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Narnet
33 abonnés
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3,5
Publiée le 4 mai 2024
C'est plutôt bien. Même si écouter le Boléro est plus intéressant que suivre la vie de son auteur. Trop ascète à mon goût (ça m'a rappelé les longueurs et les fantasmes non réalisés d'à la recherche du temps perdu ...). Néanmoins instructif
Film singulier qui dépeint de manière assez réaliste la psyché d'un chef d'orchestre et d'un compositeur. La réalisation laisse une part belle au silence. La lancinante petite musique du compositeur prend forme au fil de ses pérégrinations. Ce film est formellement un réussite qui ne laisse pas indifférent.
Quel spectacle !!! Anne Fontaine a pu mettre le paquet sur les costumes, les décors, les comédiens et bien sûr la musique. On en a plein les yeux et plein les oreilles au point de vouloir mettre sur pause pour scruter ces images plus belles les unes que les autres. Maurice Ravel est si beau sous les traits de Raphaël Personnaz, aux côtés de Jeanne Balibar fantasque, Emmanuelle Devos si sage et bienveillante... Un reproche néanmoins, c'est d'avoir passé si rapidement sur le rôle que le jazz a eu sur le musicien. Il reste un beau et émouvant spectacle couronné par cette magistrale scène finale hommage sans doute à Maurice Béjart. Chapeau !!!
spoiler: Le film nous présente le personnage de Maurice Ravel, ses interactions avec les gens de son époque, de sa mécène qui lui commande le Boléro, ses rencontres féminines. Le film parle assez peu de création, de composition, mais suffisamment pour rendre le film intéressant concernant ce fameux Bolérie. Mais aussi sur la conception de la musique et de la vie de musicien de Maurice Ravel, ses us et coutumes, ses lieux de vie ou comment il gagnait sa vie. En particulier sa tournée en tant que pianiste en Amérique du Nord, où il découvre le jazz.
La ligne dramatique est donc la vie de Maurice Ravel pendant la composition du célèbre Bolèro. Avec régulièrement des interactions avec sa cliente, sa mécène, qui paye pour qu'il crée une musique de ballet ; avec aussi ses interactions avec différentes femmes, dont une prostituée aux gants (étonnante scène).
Il est vrai, pour faire écho avec le titre, que le personnage garde sa part de mystère, et est entièrement tourné vers la musique et sa création. Le film se termine par la direction du Boléro par Raphaël Personnaz, alias Maurice Ravel dans un montage séquence jubilatoire.
L'image est extraordinaire, la musique n'en parlons même pas... L'histoire est belle, mais elle est emmenée d'une manière un peu trop scolaire et figée. Ça reste tout de même un beau film !
La relation amoureuse et platonique entre Ravel (Un Raphaël Personaz, excellent ) et Marie-Misia Gobeska (Doria Tillier), reine de Paris et égérie de la belle époque est, à mon sens, le poumon de ce Biopic romantique. Ce film initiatique ravira les amateurs du Boléro et permettra de découvrir les autres œuvres de Ravel. La lumière et la photographie sont sublimes, et accentuent le parti pris intimiste de ce film très réussi d’une grande sensibilité. A ne pas manquer !
Film très beau, costumes,, accessoires ,images. Très bon acteurs on apprend beaucoup de choses sur Ravel et cela nous donne envie d'en connaître plus. J'ai adoré.
J’ai bien aimé le Boléro d’Anne Fontaine, mais surtout pour la musique. Pourtant, je craignais un peu que le « tube » planétaire de Ravel ne finisse par m’agacer. Ce n’est pas que je n’aime pas ce crescendo de 17 minutes si prenant qu’il finit par être obsédant. Mais je l’ai tellement entendu déjà que je craignais l’indigestion.
Bien à tort. La réalisation d’Anne Fontaine sait nous rendre ce chef-d’œuvre attachant. Le prégénérique, qui réunit des interprétations si diverses du Boléro (classique, jazz, pop et j’en passe) est génial. La conception de l’œuvre est passionnante. De plus, les auteurs ne s’en tiennent pas au seul Boléro. Ravel, fort heureusement, a composé de bien belles pièces. Le film nous en fait découvrir quelques-unes.
En revanche, côté biographie, l’œuvre descend de quelques crans. Comme dans beaucoup de biopics, on a beaucoup inventé, et les trouvailles ne sont pas toujours heureuses. Je me suis demandé, entre autres, ce qu’on faisait au bordel. En un mot, l’histoire de Ravel racontée par Fontaine n’est pas sans fausses notes. Mais la musique est si belle !
Très joli biopic d’un génie reconnu Mais finalement peu connu. Raphaël Personnaz est excellent dans ce rôle qui lui vaudra des médailles. Il est très bien entouré d’une pléiade de second rôles au niveau. Et on sort avec le Boléro entre les oreilles pour bien longtemps…
Beaucoup de longueurs, 1h30 aurait suffi. Générique début et fin à retenir ainsi que les deux interprétations du Boléro. spoiler: Voir l'auteur sécher sur sa partition blanche fait l'objet de trop nombreuses scènes.
Raphaël Personnaz campe le personnage de Maurice Ravel avec finesse , justesse et ce talent qui lui est propre. Un bien joli témoignage de la force de ce boléro depuis des décennies. A découvrir
C'est un film musical et lent qui décrit les affres de la création musicale dans le milieu mondain de l'entre-deux guerres. Tout en délicatesse, le film nous plonge dans la vie d'un Maurice Ravel dans un milieu frivole et insouciant. Le début du film décline délicieusement le boléro sous toutes ses formes. Tout cela donne envie de découvrir le travail du compositeur.
Anatomie d'un tube, ce fameux Bolero dont l'aura a depuis l'origine fasciné, bien au-delà du monde de la musique classique, ou bien biopic d'un compositeur très mal connu, tellement exigeant envers lui-même, le film d'Anne Fontaine tente de jouer sur les deux tableaux, l’œuvre et l'homme. Certains spectateurs se souviendront peut-être du formidable Ravel de Jean Echenoz, un livre fulgurant dans sa brièveté, qui ne racontait pas une vie mais essayait de capter son essence, avec brio. A l'opposé, même si le mystère Ravel demeure en grande partie, notamment grâce à la sobriété d'un excellent Raphaël Personnaz, le film cherche sans cesse à éclairer l'inexplicable comme la création artistique et à montrer, ce qui est plus intéressant, en quoi sa pièce musicale la plus emblématique, aux yeux du monde, n'est absolument pas représentative de sa carrière ni de son talent. Totalement dépourvu de rythme et assez mal agencé entre ses différentes époques, Bolero fait aussi la part belle à quelques-unes des femmes qui ont entouré Ravel, pour mieux comprendre que la plus importante était bel et bien sa mère, mais peine à rendre passionnante une existence peu flamboyante d'un artiste tourmenté (lieu commun ?) et qui n'avait d'ailleurs, jusqu'alors, peu inspiré le cinéma, pourtant très amateur des vies de compositeurs.
Tout est réussi : les décors, les costumes, les accessoires -tout sonne juste- et aussi acteurs et actrices, angle de vue de l’intrigue… Ravel plus vrai que Ravel ! Touchant d’enfermement sur son monde intérieur. Balibar infiniment exquise et Devos, merveilleuse de justesse. Toutes sont parfaites, on n’en finirait pas la liste des éloges. Un excellent moment. A la fin, a envie d’applaudir comme à un concert