Très bonne comédie satirique des entreprises dites "familiales" avec un patron supposément proche de ses employés et qui s'en fiche royalement et des salariés qui jouent aussi le jeu de la famille en s'en fichant également. Javier Bardem tient bien son rôle tout comme Almudena Amor qui est elle aussi très bien dans son rôle. Le film n'est jamais drôle mais il est sur un ton léger et parvient habilement à traiter les différents points noirs des entreprises, des salaires au traitement des stagiaires fils de, des plans sociaux à l'image de la marque. Le film passe assez vite, dû à un scénario qui évolue bien et des sujets intéressants.
Avec El Buèn Patron , comédie satirique grinçante sur le petit monde de l’entreprise, Javier Bardem se livre avec une visible délectation à petit jeu de massacre social raffiné et cruel.
Avec ce film, León de Aranoa garde sa fibre sociale, mais de manière satirique. En tirant le portrait de Juan Blanco (Javier Bardem) patron paternaliste considérant ses employés comme sa famille, il montre toute la duplicité et la médiocrité d'un notable. Féroce et réjouissant, malgré quelques longueurs.
La composition de Javier Bardem est saisissante et fait toute la saveur de cette comédie sociale acide. La critique est somme toute un peu facile et le scénario repose sur des ressorts parfois outranciers (l’aventure du patron avec la jeune stagiaire, très clichée). Mais il faut reconnaître que de nombreuses séquences font mouche et que la mécanique du récit est implacable. Cynique et grinçant, le film frappe assez fort.
Une pépite du cinéma espagnol avec des acteurs au top de leur forme. Javier Bardem montre l'étendue de son registre qui va d'Escobar au méchant de Skyfall et maintenant dans ce rôle caustico-comique de patron paternaliste sans trop de morale !
Plus tragi-comédie grinçante que noire, malgré son ancrage social, el buen patron fait plus sourire que rire, ce qui est toujours un bon signe indiquant que le plaisir provient d'une réflexion, non d'une émotion ! Javier cabotine désormais comme un Robert de Niro des bons jours et sa performance est au diapason d'un scénario et de dialogues à l'unisson. J'ai, enfin, repris goût à la Comédie, de celle, si rare où l'on n'est pas sensé se tordre de rire sur la chute d'un homme glissant sur une peau de banane, puis finissant la tête dans une tarte à la crème... Le cinéma sait encore, parfois, me bluffer ! Nous pouvons encore vieillir, côte à côte, quelques années ensemble.
Vraiment une très belle surprise... Je ne sais pas pourquoi mais le théme ne m'inspirait pas... Et en fait j'ai trouvé le film vraiment bien pensé. Je recommande
Une satyre sur un patron à l'ancienne, sorte de manipulateur paternaliste qui se croit tout permis. Aveuglé par son propre baratin, il ne voit pas monter la nouvelle génération... Jubilatoire !!
C'est un film à l'ancienne, sans effets spéciaux, tout est classique, même l'impression visuelle semble plus proche d'une projection d'un film Italien des années soixante-dix que d'une quelconque superproduction du vingt et unième siècle. L'entreprise de balances pourrait être désuète bien sûr, mais tout est crédible puisqu'elle a même réalisé sa transition à l'électronique ... la livraison des composants électroniques prend une grande place dans l'histoire! Mais le sujet garde sa pleine pertinence dans les dizaines de milliers d'entreprises d'une centaine de personnes qui naviguent entre le paternalisme d'une PME et l'indifférence d'un grand groupe. Il y a des incohérences certes, mais le patron omniprésent avec ses intuitions mais aussi ses erreurs monumentales, est magnifiquement croqué dans la société espagnole qui superpose encore des traditions et des dérives modernistes. Ce que j'ai aimé, c'est l'avancée de plus en plus intriquée de plusieurs affaires dans lesquelles se complait le supposé "bon patron", sans qu'on sache finalement si cela va finir très mal, ou que cela se résoudra dans une sorte d'happy end". Les deux voies sont possibles jusque dans les dernières scènes et on ne saura pas bien si le patron a conscience de ce qu'il est, ou fait, même si ... la dernière scène, mutique?
Franchement décevant. Très conventionnel dans la forme comme le fond. Je me suis ennuyé. On sait dès le début comment ça peut tourner. Cela se veut une dénonciation du paternalisme mais c'est lourdingue. Les personnages sont tellement caricaturaux que cela enlève tout intérêt.
J’ai regardé parce que je regarderais Bardem dans n'importe quoi, et aussi parce que quelqu'un m'a dit que c'était une bonne comédie, et effectivement c'est le cas, mais rien de plus. C’est une comédie sociale dans une usine et il y a des répliques et des situations drôles ici et là, sans que ce soit un grand rire. Vous pouvez sentir qu’il y a un message politique/social sous-jacent, mais il n’est pas trop forcé sur le spectateur, c’est assez subtil. C’est juste que l’ensemble est, au mieux, légèrement intéressant. Il n’y a pas de travail de mise en scène à proprement parler. Quant à Bardem, c’est une très bonne performance, parfois introspective. Ce n’est pas trop satirique, mais c’est un personnage agaçant par nature.
Ce film est une satire du monde paternaliste de l'entreprise. Javier Bardem porte le film sur des épaules mais tous les rôles satellites lui sont indispensables pour que ce film soit réussi. Casting excellent. Musique top. Dialogue très vivant. On ne s'ennuie pas une seconde. Bref, Je recommande vivement.