Un bon film français comme on les aime. Une histoire touchante, d'une famille d'accueil qui prend en charge un jeune après quelques mois de naissance. Cependant, le père veut reprendre la charge complète de son fils et ainsi naissent des réactions de personnes dépendantes émotionnellement, attachées l'une à l'autre, de rejet, d'abandon, de tristesse. Un sujet donc assez délicat mais bien amené, très crédible par le bon jeu des acteurs.
Un très beau film sur le lien affectif entre un enfant placé et sa famille d'accueil. Ayant travaillé à l'ASE, j'ai trouvé l'angle d'approche assez juste et réaliste. De mon point de vue, le travail de famille d'accueil (car c'est un vrai travail avec un agrément) est l'un des plus difficile au monde car il mélange directement la vie privée et professionnelle. Le film met bien cela en évidence sans tomber dans le jugement. Les acteurs sont très bons, notamment l'enfant tenant le rôle principal. La réalisation est particulièrement marquante car très bien travaillée et originale (plan rapprochée, travelling). C'est assez rare d'avoir un tel travail de mise en scène dans un film social. Un très beau film qui vaut le coup d'œil et mérite d'être plus connu.
Un film très émouvant où il est très difficile de ne pas verser une larme . Une famille accueille le.petit simon dont la mère est morte lorsqu'il était bébé et dont son père dévaste ne pouvait s occuper de lui. Mais la mère d accueil qui est jouait par Mélanie thierry qui est formidable va s attacher à cet enfant alors que le juge va décider de rendre simon à son père. Un film bouleversant sans pathos qui rend hommage à ces gens qui accueillent ses enfants en difficulté Le seul bémol c est le rôle du pere biologique qui n est pas assez creuse ce qui le rend antipathique.
La Vraie Famille nous met face au déchirement vécu par une famille d'accueil lorsque le temps vient pour eux de devoir se séparer de l'enfant accueilli. Ce film met superbement en scène l'amour et l'attachement d'une mère à son enfant, grâce au très beau duo d'acteurs, tout en questionnant la place des autres enfants et la véritable volonté de la maman. Très humain.
Une magnifique comédie familiale, subtile, chaleureuse, honnête et sincère. L'interprétation est impeccable, Mélanie Thierry et le petit Gabriel Pavie sont incroyables de justesse.
Pour son deuxième long-métrage sorti en 2021, Fabien Gorgeart livre un film très émouvant porté par des acteurs totalement investis. En effet, si l’histoire demeure poignante, cela repose notamment sur l’interprétation épatante du jeune garçon mais également de Mélanie Thierry et Lyes Salem. Tout sonne juste, rien ne semble surjoué, ce qui accentue le sentiment d’incompréhension et d’injustice que subit cette famille d’accueil contrainte de se séparer de l’enfant placé chez elle par l’assistance sociale. Avec une trame dramatique qui évite de tomber dans le larmoyant abusif, on est ébranlé par le traitement de tous ces sujets concernant l’adoption. Bref, une œuvre dont la puissance est magnifiée par son caractère naturel et sincère.
Un mélodrame poignant qui traite avec nuance et subtilité, des enfants placés en familles d'accueil et le déchirement de la séparation, porté par une interprétation, des parents aux enfants, d’une grande justesse, et notamment la bouleversante Mélanie Thierry.
Le film se veut sensible, à l'écoute mais oublie de donner la parole à tout le monde.Tout est joli dans ce film sauf le papa originel. C'est un sujet sensible qui devrait éviter d'être aussi manichéen. Le père joué par Félix Moati n'y est y pas antipathique mais n'a pas de scènes digne de ce nom. Tout est centré autour de l'enfant et la mère adoptive. Mélanie Thierry est encore un fois excellente. Le film tombe aussi dans une forme de joliesse qui, associé à son problème de structure, finit de le condamner. Décevant
Je commencerai par la conclusion du film :spoiler: une conclusion réaliste.
Nécessairement, elle partage : le malheur des uns fait le bonheur d’un autre. Anna mère de famille de deux garçons a pour charge d’éduquer, d’élever le petit Simon placé par l’Assistance Sociale pour laquelle elle est missionnée. Sa mission : préparer les enfants, placés sous sa tutelle, à retrouver leur « vraie famille ». Ici, Simon arrivé dès l’âge de 18 mois va petit à petit réintégrer sa cellule familiale composée que… de son papa. Il a 6 ans et son papa semble enfin prêt à le recevoir.
Le réalisateur nous présente dès l’introduction de son film une famille de tous les jours, qui rit, qui pleure, qui joue, très unie. Anna, son mari Driss et leurs « trois » enfants. Seulement, au bout d’un quart d’heure (à peine, je ne sais pas trop) on apprend, suite à la visite d’Anna chez l’assistante sociale, qu’un des trois enfants nommé Simon est appelé à retrouver son papa. Etonnement dans la mesure où cet enfant appelle Anna « maman ».
Georges Gorgeart s’est amusé succinctement avec le spectateur. "Amusé" n’est sans doute pas le mot, la piste qu’il me donne à suivre à l’entame du film s’avère être une fausse piste.
Un étonnement qui se meut en sidération subtilement jouée par Mélanie Thierry. L’annonce de l’assistance sociale, Nabila (Florence Muller), saisit à froid Anna, on le perçoit, et Mélanie Thierry l’exprime avec une maîtrise talentueuse. Il en sera ainsi tout au long du récit. L’actrice saura exprimer jusque dans ses silences la douleur de son personnage lequel saura « jouer » aussi la manipulation ; même si le mot est un peu fort, Anna sera d’une politesse hypocrite. Cruel et vain : elle recule l’inévitable. D’où une souffrance annoncée.
Le réalisateur n’est pas tombé dans le conte de fée, ni dans un retournement de situation qui aurait permis à Anna de garder Simon ; et surtout ne pas faire du papa un personnage antipathique.
Le spectateur peut tomber dans le piège du parti-pris : choisir le camp d’Anna où Simon semble intégré à la famille ; depuis ses 18 mois jusqu’à ses six ans, on peut très bien comprendre que Simon ait pris ses marques, on peut considérer qu’il est de la famille, il a ses habitudes, son mode de vie est confortable. A contrario, on pourrait voir d’un mauvais oeil l’arrivée de ce père qui n’a pas été capable d’élever son enfant seul. Maintenant, on peut aussi saluer son honnêteté : il ne se sentait pas disposé à élever son fils car trop abattu par la disparition de sa femme. Mais on pourrait aussi lui en vouloir d’avoir plus pleurer sa femme que son fils qui, pour le coup, est passé au second rang.
Bien sûr Georges Gorgeart nous offre quelques situations délicates entre Anna et Eddy, le père, qui peuvent fâcher le spectateur et le conforter dans son parti-pris pour Anna. Là encore, c’est assez subtil dans la réalisation et dans le jeu de Félix Moati qui a bien défendu son rôle.
La direction d’acteurs, premier cheval de bataille que je place devant la mise en scène, est importante pour croire à ce récit poignant. Georges Gorgeart a su diriger ses acteurs notamment Mélanie Thierry et Félix Moati lesquels ont remarquablement traduit la frontière entre le déni et l’inévitable pour Mélanie Thierry, entre la fragilité et sa détermination à assumer coûte que coûte son rôle de père pour Félix Moati.
Un film déchirant qui monte petit à petit crescendo parce qu’Anna n’a pas joué le jeu de sa mission. Et on peut la comprendre comme on peut évidemment comprendre le père de Simon. C’est pourquoi le réalisateur ne porte aucun jugement sur les motivations de l’une et de l’autre. Le dernier plan permet de cicatriser définitivement cette plaie morale, laquelle permet aussi la réconciliation.
Le film montre à travers Anna la difficulté de sa mission, trouver l’équilibre entre aimer et trop aimer ; imposer des limites comme ne pas se faire appeler « maman »…
Délicat sujet, traité comme un documentaire avec l'émouvante Mélanie Thierry et une jolie distribution. On comprend les émotions intenses et on ressort tirés entre les différentes parties prenantes.
Un film tres bien joue (en particulier melanie thierry vraiment excellente), un sujet interessant et bien sur emouvant, mais trop de longueurs a mon gout, et un certain manque de consistance. Au final juste pas mal pour moi et la note moyenne me semble exagerement haute.