Le Dernier voyage
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283 critiques spectateurs

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Antoine Plaisantin
Antoine Plaisantin

40 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2021
Quand un réalisateur Français tente, pour son premier long-métrage un film de science fiction au budget confortable, c'est qu'il y a du potentiel. Et vraiment, il y en a : on sent parfois les économies de moyens, et les acteurs ne sont peut-être pas toujours excellent, mais le film parvient à compenser. Les effets spéciaux sont réussis, ce qui est un très bon point pour un film de SF, français de surcroît. Le méchant est très charismatique, avec son sourire dérangeant spoiler: et son pouvoir à glacer le sang.
Quelques incohérences peut-être au niveau de la technologie de cet univers, où les policier au look de stormtrooper dénotent trop nettement du reste de l'esthétique "futur proche" que vise le film.
Le vrai défaut reste cependant la façon très lourde qu'a le film d'exposer l'univers et le scénario, à coup de prologue superflu et de longs monologue en "comme vous le savez déjà". spoiler: Oui Papa, je me souviens très bien que Maman est morte, ça fait quand même 20 ans qu'on vit avec ce poids. Mais bon, il fallait bien trouver une façon d'en informer le spectateur, et j'imagine que les flash-backs n'étaient pas assez évocateurs.

Mais bon, un film de SF français c'est assez rare et je pense que ça doit être encouragé, surtout quand ça permet de soutenir les cinémas.
icniv
icniv

16 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2021
La bande-son est très sympathique. L'histoire de la famille qui se déchire, moins. L'univers apocalyptique est assez classique. Le film est parfois haletant, parfois avec trop d'effets de manche. Une bonne SF française, mais peut faire mieux.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2021
Dans un futur proche, une lune rouge est exploitée pour son énergie. Alors qu’elle fonce droit sur la Terre, Paul W.R, le seul astronaute capable de la détruire, refuse d’accomplir cette mission et disparaît.

C'est une réalisation de Romain Quirot qui adapte en long-métrage son court métrage Le Dernier voyage de l'énigmatique Paul W.R. (2015). Il a écrit le scénario avec Antoine Jaunin et Laurent Turner (L'Odyssée).

La réouverture des cinémas nous permet enfin de pouvoir savourer nos productions indépendantes Françaises. Quel plaisir d'avoir donc pu voir cet excellent film de science-fiction.

J'ai été particulièrement émerveillé par l'univers futuriste proposé. Chaque composant est pensé à merveille pour nous faire voyager dans ce monde où la Lune Rouge domine le ciel. Visuellement, c'est tout simplement sublime. Je me suis régalé à ce niveau là. Il n'y a pas seulement ce paysage désertique, mais aussi les éléments montrant que nous sommes dans le futur. Cela reste soft afin qu'on puisse se projeter facilement.

Pour accompagner cette ambiance graphique, la bande originale est choisie parfaitement. Il y a la fois du sérieux avec des musiques épique donnant un côté transcendant à certains passages, mais aussi quelques sonorités plus décalé tout en se mariant parfaitement avec les images.

Au-delà de tous ces éléments esthétiques, l'histoire est très prenante. Cela commence par un simple récit d'un astronaute fuyant ses responsabilités, mais ça devient rapidement plus. Plusieurs axes vont être approfondis pour qu'on se prenne d’empathie des personnages. Déjà en développant cette relation entre lui et cette jeune adolescente. Une alchimie se créer entre les deux. On va être pris rapidement par leur cavale. Ensuite, il y a les raisons de sa fuite. Pourquoi cet abandon devant sa mission. On va aller fouiller son intérieur. Entre flashback et réflexion, c'est complet.

J'ai toutefois été plus sceptique sur ce qui découle du frère. C'est une partie qui soulève énormément de questions mais qui sera traitée à la surface. Il y a donc un gout d'inachevé concernant cela.

D'une manière générale, on sera devant un film de science-fiction beaucoup dans l'instantané. Certes, on voit les conséquences du comportement de l'homme envers la nature, et comment cela le conduit à sa perte, mais il n'y aura pas forcément un grand recul. Toutefois, cette narration est suffisante car elle est claire et efficace.

On pourrait dire de même des acteurs qui sont géniaux. Que ce soit les principaux avec le talentueux Hugo Becker, vue dans les séries Au service de la France et Baron Noir, ainsi que la prometteuse Lya Oussadit-Lessert. Sans oublier les secondaires avec bien entendu le grand Jean Reno qui nous fait l'honneur de sa présence.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mai 2021
Résumer ce film est simple : des lumière et des paysages incroyable, des acteur parfaitement diriger, un scénario ambitieux et parfaitement réaliser.
Chaque instant de ce film pourrait être capturer et imprimer pour être exposer comme œuvre tellement ce film est beau visuellement.
Le cinéma de genre n'est pas assez financer en France mais voila un film de science fiction Français qui utilise parfaitement leurs référence et développe un scénario original et intéressant.
Je vous encourage à aller voir ce film rien que pour soutenir le cinéma de genre en France.
Maxime F
Maxime F

49 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2021
C'est spécial on va dire. Apres c'est de la SF française et cela donne envie de soutenir la démarche. Apres qui dit SF française dit aussi peu de moyen, et donc nécessairement on part sur du road trip/ post apo sur fond de drame familiale. Le principale problème de ce film selon moi se trouve principalement dans les éléments fantastiques ( spoiler: la lune rouge, les pouvoirs d'un frère et les visions de l'autres
) qui n'ont jamais d'explication sur leurs principes ou leurs résolutions ( spoiler: je n'ai pas compris pourquoi le sacrifice du héros fait reculer la lune
). Car le réalisateur a plutôt tenu a mètre les acteurs au premier plan plus que l'univers. Et le duo principale sen sort très bien et ils sont plutôt touchant. Il est à noté également une très belle imagerie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2021
Pour une première sortie cinéma super moment dans ce road movie en compagnie d'acteurs attachants et émouvants dans une histoire à la fois familiale, écologique et sociale..De la SF qui traite des sujets très actuels.
Super ambiance, sonore et visuelel. On se laisse transporter .
On attend le prochain film et espère revoir cette actrice si touchante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2021
A voir absolument pour la beauté des images, les personnages attachants, le talent de la jeune actrice, un scénario classique de SF traité avec dérision, humour et émotion. Une équipe aux débuts très prometteurs ! Un bon moment de cinéma.
SHWARZIE
SHWARZIE

41 abonnés 617 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2021
Film qui fait très années 80-90 style Mad max ( héros solitaire mais au bon coeur, monde désertique, humains dans le pétrin ), Armageddon ( astronaute sauveur), Star wars ( soldats casqués,mini-robots ), Léon ( gamine en galère mais débrouillarde ) avec de faible moyen mais des effets spéciaux made in France bien foutu, des acteurs plein d'avenir, un Jean Reno égal à lui même en vieux sage-savant, un scénar pas trop original mais ça fait du bien de retourner au ciné et d'en reprendre plein les yeux et les oreilles.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 mai 2021
Un film de science fiction français avec Jean Reno ! La curiosité me piquant, ni une ni deux, me voilà dans ma salle de cinéma préférée !

Et c'est une bonne surprise ! Une très bonne. Un retour quelques décennies en arrière aux bons souvenirs des Mad Max et autres films survivalistes qui ont écrémés ma jeunesse.
Une révélation avec une jeune actrice : Lya Oussadit-Lessert éblouissante.
Une intrigue "étonnante" "curieuse".
Des scènes que seul le cinéma peut retranscrire avec autant de percussions.
Et une bande son années 80 envoutante !
A voir sans attendre :-)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mai 2021
Agréablement surprise d’etre conquise par l’esthetisme ,l’ambiance très visuelle et sonore d’une riche science fiction « French Touch ».
Le jeu des acteurs notamment la jeune Elma et les différentes inspirations (Star Wars, Armageddon, Léon, ou encore Tarantino...) en font un 1er film cohérent ,compréhensif et séduisant sur un bande son génial.
Ravi de voir le duo Quirot~Jaunin concrétiser à nouveau un beau projet ensemble après leurs trilogies littéraires SF.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 586 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2021
Il est assez rare de voir un film de Science-Fiction Français alors il convient d'être indulgent sur ce premier film de Romain Quirot. L'ambiance est un mix entre Mad Max pour son côté post-apocalyptique (les américains montrent souvent la statue de la liberté détruit pour nous se sera la tour eiffel), Blade Runner pour ses couleurs et sa photo et Interstellar pour son scénario.
Les images sont belles et les quelques effets spéciaux ingénieux. On sent dans certaines séquences l'influence Star Wars du réalisateur (les policiers réussis, la télépathie façon Dark Vador du frère, les voitures volantes d'ancienne génération, ...)
Les acteurs sont bons dans leur rôle avec une mention spéciale à l'adolescente (Lya Oussadit-Lessert) au regard habité.
Ceci étant dit, malgré de la poésie et une petite idée écologique derrière, le scénario est creux. Beaucoup trop de flashback, qui finissent par nous perdre dans l'histoire. Les personnages ne sont pas expliqués, la répression style 1984 n'est pas expliquée ou suffisamment détaillée, le lien entre les personnages peu travaillés. On a parfois l'impression de voir de "belles" scènes devant sans liant entre elles. Dommage car il y avait du potentiel pour ce premier essai.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2021
Premier film correct qui manque de moyen, mais dégage une belle énergie. Pour un dernier voyage, la distribution est plutôt bonne en particulier Hugo Becker et Lya Ouassadit-Lessert.
Minique
Minique

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2021
J'ai été séduite par l'univers imaginaire proposé, la tonalité des images et la diversité des plans, le mélange SF baroque (objets des années 80...) road movie, fable écologique et drame familial, la bande son inventive... et bluffée par le rayonnement de la jeune actrice, et les figures ambivalentes des deux acteurs ; il y a du suspense bien sûr, de l'hémoglobine
mais aussi des émotions, de la tendresse, et même de l'humour. Un très bon moment de cinéma, pour renouer avec le grand écran.
Stefrous
Stefrous

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5,0
Publiée le 21 mai 2021
Bravo pour ce premier film de Science Fiction Français ! C’est une belle réussite ! Vous passez un agréable moment même sans être fan de SF.
Histoire originale, très bonne prestation des deux acteurs principaux, magnifiques images et une fin poétique. Tout y est !
Je vous conseille vivement de prendre votre billet pour ce joli voyage !
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2021
On sait.
Quand on va voir ce spectacle – forcément – on sait.
Moi, en tout cas, je savais.

Sitôt j’ai constaté que ce film était à la fois français et à la fois de science-fiction, j’ai su.
Et voir la bande-annonce n’a fait que confirmer ce que je savais déjà.
Effets numériques réussis sans l’être.
Rendu américain sans être pour autant américain.
Du « Moon » ici. Du « Mad Max » là. Et un peu de « Melancholia »…
Oh ça oui ! En découvrant tout ça, je savais ce que j’avais voir.
J’allais voir du cinéma de SF français.
J’allais donc voir du cinéma qui avait de forts risques d’être bancal, immature, pas sûr de lui, copiant beaucoup et n’innovant que très peu…
…Mais j’y suis allé quand même.
Et si j’y suis quand même allé c’est parce que – parfois – au sein de ces agrégats mal maitrisés se trouvent des singularités inattendues.
Des accidents heureux. Des moments de bravoure…
Or, pour le coup, bien m’en a pris.

Parce que oui, ce « Dernier voyage » est bien ce à quoi je m’attendais.
C’est bien un film bancal.
Un film qui ne maitrise pas toujours ses effets et qui la plupart du temps ne sait pas trop où il va.
(D'ailleurs, à bien tout considérer, ce film ne va presque nulle part.)

Plus qu’un film d’auteur, ce « Dernier voyage » est surtout un film de cinéphile.
Les références foisonnent de partout.
Certaines sont évidentes et je les ai déjà citées.
D’autres sont plus subtiles mais tout de même bien identifiables (« Blade Runner », « L’armée des Douze singes » et une bonne partie de la filmographie de Luc Besson…).
L’effet patchwork est inévitable. Les dérapages aussi.
Car c’est tout le problème de ces films à références – surtout quand ces dernières viennent des États-Unis et qu’elles sont mobilisées par un Français – c’est qu’on sent une certaine déférence à l’égard du matériau de base.
On reprend pour soi sans vraiment oser reprendre pour autant.
On respecte trop le modèle d’origine pour pleinement se risquer à le malaxer à sa façon ; selon une sensibilité plus européenne – plus personnelle – si bien qu’on est parfois jamais loin du pastiche ou de la série B…

Seulement voilà, chez moi, ce film, il a quand même fonctionné.
…Et je pense que ça a su fonctionner parce que le jeune réalisateur Romain Quirot a adopté le ton qu’il fallait. Celui de la fable onirique.
Dès le départ de ce film, cette lune rouge nous est très vite présentée comme une sorte de métaphore « mélancholienne », habilement amenée d’ailleurs par une narration et des dessins d’enfant.
Il y a un aspect « Petit Prince » moderne ; voire d’aventure contemporaine de « Tintin ».
Ainsi – d’entrée – le film pose le cadre. Celui de la rêverie infantile. Du fantasme.
…Ce qu’est clairement ce film au regard des ambitions de Romain Quirot.

Car à bien regarder ce film comme un rêve d'enfant - c'est-à-dire un monde dans lequel toutes les questions politiques, sociales et scientifiques n'existent pas - on peut dès lors l'appréhender pour ce qu'il est : un parcours dans un univers imaginaire plus qu'un regard réfléchi sur le monde.
C'est d'ailleurs sur le rendu de cet imaginaire qu'on ressent que l'essentiel des efforts ont été portés.
La volonté de produire des instants formellement enivrants est manifeste et l'évanescence de l'intrigue y participe d'ailleurs grandement.
On sent d'ailleurs qu'à ce petit jeu, Romain Quirot sait ce qu'il fait. Pas manchot dans l’exercice formaliste, il parvient à tirer de son *melting pot* de références de savoureux instants qui réussissent parfois à faire mouche plastiquement parlant.
Et si d’un côté je regrette forcément que le plaisir des sens n’ait pas su être associé à une réflexion de fond ainsi qu’à une intrigue cohérente de bout en bout…

"""
(Parce que bon, pourquoi Eliott veut-il faire se suicider son frère à la fin ? Pourquoi Paul s’est-il emmerdé à rouler au sol au risque de se faire gauler par la police alors qu’il pouvait voler depuis le départ ? …Sur tout ces points, mieux vaut ne pas trop se poser de question.)
"""

…D’un autre côté je n’ai jamais manqué de me délecter de chaque cuillerée de cette soupe primordiale qui m’a été ici servie.

Parce qu’en effet, si je devais résumer ce film – qui justement entend nous parler de vie sur Terre – je pense qu’en fin de compte je le résumerais à ça : à une soupe primordiale.
Car non, ce film n’est pas un chef d’œuvre, loin de là. Et à bien tout prendre, il ne ressemble pas à grand-chose.
Seulement voilà, tous les composants des meilleures pièces du genre sont quand-même déjà là.
Il y a l’envie. L’audace. Et de vrais instants de maitrise.
Ici et là apparaissent d’ailleurs déjà de belles singularités.
Moi par exemple, ce personnage d’Elma – sorte de Mathilda post-apo tout droit tirée du « Léon » de Luc Besson – il m’a touché.
Délicat. A fleur de peau. Jouant sur le même type de tension sexuelle ambiguë…
J’ai aussi beaucoup apprécié ces insertions de culture bien franchouillarde dans cet univers aux allures pourtant bien américaines : de la vieille Peugeot à la cabine à touches en passant par du Bruno Lochet, du Jean-Luc Couchard et de la « fille aux yeux menthe à l’eau », c’était justement ce genre de combinaisons improbables que j’étais venu chercher.

Parce que cette improbabilité, Romain Quirot semble l'assumer.
Mieux que cela, elle semble même vouloir la porter au cœur de son film.
Car au fond de quel dernier voyage parle-t-on si ce n'est de celui d'un enfant qui a trop grandi pour rester dans ce futur fantasmé ?
Fini les rêves d'astronautes et de monde sauvés. Il faut savoir tuer l'enfant comme d'autres tueraient le père.
Tuer l'enfant certes, mais sauver malgré tout ce monde imaginaire - cette lune rouge - et la garder en soi car au fond c'est elle qui est porteuse de vie.

« Dernier voyage » c'est un peu ça. C'est même intégralement ça.
C'est le contenu d'un carnet d'enfant qu'on déterre et qu'on scrute avec un regard de jeune adulte.
Et si d'un côté on peut désormais comprendre désormais mieux les crispations du père face aux élucubrations d'un jeune garçon bien intentionné mais peu au fait des cruautés du monde adulte, de l'autre on regrette qu'on nous ait ainsi pousser à enterrer tout un monde comme celui-là.
Un monde certes naïf et parfois ridicule. Mais un monde inventif et enchanteur à la fois.
La base de toute une poésie sincère et décomplexée...

Alors certes, j'entends qu'en retour on puisse être écœurée de cette soupe primordiale faite d'éléments rustres et basiques.
Mais justement, Romain Quirot n'avait-il pas besoin de ce dernier voyage d'enfant pour nous revenir plus tard comme un nouvel adulte, plus mature et plus mûr ?
Assumer la maladresse et les références pour faire accepter la poésie qui s'y trouve aussi ?

Car l'air de rien, cette poésie de Romain Quirot, elle n'a pas été sans me rappeler une autre œuvre de SF française sortie quelques années plus tôt : la série « Missions ».
« Missions » c’était vraiment dans le même état d’esprit. Ça sortait de nulle part. C’était *cheap*. Ça singeait maladroitement les Américains. Mais c’était néanmoins capable de produire de temps en temps quelques idées bien senties.
A sa façon, c'était aussi la soupe primordiale d'un biome potentiellement riche et nouveau.
Or « Missions » c’était un coup audacieux qu’on devait déjà à « OCS France » ; le même « OCS » qui a produit ce « Dernier voyage ».
(Une production dans laquelle on retrouvait déjà le très habile Etienne Forget à la musique.)

Or, moi, quand je vois le progrès déjà accompli en seulement quelques années, je me dis qu’il peut encore en ressortir des belles choses de cette soupe primordiale...
...Et que ce dernier voyage n'est peut-être finalement que le début d'une nouvelle aventure qui n'attend que de mûrir pour mieux proliférer.

Tout ça, moi, ça me rend soudain plus confiant en l'avenir...
Et face à cette singulière lune rouge, je me surprends à sourire, au point d'en espérer d'autres...
...au point d'espérer d'autres créatures jaillissant de ce prometteur substrat...
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