1754 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
148 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
79 critiques
3
47 critiques
2
12 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
CloakBack
12 abonnés
427 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 20 septembre 2026
El buen patrón suit un patron d’entreprise soucieux de préserver l’image parfaite de son usine alors que plusieurs problèmes viennent progressivement menacer cet équilibre. J’ai passé un bon moment devant cette comédie noire mordante, portée par une satire sociale efficace et un excellent Javier Bardem.
Le film s’inscrit dans le cinéma social de Fernando León de Aranoa, mais adopte cette fois le point de vue du patron. Tourné en pleine période Covid dans une véritable usine, il transforme le paternalisme d’entreprise en matière de comédie noire et s’intéresse autant aux rapports de pouvoir qu’à l’hypocrisie managériale et à la frontière entre bienveillance affichée et contrôle.
Le film parle avant tout du pouvoir et de la manière dont il peut se dissimuler derrière un discours protecteur. La proximité, l’écoute ou l’idée d’une entreprise pensée comme une famille deviennent des outils permettant de brouiller les rapports hiérarchiques et de rendre la domination moins visible. La bienveillance devient alors aussi un outil de pouvoir : elle peut créer de la dette, de la loyauté et une forme de dépendance qui rendent cette domination d’autant plus difficile à contester.
Le récit interroge aussi la justice sociale, la précarité et l’individualisation du monde du travail. L’équilibre valorisé par l’entreprise repose moins sur une véritable équité que sur la préservation des apparences et du bon fonctionnement de la machine économique. La solidarité s’efface progressivement derrière les intérêts personnels, tandis que l’image d’excellence compte davantage que les conséquences humaines qu’elle implique.
J’ai aimé sa satire sociale mordante, son bon équilibre entre humour et cruauté, son écriture bien construite et sa montée en puissance progressive. Les personnages restent moralement ambigus, les seconds rôles fonctionnent bien, et Javier Bardem est excellent en patron paternaliste, crédible et inquiétant sans jamais en faire une simple caricature du patron cynique. La mise en scène sobre laisse aussi toute la place aux acteurs et aux rapports de pouvoir.
Le film reste toutefois parfois trop démonstratif, avec certaines situations presque vaudevillesques qui rendent la satire moins réaliste et un peu moins profonde. Quelques mécanismes sont tellement appuyés qu’ils perdent en subtilité, mais cela n’empêche jamais vraiment l’ensemble de fonctionner.
El buen patrón reste une satire sociale solide, drôle et acide, suffisamment nuancée pour ne pas réduire son sujet à une simple opposition entre bons employés et mauvais patron. Quelques effets trop démonstratifs lui font perdre en subtilité, mais j’en retiens surtout une satire efficace des rapports de pouvoir, portée par une écriture solide et un Javier Bardem excellent.
Une comédie espagnole corrosive dans laquelle le patron d’une entreprise florissante traitant ses employés comme sa famille doit faire à diverses contrariétés à la veille de recevoir un prix d’excellence. Dans le rôle principal, l’acteur Javier Bardem en chef faussement bienveillant brille par son talent une nouvelle fois à l’écran donnant de la verve à un long-métrage ne manquant déjà pas de mordant dans son écriture ciselée pointant du doigt l’hypocrisie du patronat.
Vraiment une très belle surprise... Je ne sais pas pourquoi mais le théme ne m'inspirait pas... Et en fait j'ai trouvé le film vraiment bien pensé. Je recommande
Comédie grinçante sur le monde de l'entreprise, l'intrigue illustre l'hypocrisie de la prétendue ambiance familiale entre les patrons et les employés (puisque les considérations pragmatico-économiques prévalent encore) ainsi que les conséquences de relations sentimentales entre collègues... Dynamique (malgré une ou deux scènes dispensables), la mise en scène est soulignée par une fort pertinente bande-son, humoristiquement virevoltante (l'ironique Feeling good par exemple), et s'appuie sur la prestation magistrale de Javier Bardem, tout à tour séducteur, paternaliste, implacable, acide et dont la bonté du titre se fait sarcastiquement polysémique. Très drôles tant par les jeux de mots lors des quiproquos que par la personnalité ou les réactions des protagonistes les dialogues évitent tout manichéisme ou didactisme bien que jouant des clichés liés à l'usine ou à ses desseins. Cruellement cynique également, le récit ose le drame et les sujets sensibles sur une tonalité pathétique voire tragique que notre héros rend burlesque ou du moins décalée. Parfois il faut truquer la balance pour que la mesure soit exacte...!
Comédie féroce avec le talentueux Javier Bardem Juan Blanco, héritier de l’ancestral entreprise familiale de balance, cherche toujours à se montrer sous un jour sympathique et souriant ; mais les ennuis s’accumulent à l’usine : magouilles, mauvaise gestion, relations adultérines, conflit de personnel,… Tous ces dysfonctionnements constituent le piège infernal se refermant sur « le bon patron » alors que la visite d’une commission hyper importante se profile. Le réalisateur se livre à une critique sociale acerbe, dénonce la violence du monde du travail et l’irresponsabilité d’un chef d’entreprise paternaliste, autoritaire et fanfaron dans la grande tradition de la comédie à l’italienne. Un réjouissant jeu de massacre qui permet à Javier Bardem de briller sans un rôle de composition. Méconnaissable avec ses grosses lunettes et son embonpoint, l’acteur se livre à un incroyable numéro de funambule avec des changements de tons continus et subtils ; entre ironie mordante et un propos bien plus profond. Une comédie satirique tournant au jeu de massacre délectable démontrant au combien le monde de l’entreprise peut être cruel sous des atours parfois sympathiques. Un beau moment de cinéma TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Avec El Buèn Patron , comédie satirique grinçante sur le petit monde de l’entreprise, Javier Bardem se livre avec une visible délectation à petit jeu de massacre social raffiné et cruel.
Comédie sociale comme on en voudrait plus. Javier Barden, méconnaissable, est grandiose dans son rôle de patron paternaliste, pervers mais (presque) sympathique. L’histoire est décapante et dézingue avec finesse le monde de l’entreprise. Le film fait penser aux comédies italiennes des années 50, 60. Un spectacle hautement recommandable.
Comédie sociale espagnole qui dénonce l'hypocrisie de la haute bourgeoisie industrielle et paternaliste. La première partie de mise en place est un peu longue, et ma fois on se dit que ce patron est quelqu'un de très bien tant il semble se préoccuper du bien-être de ses salariés. Ce n'est que dans la deuxième partie qu'on déconstruit le mythe, qu'on montre toute l'hypocrisie et les contradictions du personnage, qu'on s'attaque au système, que le tout devient plus féroce, mais les situations sont finalement assez redondantes et pas plus distrayantes que ça. "El buen patron" est quand même globalement bon même s'il a des défauts et Javier Bardem est parfait dans son rôle et porte le film.
Dans cette comédie sociale acide, Javier Barden interprète parfaitement le patron d'une petite entreprise, sympathique et proche en apparence, alors qu'il fait tout par intérêt. Aussi pourri dans sa vie professionnelle que sa vie personnelle (son aventure avec une stagiaire est savoureuse), il est en équilibre constant donnant un ton tragi-comique à cette satire espagnole hautement recommandable.
C’est une délicieuse parodie de l’entreprise paternaliste et un brin machiste où Javier Bardem excelle comme patron peu à peu dépassé par les événements qui lui tombent dessus. Son machiavélisme sournois s’impose dans une totale hypocrisie où le salarié licencié, le gardien accommodant ou le responsable de production viennent perturber la « famille » que ce dirigeant pensait maîtriser. C’est jubilatoire, acerbe et terriblement ravageur.
Un film assez atypique qui serait plus proche de la tradition des comédies italiennes, caustiques et ironiques de l’époque de Risi, Comencini, satire sociale, assez cruelle. Positionnement assez rare dans le cinéma espagnol, plus réaliste, plus féroce, mais moins caricatural. Ici l’humour se veut un peu baroque, et parfois style « pieds nickelés ». Le gréviste farfelu, la jeune diplômée arriviste prêt à tout pour arriver, et le patron à l’ancienne, très paternaliste, mais souvent excessif. On ne croit pas toujours à tous ces personnages, même si on comprend l’allégorie et le soucis de créer une fable des temps modernes très sociale et très critique. Javier Bardem est excellent , comme toujours et l’ensemble des acteurs aussi.
Du réalisateur Fernando León de Aranoa, j'avais au moins déjà vu Escobar qui m'avait laissé un bon souvenir. Ici avec El Buon Patron, il réalise un meilleur film je trouve et cela basé sur un scénario original. C'est bien écrit et bien exécuté. Et J. Bardem est incroyable dans ce rôle de patron paternaliste, séducteur et manipulateur. C'est un pur régal. Je ne peux que recommender ce film, une satyre sociale qui rappelle un peu les premières grandes usines ou les mines familiales du siècle dernier.
Il me semblait que le patron était manipulateur, je l’ai plus trouvé manipulé. Javier Bardem campe à merveille un patron paternaliste, proche de ses employés et qui s’immisce dans la vie de certains d’entre eux. Mais cela en vaut la peine pour que la façade de l’entreprise soit irréprochable et qu’un prix prestigieux soit remis et accroché au mur du bureau directorial.
Excellent film porté par un Javier Bardem magistral, et une très bonne galerie d’acteurs secondaires. Beaucoup d’humour dans ce long métrage, lequel a le mérite de demeurer subtil. Un excellent moment de cinéma.