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Ours
6 critiques
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4,5
Publiée le 4 septembre 2022
Le directeur de l'entreprise commandite l'assassinat de signe comme agression d'un de ses employés renvoyé, qui milite en face d'elle une pour dénoncer son licenciement. Il utilise pour cela, l'ado d'extrême droite d'un de ses autres employés, ad qui traine avec d'autres ados, sortes de skin head qui organisentstons d'immigres arabes, c'est finalement l'ado qui meurt. Il semble que le père ait été au courant de là sollicitation du patron aupres de son fils pour déloger le récalcitrant, mais le père avait toute confiance en ce patron paternaliste qui avait sorti son fils de prison et qui avait accepté de raisonner son fils delinquant. Ce patron briguait un classement de meilleure entreprise, inspecteurs devaient arriver d'un jour à l'autre. Le jour où ils arrivent place nette est faite devant l'usine de balance. Le patron présente un a un ses employes dont le père a qui il a enlevé le fils. C'est l'usine modèle pour les inspeceurs, qui pourraient imaginer que ce patron a organisé l'assassinat d'un employé derangeant ? Il en est de même d'endroits diriger par des despotes manipulateurs, qui empêche toute contestations et organise un réel a leurs avantages. Il faut se méfier de tous ceux qui ont un pouvoir, s'imisce un peu trop dans toute la vie privé de ceux sur lesquels ils ont un pouvoir , semble vouloir démontrer le film . On y voit aussi le racisme d'Espagnols d'extrêm droite envers les arabes, les rapports employés patron ou classe dirigeante et autre classe ouvrières ayant moins de distances apparentes dans la façon de parler mais avec plus d'innegalites et injustices sociales . Une mysoginie bien encore installée. Avoir montrer ce patron apparemment si comprehensif et "serviable", capable de ça, montre qu'il faut s' attendre au paradoxe des apparences.
Julio Branco (Javier Bardem) est le patron charismatique d’une petite entreprise familiale de balances industrielles. Déjà couvert de prix, il aspire à une nouvelle récompense qu’un jury lui décernera peut-être sous huit jours. Mais d’ici là, les tracas s’accumulent qui menacent le bon déroulement de la visite du jury : le fils d’un fidèle employé a été arrêté par la police, son bras droit est à la dérive depuis que sa femme menace de le quitter, une nouvelle stagiaire a tapé dans l’oeil du patron….
Meilleur film, meilleur réalisateur, prix d’interprétation masculine : "El buen patrón" a fait un carton plein aux derniers Goyas espagnols. Peut-être l’un des plus grands acteurs contemporains, Javier Bardem y livre une prestation inoubliable. Il réussit l’incroyable défi de rendre sympathique un personnage foncièrement antipathique : un patron dont le seul talent est d’avoir hérité de son père une entreprise familiale. Avec chacun des employés de sa petite entreprise, il se montre tour à tour paternaliste et intraitable. Est-ce le trait d’une personnalité hypocrite ou perverse ? Même pas. Et c’est là que le personnage de Julio Branco est diablement intéressant : Javier Bardem incarne un « brave type » pétri de bonnes intentions qui a juste envie que tout rentre dans l’ordre. À notre corps défendant, on prend très vite son parti et on se surprend à espérer avec lui que tous ses soucis disparaissent d’ici la visite du jury censé consacrer sa réussite.
Même si la fin du film est d’un délicieux cynisme, le procédé a toutefois ses limites qui sont vite atteintes. Le talent de Javier Bardem a beau être immense, les ressorts qui animent son personnage sont assez pauvres. Le film aurait pu basculer dans un autre genre, plus sombre. Il reste dans le même registre : celui de la comédie noire. Sa cohérence est paradoxalement sa dernière faiblesse.
Une superbe satyre sociale, pourtant simple par ses scènes stéréotypées, et un jeu d'acteur/rice incroyable ! Le film est à l'image de la bande annonce : drôle, pétillant & grandement critique.
Tres bon film. Une comédie portee par un Javier Bardem au meilleur de sa forme dans le portrait caricatural de ce patron à la fois paternaliste et protecteur mais qui ne perd pas une seconde de vue son propre interet. Une photographie assez juste et tres drôle des relations interpersonnelles que tissent les etres humains dans le monde du travail
Formidable ! Javier Barden est époustouflant. Le rythme est soutenu, il se passe toujours quelque chose cette semaine ! Avis aux amateurs d’humour noir.
Avec ce film, León de Aranoa garde sa fibre sociale, mais de manière satirique. En tirant le portrait de Juan Blanco (Javier Bardem) patron paternaliste considérant ses employés comme sa famille, il montre toute la duplicité et la médiocrité d'un notable. Féroce et réjouissant, malgré quelques longueurs.
Une entreprise et son chef d'entreprise dans la réalité de la gestion de son personnel. Un Jarvier Bardem convainquant avec un jeu d'acteur formidable qui jour après jour nous fait découvrir les véritables aspects de sa personnalité de chef. Quand les contractions d'un patron, qui se veut à l'écoute de tous, cachent un homme manipulateur et égoiste pour continuer d'obtenir la reconnaissance de tous et des professionels et le fameux gral qui le symbolise. A voir !
Javier Bardem est en très grande forme, on le sent bien, tant El Buen Patron doit à sa capacité à jouer à merveilles ce patron gorgé d'hypocrisie, prêt à tout pour avoir le Prix d'Excellence des firmes nationales, quitte à écrabouiller ses employés sans scrupules. Radin, faussement soucieux de ses employés (seulement si cela peut bénéficier à l'entreprise, sinon il s'en fiche), avec un goût certain pour le profit de son statut supérieur (il connaît tout le monde, a le bras long, influence les jeunes femmes qu'il convoite... On adore détester Bardem, il brille tant dans ce rôle d'odieux personnages !). Et là, non seulement El Buen Patron nous rappelle méchamment ce que sont les pires spécimens du patronat, mais fait forcément écho, même à moindre mesure, à celui que l'on a au quotidien, et nous de rire (pure catharsis du petit employé). On adore aussi le montage dynamique, les retournements de situation bien pensés, la musique, l'espace que laisse la caméra à la gueule de Bardem qui lui rend bien : voyez seulement ce patron qui sourit par mécanisme, qui pleure quand cela l'arrange, qui joue du maniérisme des puissants (le ton calme et posé, la main posée sur les épaules au restaurant... Ça nous rappelle presque des politiques...). Le final nous a tapé dans l’œil avec sa séquence de "striptease" devant les jurés du Prix : spoiler: le patron qui se sert des horreurs qu'il a provoquées en les retournant à son avantage, un discours délicieusement immonde que la musique "sexy, parfaite pour un effeuillage réussi" dévoile pour ce qu'il est, un dragueur éhonté devant un public dithyrambique (les jurés) et un public muet (ses employés). Le climax du film, que l'on attend depuis le début, et qui ne nous déçoit clairement pas lorsqu'on y arrive ! Aussi la dernière réplique nous a achevé, quand on pensait, sans trop y croire, à un début de rédemption de ce patron,spoiler: maintenant qu'il a son Prix : alors qu'il l'a accroché avec l'aide de l'homme dont il a causé la perte du fiston, le patron se met à pleurnicher, ce qu'on avait naïvement imputé à de la tristesse, s'attendant à la réplique "Ce n'est pas ça qu'on aurait dû accrocher" (mais un souvenir du fils disparu qui lui a permis d'obtenir le Prix), ou même un petit "J'aurais aimé qu'il soit là.", mais non... "Ce n'est pas, un peu...(penché) ?". Il pleure de joie d'avoir obtenu le Prix, et voudrait que le père endeuillé le redresse. Un monstre. Jusqu'au bout : un monstre . Cette petite phrase finale achève d'un coup le portrait de ce patron, joyeusement horrible, épouvantablement génial de cynisme, un portrait qui doit tout à l'humour noir grinçant de son scénario, et évidemment à la capacité formidable de Bardem à jouer les ordures dont on n'arrive pas à détourner le regard une seconde.
Ce film espagnol a été le dernier triomphe à la cérémonie des Goyas espagnols où il a reçu pas moins de six prix. Et on peut dire que si « El buen patron » n’est pas à proprement parler un chef-d’œuvre, il les mérite. De prime abord, ce long-métrage semble quelque peu difficile à appréhender et à apprivoiser. On ne sait pas trop si l’on est dans une comédie ou un drame ou même, parfois, presque un suspense. Les spectateurs que nous sommes aimons à ranger bêtement les films dans des cases, à être en terrain connu ou savoir à quoi se raccrocher alors qu’il est si bon de se laisser aller. Il faut donc ne pas se poser de questions et se laisser conter cette œuvre à forte connotation sociale sur le monde impitoyable du travail et sur les travers de la nature humaine, ici celle d’un patron en apparence bien sous tous rapports, d’où le titre à double sens, qui n’est finalement pas l’homme si irréprochable que l’on croit.
En effet, Blanco semble être un bon patron. En tout cas, il fait tout pour. Mais lorsqu’il attend une visite d’une commission pour obtenir un prix d’excellence et des subventions et que plusieurs grains de sable viennent se mettre en travers de son chemin, il va petit à petit perdre son sang-froid, sa gentillesse et ses valeurs. Pourtant, en temps normal, on peut dire que c’est un excellent dirigeant. La force de « El buen patron » est donc d’être toujours dans le gris et d’éviter tout manichéisme. Ce personnage joué par un Javier Bardem méconnaissable est écrit avec beaucoup de soin. Cela en fait un personnage humain au possible et très réaliste. Ni adorable, ni détestable, juste un homme avec ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts. Ce n’est à la base pas un salaud mais il peut le devenir si on le pousse dans ses retranchements. L’acteur offre une incarnation royale de cet homme, bourré de nuances. Il n’en fait pas trop mais n’hésite pas de s’essayer à quelques propositions de jeu à chaque fois étincelantes. Une grande composition pour l’acteur espagnol.
Et tout le film est de cet acabit. Notamment dans l’écriture d’un scénario très fin et millimétré dont la tension monte crescendo jusqu’à une dernière partie féroce et méchante. On retiendra notamment la séquence au montage alterné sous les airs du ballet de Roméo et Juliette où tout part en vrille de manière tragique et un peu drôle à la fois. Les dialogues et les situations sont extrêmement plausibles et écrites de manière ciselée pour poser un constat imparable sur le monde du travail et faire de « El buen patron » une critique acerbe de ce monde de plus en plus violent psychologiquement. Le film est peut-être découpé inutilement en chapitres quotidiens qui le ralentissent et font ressortir inutilement son découpage en chapitres. Il est également trop généreux en durée, il y a des longueurs parfois qui font qu’on trouve le temps long à une ou deux reprises. Mais cela reste du grand cinéma et on apprécie toutes les références à la précision en rapport avec l’entreprise où se déroule l’action (une entreprise de fabrication de balances de précision). Original, inattendu et intelligent, c’est du cinéma sérieux qui distrait son spectateur tout en se montrant contemporain et critique envers son époque.
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Ce film est une satire du monde paternaliste de l'entreprise. Javier Bardem porte le film sur des épaules mais tous les rôles satellites lui sont indispensables pour que ce film soit réussi. Casting excellent. Musique top. Dialogue très vivant. On ne s'ennuie pas une seconde. Bref, Je recommande vivement.
J'imagine que beaucoup ont pu reconnaître un ou plusieurs morceaux de leur(s) propre (s) patron(s). Grâce à la prestation de Javier Bardem, ce portrait d'un paternaliste héritier d'une entreprise familiale est aussi réussi que retors. Aranoa réussit l'exploit de nous le montrer dans toute une palette d'expression, d'impressions et situations qui vont de humain à immonde, de respect à infect. À sa façon il transpose à l'échelle d'un patron de grosse PME ce qu'on dit des nations : elles n'ont pas d'amis elles n'ont que des intérêts. Le mérite de ce film est d'éviter tout manichéisme simpliste dans le portrait d'un individu sans scrupules.
Un très bon film plus spirituel qu'il n'y paraît. Les hommes peuvent tout faire pour être justes, leurs travers et en particulier la recherche de la reconnaissance les en empêche bien souvent. De telle sorte que seul le divin sait si nos actes sont justes ou non... Dans ce film, patrons et salariés se valent dans la manifestation de ces travers, chacun développe ses stratégies comme il peut excepté les plus pauvres qui subissent (Fortuna) ou se rebelle sans ne rien plus craindre...