Adam Driver. De la science-fiction. Des dinosaures. Comment ce mélange ne pourrait-il pas donner quelque chose de mémorable ? D’autant plus qu’on invoque les scénaristes de l’excellent Sans un bruit au scénario et à la réalisation.
Étant dans un survival, il est assuré qu’Adam Driver allait en prendre plein la gueule. J’imagine que le gars devait être content. Pour une fois qu’il peut mettre à contribution ses deux ans au Corps des Marines des États-Unis (démobilisé suite à une blessure au sternum lors d’un accident de… VTT ?!). Aucune surprise, le mec mange bien à toutes les sauces.
De la Sci-Fi, des dinos, 93 minutes et quand même de l’ennui
Je crois même que c’est un des rares plaisirs de 65 – La Terre d’avant. Avec 93 minutes au compteur, on se doute bien que le long-métrage va aller vite en besogne, mais ça ne m’a pas pourtant empêché de m’ennuyer donc de trouver le temps long. Il faut dire que jamais le film ne réussit à s’emballer. Pire, l’ensemble est même d’une platitude assez inouïe vu les thèmes invoqués. Bordel, de la Sci-Fi et des dinos, je le rappelle !
Petite parenthèse, je me demandais comment ça se fait que le duo Bryan Woods & Scott Beck peut pondre un truc comme Sans un bruit et arriver à un truc aussi désuet que 65 – La Terre d’avant ? En fait, en regardant de plus près, si le duo a, en effet, signé le scénario de Sans un bruit, ce dernier a été repris par le réalisateur John Krasinksi. D’ailleurs, seul scénariste sur Sans un bruit 2. Comme quoi, le souci du détail…
La formule Logan avec de la Sci-Fi et des dinos
Bref, pour résumer, 65 – La Terre d’avant, c’est Sans un bruit sans un conteur talentueux derrière. À savoir, on a un pitch de départ prometteur (de la Sci-Fi et des dinos, bordel de merde, quoi), mais la mise en scène laisse à désirer. Ce qui m’a le plus choqué, c’est de voir à quel point la dynamique entre le héros joué par Adam Driver et la fille jouée par Ariana Greenblatt n’a jamais provoqué l’empathie chez moi. Faut dire que la petite joue malheureusement assez mal.