dans sa maison avec des alligators suite à un ouragan et des inondations, Alexandre Aja, l’un de nos réalisateurs français exilés à Hollywood les plus prolixes et pérennes, revient avec un nouveau film de genre comme il les affectionne tant, sa filmographie y étant totalement consacrée. Ici, il fait équipe avec une grande actrice hollywoodienne pour la première fois en la personne d’Halle Berry mais nous livre paradoxalement une œuvre faible et inaboutie, la faute à un scénario aussi simple dans son principe que confus dans son déroulement et doté d’une conclusion ambiguë et frustrante qui ne nous a pas convaincu. D’autant plus que le film ne fait jamais peur pour un suspense horrifique, que la métaphore qui le sous-tend est lourde au possible et que tout cela se révèle plutôt ennuyant malgré une belle photographie et un joli travail sur l’ambiance. On n’hésitera malheureusement pas à avancer que le frenchie signe ici son plus mauvais film.
Ce film d’horreur et d’épouvante de ce réalisateur français, utilise tous les ingrédients habituels du genre (portes qui grincent, maison abandonée en pleine forêt, musique angoissante etc…). Malgré un scénario qui a un peu de consistance et une bonne réalisation avec un bon rendu de tension et d’angoisse, l’épouvante et l’horreur l’emportent. Cela ravira bien sur les amateurs.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse au Métropolitan le 05/09/2024)