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Ciné-13
175 abonnés
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0,5
Publiée le 3 juin 2022
Grotesque! C'est un véritable contrepied à l'entendement et à la vraisemblance! Comment peut-on accepter toutes ces débilités de situation : la créature se déplace plus vite que les voitures, Tinja n'est jamais effrayée, les parents ne vont jamais dans la chambre et n'entendent rien, elle régurgite des graines pour nourrir la bête, la salive dans les mains dans le lit ne met pas la puce à l'oreille,... Le jury de Gérardmer serait-il composé d'ados attardés mentaux?
Egō est un film d'horreur très original ! Tinja, une jeune fille de 12 ans découvre un œuf, le couve et en sort une créature cauchemardesque. Certes très vite on comprend comment les choses vont tourner et bien entendu l'intrigue. Mais pourtant on a envie de voir la suite. Car le film est beau, subtil, intelligent, métaphorique. L'horreur n'est pas dans le jumpscare, le glauque ni le malveillant. Même si une ou deux scènes sont un peu gênantes. L'horreur est tout autre. Il y a d'abord la bête qui est franchement vilaine, et la famille. Entre les murs pastels et les roses qui fleurissent le jardin elle n'a rien de l'image parfaite que la mère étale sur le net. Cette dernière est une PN, le père un lâche... Et les deux gosses juste abîmés par la toxicité qui règne dans le foyer.
Excellent film d'horreur finlandais avec une grande originalité. Sans beaucoup d'effusions de sang, il est tout à fait possible de faire un bon film. Le scénario est inventif, même si le même genre a déjà été proposé, mais ce long métrage mérite le détour. Les effets spéciaux sont irréprochables.
5/5, pour moi c'est un chef-d'oeuvre. C'est un film d'horreur très intelligent, touchant et bien réalisé. Un film qui a de la gueule, sa personnalité! Il a réussi à m'émouvoir, me dégoûter et m'effrayer mais aussi me prendre aux tripes! J'ai même été jusqu'a ressentir un sentiment de toute puissance lors de la dernière scène, l'immersion est réussie.
Parfois on a vraiment du mal à comprendre les réactions et les choix d’un jury qui délivre le palmarès d’un festival. C’est récurrent, peu importe la manifestaton, et il est vrai que c’est la compilation d’avis ou la synthèse (voire le compromis) de minimum une demi-douzaine de personnes. Et souvent, dans ce type de cas, on regarde les autres films en compétition et on se demande si les membres de tel ou tel jury ont vraiment les yeux en face des trous ou s’ils ne sont pas artistiquement corrompus tant l’expression de leur vote est incompréhensible. C’est le cas cette année du festival du film fantastique de Gérardmer qui a pourtant par le passé fait découvrir des films immenses et célèbres devenus des classiques. De « Cube » à « It follows » ou de « L’Orphelinat » à « Scream » en passant par « Bienvenue à Gattaca », on ne les compte plus. Mais il y eu aussi des œuvres moins connues mais tout aussi réussies comme « Morse », « Isolation » et « Ghostland ». Et on ne cite que les récipiendaires du Grand Prix, comme cette année a pu le recevoir le film finlandais « Ego ». Et s’il est plutôt original vu de loin, il flirte tellement souvent avec le ridicule qu’on demeure circonspect. Il n’a rien d’extraordinaire et surtout il dame le pion à des compétiteurs de la trempe de l’excellent film norvégien et gagnant évident et présumé « The Innocents », de l’extrême mais immense taïwanais « The Sadness » ou même devant les sympathiques film espagnol « Abuela » et britannique « The Cursed ». À n’y rien comprendre. Et on ne trouve pas « Ego » bête et partiellement raté à cause de son histoire proche de la fable ou de sa créature improbable car l’excellent film islandais « Lamb » et son bébé agneau nous avait subjugué dans un genre similaire. Non, juste qu’ici plein de choses sonnent faux, que la créature est vraiment ratée et qu’on ne sait pas vraiment où veut en venir la cinéaste.
On a donc une petite fille dans une famille d’apparence parfaite dont la mère aime à filmer la vie idyllique et la poster sur les réseaux. Elle exerce un perfectionnisme malsain sur sa gymnaste de fille qui va trouver un œuf dans la forêt. Elle va le couver laissant éclore une créature mi-oiseau mi-humaine devenant de plus en plus dangereuse. Ok. Pourquoi pas. Sauf que finalement on ne comprend pas trop le bienfondé de ladite créature que ce soit au niveau horrifique comme métaphorique. Ce double maléfique semble incarner la frustration de la petite et ses peurs mais comme tout le monde voit la chose, elle semble réelle et n’est pas dans sa tête. On sent une critique maladroite et peu fine de la course à la performance dans le sport ici, du transfert qu’un adulte peut faire sur son enfant ou encore du vernis des apparences. Mais si ce n’est cela, une direction artistique originale (la maison de cette famille rose bonbon est proprette et se place comme un drôle de décorum pour un film d’horreur) et quelques scènes bien dégueulasses mais gratuites (outre la créature et son côté gluant, on a par exemple la jeune fille qui se fait vomir pour que ladite créature puisse manger ses rejets gastriques...), on est franchement dubitatif devant ce film d’horreur mutant. Il vire d’ailleurs au body horror à la Cronenberg mais ne fait jamais peur et ne provoque aucune émotion quelconque. Et son déroulé finalement très programmatique et ses acteurs qui ne jouent pas très justes finissent d’achever notre incompréhension devant le prix glané par ce film prétentieux et dispensable.
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Pas mal du tout dans la forme comme dans le fond. Assez original. Créature convaincante. Sentiment de déjà vu mais pas trop. Ce film "Finlandais" est à découvrir de préférence en version originale! ça rajoute un peu d'exotisme et d'authenticité à ce récit.
"Ego" Une famille des temps modernes avec une mère accroc aux réseaux sociaux pour le paraître et ce veut narcissique,égocentrique et tyrannique envers sa fille en plein adolescence. Quant au père il est aussi communiquant que la tapisserie kitch de la maison et le fils capricieux, tête à claques. Comme beaucoup de films de nos jours chacun fera sa propre analyse. La mienne sera la même qu'un avis d'une critique. spoiler: A savoir que son double sorti de l'oeuf est la part sombre de l'adolescente. Une période très pertubante dans la vie d'un jeune avec ses colères,sa violence,son questionnement ses sentiments perpétuellement paradoxales.spoiler:
J'ai passer un bon moment les acteurs y jouent très bien.
Petite pépite fantastico-horrifique venue du grand Nord! Je souligne la prestation de l'actrice qui joue l'adolescente de 12 ans, qui j'espère n'est pas ressortie traumatisée du tournage de ce film, au vu de ce qu'elle a dû faire. Des mécaniques un peu classique, mais les effets spéciaux sont de bonne facture et on se laisse prendre à l'histoire, malgré un début qui manque de rythme. Les film peut être lu de diverses manières. Même le titre, même si ce n'était sûrement pas voulu, peut être rapproché de l'ego d'une mère qui pousse sa fille à l'extrême (peut-être pour gommer ses propres échecs?). La créature est surprenante, dans la même veine que Lamb.
Un vrai chef d'oeuvre de bout en bout ! Tenue en haleine exceptionnelle, imprédictibilité, couleurs et plans léchés. Une merveille d'originalité comme nous le servent parfois les pays scandinaves.
Qui vole un œuf… Un conte horrifique étrange et glaçant, à l’ambiance visuelle séduisante, terni par un scénario nettement moins convaincant, en dépit de l'interprétation excellente de la jeune héroïne. 2,25
Plus que l’utilisation de gimmicks horrifiques, ce qui est terrifiant dans ce premier long-métrage de Hanna Bergholm, c’est la violence qui se cache derrière les apparences. Du haut de ses 12 ans, Tinja doit vivre avec les exigences d’une vie parfaite mise en scène sur les réseaux sociaux. Exigences qui vont peser sur elle jusqu’à l’apparition d’un double maléfique. "Egō" est aussi fort dans son propos qu’efficace dans sa forme.