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Passion.culture
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4,0
Publiée le 10 juin 2022
Abuela, de Paco Plaza, sorti en salles mercredi dernier, est absolument terrifiant.
Le film joue habilement avec nos perceptions et dans un même temps, avec celles de son héroïne, puisque, de façon inexplicable, au fur et à mesure de l'avancée du long-métrage, l'agencement des pièces de l'appartement (dans lequel le film se déroule quasi-intégralement), change inéluctablement, ainsi nous sommes donc aussi perdu(e)s que Susana, n'ayant rien à quoi nous rattacher. Nous ne savons pas réellement où nous sommes et cette sensation de trouble participe au malaise dans lequel Abuela cherche à nous plonger, sans parler du fait que ce film est un quasi huis-clos, entre donc dans l'équation une sensation d'étouffement.
Ce qui est intéressant avec ce film, est la notion d'inéluctabilité qui y est centrale, à laquelle l'héroïne est confrontée et contre laquelle, par définition, elle ne peut tragiquement pas lutter, même si elle fera tout pour, tout au long du film: Très tôt, Susana se voit privée de la vie qui allait être la sienne, par la force des choses, ce qu'elle ne mérite pas, ainsi d'entrée de jeu il est aisé de ressentir de la compassion pour elle, ce qui a pour effet d'accroître la panique que nous ressentons devant Abuela, car nous ne souhaitons pas que ce qui arrive à Susana, lui arrive.
L'écriture de ce film est très efficace. Lors de la première scène, nous ne comprenons pas ce qui se passe, et c'est au fur et à mesure du film que des clés nous seront données pour tout saisir, minutie qui rend le dénouement très difficile à deviner.
Devant Abuela, j'ai pensé à trois films: Relic, de Natalie Erika James, prenant place dans une maison qui est un personnage à part entière comme dans Abuela, et qui va au fur et à mesure se transformer.
J'ai ensuite pensé à Doctor Sleep, de Mike Flanagan, en voyant la scène la plus fatidique de Abuela.
Enfin, comment ne pas penser, devant Abuela, à l'esthétique du visuellement splendide The Neon Demon (film centré sur le monde de la mode, y compris des shootings), de NWR, et à ses flashs, qui se retrouvent dans une scène de rêve halluciné (mais en est-ce vraiment un?) fait par Susana, rêve lié, là encore, au monde de la mode.
Vraiment très déçu ! pourtant le réalisateur de Rec et franchement l’histoire et très particulière et mal tourné ça manque énormément de cohérence et ses un Style d’horreur vraiment très très particulier Perte de temps je ne recommande pas du tout
Des mémé possédées dans de vieux appartements madrilènes au charme suranné.... un thème récurent chez les réa espagnols. Bien que ce film apparaisse assez banal esthétiquement et avec un scénario prévisible il se révèle être une bonne surprise. Différent d'un film d'horreur pur et dur, il prends le spectateur a contre pied en développant une forte dimension psychologique sur un faux rythme ponctués de moments horreur / paranormale d'intensité croissante.
Malgré l’histoire pouvant attirer l’intérêt, le film n’est pas digne de la catégorie « horreur/épouvante ». Un film à regarder chez soi (ou pas) mais sûrement pas dans une salle de cinéma.
Pas terrible en définitive. M'étant fié aux critiques des meilleurs journaux : déception. On devine rapidement la fin. Ceci dit il y a de l'originalité. Mais c'est très loin de rester un film inoubliable.
Soporifique à souhait, creux, avec un scénario minimaliste. Voilà le fruit d'un travail sans effort: un film plat sans saveur. Toutefois, le potentiel de l'actrice principale est sous exploité Dommage.
Bon film angoissant et malsain, mais il ne renouvelle pas le genre et pour un amateur de film d'angoisse, ça reste un peu léger. On comprend dès le début ce qu'il va se passer. Mais agréable quand même.
«Abuela» mêle horreur et drame pour explorer la peur de vieillir et la solitude des aînés. Le huis clos renforce la tension, tandis qu’une atmosphère pesante et maîtrisée nous accompagne jusqu’à une conclusion à la fois dérangeante et marquante. Au delà de l'épouvante que ce film peut générer des messages emouvant pointee du doigt la manière dont on considère nos personnes âgées et la méconnaissance du vieillissement.
Intégralement dépourvu d'originalité et d'un ennui mortel, on ne retiendra de ce film que la mise en exergue poétique de la peur de vieillir et de l'obsession pour la jeunesse éternelle
Les rebondissements de ce film sont assez stressant, l'ambiance y est sans avoir besoin de screamer. spoiler: Bien que je ne comprenne pas pourquoi la fille n'est pas juste partie de la maison ? . La fin du film est logique mais bien amenée et le film ne traine pas trop.
Rarement vu un film aussi nul. Réalisateur de rec ça laissait optimiste et que de déceptions. Malgré un bon scénario, une real nulle, pas de rythme, un film sans budget, sans ambitions... Une véritable perte de temps. Fuyez !
J'ai vu un film similaire par le passé. Ça reste un bon film que je recommande à mon tour, car c'est une amie qui m'en a parlé. Je trouve Susana très mignonne, c'est dommage qu'elle s'est faite voler sa jeunesse par sa propre grand-mère. Je me demande combien de fois Pilar a effectué des échanges d'âmes pour rester jeune. Bon heureusement que toutes les grands-mères ne sont pas des sorcières ahah.
2 thèmes nous sont proposés ici : celui de la fin de vie, et de la sorcellerie. Les deux idées sont bonnes mais le film a du mal à les explorer en profondeur. Le rythme est lent, l’attention, monte crescendo et le final est plutôt bien trouvé. Mais je pense qu’il y avait mieux à faire. Dommage
Enfin un film d'horreur qui privilégie l'ambiance, la musique et la mise en scène aux films poubelles du même genre où les screamers sont les seuls sources de frissons...Les enjeux sont clairs et évidents dès le départ. Bien que le scénario reste banal me direz vous, une simple histoire de possession, La relation de "la abuela" avec sa petite-fille rend le tout très intéressant. On notera la performance remarquable de l'actrice qui interprète la abuela, qui rend le personnage à la fois touchant et effrayant.
Vous l'aurez compris, ici nous ne sommes pas sur ce qui pourrait plaire aux personnes qui s'attendent à voir un film du type d'Anabelle, le rythme est lent, la bande son est stridente et plonge le spectateur dans une ambiance très tendue.